
Dans une étude reposant sur l’examen de près de 3 000 publications scientifiques, rapports internationaux ou encore déclarations d’industriels, des experts de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ont identifié des risques sanitaires probables et possibles associés au vapotage, à moyen et long terme (voir 4 et 5 février).
Ceux-ci incluent des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine. Les experts recommandent ainsi de mieux encadrer les ingrédients et composants du vapotage, renforcer les mesures pour empêcher l’initiation des jeunes et non-fumeurs, et limiter le vapotage au sevrage tabagique à condition d’être temporaire, encadré par un professionnel de santé et avec un arrêt complet du tabac.
C’est ainsi que débute une communication du CNCT et de Génération sans Tabac que nous reprenons.
Le vapotage de plus en plus répandu et durable, y compris chez les non-fumeurs
Initialement présenté comme une alternative au tabac, le vapotage s’est progressivement installé dans les pratiques de consommation en France.
Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, 7,9 % des adultes de 18-79 ans ont déclaré vapoter et 6,1 % en faisaient un usage quotidien, soit plus de 3 millions de personnes.
L’usage tend à s’inscrire dans la durée et reste majoritairement lié au tabac : plus de la moitié (59 %) des vapoteurs adultes utilisent la cigarette électronique depuis deux ans ou plus, près de deux tiers (65 %) des vapoteurs adultes continuent de consommer du tabac, et quasiment tous (98 %) sont des fumeurs ou anciens fumeurs.
Toutefois, le profil de consommateurs diffère parmi les jeunes. Ainsi, un tiers des vapoteurs de 13 à 17 ans n’ont jamais fumé et ont directement commencé la cigarette électronique. Lire la suite »