Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
21 Juil 2016 | Vapotage
 

Conseil d'EtatAprès le recours gracieux de l’Aiduce (voir Lmdt du 10 juillet), cinq associations ont déposé, ce mercredi 20 juillet, une requête introductive d’instance devant le Conseil d’Etat pour faire annuler pour faire annuler les interdictions de propagande et publicité, directe ou indirecte, sur le vapotage : Sovape, Fédération Addiction, Respadd, SOS Addictions et Tabac & Liberté. Explications dans le communiqué de presse ci-dessous.

« Dans sa volonté de réglementer le vapotage et d’appliquer la directive européenne sur les produits du tabac, le gouvernement a pris des dispositions qui menacent la liberté d’expression des vapoteurs et des associations de réduction des risques. Ces dispositions empêchent d’agir sur le terrain de la prévention sanitaire en apportant aux fumeurs une information objective sur une alternative au fléau qu’est la cigarette. Elles ne permettent plus aux vapoteurs d’échanger sur les moyens d’éviter les risques, et limite la capacité à se tenir informé des produits de meilleure qualité et de plus en plus sécurisés.

« Malgré de nombreuses alertes de citoyens, d’associations et de professionnels de santé, le gouvernement a établi une réglementation sur le vapotage dans le cadre d’une loi sur le tabac, avec des mesures alignées sur le tabac, et qui exposent les citoyens, les associations, les professionnels de santé et les entreprises à une insécurité juridique injustifiée.

« Depuis le 20 mai 2016, toute communication sur les produits du vapotage est susceptible d’être attaquée par toute personne ayant un intérêt (l’État, une association, un buraliste, un voisin mécontent), avec une menace d’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 euros.

« Les associations Sovape, Fédération Addiction, Respadd, SOS Addictions et Tabac & Liberté, qui ont pour objet dans leurs statuts de prévenir et réduire les risques et les méfaits du tabagisme, en ayant notamment recours à des actions d’informations publiques, se sentent légitimes pour contester ces dispositions liberticides.

« La liberté d’expression ne peut être limitée que pour des raisons sanitaires or aucune preuve de nocivité n’est aujourd’hui avérée. Par ailleurs, il n’est pas cohérent que la liberté d’expression, qui est le fondement de notre société démocratique, soit plus limitée que le droit de vendre des produits du vapotage et le droit de les utiliser. Il y a des raisons sanitaires évidentes de permettre de communiquer sur la meilleure manière d’utiliser ces produits commercialisés et de s’orienter vers les produits de meilleure qualité.

« Les associations tiennent à rappeler que le tabac fumé provoque 78 000 morts prématurées par an en France. En interdisant toute communication sur le vapotage, le gouvernement ne permet pas d’ouvrir un débat salutaire sur la santé publique et sur les nouvelles opportunités de réduction des risques.

« Pour les représenter, les associations ont fait appel au cabinet Spinosi & Sureau, SCP d’avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Hier, 20 juillet 2016, une requête introductive d’instance a été déposée devant le Conseil d’état pour contester l’ordonnance du 20 mai 2016. Ce n’est que la première étape. Tout sera mis en œuvre pour obtenir gain de cause. L’association Sovape organisera à la rentrée une cagnotte citoyenne pour permettre à toute personne convaincue du bien-fondé de cette action de participer financièrement aux frais de justice ».

17 Juil 2016 | International
 

Luxembourg LydiaLors d’une conférence de presse, la ministre de la Santé luxembourgeoise, Lydia Mutsch, a présenté, les principales modifications de la loi locale de 2006 relative à la lutte antitabac, suite à l’accord du Conseil de gouvernement lors de sa réunion du 6 juillet 2016. En effet, le programme gouvernemental prévoit « qu’après l’adoption d’une réglementation au niveau communautaire, la loi anti-tabac soit adaptée, et notamment en matière de cigarette électronique » (voir Lmdt du 16 décembre 2015). 

Avec, notamment :
• la mise en place du paquet Directive européenne (avertissements sanitaires combinant textes et photos, recouvrant 65 % des surfaces avant et arrière en commençant par le haut) ;
• l’interdiction des arômes caractérisants (vanille, confiseries ; et menthol à partir de mai 2020 ).
• un encadrement de la cigarette électronique (conditions de mise sur le marché ; nouvelles définitions du contenu de l’e-liquide, de la concentration en nicotine et du volume des unités de recharge ; restrictions à la publicité).

Parmi les autres mesures :
• augmentation de l’âge légal de 16 à 18 ans pour la vente des produits du tabac (et de la cigarette électronique) car ce n’était pas encore le cas au Luxembourg  ;
• interdiction de fumer dans les aires de jeux ;
• interdiction de fumer dans les véhicules privés en présence d’enfants de moins de douze ans ;
• alignement des cigarettes électroniques sur les interdictions de fumer des cigarettes conventionnelles.

En revanche, rien sur la fiscalité des prix et de la fiscalité des produits du tabac (voir Lmdt des 15 juin et du 4 mars 2016).

Encore une fois, l’incohérence de la politique anti-tabac au niveau européen.

10 Juil 2016 | Pression normative
 

JTI Yves Barbier« Nos parts de marché en cigarettes sont en croissance depuis onze ans » : tel est le titre d’une grande interview accordée au numéro de juillet-août de La Revue des Tabacs par Yves Barbier, le président de JTI France (voir Lmdt des 17 mai et 28 janvier). À cette occasion, il livre sa vision de l’arrivée du paquet neutre chez les buralistes (extraits).

• Sur le calendrier : « nous bénéficions d’un délai de transition qui nous permet d’écouler nos stocks de paquets actuels chez Logista jusqu’au 19 novembre 2016. Selon les références, les premiers paquets neutres devraient donc être livrés aux buralistes à l’automne. Notre objectif est avant tout de limiter les stocks en fin d’année de manière à ne plus avoir de paquet non conforme en linéaire au 1er janvier 2017.

• Sur les linéaires : « je reste convaincu que la transition devra se faire en deux étapes. A l’arrivée du paquet neutre, nous recommandons ainsi, dans un premier temps, de conserver le linéaire tabac en l’état, pour que le débitant garde ses repères.

« La réorganisation de la réserve tabac pourra en revanche se faire plus rapidement. Les références qui tournent le plus devront être les plus accessibles, et un étiquetage visible et précis devrait simplifier l’organisation du travail dans les lieux de stockage ».

• Sur le nombre de références : « nous avons entrepris de rationaliser progressivement notre portefeuille de références de manière à anticiper ces évolutions. D’ici à la fin 2016, nous aurons ainsi réduit d’environ 20 % le nombre de nos produits (…)

« Par ailleurs, nous allons sans doute être contraints de faire évoluer la dénomination de quelques-unes de nos références, dont les noms pourraient être jugés contraires à la nouvelle réglementation (voir Lmdt du 27 juin). Nous restons néanmoins l’un des fabricants les moins impactés ».

10 Juil 2016 | Vapotage
 

AiduceL’Aiduce (Association indépendante des Utilisateurs de Cigarette électronique / voir Lmdt du 7 juillet) vient de déposer auprès de la ministre de la Santé, un recours gracieux contre certaines dispositions de l’ordonnance du 19 mai 2016 sur les produits du vapotage (voir Lmdt du 23 mai), annonce le site de l’association ce samedi 9 juillet. Explications.

« Cette ordonnance qui fait suite à la nouvelle loi Santé a imposé des restrictions excessives au vapotage, en interdisant en particulier la propagande et la publicité sur les produits associés et sa pratique dans certains lieux publics. Cette interdiction de publicité et de propagande fait notamment peser sur les vapoteurs un sérieux risque de condamnation s’ils témoignent par exemple de l’aide que la cigarette électronique leur a apporté dans leur démarche de sevrage tabagique, et les empêche dans les faits de pouvoir accéder à l’information sur les produits existants et sur les bonnes pratiques liées à son utilisation, ou d’être orientés vers des produits certifiés.

« Ainsi, ce sont 17 millions de fumeurs en France qui se voient tenus à l’écart d’un outil qui s’est avéré efficace dans la lutte contre le tabac, et sont abandonnés à toutes les spéculations quant à des risques à ce jour non démontrés. Lire la suite »

17 Juin 2016 | Observatoire
 

Campagne medecins sans frontiereC’est la DGS (Direction générale de la Santé) qui met en œuvre les dispositions de la loi Santé et de la transposition de la directive Tabac européenne. Avec plus ou moins de clarté et de rigueur (voir Lmdt du 6 juin).

Tout cela dans l’esprit absolument « anti-lobby » que l’on connait.

Voilà pourquoi nous sommes surpris de découvrir que le directeur général de la Santé, Benoit Vallet, reçoit un coup de bec dans le dernier numéro du Canard Enchaîné. Lequel cancane sur un éventuel conflit d’intérêts, la femme de Benoit Vallet étant salariée d’un laboratoire pharmaceutique dont les produits et les prix doivent être validés par l’administration de la Santé.

31 Mai 2016 | Pression normative
 

OMS jmst 2016 grandCe n’est pas la déferlante médiatique habituelle pour ce 31 mai « sans tabac » … Mais que reste-t-il à faire valoir après la promotion du paquet neutre et de la transposition de la directive européenne (voir Lmdt du 20 mai) … comme l’a montré le peu de résonance de la conférence d’Alliance contre le tabac (voir Lmdt du 30 mai).

La (vraie et bonne) question qui transparait serait plutôt : qu’est-ce qui fonctionne en France ?

•• On retiendra l’intervention de Jacques Osman, président de l’Office français de Santé et de Bien-être au Travail sur LCI :

J Osman OFTA• À propos de la dernière campagne anti-tabac sur les préjugés (voir Lmdt du 23 mai: « ça fait des années qu’on a expliqué tout cela et les gens n’arrêtent pas de fumer pour autant. Toutes les conséquences sont connues … Le modèle de santé publique contre le tabagisme a atteint ses limites. Il faut envisager de le remettre en question ».

• Le paquet neutre : « ça n’a pas fait des preuves extraordinaires. C’est toujours positif quand on veut toucher les jeunes. Mais, la réalité est beaucoup plus complexe. Il faut comprendre pourquoi dans d’autres pays européens ou aux États-Unis la prévalence est aux alentours de 15 %, tandis qu’en France c’est le double … alors qu’il y a trente ans, on était tous logés à la même enseigne ».

• En France, « depuis dix ans, on a lancé plein de choses et aujourd’hui, il y a toujours autant de fumeurs à 1 % près. Et si la consommation de cigarettes diminue, celle du tabac à rouler explose 

« On ne s’intéresse pas suffisamment au fumeur. On ne croit pas à la dimension holistique du tabagisme : on veut traiter un organe, alors qu’il faut s’occuper de la personne dans son ensemble. Je travaille beaucoup en entreprise où les gens me parlent beaucoup. Et quand on analyse leurs propos, il y a des choses beaucoup plus profondes que la nicotine ou le geste. Et aujourd’hui les tabacologues n’ont pas le temps de s’en occuper convenablement ».

•• Considération également énoncée par Christian Chevalier, président de l’Association francophone des diplômés et étudiants en tabacologie, sur RMC : « le tabagisme c’est d’abord un problème psychologique : sur 100 fumeurs, seuls 20 % sont accro sur le plan physique à la nicotine ». Il préconise plutôt que de rembourser l’e-cigarette ou les substituts d’ouvrir un crédit au sevrage tabagique (remboursé ensuite avec les économies réalisées) afin de payer les traitements et surtout les consultations, sous rémunérées actuellement (23 euros pour une heure alors qu’elles valent 100 euros).

 

La publication des ordonnances, ce vendredi 20 mai (voir Lmdt du 23 mai), ne règle pas toutes les inconnues de la mise en oeuvre de la loi Santé. Pour preuve, ces nouveaux témoignages de buralistes diffusés dans la presse régionale (voir Lmdt des 21, 17 12 et 11 mai).

G Mazoyer Gard•• Dans Le Midi Libre de ce lundi 23 mai, Ghislaine Mazoyer (présidente de la chambre syndicale des buralistes du Gard) confie ses appréhensions sur la gestion des stocks. « Jusqu’au 20 novembre, nous pourrons recevoir des paquets classiques et neutres. Mais on ne devra uniquement vendre ceux-là à partir du 1er janvier 2017, ce qui n’est pas sans poser des problèmes pour gérer les stocks ». D’où la demande à l’État de pouvoir récupérer le stock de paquets classiques s’il en reste chez le buraliste, « sinon, nous serons obligés d’être hors-la-loi » poursuit Ghislaine Mazoyer. Lire la suite »

23 Mai 2016 | Pression normative
 

Journal OfficielVendredi dernier, le 20 mai, sont parus au Journal officiel deux ordonnances portant transposition de la nouvelle directive Tabac européenne « sur la fabrication, la présentation et la vente des produits du tabac et produits connexes » ainsi que deux arrêtés complémentaires dont l’un relatif aux produits du vapotage contenant de la nicotine.

Ces textes sont censés apporter des précisions concernant ce « big-bang » qui va impacter tous les produits qu’un buraliste propose actuellement dans son linéaire de produits à fumer ou à vapoter.

Les juristes les décortiquent depuis vendredi. L’adage selon lequel le diable se cache dans les détails n’aura jamais été aussi vrai.

Ce que l’on peut dire rapidement, dès maintenant : Lire la suite »

11 Mai 2016 | Pression normative
 

CIGARETTES ET TABAC À ROULER

>> Vendredi 20 mai
CigarettesObligation pour les fabricants de cigarettes et de tabac à rouler de fabriquer désormais, pour le marché français, des produits avec les conditionnements neutres (« paquets neutres »). Ils ne peuvent plus fabriquer des produits avec les conditionnements actuels qui deviennent « non-conformes ».

tabac a rouler>> Du vendredi 20 mai au 19 novembre : période de transition
 Les fabricants continuent de livrer à Logista leurs stocks restants – fabriqués avant le 20 mai – de produits actuels « non-conformes » et livrent leurs premiers produits à conditionnements « neutres ».
Logista livre aux buralistes en fonction de l’approvisionnement assuré par les fabricants.
Les buralistes vendent à leurs clients au rythme des livraisons Logista : paquets actuels (non-conformes) et paquets neutres qui commencent progressivement à cohabiter dans les rayons.

>> Dimanche 20 novembre
Obligation pour Logista de ne livrer aux buralistes que des « paquets neutres »

>> Du dimanche 20 novembre au samedi 31 décembre
Possibilité pour les buralistes de continuer à vendre leurs derniers paquets actuels (non-conformes), alors que les paquets neutres commenceront à constituer l’essentiel des linéaires.

>> Dimanche 1er janvier 2017
Les buralistes ne vendent plus que des cigarettes et du tabac à rouler en « paquets neutres ». Lire la suite »

9 Mai 2016 | Pression normative
 

Directive Paquet neutreDans l’attente des dernières ordonnances et autres textes réglementaires, non encore parus, voici l’essentiel du calendrier de la mise en œuvre de toutes les mesures induites à la fois par la loi Santé de Marisol Touraine et par la transposition de la directive Tabac européenne. Tel qu’on peut l’établir, raisonnablement, maintenant.

1 / VENDREDI 20 MAI : entrée en vigueur du volet tabac de la loi Santé et de la transposition de la directive Tabac européenne.

Tabac à roulerCigarettes•• Obligation pour les fabricants de cigarettes et de tabac à rouler de fabriquer pour le marché français, désormais, des produits avec les conditionnements neutres (« paquets neutres »). Ils ne peuvent plus fabriquer des produits avec les conditionnements actuels qui deviennent « non-conformes ».

Cigarette Menthol•• Obligation pour les fabricants de cigarettes à billes (à capsules ou convertibles, selon les dénominations) de stopper leur fabrication pour le marché français.

CigaresTabac à pipe•• Obligation pour les fabricants de cigares, tabacs à pipe, à chicha, à priser et à mâcher de fabriquer pour le marché français des produits avec les conditionnements conformes à la « directive Tabac européenne » (avertissements sanitaires et photos-choc, placés en haut des paquets, sur 65 % des faces avant et arrière des conditionnements). Ils ne peuvent plus fabriquer des produits avec les conditionnements actuels qui deviennent « non-conformes ».

E-cigarette vapoteur•• Obligation pour les fabricants de cigarettes électroniques (dispositifs électroniques de vapotage et flacons de recharge) de fabriquer, pour le marché français, des produits entrant dans le cadre des nouvelles normes de la directive européenne (flacons limités à 10 millilitres, réservoirs limités à 2 millilitres, pas plus de 20 milligrammes de nicotine par flacon), et avec des conditionnements conformes à la « directive Tabac européenne » (avertissement sanitaire sous forme d’un texte dissuadant les non-fumeurs sur 30 % des faces avant et arrière). Ils ne peuvent plus fabriquer de produits n’entrant pas dans ces normes et avec les conditionnements actuels qui deviennent « non-conformes ».

•• Interdiction de toute publicité à l’extérieur du point de vente (buralistes / boutiques spécialisées) pour la cigarette électronique. Seule la signalétique « Dispositif électronique de vapotage » serait autorisée (à confirmer). Lire la suite »