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24 Avr 2024 | Profession
 

Malgré hausses du prix du tabac, contrebande … comment sen sortent les buralistes dans une ville comme Thiers (14 000 habitants, sous-préfecture du Puy-de-Dôme) ? C’est la question que pose à l’un d’entre eux La Montagne.

Jérôme Farge : Oui, forcément. Je pense que ces augmentations ont deux issues : les  gens qui arrêtent complètement de fumer, et ceux qui continuent mais en modifiant leur consommation. Soit en achetant du tabac autrement, soit en se tournant vers les e-cigarettes. Pour linstant, ce quon perd en vente se compense avec la hausse des prix, mais cela ne sera pas éternel. Il faut développer des marchandises et activités annexes au tabac … 

•• Quelles sont ces autres activités que vous essayez de mettre en place ?

Jérôme Farge : On essaie de développer la bimbeloterie, tout ce qui est cartes postales, cadeaux, porte-clefs. Mais nous avons une forte concurrence juste à côté puisque nous sommes dans une galerie marchande. Cest compliqué dinnover. Et pour nous, impossible d’être relais colis : on na pas la place. On essaye plutôt de développer les gammes de-cigarettes.

•• Êtes-vous inquiet quant à lavenir de votre travail  ?

Jérôme Farge : Honnêtement, je ne pense pas que les Français arrêtent un jour de fumer complètement, donc lactivité de buraliste peut perdurer. Le problème, cest surtout la concurrence des autres pays européens. Les pays frontaliers vendent le tabac à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués en France, donc forcément, on perd du chiffre daffaires.

Et puis, il y a aussi le problème de la contrebande. Plus le prix du tabac va augmenter en France, plus la contrebande va se développer. Et ça, cest autant dargent perdu par les buralistes et par l’État, qui ne récupère aucune taxe là-dessus. Je pense quil y a une réelle solution à trouver dans ce sens qui allégerait les buralistes et les consommateurs. (Voir aussi 2 mars)