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14 Fév 2026 | Profession, Vapotage
 

Un récent rapport de la Commission des Finances du Sénat sur la suppression de l’article 23 (surfiscalisation de la vape / voir le 21 janvier), en date du 28 janvier, est un signal d’alarme que nous ne pouvons plus ignorer.

C’est ainsi que démarre un message sur Linkedin de Rémi Baert, fondateur et CEO de Kumulus Vape, membre de France Vapotage.

Alors que le Gouvernement a finalement reculé, le Sénat souligne que ce retrait est « révélateur d’un manque de concertation avec les acteurs concernés ».

Mettons les choses au clair : ce n’est pas seulement face au Sénat que le bât blesse.

En choisissant l’opposition systématique plutôt que la négociation (qui nécessite d’éventuelles concessions), une fédération consœur de la nôtre contribue à placer l’ensemble de la classe politique dans une situation d’impasse.Pourtant, le Gouvernement français n’est pas « anti-vape » ; il souhaite simplement, à juste titre, mieux encadrer le secteur. Nos échanges ces derniers mois avec de nombreux élus ont prouvé que l’exécutif est prêt à bâtir des compromis solides.

Arrêtons les postures contre-productives : la haine systématique affichée par certains envers le réseau des buralistes dans de nombreuses communications est non seulement mensongère, mais totalement déconnectée de la réalité du marché, tout comme de celle de leurs propres membres.

La quasi-totalité des fabricants et distributeurs de notre filière travaille déjà en direct (ou par intermédiaire) avec des buralistes et certains fabricants répondent présents chaque année au salon Losange.

Les buralistes font désormais partie intégrante du paysage de la vape en France ; les opposer au reste de la filière est un non-sens économique ainsi qu’un déni de réalité.
Le seul effet de cette posture est la mise en danger de la filière.

Le danger est réel : si nous ne sommes pas capables de définir ensemble un nouveau socle commun, nous serons tragiquement affaiblis demain. Une directive européenne pourrait en effet imposer une taxation harmonisée dès 2028, avec des minima prévus entre 20 % et 40 % du prix de détail selon les premières propositions de la Commission.

Sans une structure nationale unie, nous n’aurons aucune force de frappe pour peser sur ces décisions européennes. Si nous restons désunis, nous allons tout simplement « tout prendre dans la tronche ».

Chez France Vapotage, nous resterons ouverts au dialogue constructif pour protéger l’avenir de toute une filière. La politique du « non » permanent n’est plus une option.

Une énième fois, nous espérons une réelle prise de conscience de nos confrères.
Malgré leur refus actuel de communiquer et d’unir nos forces, nous leur ouvrons à nouveau la porte pour bâtir un avenir commun avec sérénité, basé sur les récents compromis que notre fédération a su obtenir.