Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
14 Juil 2024 | Profession
 

« Le magasin avait été complètement détruit, de la cave à lappartement ce 29 juin 2023. Ce fut un très gros choc pour nous car nous avons vu partir en fumée notre outil de travail » témoigne le patron du tabac-presse, Sébastien Racineau, dans La Nouvelle République.

« Le traumatisme a été grand et nous avons eu du mal à nous reconstruire car cest une vie de travail qui a été détruite ce soir-là » (voir 12 juillet 2023).

Le temps de la reconstruction est venu, même si les souvenirs de l’incendie et du pillage du magasin sont toujours prégnants. « Si nous navions pas eu le soutien de nos clients et des acteurs locaux et nationaux de notre secteur (voir 8 août 2023), nous ne serions pas repartis. Après les nombreuses expertises, en janvier dernier nous avons pu engager les travaux. Larchitecte et le service bâtiments de la Ville ont été dune aide précieuse dans laccompagnement du chantier. Nous souhaitons vraiment retrouver la dynamique davant », affirme encore le buraliste. Lire la suite »

30 Juin 2024 | Profession
 

Les nuits du 28 au 29 et du 29 au 30 juin 2023, des voitures sont brûlées, la Poste saccagée, des commerces dégradés, des buralistes pillés … dans le quartier de Caucriauville au Havre (voir 30 juin, 6 juillet 2023).

Un an après, il ne reste pas de stigmates de ces émeutes et les affaires reprennent selon un reportage de Paris Normandie. « Des mômes ont voulu faire comme dautres villes en France, c’était n’importe quoi ! On est passé à autre chose. On a oublié le pire » commente un habitué du bar-tabac « Les Arcades » Lire la suite »

27 Juin 2024 | Profession
 

Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2023, des émeutes ont éclaté dans des quartiers partout en France, dont celui de la Grande résidence à Lens. Le bar-tabac « Le Renko » a été incendié (voir 3 août 2023). Le buraliste témoigne, dans La Voix du Nord, de sa lente rénovation, avant sa réouverture quasiment un an après, ce jeudi 27 juin.

•• Lors des émeutes, l’établissement a été totalement détruit. Les émeutiers ont attaqué le volet blindé pendant près d’une heure à coups de poteau signalétique, avant de pénétrer dans le commerce pour le piller et finir par y mettre le feu.

« Le temps que le propriétaire de la cellule remplace toute la devanture, on a pu accéder au commerce seulement fin février. À partir de ce moment-là on a pu commencer à vider lintérieur », explique-t-il. Pendant cette année sans activité, les charges (loyer, salaire) devaient continuer d’être payées. Lire la suite »

27 Juin 2024 | Profession
 

Il aura fallu un an de travaux … le bar-tabac du « Clos-des-Roses à Compiègne (Oise) a rouvert ses portes à la clientèle, ce mardi 25 juin. Le propriétaire s’étant déclaré à la fois impatient et inquiet à cette perspective.

Dans la nuit du 29 au 30 juin 2023, alors que les émeutes se poursuivaient dans la ville, un feu de poubelle se déclarait derrière l’établissement tenu par deux frères, rappelle Oise Hebdo. Une fois l’incendie éteint, les propriétaires étaient allés porter plainte au commissariat.

•• C’est en leur absence que les pilleurs s’étaient, alors, introduits en forçant les portes et les grilles, et qu’ils avaient tout saccagé. Impuissants, les buralistes avaient observé leur commerce se faire dévaliser depuis leur téléphone, relié directement aux caméras de surveillance.

Malgré le choc, ils ont tout de suite tenté de maintenir leur activité. Ils ont aménagé la partie bar, préservée de l’incendie criminel, pour en faire un tabac. « On a très vite contracté un prêt pour que les travaux soient terminés le plus rapidement possible », explique l’un d’entre eux. Quand on l’interroge sur le déroulement des réparations, ils se disent satisfaits. (Rappelons aussi que la Confédération a négocié une aide spéciale de 10 000 euros pour les buralistes / voir 8 août 2023).

•• Le buraliste confie qu’il est impatient à l’idée de rouvrir, mais qu’il appréhende néanmoins. Lui et son frère attendent toujours les aides de l’assurance, qu’ils ne recevront que dans trois mois. « Il faut un an de perte dexploitation pour percevoir ces aides », précise-t-il.

Bien que le tabac ait été déplacé dans la partie bar, la clientèle habituelle n’a pas été au rendez-vous, n’étant apparemment pas au fait du maintien de l’activité. « Ils pensent que cest seulement un café », déplore le propriétaire. La fréquentation de leur commerce en a pâti au cours de l’année passée. Leur actuel chiffre d’affaires représenterait 10 à 20 % seulement de celui qu’ils percevaient avant le pillage de juin 2023.

Le principal objectif pour la réouverture du tabac du Clos-des-Roses est donc clair : retrouver la clientèle davant lincendie. Avec les rénovations qui ont rendu son visage au lieu, les buralistes peuvent espérer un retour prochain des anciens habitués.

9 Juin 2024 | Profession
 

Ravagé lors des violences urbaines dans la nuit du 29 au 30 juin 2023, le tabac-presse « LArlequin » à Saint-Quentin (Aisne) revoit la lumière. Après un an dincertitudes, le buraliste et son employée ont accueilli, ce vendredi 7 juin, leurs premiers clients dans un local entièrement rénové (voir 6 août et 7 novembre 2023).

Local incendié, marchandise détruite, les pertes étaient chiffrées à 380 000 euros environ. L’établissement était contraint de baisser rideau sans savoir s’il rouvrirait.

•• « Au tout début, je ne savais pas, il y avait une forme de découragement », admet Benoît Courtay dans L’Union. D’un hochement de tête pudique, il confirme que sans le soutien de son employée, Céline, il ne serait pas reparti. Sans compter celui des clients. Le soutien palpable de ses clients s’est exprimé à travers la cagnotte solidaire lancée en octobre dernier. Ouverte durant deux mois, elle s’est soldée par la somme symbolique de 500 euros, noyée dans les 220 000 euros de travaux. Lire la suite »

8 Juin 2024 | Trafic
 

Deux hommes (19 et 20 ans) ont été mis en examen pour « homicide volontaire », ce 5 juin en fin de journée au tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes (Essonne), puis incarcérés. Ils sont soupçonnés davoir, en mai 2023 à Épinay-sous-Sénart, battu à mort un vendeur à la sauvette quils auraient mis sous leur coupe à la gare du RER D de Boussy-Saint-Antoine.

Le 29 mai 2023 un riverain promenant son chien dans la forêt de Sénart a découvert le corps sans vie d’un homme sans chaussures et allongé sur le dos. Selon Le Parisien, l’autopsie révélera qu’il est décédé à la suite de multiples fractures, notamment du crâne et au thorax. Dans ses poches, les policiers découvrent un passe Navigo au nom d’Abdul Khair C., un Bangladais de 43 ans. En situation irrégulière et sans domicile fixe, il vendait clandestinement des cigarettes à la gare de Boussy-Saint-Antoine. Lire la suite »

5 Juin 2024 | Profession
 

Six jeunes hommes ont été identifiés et interpellés, ce 29 mai, pour le pillage du tabac-presse « L’Almont » à Melun (Seine-et-Marne) dans la nuit du 29 au 30 juin 2023 en plein chaos de l’été dernier (voir 31 juillet et 8 août 2023). Mais seulement trois ont été jugés en comparution immédiate. Le préjudice du vol de marchandises et des dégâts causés s’élevait à 182 000 euros.

« On ne lâche rien, le temps joue en notre faveur » ne cessent de répéter les policiers, selon Le Parisien, qui enquêtent, à la recherche des auteurs des délits commis lors des émeutes urbaines commises en juin 2023.

•• Des mois après les faits, ils mettent la main sur les délinquants, suite à des investigations approfondies. De fait, mercredi 29 mai, dès 6 heures du matin, les forces de lordre ont interpellé six hommes âgés de 19 à 28 ans, à Melun et ses alentours.

La brigade dédiée aux atteintes aux biens du service local de Police judiciaire de Melun Val de Seine a élucidé l’affaire grâce au recoupement des images des caméras de vidéosurveillance de la ville et du commerçant. Mais aussi grâce au travail de la Police technique et scientifique qui a retrouvé une trace de sang d’un des auteurs qui s’était blessé sur place, ce qui a permis de l’identifier grâce à son ADN.

•• Sur les six personnes interpellées, seulement trois ont été poursuivies, les éléments se révélant insuffisants contre les trois autres. Le trio prévenu a été déféré ce jeudi 30 mai, puis jugé en comparution immédiate dans l’après-midi au tribunal correctionnel de Melun. Tous sont déjà connus de la justice.

Lun deux, Melunais âgé de 23 ans, est condamné à 6 mois demprisonnement, sous bracelet électronique. Un autre, âgé de 19 ans et domicilié à Dammarie-les-Lys, écope de 6 mois d’emprisonnement de plus au centre de semi-liberté de Melun où il purgeait déjà une peine. Enfin, un troisième âgé de 25 ans est condamné à 140 heures de travail d’intérêt général, à effectuer dans les 18 mois.

4 Juin 2024 | Profession
 

Lors des émeutes du 30 juin 2023, le tabac-presse Le Cyrano dans le quartier de La Rotonde à Tours (Indre-et-Loire) avait été saccagé par plusieurs dizaines de casseurs. Lun deux avait laissé du sang sur la vitrine brisée. Il a été interpellé par la police, ce 27 mai.

Des tests ADN avaient ainsi permis d’identifier un suspect de 27 ans, comme l’un des nombreux pillards de l’établissement. Il avait alors été inscrit au Faed, le fichier automatisé des Empreintes digitales. Presque un an plus tard, les fonctionnaires de la police nationale du commissariat central l’ont contrôlé avant de procéder à son interpellation. Lire la suite »

25 Mai 2024 | Trafic
 

Un homme s’est évadé, ce jeudi 23 mai, « sans violence » des locaux de la gendarmerie de Rouen où il était en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour contrebande de tabac, a-t-on appris hier auprès du parquet.

Le suspect, né en 1989, s’est échappé « en passant par la fenêtre, sans violence », a déclaré à l’AFP (dont nous reprenons la dépêche) le Procureur de la République d’Evreux, Rémi Coutin, confirmant une information de France3 Normandie.

•• L’information judiciaire, dans le cadre de laquelle ce trentenaire avait été placé en garde à vue, « est ouverte notamment des chefs de vol en bande organisée et importation en contrebande en bande organisée de tabac », a indiqué le magistrat.

L’homme a déjà été « condamné à huit reprises entre 2009 et 2016 pour diverses infractions (violences aggravées, infractions à la législation sur les stupéfiants, délits routiers notamment) », a précisé le Procureur. « Une enquête de flagrance a été ouverte pour ces faits d’évasion, sous la direction du parquet de Rouen », a ajouté M. Coutin.

Le placement en garde à vue de cet homme est intervenu à la suite d’un coup de filet mené par la gendarmerie le 21 mai, au cours duquel 9 hommes et une femme ont été interpellés, selon un communiqué de la Gendarmerie nationale. 

•• Ces interpellations entraient dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en février dernier, après la découverte d’une importation de tabac en provenance du Luxembourg par des personnes domiciliées principalement dans le sud de l’agglomération de Rouen, selon ce communiqué. Au final, huit personnes ont été mises en examen, deux étant placées en détention provisoire et les six autres sous contrôle judiciaire.

Lors des perquisitions, les enquêteurs ont notamment saisi deux pistolets mitrailleurs Sten et plus de 770 kilos de tabac (cartouches de cigarettes majoritairement contrefaites, pots et sachets de tabac) ainsi qu’« une importante quantité des produits contrefaits », a détaillé cette source. Photo : ©Gendarmerie

17 Mai 2024 | Profession
 

À Montargis (au nord du Loiret), il a fallu près d’un an pour quun bar-tabac « le Balto », victime des émeutiers de l’été dernier, puisse rouvrir et que les patrons retrouvent leurs clients.

Dans la nuit du 29 au 30 juin, comme une centaine d’autres magasins de la ville, l’établissement de la rue du Général-Leclerc, en centre-ville de Montargis, était vandalisé par les émeutiers : les vitres brisées, le tabac et les cigarettes volés, les étagères cassées …

•• Le couple qui a repris le commerce en 2011 est arrivé une demi-heure après le début des faits : « on a viré des émeutiers, il y en avait une vingtaine. Je me rappelle qu’en pleine nuit, je ramassais les cartes postales qui avaient été jetées sur la chaussée. Elles étaient inutilisables mais ça me faisait de la peine de voir ça … » témoigne la buraliste dans La République du Centre.

Le chemin de la réouverture a été interminable, ponctué de visites d’experts, d’échanges avec l’assurance et les banques, de documents à retrouver, de justificatifs à produire. « Nous avions 8 000 produits en boutique : il fallait chercher les factures pour tout ça. Tous les jours, j’avais la tête dans les papiers et sur l’ordinateur. C’était usant et ce n’est pas fini » reconnaît le patron du bar-tabac.

Et, pendant ce temps, rien ne s’est arrêté : il fallait continuer à payer les loyers, les factures … « Tous les mois, je devais trouver 5 000 euros sans rentrée d’argent » poursuit celui qui a dû se résoudre à piocher dans les économies familiales. « J’ai eu une aide de l’Urssaf de 6 000 euros en septembre, parce que nous avons été fermés plus de trois jours et une autre aide de 10 000 euros de l’État, destinée aux buralistes (négociée par la Confédération / voir 8 août 2023) »

•• Depuis le 13 mai, « Le Balto » a rouvert ses portes et les clients fidèles reviennent … « Ce qui nous sauve, c’est que les gens nous connaissent. On a mis du temps à se faire une réputation et à faire de cet endroit un lieu sympa : par exemple, on en a fait en sorte qu’il n’y ait pas de télé, pour que les gens se parlent » explique la buraliste.

Tout n’est pas réglé, loin de là, et lui ne cache pas son inquiétude pour l’avenir : « je ne peux pas me battre tout le temps, mais je n’ai pas bossé 10 ans pour tout perdre … » (Voir aussi 21 août 2023).