Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
26 Mar 2025 | Profession
 

Depuis une semaine, le magasin Hyper U de Mende (Lozère, 12 300 habitants) propose à ses clients un point de vente FDJ. Une nouveauté qui suscite linquiétude des buralistes du centre-ville. 

Pour la responsable dun tabac-presse interrogé par ici Gard Lozère, l’impact pourrait être significatif : « nous allons forcément perdre des clients. Hyper U est le seul grand hypermarché de la ville, et par souci de praticité, les gens préféreront y jouer plutôt que de se rendre en centre-ville ».

Elle perçoit cette implantation comme une forme de concurrence déloyale, menaçant les petits commerçants locaux : « cest une grosse erreur, car cela pénalise encore davantage les commerces du centre-ville, déjà fragiles. Si on continue dans cette direction, cest la mort des petits commerçants. Tout le monde doit pouvoir vivre, pas seulement les grandes enseignes ».

De son côté, le directeur de lHyper U de Mende, tient à rassurer : « nous attirons plutôt des joueurs occasionnels, des clients qui passent et décident de tenter leur chance en faisant leurs courses. Ce ne sont pas les mêmes profils que ceux des buralistes, et nous ne fonctionnons pas sur les mêmes volumes ».

Il insiste sur le fait que linitiative ne vient pas de lui : « nous navons pas demandé linstallation de ce guichet, cest une décision de la Française des Jeux. Ils ont changé leurs règles et nous ont directement sollicités pour implanter ce type de kiosque en hypermarché. Avant cela, cette possibilité nexistait même pas ». (Voir aussi 9 mars)

24 Mar 2025 | Profession
 

Le Conseil dadministration de Paris mutuel urbain a approuvé les comptes 2024 … mais pas à l’unanimité (2 voix contre sur 12).

Ceci, dans un contexte tendu avec une partie de la filière hippique. Lune de ses sociétés mères, le Trotteur Français, sest ainsi rangée à un vote « contre », et cela malgré une validation des résultats par les commissaires aux comptes. Son président Jean-Pierre Barjon menant depuis plusieurs mois une campagne remettant en cause la direction actuelle de PMU. (Voir 25, 15 et 13 février).

Cet épisode ne laisse pas indifférent Bercy, qui a lancé une mission confiée à l’IGF (Inspection générale des Finances) destinée à étudier le fonctionnement de l’organisation, ainsi que la question de son statut juridique. Lire la suite »

18 Mar 2025 | Profession
 

Quelques semaines après la sortie du Guide « PMU, les 100 bars qui font la France » (voir 12 et 22 novembre 2024), une enquête de la Fondation Jean Jaurès met l’accent sur le rôle social de ces établissements, en ville comme en campagne.

Gros plan avec Gaspard Jaboulay, co-auteur de « Micro-comptoirs : enquête sociologique dans la France des PMU », interviewé par ici Mayenne

• ici Mayenne : Les clients réguliers des PMU sont peu ou pas diplômés. Ils viennent de milieux modestes. Ce sont surtout des hommes. Qu’est-ce qu’on apprend de nouveau dans ce rapport ?

•• Gaspard Jaboulay : On en apprend beaucoup sur les motivations à se rendre dans les bars PMU parce qu’on se rend compte que bien sûr, il s’agit de jouer, mais aussi de trouver une ambiance, de chercher une convivialité très spécifique qu’on ne trouve pas ailleurs, c’est à dire pas dans les cercles amicaux, pas dans les cercles familiaux, ni entre collègues.

Et dans cette convivialité, on voit qu’il y a aussi beaucoup de partages de tuyaux, pour les courses hippiques, mais aussi de bons plans pour la vie quotidienne. Ça peut être alimentaire, ça peut être pour trouver un logement, pour trouver un travail. Et ça, c’est notamment permis par la concentration d’une forte population d’artisans. 

• ici Mayenne : Le PMU a-t-il toujours autant de succès ? 

•• Gaspard Jaboulay : Ils accueillent 10 % de la population française par semaine. Pour vous donner un ordre de grandeur, c’est 7 % dans les restaurants McDonald’s. Donc l’indice de fréquentation est plus important. On parle aussi de 14 000 points de vente, un indicateur intéressant si on le compare au nombre de bureaux de poste qui est de 7000, soit deux fois moins. 

• ici Mayenne : Parmi les personnes que vous avez interrogées, 17 % reconnaissent aller au fast-food 1 à 2 fois par mois. C’est seulement 7 % pour les PMU. Ces chaînes gagnent-elles du terrain-là où les PMU en perdent ?

•• Gaspard Jaboulay : Ce ne sont pas exactement les mêmes modes de sociabilité et les mêmes objectifs qu’on recherche. Les restaurants McDonald’s ont une fonction d’alimentation précise. Ce qui surprend avec les PMU, c’est plutôt le côté multifonctions. En termes d’ambiance et de capacité d’accueil, dans les deux cas, on nous parle beaucoup d’un esprit d’ouverture, d’un accueil très important et très marqué dans le cas des PMU. Pour autant, on n’y va pas tout à fait pour les mêmes raisons, donc je trouve que c’est un peu compliqué de les comparer du point de vue des motivations.  Lire la suite »

11 Mar 2025 | Profession
 

Plusieurs annonces ont été faites par la Française des Jeux le 6 mars dernier (voir 7 mars) :

D’abord, ce changement de nom corporate et à l’international : « FDJ UNITED. Sachant que « FDJ » reste le nom de la marque commerciale en France.

Mais au-delà des résultats globaux 2024 – en intégrant la récente acquisition de Kindred – d’un chiffre d’affaires global (hors gains versés aux joueurs et prélèvements obligatoires) de 3,06 milliards d’euros (+17 %) et d’un bénéfice net de 399 millions d’euros, on retiendra aussi les indicateurs suivants :  Lire la suite »

11 Mar 2025 | Profession
 

Lopérateur de paris poursuit son importante transformation informatique. Le lancement de nouveaux terminaux, qui débute au mois davril, devrait se terminer fin 2026. 

Depuis vingt ans, les turfistes se sont habitués aux terminaux de prise de paris dans leurs points de vente.

•• Précurseur à l’époque, le PMU innove de nouveau en déployant, à partir du mois d’avril, une borne nouvelle génération. « Ce sera la star de 2025 » prévient, dans Le Parisien/ Aujourd’hui en France, Sylvain Dominé, directeur commercial du PMU.  Lire la suite »

9 Mar 2025 | Profession
 

La FDJ a l’intention d’ouvrir prochainement un point de vente au Carrefour Market de Bray-Dunes (12 kilomètres de Dunkerque). Craignant une baisse de leur chiffre daffaires, quatre buralistes comptent bien mener une action en justice. 

Un à Zuydcoote, deux à Bray-Dunes et un quatrième à Ghyvelde, ces buralistes sont remontés par l’ouverture d’un point de vente de la Française des Jeux (FDJ) au sein du Carrefour Market de Bray-Dunes. Ils se sont rencontrés afin de discuter de la situation.

Selon La Voix du Nord, les buralistes considèrent cela comme de la concurrence déloyale de la part de la FDJ, surtout pour le plus proche dentre eux, situé peine à 800 mètres du Carrefour Market. « Toute la population du coin va faire ses courses à Carrefour Market » pointe Vincent Level, établi à à Ghyvelde. « Si javais été au courant de cette situation, je naurais peut-être pas acheté mon commerce il y a à peine trois mois ! »

Tous insistent sur le fait qu’à la revente, le prix d’un commerce est fixé sur la base du chiffre d’affaires. Un chiffre qui risque forcément de baisser s’ils devaient cesser leur partenariat avec la FDJ par manque de joueurs. Un préjudice supplémentaire à leurs yeux.

Interrogé par La Voix du Nord, le service presse de la FDJ à Paris, répond : « Pour tenir compte des évolutions du bassin de joueurs, la FDJ commercialise également son offre de jeux sur dautres typologies de points de ventes, principalement en station-service et commerce alimentaire de proximité.

Cette diversification sélective est menée dans une logique (…) de ciblage de nouvelles populations, en tenant compte des points de vente existants. Concernant les communes de Bray-Dunes, Ghyvelde, Zuydcoote et Leffrinckoucke, ces dernières années, la FDJ a perdu trois points de vente sur les huit présents dans lagglomération. Louverture dun nouveau point de vente se fait donc dans ce cadre afin de compenser la perte constatée. »

Le député dunkerquois Paul Christophe (Horizons) sest dit daccord pour éventuellement rencontrer les protagonistes, si ceux-ci le désirent.

Les quatre buralistes concernés ont décidé de former un collectif afin daller défendre leurs droits en justice. 

7 Mar 2025 | L'Info
 

La FDJ a annoncé, ce 6 mars, se rebaptiser FDJ United afin « dincarner son envergure européenne » après les rachats du suédois Kindred, propriétaire du site Unibet, lan dernier et de la loterie irlandaise PLI en 2023.

« Grâce à sa présence dans près dune quinzaine de pays européens, lactivité internationale, représente désormais près du tiers de son chiffre daffaires et de la moitié de ses collaborateurs », souligne le groupe dans un communiqué repris par Le Figaro.

« Aujourdhui, notre groupe entame un nouveau chapitre de son histoire, plus diversifié et plus international » indique la PDG Stéphane Pallez, citée dans le communiqué qui précise que FDJ reste « la grande marque commerciale en France ».

•• Le groupe publie par ailleurs un bénéfice net de 399 millions d’euros pour 2024, en baisse de 6% en raison d’éléments comptables liés aux acquisitions et de la hausse de la soulte versée à l’État en contrepartie des droits exclusifs pour exploiter des loteries et paris sportifs demandés par Bruxelles en octobre.

Ajusté de ces divers éléments, le bénéfice net ressort en hausse de 13%, à 490 millions d’euros. Le groupe proposera un dividende en hausse de 15 %, à 2,05 euros lors de son assemblée générale en mai. Son chiffre daffaires a progressé de 17 % lan dernier, à 3,06 milliards deuros. L’année 2024 a été marquée par l’OPA sur le groupe suédois Kindred, finalisée en octobre (voir 4 octobre 2024).

•• Pour 2025, le groupe vise un chiffre d’affaires « de l’ordre de 3,8 milliards d’euros avec un taux de marge d’EBITDA (excédent brut d’exploitation, un indicateur de rentabilité, NDLR) courant supérieur à 24 % », des niveaux comparables aux données pro forma de 2024, c’est-à-dire calculées comme si l’acquisition de Kindred était intervenue au 1er janvier.

Cette stabilité sexplique par « la forte augmentation de la fiscalité sur les jeux dargent et de hasard », estimée à près de 45 millions deuros en France à partir du 1er juillet (voir 6 février 2025) et plus de 10 millions aux Pays-Bas, et par l’impact sur l’activité du durcissement de la régulation, principalement aux Pays-Bas, souligne le groupe. Lire la suite »

7 Mar 2025 | Profession
 

À quoi ressemble la France des PMU ? Cest la question à laquelle ont cherché à répondre la Fondation Jean-Jaurès et lIfop. Leur étude « Micro-comptoirs » dépeint tout un pan de la société française bien au-delà des seuls paris hippiques.

Entretien croisé dans le JDD.fr dEmmanuelle Malecaze-Doublet (directrice générale du PMU) et de Jérôme Fourquet (directeur Opinion et Stratégie d’Entreprises de l’IFOP). (Voir aussi 25, 15 et 9 février).

Le JDDPourquoi avoir réalisé cette étude ?

• Emmanuelle Malecaze-Doublet Tout le monde connaît les PMU, mais personne ne s’était réellement intéressé à leur dimension sociologique et symbolique. Cest pourquoi nous voulions pousser la porte de ces établissements et mettre en lumière leur rôle essentiel. 

• Jérôme Fourquet : Comme le dit Emmanuelle on sest demandé : qui sont les gens qui fréquentent ces lieux ? Quest-ce quils se disent ? Comment ils interagissent ? Dans une logique dexploration de la société française contemporaine, passer par la case PMU était une évidence. 

Le JDD : Vous révélez qu’il y a plus de Français qui passent par un PMU que par un McDonald’s…

• Jérôme FourquetOui, même si on ny fait pas la même chose ! Le PMU voit effectivement passer énormément de monde [11 % des Français, ndlr] alors même quil est souvent sous les écrans radars du discours public. Cest un lieu qui sert daccueil pour une population relativement modeste, qui sont un peu « les invisibles », et donc cest une espèce dangle mort. 

• Emmanuelle Malecaze-Doublet : Ce sont 6 millions de Français qui viennent au moins une fois par semaine dans lun de nos PMU partout en France. PMU est un lieu emblématique du quotidien des Français. 

Le JDDL’étude souligne « la puissance de la marque dans l’imaginaire collectif », c’est-à-dire ?

• Jérome Fourquet : Ça se voit dans le langage courant : on va « au PMU », « au bar PMU ». Si on demande ce que veut dire PMU, je ne suis pas sûr quon aurait les bonnes réponses, mais les trois lettres et la couleur verte sont fortement ancrées dans limaginaire des Français. 

• Emmanuelle Malecaze-Doublet : Les codes PMU ont un côté rassurant. Ce sont de véritables repères, où règnent la convivialité et la simplicité. Un client dans le Calvados dit par exemple que dans un PMU, on na pas à attendre quon nous dise où on peut sasseoir.  Lire la suite »

6 Mar 2025 | Profession
 

Devanture de bois vert, mobilier chic et intemporel, comptoir de bois vernis au design iconique, le tout jouant la carte de l’élégance et de la convivialité … Le 7 janvier, le bar « Le Cheval des 3 » sur le plateau de la Croix-Rousse a inauguré le premier « Paris Mutuels Urbains » du genre sur Lyon, en présence d’Olivier Vidal, directeur régional du PMU, de Lucie Laurent, manager du Rhône, et du propriétaire de l’établissement Massis Tchakmakdjian. (Voir 19 août, 30 et 29 avril 2024). 

Si certains parlent d’un PMU « chic », le mot ne convient pas totalement à l’établissement non plus. Il s’agit plutôt d’un retour aux sources pour la marque qui a d’ailleurs choisi de remettre au goût du jour son nom initial Paris Mutuels Urbains pour décliner sa nouvelle identité.

« On veut faire du beau, du propre, tout en restant populaire, parce que le PMU est une activité populaire et ce n’est pas un gros mot. Notre ADN, c’est le bistrot à la française et le pari hippique avec un design intemporel, premium et un mobilier spécifique », confie, au Figaro, Sylvain Dominé, directeur des réseaux commerciaux de PMU. 

Sur place, les amateurs de courses hippiques côtoient les habitants du quartier venus seulement boire un verre. « Un PMU, ça a toujours été cosmopolite. À la Croix-Rousse, on est plutôt dans un quartier gentrifié et certaines personnes ne se croisent qu’ici », se réjouit Massis, le propriétaire du bar qui a ouvert cet été.

Le quartier n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard par PMU explique Sylvain Dominé : « Dès sa création, PMU a poussé l’activité des paris hippiques en centre-ville. Mais depuis quelques années, ce modèle traditionnel a eu tendance à disparaître à cause de la pression immobilière. Une dynamique que l’on souhaite inverser désormais ».

Une façon de tourner la page des PMU City, ces lieux seulement dédiés aux paris, ouverts au milieu des années 2010 et qui ont fortement dégradé l’image de la marque. « L’idée était d’en faire des maisons du pari. Mais du meilleur du PMU, on en a fait le pire, puisque l’on n’y trouvait que des gens enfermés dans le pari hippique et ça ne reflétait pas ce qu’est le PMU. Avec ces bars, on prend le contrepied en disant que l’on vient au PMU pour autre chose que le pari », analyse Sylvain Dominé. Lire la suite »

27 Fév 2025 | Observatoire
 

Les sept établissements de la capitale devraient pouvoir reprendre leur activité cette fin du mois de février, le ministère de l’Intérieur évoquant plutôt le début du mois de mars. Mais le principe semble acté, selon Les Échos.

Pour rappel, ces établissements avaient dû fermer leurs portes le 1er janvier dernier, date à laquelle la période d’expérimentation avait pris fin. Le gouvernement souhaitait pourtant la prolonger, voire pérenniser cette activité, mais la dissolution de l’Assemblée, puis la censure du budget 2025 l’en avaient empêché (voir 17 décembre 2024).

•• Ces deux mois de fermeture, que personne n’avait souhaités, auront tout de même coûté cher. À l’État, d’abord, qui avait fait bénéficier du chômage partiel les quelque 1500 employés des clubs de jeux. En comptabilisant les recettes fiscales qu’il n’a pas perçues, la facture s’élèverait à environ un million d’euros par semaine, selon Bercy, soit plus de 8 millions au total.

L’addition est également salée pour les clubs de jeux. Pour la plupart situés dans les beaux quartiers de la capitale, ces derniers s’acquittent de loyers importants. Tandis que « sur la partie salariale, l’entreprise prend en charge 36 % du brut » dans le cadre du chômage partiel, rappelle un patron d’établissement.

Le groupe Tranchant, implanté rue Marboeuf, évoque, lui, « plusieurs centaines de milliers d’euros » de manque à gagner. L’établissement tenu par le groupe belge Circus, dans le 16ème arrondissement, a lui perdu « 750 000 euros ». « Il faudra aussi voir à la reprise si des salariés manquent à l’appel, car ayant trouvé des emplois plus stables. Il y aura dans ce cas des coûts de formation imprévus », souligne Philippe Bon, délégué général du syndicat Casinos de France.

•• Autre mauvaise nouvelle : alors qu’une pérennisation des clubs de jeux semblait en très bonne voie il y a encore quelques mois, le budget 2025 a finalement prolongé l’expérimentation pour trois ans, jusqu’à la fin de l’année 2027.

Pas vraiment de quoi encourager les investissements de la part des exploitants, que cette absence de visibilité commence à irriter. D’autant que la possibilité d’étoffer leur offre à court terme, notamment avec l’autorisation très attendue de la roulette, semble s’éloigner.