Les 2 300 réunions de courses de trot ou de galop qui se déroulent tout au long de l’année font vibrer des millions de parieurs dans les bars PMU et autour des hippodromes.
Et, plus qu’un énorme business trop souvent associé aux jeux d’argent de la FDJ ou des casinos, c’est un écosystème économique, patrimonial et agricole. Dossier dans Le JDD (édition 23 février) à l’occasion de l’ouverture du Salon de l’agriculture.
À sa tête, deux associations à but non lucratif chargées de l’organisation et des relations avec les éleveurs, les entraîneurs, le monde du cheval au sens large. France Galop, dirigée par Guillaume de Saint-Seine, et la Société d’encouragement à l’Élevage du Trotteur français (SETF), présidée par Jean-Pierre Barjon. Tous deux propriétaires, éleveurs et passionnés bénévoles au service du cheval.
•• « La particularité de notre filière qui ressemble en tous points à un sport, c’est qu’on fait courir des chevaux. On ne fait pas tourner des boules de loto » précise Guillaume de Saint-Seine. « L’activité de paris n’est que la face visible d’une industrie qui fait naître des chevaux, les élève, les prépare. Ce sont des organismes vivants, une filière d’emplois, une filière agricole. » Quelques chiffres encore : le PMU fait vivre 14 000 éleveurs, 2 000 entraîneurs, et travaille avec 10 000 propriétaires, en tout près de 40 000 emplois induits.
À l’autre bout de la piste, les parieurs bien sûr, mais pas seulement. Les hippodromes ont accueilli plus de 2 millions de visiteurs l’an dernier. « Ce sont des points de rendez-vous de toutes les classes sociales » détaille Jean-Pierre Barjon. « Le week-end, dans les hippodromes des petites villes et villages, les courses représentent une fête qui rassemble 1 000, 1 500 personnes, dans un grand brassage. »
•• « Dans un village, quand le PMU ferme, en général, c’est le café local qui ferme et le relais Poste « décrypte Guillaume de Saint-Seine. « Nous participons à notre façon à l’aménagement du territoire, à la cohésion du pays. »
Les associations équines consacrent 900 millions d’euros chaque année à l’entretien des hippodromes et au soutien aux PMU. Un rôle quasi politique qui explique l’attachement des maires à ces institutions sociales. France Galop et la Société du Trotteur français sont présentes à leur salon chaque année, comme elles tiennent leur place au Salon de l’Agriculture. Lire la suite »





La carte bancaire dérobée d’un Toulousain a permis à deux SDF de gagner … 500 000 euros, après avoir acheté un jeu à gratter. Problème : à qui doit revenir l’argent ? À ceux qui ont acheté le ticket, ou au propriétaire de la carte bleue volée ?
Le Sénat a adopté, ce 17 février, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025. Les sénateurs n’ont pas significativement retouché le texte déjà adopté par l’Assemblée nationale (par 49.3).
L’opérateur de paris hippiques a enregistré, en 2024, une baisse des enjeux de 2 % en France, ces derniers atteignant 9,8 milliards d’euros. Une contreperformance qui peut s’expliquer, selon sa direction, par une tension sur le pouvoir d’achat, et des joueurs qui effectuent donc des arbitrages, rapporte en exclusivité Les Échos (version numérique du 14 février).
En coulisses, des dissensions se sont fait jour entre les dirigeants des deux sociétés mères de la filière hippique : le Trotteur Français (SETF) et France Galop (voir
Comment les jeunes branchés ont réinvesti les PMU … Second volet sur la mue du PMU avec une enquête du Monde (édition 26/27 janvier). Les bars PMU charrient avec eux toute une esthétique désuète et populaire … qui attire désormais un public plus jeune, en quête de lieux authentiques et « à la bonne franquette » (voir
Ce 4 février, le Gouvernement a déposé un amendement au Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, visant à alourdir la fiscalité du secteur des jeux d’argent et de hasard. Comme il fallait s’y attendre (voir
La FDJ a annoncé, ce 3 février, la mise en vente d’un nouveau ticket à gratter baptisé « Royaume d’or ».
Façon comme une autre de se rapprocher des « vrais gens » : le président Macron est passé sans crier gare dans le café-restaurant-PMU-tabac du Marché à Hirson (8 000 habitants dans l’Aisne), ce 29 janvier. Il était de retour d’un déplacement dans le Nord.
Double éclairage dans les médias du week-end dernier (Prix d’Amérique oblige) sur la « mue » du PMU. Dans Le Parisien (édition 25 janvier), la nouvelle fréquentation des hippodromes. Dans Le Monde (édition 26/27 janvier), comment une nouvelle génération pousse les portes des bars en quête d’authenticité.