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27 Fév 2025 | Observatoire
 

Les sept établissements de la capitale devraient pouvoir reprendre leur activité cette fin du mois de février, le ministère de l’Intérieur évoquant plutôt le début du mois de mars. Mais le principe semble acté, selon Les Échos.

Pour rappel, ces établissements avaient dû fermer leurs portes le 1er janvier dernier, date à laquelle la période d’expérimentation avait pris fin. Le gouvernement souhaitait pourtant la prolonger, voire pérenniser cette activité, mais la dissolution de l’Assemblée, puis la censure du budget 2025 l’en avaient empêché (voir 17 décembre 2024).

•• Ces deux mois de fermeture, que personne n’avait souhaités, auront tout de même coûté cher. À l’État, d’abord, qui avait fait bénéficier du chômage partiel les quelque 1500 employés des clubs de jeux. En comptabilisant les recettes fiscales qu’il n’a pas perçues, la facture s’élèverait à environ un million d’euros par semaine, selon Bercy, soit plus de 8 millions au total.

L’addition est également salée pour les clubs de jeux. Pour la plupart situés dans les beaux quartiers de la capitale, ces derniers s’acquittent de loyers importants. Tandis que « sur la partie salariale, l’entreprise prend en charge 36 % du brut » dans le cadre du chômage partiel, rappelle un patron d’établissement.

Le groupe Tranchant, implanté rue Marboeuf, évoque, lui, « plusieurs centaines de milliers d’euros » de manque à gagner. L’établissement tenu par le groupe belge Circus, dans le 16ème arrondissement, a lui perdu « 750 000 euros ». « Il faudra aussi voir à la reprise si des salariés manquent à l’appel, car ayant trouvé des emplois plus stables. Il y aura dans ce cas des coûts de formation imprévus », souligne Philippe Bon, délégué général du syndicat Casinos de France.

•• Autre mauvaise nouvelle : alors qu’une pérennisation des clubs de jeux semblait en très bonne voie il y a encore quelques mois, le budget 2025 a finalement prolongé l’expérimentation pour trois ans, jusqu’à la fin de l’année 2027.

Pas vraiment de quoi encourager les investissements de la part des exploitants, que cette absence de visibilité commence à irriter. D’autant que la possibilité d’étoffer leur offre à court terme, notamment avec l’autorisation très attendue de la roulette, semble s’éloigner.