Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
19 Mar 2026 | Trafic
 

On sait que la Lituanie connaît une forte contrebande organisée depuis la Biélorussie, plate-forme du tabac illégal en Europe de l’Est (voir 24 décembre 2021).

Étonnant : depuis quelque temps, le tabac saute la frontière en passant à bord de ballons, des sortes de montgolfières.
L’un d’eux s’est même posé brutalement, il y a un an et demi, sur l’aéroport de Vilnius (voir 6 octobre 2024). Ce qui engendre des problèmes flagrants de sécurité aérienne.

Dans ce contexte, Philip Morris International vient de fournir aux autorités lithuaniennes des drones (sept exactement).
Des drones équipés de caméras haute résolution.

Ces drones sont assignés uniquement à des tâches de repérage et de surveillance selon Tobaccoreporter.
Ils ont été remis à la Lithuanian Riflemen’s Union (organisation de réserve de l’armée).

13 Mar 2026 | Trafic
 

À la suite des déclarations de Frédéric Valletoux mettant en cause l’industrie du tabac dans le développement du trafic (voir 8 mars), BAT France dénonce une analyse erronée qui détourne l’attention des véritables responsables.

« Le trafic de tabac n’est pas organisé par les industriels. Il est organisé par les réseaux criminels. Accuser l’industrie légale, c’est se tromper de cible et affaiblir la lutte contre ces filières », déclare Sébastien Charbonneau, Directeur des Affaires Publiques et Règlementaires BAT France.

Aujourd’hui, une part significative des cigarettes consommées en France échappe au réseau légal. Ce commerce parallèle constitue un phénomène massif, structuré et largement alimenté par des organisations criminelles.

Un trafic qui alimente l’insécurité sociale

Le commerce illicite de tabac n’est pas un simple problème fiscal. Il alimente des circuits d’économie souterraine qui fragilisent l’économie légale et contribuent à l’insécurité dans de nombreux territoires, un phénomène régulièrement documenté par les douanes françaises et par plusieurs rapports parlementaires consacrés à la lutte contre la contrebande de tabac.
« Le trafic de tabac finance des réseaux criminels, alimente l’économie parallèle et fragilise les commerces légaux. C’est une question de sécurité publique autant que de santé publique. »

Alors que les fabricants légaux et les buralistes sont soumis à des règles strictes de traçabilité, de fiscalité et de distribution, les produits vendus sur le marché parallèle échappent à tout contrôle. Pour BAT France, la lutte contre le commerce illicite suppose de regarder la réalité en face.

« Le déni ne fera pas disparaître le trafic. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est du courage politique pour s’attaquer réellement aux réseaux criminels qui organisent ces trafics », déclare Sébastien Charbonneau, Directeur des Affaires Publiques et Règlementaires BAT France.
BAT France tient également à saluer le travail des forces de l’ordre et des services douaniers, qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre ces filières.

« Les services de l’État accomplissent un travail remarquable contre ces trafics. Mais ils doivent pouvoir s’appuyer sur des moyens financiers adaptés et sur des outils législatifs renforcés pour faire face à des réseaux criminels de plus en plus structurés.
Les travaux parlementaires actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale peuvent constituer une opportunité pour renforcer ces dispositifs. »
L’entreprise rappelle qu’elle coopère activement avec les autorités douanières et les forces de l’ordre dans la lutte contre le commerce illicite et que tous ses produits commercialisés en Europe sont soumis à des systèmes de traçabilité conformes aux exigences européennes.

S’inspirer des politiques qui fonctionnent

Face à la progression du commerce illicite, BAT France appelle à regarder les politiques publiques qui ont démontré leur efficacité à l’étranger.
« Certains pays ont choisi une approche pragmatique, combinant contrôle renforcé des filières illégales, coopération avec les acteurs économiques et mesures ciblées. Les résultats montrent qu’une action déterminée peut réduire significativement le commerce parallèle. »
Au Québec par exemple, les politiques de lutte contre le commerce illicite ont permis de réduire fortement la part du marché illégal au cours des dernières années, selon le ministère des Finances.

13 Mar 2026 | Profession
 

Logista Retail Expo NordLes 7 et 8 mars, Logista Retail était présent au salon XPO Nord 2026 des buralistes (voir 7 mars) pour échanger autour des nouvelles dynamiques du commerce de proximité.

L’événement a mis en avant plusieurs enjeux clés :

  • Diversification ;
  • Développement des gammes CBD ;
  • Expertise Vape.

Autant de leviers qui illustrent l’évolution du secteur.

Avec plus de 400 points de vente transformés en Concept Shop, Logista Retail continue d’accompagner la modernisation et l’optimisation des espaces de vente.

1 Mar 2026 | L'Info, Pression normative
 

« Pourtant, en 35 ans, il s’en est passé des choses !
La science, grâce aux alternatives, permet aujourd’hui de consommer la nicotine de manière moins nocive qu’avant.
Mais les mentalités, héritées de la loi Évin, empêchent leur adoption par les fumeurs adultes.
Il est temps de faire l’inventaire de cette loi.
Elle doit être revue à la lumière de la science et des innovations du marché. »

Xavier Puech (Président de Philip Morris France) à propos des 35 ans de la loi Évin (voir 23 février)

26 Fév 2026 | Institutions
 

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En ce début d’année 2026, la loi Évin fête ses trente-cinq ans (voir 8 janvier 2016 et 11 janvier 2021).
L’année marquera aussi une décennie d’existence du paquet neutre. (voir 2 janvier 2017 et 3 janvier 2017)
Ces anniversaires invitent à une question centrale : avons-nous réellement gagné le combat contre l’industrie du tabac ?

C’est ainsi que démarre une récente contribution de Nicolas Thierry (le député écologiste demandant un « generational ban » du tabac à la française) au Club de Mediapart. Nous la reprenons dans son intégralité.

« Les chiffres imposent une réponse lucide.

En France, le tabac demeure la première cause de mortalité évitable, avec 75 000 décès chaque année. Ce bilan ne relève pas d’une fatalité. Il est le produit d’une industrie dont le modèle économique repose sur l’addiction, la dépendance et, in fine, la mort prématurée de ses consommateurs.

« Si la loi Évin et le paquet neutre ont profondément affaibli la visibilité sociale du tabac, l’industrie qui le produit n’a, elle, jamais été neutralisée.

Elle s’est réorganisée et a déplacé ses stratégies.
Ces dernières années, ce mouvement a pris un visage familier : celui de la cigarette électronique, du tabac chauffé et des nouveaux dispositifs de diffusion de nicotine. Or une réalité demeure trop souvent occultée : une part majeure du marché de la vape est aujourd’hui contrôlée par les mêmes multinationales du tabac qui furent, il y a quelques années encore, au cœur des plus grands procès sanitaires de l’histoire. Lire la suite »

23 Fév 2026 | Pression normative, Récents
 

Xavier Puech, Président de Philip Morris France

« La loi Évin a 35 ans (voir 8 janvier 2016 et 11 janvier 2021). Pionnière à l’époque, n’a-t-elle pas atteint ses limites ? »
C’est ainsi que débute un message de Xavier Puech (Président de Philip Morris France) sur Linkedin, le 20 février, que nous reprenons.

Adoptée le 10 janvier 1991, la loi Évin a incontestablement marqué un tournant.

Elle a contribué à la dénormalisation de la cigarette dans l’espace public : interdiction de la publicité, de consommer dans beaucoup d’espaces publics, protection contre le tabagisme passif. Elle a eu un impact durable sur les mentalités.

Mais 35 ans plus tard,

une question mérite d’être posée sans tabou : ce cadre, pensé pour son époque, est-il encore adapté aux enjeux d’aujourd’hui ?
Malgré l’une des législations les plus dures, la France compte toujours près de 12 millions de fumeurs. La prévalence tabagique y est une des plus élevées d’Europe. Un paradoxe.

Pourquoi ?

Parce que les fumeurs n’ont pas arrêté de fumer, ils ont simplement été effacés de l’espace public : relégués aux espaces privés, aux pieds d’immeuble ou à des fumoirs cachés. La loi Évin a invisibilisé les fumeurs mais n’a pas fait disparaître leur consommation de cigarettes. C’est là son échec.

Pourtant, en 35 ans, il s’en est passé des choses !
La science, grâce aux alternatives, permet aujourd’hui de consommer la nicotine de manière moins nocive qu’avant.
Mais les mentalités, héritées de la loi Évin, empêchent leur adoption par les fumeurs adultes.

Il est temps de faire l’inventaire de cette loi.

Elle doit être revue à la lumière de la science et des innovations du marché.
J’en appelle à un « Grenelle de la nicotine », c’est-à-dire une remise à plat de tous nos réflexes, savoirs et clichés hérités du passé, pour enfin nous doter des bons cadres.

Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons vraiment faire disparaître rapidement la cigarette.
Le vrai débat commence maintenant. »

17 Fév 2026 | Trafic
 

Trafic de tabac à Barbes, prise de loin

Alors que les dérives liées au trafic de tabac touchent désormais toutes les communes de France, les responsables politiques nationaux comme locaux partagent le constat suivant : ce trafic relève aujourd’hui d’une criminalité organisée, structurée et active bien au-delà des frontières.
Pourtant, les réponses législatives et opérationnelles demeurent en-deçà de l’ampleur du problème.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands – Seita que nous reprenons.

Une criminalité organisée reconnue au plus haut niveau de l’État

Dès 2022, Gabriel Attal déclarait : « nous voulons punir les trafiquants de tabac comme ceux des stupéfiants. » Plus récemment, dans le cadre du Projet de Loi sur la police municipale, Laurent Nunez a confirmé la réalité du phénomène en assurant que le trafic de tabac est aujourd’hui « organisé comme le trafic de stupéfiants dans notre pays ».
Malgré ce constat, le Gouvernement a défendu l’exclusion du trafic de tabac du champ de compétences de la police municipale – alors même qu’il s’agit d’une criminalité notoirement financée par des réseaux internationaux, pouvant alimenter d’autres activités criminelles, y compris le terrorisme.

L’explosion des commerces de façade : la vitrine visible d’une économie souterraine

Dans toutes les communes, les maires prennent quotidiennement des arrêtés pour tenter d’endiguer la prolifération de commerces dits « de façade » – barbershops, épiceries de nuit, restaurants éphémères, etc.
Ces établissements servent souvent de structures de blanchiment pour l’argent issu des trafics. Comme le rappelle la sénatrice Nathalie Goulet : « Si vous voulez lutter contre le blanchiment, il faut combattre les entreprises éphémères, cheval de Troie de la criminalité. »

Des élus locaux en première ligne, mais des moyens limités

La police municipale, dont les effectifs ont augmenté de 45 % depuis 2012 (28 000 agents), est devenue le dernier maillon essentiel de la sécurité de proximité.
Pourtant, son action reste freinée par :

  • Une architecture juridique inadaptée ;
  • Un manque de personnels d’encadrement ;
  • Un accès limité aux outils nécessaires pour identifier les réseaux ; une coordination encore insuffisante avec l’État.

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16 Fév 2026 | Profession
 

Japan Tobacco Group annonce une hausse de ses volumes totaux de + 2,2 % pour l’année 2025 (voir 11 février 2025).

Une croissance due au déploiement commercial, dans le monde, de ses activités tabac et nouveaux produits ainsi qu’à l’acquisition récente du fabricant américain Vector Group (voir 9 octobre 2024).

Le groupe entend continuer sa trajectoire cette année avec une accélération des investissements dans le domaine des produits à risques réduits, notamment le tabac chauffé. L’objectif étant de faire de cette dernière activité le deuxième pilier de croissance du groupe.

Globalement, on retiendra plusieurs chiffres-clés.

28 %, soit la hausse en volume des activités produits à risques réduits (tabac chauffé, sachets de nicotine, etc) ;
23,9 %, soit la part des activités à risques réduits dans les revenus du groupe ;
38,6 %, soit la croissance des volumes de Ploom (tabac à chauffer).

Dans le domaine des cigarettes combustibles, les marques-phares restent Winston (+ 4,9 %) et Camel (+ 4,3 %).

Et, tous produits confondus, les parts de marché de Japan Tobacco ont augmenté dans une cinquantaine de pays, notamment l’Italie, la Roumanie, l’Espagne, Taïwan, la Turquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

 

13 Fév 2026 | Profession
 

À la suite de la publication du dernier rapport de l’ANSES (voir 5 février), Imperial Brands – Seita prend position sur l’avenir de la régulation du vapotage en France.
Ce rapport confirme la nécessité d’une approche régulatrice plutôt que prohibitive, réaffirme que la protection des mineurs doit rester une priorité absolue et appelle à des réponses concrètes, applicables et efficaces.

C’est ainsi que débute un communiqué de presse signé Imperial Brands-Seita que nous reprenons.

Un constat clair

L’ANSES reconnaît que le vapotage, bien que non dénué de risques, présente une moindre nocivité par rapport à la cigarette combustible et peut constituer une aide au sevrage tabagique pour les fumeurs adultes.
Cela a été confirmé par la ministre de la santé, Stéphanie Rist, qui a déclaré que les futures recommandations de la HAS permettront de « placer le vapotage dans la stratégie d’arrêt du tabac, puisque nous savons que ça pourrait être efficace ».
Ainsi, pour préserver le vapotage comme atout de réduction des risques liés au tabagisme et en limiter l’accès pour les mineurs, Imperial Brands – Seita soutient et propose des mesures d’encadrement proportionnées et concrètes.

Réguler ou interdire : un choix structurant

En plus de pénaliser le fumeur en quête d’alternative à moindre risque, le recours à des interdictions générales ne fait pas disparaître la consommation. Il favorise le développement d’un marché parallèle de la vape, échappant aux contrôles, à la traçabilité et aux exigences sanitaires.
Ce marché parallèle constitue un risque pour la santé des consommateurs et un enjeu de sécurité publique. Interdire sans réguler crée plus de risques qu’une régulation stricte et effectivement appliquée.

 La vape responsable comme alternative

Face à ce constat, Imperial Brands – Seita appelle à la mise en place d’un cadre de vape responsable, fondé sur des règles claires. Cette approche vise à protéger efficacement les mineurs tout en évitant les effets contre-productifs d’une interdiction générale. Lire la suite »