Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
20 Déc 2022 | Associations
 

Alors qu’il décroit dans le monde, le tabagisme des médecins reste important en France … Mais ce statut fumeur des médecins les rend moins efficaces dans leurs conseils de sevrage tabagique…

Quelques pistes sont envisagées pour réduire le tabagisme des soignants, peut-on lire sur une communication de la plateforme citoyenne contre le tabagisme « Génération sans Tabac » développée par le CNCT (Comité national contre le Tabagisme) et soutenue financièrement par le Fonds de Lutte contre les Addictions (voir 6 septembre et 23 août).

•• Conduite par une équipe de chercheurs de Clermont-Ferrand, une méta-analyse de 2021 a pointé une forte prévalence tabagique chez les médecins, dans le monde.  Lire la suite »

20 Déc 2022 | Pression normative
 

Devant l’usine Scania (site d’assemblage de camions de 38 hectares) à Angers, une nuée de salariés vêtus de vestes jaune et orange fluo envahit le trottoir plusieurs fois par jours, depuis la rentrée de septembre. 

À y regarder de plus près, il ne s’agit pas de militants syndicaux en colère, mais simplement de salariés fumeurs, priés d’aller griller leur cigarette à l’extérieur du site industriel. Car, comme l’informe un panneau planté à l’entrée du parking, Scania est désormais « usine sans tabac ». Une première en Maine-et-Loire. Voulue par la maison mère suédoise du producteur de camions, cette démarche s’inscrit dans une politique globale de prévention en matière de santé. Lire la suite »

15 Déc 2022 | Pression normative
 

Chaque année, plus de 3 000 mégots sont ramassés sur le domaine skiable des Gets (près de Morzine). Un bilan désastreux pour la station qui a décidé d’interdire de fumer sur tout le domaine skiable. 

« Concrètement, cela signifie qu’il sera interdit de fumer sur l’ensemble du domaine skiable communal, à la fois sur les remontées mécaniques mais aussi sur les pistes », précise la station dans un communiqué. L’arrêté municipal prendra effet à compter de ce 17 décembre , date d’ouverture officielle du domaine skiable et jusqu’à la fin de la saison.

Jusqu’ici, la station distribuait des cendriers de poche gratuits. Mais face à la présence de nombreux mégots mal jetés sur le sol,  la direction a décidé d’aller plus loin dans la démarche anti-tabac. « Nous souhaitons valoriser notre atout numéro un qui est l’air pur de la montagne, ce pourquoi des milliers de visiteurs nous rendent visite chaque année », explique, à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Benjamin Mugnier en charge du projet. Lire la suite »

14 Déc 2022 | Profession
 

L’annonce des résultats de la dernière étude de Santé Publique France sur la prévalence tabagique en France en 2021 (voir 13 décembre) semble avoir occasionné une certaine gêne dans les milieux autorisés de la lutte contre le tabagisme.

Comment expliquer que la prévalence tabagique a augmenté en 2021 alors que la trajectoire fiscale amenant au paquet à 10 euros était supposée produire ses effets ?

Comment expliquer cette hausse de la prévalence tabagique en 2021 alors que le marché global du tabac (les ventes des buralistes) ont baissé en volume de -6,2 % cette année-là. Plus précisément de -6,5 % pour les cigarettes (voir 9 janvier) Lire la suite »

14 Déc 2022 | Profession
 

Dans Le Parisien / Aujourd’hui en France, l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn réagit aux derniers chiffres sur la prévalence tabagique publiés par Santé publique France. À sa manière.

•• Le Parisien : Depuis que vous n’êtes plus ministre, vous êtes très rare dans les médias. Pourquoi prenez-vous exceptionnellement la parole ?

Agnès Buzyn : Parce que le combat contre le tabac est le mien depuis plus de dix ans. Je l’ai mené comme cancérologue, comme présidente de l’Institut national du cancer puis comme ministre de la Santé. Une de mes décisions fortes au ministère a été d’augmenter le prix du paquet à 10 euros. J’ai aussi perdu des amies, à un âge jeune, du cancer du poumon. Leur mort m’a bouleversée. Le tabac, c’est ma grande bataille. C’est la raison pour laquelle j’accepte de m’exprimer.  Lire la suite »

14 Déc 2022 | Profession
 

« Selon les derniers chiffres de prévalence tabagique publiés par Santé Publique France, l’année 2021 est marquée par une hausse conséquente du nombre de fumeurs. 31,9 % de la population adulte française fume, là où ils étaient 30,4 % en 2020 (voir 13 décembre).

La France compte donc 15 millions de fumeurs. Ceci force à conclure que la politique de santé publique basée sur la hausse des taxes, relancée cette année dans les discussions du PLFSS (voir 3 décembre) a atteint ses limites et qu’il est temps d’intégrer une approche de réduction des risques. » 

C’est ainsi que débute un communiqué de Philip Morris France que nous reprenons.

La tendance à la hausse, pour la seconde année consécutive, du taux de prévalence en France vient questionner une nouvelle fois lefficacité dune stratégie de lutte qui a pour principal bras armé le levier fiscal.  Lire la suite »

13 Déc 2022 | Institutions
 

Juste après l’annonce des résultats de la dernière étude de Santé Publique France sur la prévalence tabagique en France (voir ce jour), le ministre de la Santé et de la Prévention a eu à s’en expliquer sur France Info. Extraits. 

• 700 000 fumeurs en plus en deux ans. Est-ce un échec de la politique de santé publique ?

Francois Braun : Nous avions réussi à faire baisser de façon importante le tabagisme, un peu plus de 2 millions de Français avaient arrêter de fumer. C’est 700 000 qui se remettent à fumer. Ce n’est pas une bonne nouvelle en termes de prévention.  Lire la suite »

13 Déc 2022 | Institutions
 

Le tabagisme, qui a connu une baisse d’une « ampleur inédite » chez les adultes entre 2014 et 2019, a recommencé à augmenter en 2021 après avoir stagné en 2020 selon les résultats d’une étude de Santé Publique France publiée ce 13 décembre (voir 26 mai 2020).

C’est ce reprend une dépêche AFP que nous reproduisons ci-dessous.

En 2021, en France métropolitaine, plus de trois adultes de 18-75 ans sur 10 ont déclaré fumer (31,9 %), et un quart quotidiennement (25,3 %). Comparé à 2020, ces chiffres ne montrent pas de variations significatives. Mais, comparé à 2019, avant la crise liée au Covid, la prévalence du tabagisme a augmenté (30,4 % à l’époque). 

S’il n’a, globalement, pas évolué « de façon significative » (25,3 % en 2021 contre 24 % en 2019), le tabagisme quotidien a, pour sa part, progressé chez les femmes (23 % contre 20,7 %) et chez les peu ou pas diplômés (32 % contre 29 %). Les données proviennent du baromètre de Santé publique France, une enquête téléphonique auprès d’un échantillon aléatoire de 18-85 ans résidant en France (24 514 personnes en métropole, 6 519 Outremer), menée entre février et décembre 2021.

•• Pour expliquer ces résultats, Santé publique France juge qu’« un impact de la crise sociale et économique liée à la Covid-19 ne peut être exclu ».

Chez les femmes, l’augmentation du tabagisme pourrait être liée en partie à l’impact plus fort de cette crise pour elles, selon l’étude. Et les conséquences psychologiques, économiques et sociales de la crise Covid ont été « davantage marquées » dans les populations défavorisées, où « la cigarette peut être perçue comme un outil pour gérer le stress ou surmonter les difficultés du quotidien ». 

Un seul résultat est jugé « encourageant », mais à confirmer : la baisse du tabagisme quotidien chez les hommes de 18-24 ans, cohérente avec une tendance à la baisse depuis quelques années chez les adolescents.

•• Outre des inégalités sociales toujours très marquées (plus de fumeurs quotidiens chez les chômeurs ou les ouvriers notamment), des différences régionales persistent. L’Occitanie (28,5 %) et Paca (29,1 %) avaient en 2021 une prévalence du tabagisme quotidien plus élevée que le reste de la France, l’Ile-de-France et les Pays-de-la-Loire moins élevée (22,4 %). La proportion de fumeurs dans les Outremers est inférieure à celle de la métropole.

•• Pour la cigarette électronique, l’usage (6,7 %) et le vapotage quotidien (5 %) ont augmenté chez les adultes en 2021 par rapport à 2020 (respectivement 5,4 % et 4,3 %), mais la proportion de 18-75 ans à l’avoir expérimentée est restée stable (38,7 %). 

Le tabac reste la première cause de mortalité évitable en France, avec quelque 75 000 décès chaque année. L’objectif fixé par les autorités est de parvenir à une génération sans tabac à l’horizon 2032, conclut cette dépêche AFP.

12 Déc 2022 | Institutions
 

Sous ce titre, Santé publique France a publié un communiqué très laconique (en fait une infographie) sur le bilan de cette édition 2022 du « Mois sans Tabac » (voir 2 décembre et 14 novembre). 

En bref, donc :

• 162 012 inscrits sur le site internet

• 134 749 inscrits au programme de soutien par mails

• 130 622 téléchargements de l’application

• plus de 156 000 fans sur Facebook

En clap de fin : « aujourd’hui commence le reste de votre vie sans tabac, bravo à toutes et à tous ».

 

Le gouvernement fédéral belge a fait connaître, ce 2 décembre, les axes principaux de son plan anti-tabac. La plupart des mesures annoncées, qui doivent faire encore l’objet d’une concertation entre les différentes institutions du pays, entreront en vigueur après 2024, … soit après les prochaines élections, d’après rtbf.be.

Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke en avait fait un de ses objectifs principaux : « nous misons résolument sur un plan anti-tabac avec de grandes ambitions pour une génération sans tabac. Pour ce faire, nous allons rendre le tabagisme moins attrayant et plus difficilement accessible. Notre objectif ultime est que les enfants soient de moins confrontés aux cigarettes. »

•• Depuis 2009, il est interdit de fumer dans les bâtiments accessibles au public (comme les cafés et les restaurants).

Il est question à présent d’étendre cette interdiction à certains lieux en plein air. Les cigarettes seront ainsi bannies des parcs d’attractions, des parcs animaliers, des fermes pour enfants (pendant les activités) et des plaines de jeux à partir du 1er janvier 2025.

•• La Chambre a voté récemment une loi qui interdit la vente de cigarettes via des distributeurs automatiques à partir de 2024 (voir 26 octobre 2022). La volonté fédérale est de réduire encore plus le nombre de points de vente.

Sachant que l’on trouve du tabac dans de multiples réseaux en Belgique. Le seul réseau « référent » et spécialisé étant celui des tabac-libraires-presse représenté, dans la région de Bruxelles et en Wallonie, par Prodipresse (ndlr / voir 30 novembre).

Il est question, par exemple, d’interdire l’achat de paquets de cigarettes dans les bars et cafés à partir du 1er janvier 2025. Ainsi que dans les festivals. Le gouvernement fédéral a également conclu un accord pour mettre fin à la vente de tabac dans les supermarchés d’ici 2028.