Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
14 Avr 2025 | Observatoire
 

Emmanuel Macron enfile le costume du président proche des gens. Car il le sait : il traine une image désastreuse — froide, déconnectée, indifférente. Alors il tente de renouer. Depuis la gifle des Gilets jaunes, le lien avec les Français sest rompu. Et maintenant que son pouvoir a été raboté par une dissolution ratée, le voilà qui essaie un reset politique. Trop tard ? Peut-être. Mais il sy emploie. Faute dincarner lautorité, il joue la carte de la proximité.

C’est ainsi que débute une chronique de Jules Torres – diffusée sur CNews le 12 avril et parue sur Le Journal du Dimanche/ JDD.fr – que nous reprenons.

Cest dans cet esprit que, dans le très feutré salon des Ambassadeurs de l’Élysée, Emmanuel Macron a convié une quinzaine de maires. Pas les poids lourds des grandes métropoles, non. Ceux des villes moyennes ou petites, Bonifacio, Autun, Arras, Lourdes … (…) Des élus de terrain, sélectionnés comme pour cocher la case « France réelle ».  Lire la suite »

13 Avr 2025 | Observatoire
 

En France, près dun adulte sur trois est un fumeur. Une statistique « en décalage complet avec le reste du monde occidental » qui traduit … linfluence des lobbys mais aussi une culture bien française qui nest pas sans conséquences sur la santé publique, relate The Sunday Times, reproduit par Courrier International. Nous reprenons cet article curieux et partial.

•• Quy a-t-il de plus français quune cigarette aux lèvres ? « Limage sensuelle dun Serge Gainsbourg la cigarette à la main – dans son cas, des Gauloises sans filtre – ou plus récemment de sa fille Charlotte, fascine toujours autant les Français », écrit The Sunday Times. Lire la suite »

12 Avr 2025 | Observatoire
 

« Chaque seconde, il se vend une boîte de jeux de société en France ! » souligne, dans Les Échos, Cynthia Reberac (commissaire générale du Festival international des jeux, qui a attiré 110 000 visiteurs, fin février à Cannes) pour témoigner du dynamisme du marché français, désormais numéro un européen devant l’Allemagne.

Avec quelque 150 éditeurs de jeux de société, contre une quinzaine il y a quinze ans, la France est un acteur de poids dans un secteur autrefois de niche mais qui s’est généralisé à toute la population depuis le Covid.

•• Selon le cabinet d’études spécialisé Circana, 34 millions de boîtes de jeux ont été vendues en 2024 pour un chiffre d’affaires de 587 millions d’euros, en croissance de 2,4 % par rapport à 2023. À titre de comparaison, le marché pesait 300 millions en 2013. Ces chiffres sont toutefois en dessous de la réalité, n’étant pris en compte que les sorties de caisse des grandes surfaces spécialisées et alimentaires.

Un gros travail de production est mené pour proposer jusqu’à 1 000 nouveautés chaque année, quand il en sortait une centaine en 2010. Au quotidien, c’est dans les rayons des points de vente que tout se joue.

Outre l’importance de plaire au public, reste la difficulté de s’y maintenir. « Les magasins spécialisés ne peuvent pas tout prendre. Il y a un phénomène de sélection naturelle qui s’opère forcément », analyse Matthieu d’Epenoux, dirigeant de la société Interlude, qui édite les jeux Cocktail Games. La TPE de huit salariés, installée à Versailles, vend plus d’un million de jeux chaque année.

•• Une revendication de longue date : obtenir le statut d’objet culturel, et non de jouet. « Notre secteur se bat ces dernières années auprès de Bercy pour qu’il y ait une clarification de la définition fiscale du livre. Des éditeurs de livres ont publié des jeux de société avec une TVA à 5,5 % alors que les éditeurs de jeux sont soumis à la TVA à 20 % », détaille Christian Molinari, le président de l’Union des éditeurs de jeux de société. (Voir 21 juillet 2020 et 1er avril 2023).

27 Fév 2025 | Observatoire
 

Les sept établissements de la capitale devraient pouvoir reprendre leur activité cette fin du mois de février, le ministère de l’Intérieur évoquant plutôt le début du mois de mars. Mais le principe semble acté, selon Les Échos.

Pour rappel, ces établissements avaient dû fermer leurs portes le 1er janvier dernier, date à laquelle la période d’expérimentation avait pris fin. Le gouvernement souhaitait pourtant la prolonger, voire pérenniser cette activité, mais la dissolution de l’Assemblée, puis la censure du budget 2025 l’en avaient empêché (voir 17 décembre 2024).

•• Ces deux mois de fermeture, que personne n’avait souhaités, auront tout de même coûté cher. À l’État, d’abord, qui avait fait bénéficier du chômage partiel les quelque 1500 employés des clubs de jeux. En comptabilisant les recettes fiscales qu’il n’a pas perçues, la facture s’élèverait à environ un million d’euros par semaine, selon Bercy, soit plus de 8 millions au total.

L’addition est également salée pour les clubs de jeux. Pour la plupart situés dans les beaux quartiers de la capitale, ces derniers s’acquittent de loyers importants. Tandis que « sur la partie salariale, l’entreprise prend en charge 36 % du brut » dans le cadre du chômage partiel, rappelle un patron d’établissement.

Le groupe Tranchant, implanté rue Marboeuf, évoque, lui, « plusieurs centaines de milliers d’euros » de manque à gagner. L’établissement tenu par le groupe belge Circus, dans le 16ème arrondissement, a lui perdu « 750 000 euros ». « Il faudra aussi voir à la reprise si des salariés manquent à l’appel, car ayant trouvé des emplois plus stables. Il y aura dans ce cas des coûts de formation imprévus », souligne Philippe Bon, délégué général du syndicat Casinos de France.

•• Autre mauvaise nouvelle : alors qu’une pérennisation des clubs de jeux semblait en très bonne voie il y a encore quelques mois, le budget 2025 a finalement prolongé l’expérimentation pour trois ans, jusqu’à la fin de l’année 2027.

Pas vraiment de quoi encourager les investissements de la part des exploitants, que cette absence de visibilité commence à irriter. D’autant que la possibilité d’étoffer leur offre à court terme, notamment avec l’autorisation très attendue de la roulette, semble s’éloigner.

19 Fév 2025 | Observatoire
 

Alors que son PDG, Philippe Wahl, arrive en fin de son dernier mandat et que l’on parle beaucoup de son successeur (on cite notamment Jérôme Fournel, l’ancien directeur de cabinet de Gérald Darmanin et de Michel Barnier, mais un choix « en interne » serait privilégié), la Cour des Comptes vient de dresser un bilan mitigé des activités récentes de la Poste.

La Cour des Comptes demande explicitement la définition d’un nouveau plan stratégique. Et même plus … « À cette occasion, il conviendra de réexaminer le contenu des missions de service public confiées au groupe et d’en tirer les conséquences sur le montant de la compensation versée par l’État. »  Lire la suite »

16 Fév 2025 | Observatoire
 

Les députés Ludovic Mendes (EPR, ex-Renaissance/ voir 2 juillet et 7 mai 2021) et Antoine Léaument (LFI) remettent, ce lundi 17 février, les conclusions de leur rapport sur la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Ils vont préconiser une légalisation du cannabis et une forme de dépénalisation des autres drogues, selon Le Parisien dont nous reprenons l’article.

Un travail de 17 mois et pas moins de 60 propositions qui devraient détonner. Alors que Bruno Retailleau appelle depuis plusieurs mois à plus de fermeté dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic, y compris vis-à-vis des consommateurs. Lire la suite »

8 Fév 2025 | Observatoire
 

La ministre de la Transition écologique l’a rappelé lors de ses vœux : la santé des Français est affectée de manière très concrète par la pollution atmosphérique.

« Doit-on rappeler les 48 000 décès prématurés chaque année du fait de la pollution de l’air ? L’équivalent de la population de la ville d’Arras disparaît ainsi chaque année », a précisé Agnès Pannier-Runacher. Un chiffre que vient compléter une étude de Santé publique France sur l’impact sanitaire et économique de la pollution de l’air.

(Ndlr : rappelons que l’OMS estime que la mortalité due à la pollution atmosphérique est comparable à celle causée par le tabac / voir 30 septembre 2021 et 15 juin 2022).

•• Selon les données publiées et reprises par Les Échos, entre 12 et 20 % des nouveaux cas de maladies respiratoires chez l’enfant (soit 7 000 à 40 000 cas) peuvent être attribués à la pollution atmosphérique.

L’étude a, en particulier, analysé les concentrations en particules fines (PM 2.5) et en dioxyde d’azote (NO2). Les chiffres sont particulièrement alarmants chez les enfants car « leurs capacités respiratoires ne peuvent pas se développer à 100 % lorsqu’ils sont soumis à des niveaux de pollution élevés », explique Sylvia Medina, médecin épidémiologiste ayant participé à l’étude.

La particularité de l’étude est d’avoir inclus, pour la première fois, huit maladies chroniques. Si le lien entre pollution de l’air et maladies respiratoires telles que les cancers du poumon, les bronchopneumopathies ou bien l’asthme, est connu et bien documenté, c’est moins le cas pour les maladies telles que l’hypertension artérielle, le diabète ou encore les maladies cardio-vasculaires.

Or, si les concentrations en particules fines dans l’Hexagone respectaient les valeurs cibles fixées par l’Organisation mondiale de la Santé (5 µg/m3 en consommation moyenne annuelle, contre 9,6 µg/m3 observée en France), plus de 10 000 cas de diabète par an chez les personnes de plus de 45 ans pourraient être évités. Ou encore près de 7 500 AVC chez les plus de 35 ans.

Les épidémiologistes qui ont travaillé sur ces évaluations estiment plus globalement que 75 % des cas de maladies liées à l’exposition aux particules fines pourraient être évités si leur concentration dans l’air respectait les seuils recommandés par l’OMS. Lire la suite »

25 Jan 2025 | Observatoire
 

Carrefour va développer, avec Lagardère Travel Retail (voir 25 juillet 2023), une nouvelle offre pour le compte de la SNCF en installant 30 magasins par an dans les gares d’ici à 2030. Le distributeur renforce ainsi son leadership sur le marché de la proximité, selon Les Échos du 24 janvier. 

« Il s’agit du premier contrat d’envergure nationale sur une offre alimentaire dans les gares », explique, aux Échos, Raphaël Poli, directeur du retail chez SNCF, qui loge 1 200 commerces dans environ 800 gares. Le chiffre d’affaires de ces commerces s’élève à 1,9 milliard d’euros en 2024, soit +6,8 % par rapport à 2023.

•• Un tiers des 150 magasins signés dans ce contrat sera composé de Carrefour Express (des magasins de 80 à 400 mètres carrés), le reste sera largement composé de Click & Collect. Le tout permettant aux voyageurs de se restaurer (snacking), d’effectuer ou de récupérer leurs courses sur leur trajet domicile-travail.

L’ambition de la SNCF de simplifier le quotidien des voyageurs et riverains se conjugue avec la volonté de Carrefour de creuser son sillon sur la proximité, l’un des moteurs de croissance pour l’enseigne (voir 27 novembre 2021).

Pour le géant de la distribution, qui n’était présent jusque-là que dans une quinzaine de gares, ce contrat offre l’assurance d’une place réservée pour 12 ans pour chacun des 150 magasins qui ouvriront d’ici à 2030 – le groupe n’exclut pas d’aller au-delà. Sur ce total, une dizaine est directement reprise à ses concurrents (Monoprix, Intermarché, Franprix…) arrivant en fin de contrat. Le reste concerne des nouveaux magasins. Tous seront en franchise, l’exploitant étant Lagardère Travel Retail.

•• 150 magasins, c’est peu rapporté aux 4 700 magasins de proximité du groupe. Cependant, ce format qui représente 7,8 % du marché en 2024 est le seul à croître en France, selon Kantar, alors que les supermarchés et, surtout, les hypers sont à la peine.

Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, y voit « le signe de la vitalité de la stratégie d’expansion du groupe sur le réseau de proximité à la suite d’une année record d’ouvertures et d’expansion en France ». L’enseigne a ouvert près de 400 magasins en 2024 en France. Chiffre auquel s’ajoutent, en janvier 2025, les 92 magasins en Occitanie de Puig & Fils (Spar, Casino et Vival). Lire la suite »

19 Jan 2025 | Observatoire
 

Suite à la sortie de la nouvelle édition de son rapport « Drogues et addictions, chiffres clés » (voir 15 janvier), l’OFDT (Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives) a établi une estimation du nombre d’usagers de substances psychoactives parmi les 11-75 ans et du nombre de joueurs parmi les 18-75 ans en France. 

Nous reprenons la classification de l’OFDT telle que conçue par ce Groupement d’Intérêt public constitué par dix ministères …

Attention : la notion d’expérimentateurs, ici, correspond à, au moins, un usage au cours de la vie (cet indicateur sert principalement à mesurer la diffusion d’un produit dans la population). Lire la suite »