La ministre de la Transition écologique l’a rappelé lors de ses vœux : la santé des Français est affectée de manière très concrète par la pollution atmosphérique.
« Doit-on rappeler les 48 000 décès prématurés chaque année du fait de la pollution de l’air ? L’équivalent de la population de la ville d’Arras disparaît ainsi chaque année », a précisé Agnès Pannier-Runacher. Un chiffre que vient compléter une étude de Santé publique France sur l’impact sanitaire et économique de la pollution de l’air.
(Ndlr : rappelons que l’OMS estime que la mortalité due à la pollution atmosphérique est comparable à celle causée par le tabac / voir 30 septembre 2021 et 15 juin 2022).
•• Selon les données publiées et reprises par Les Échos, entre 12 et 20 % des nouveaux cas de maladies respiratoires chez l’enfant (soit 7 000 à 40 000 cas) peuvent être attribués à la pollution atmosphérique.
L’étude a, en particulier, analysé les concentrations en particules fines (PM 2.5) et en dioxyde d’azote (NO2). Les chiffres sont particulièrement alarmants chez les enfants car « leurs capacités respiratoires ne peuvent pas se développer à 100 % lorsqu’ils sont soumis à des niveaux de pollution élevés », explique Sylvia Medina, médecin épidémiologiste ayant participé à l’étude.
La particularité de l’étude est d’avoir inclus, pour la première fois, huit maladies chroniques. Si le lien entre pollution de l’air et maladies respiratoires telles que les cancers du poumon, les bronchopneumopathies ou bien l’asthme, est connu et bien documenté, c’est moins le cas pour les maladies telles que l’hypertension artérielle, le diabète ou encore les maladies cardio-vasculaires.
Or, si les concentrations en particules fines dans l’Hexagone respectaient les valeurs cibles fixées par l’Organisation mondiale de la Santé (5 µg/m3 en consommation moyenne annuelle, contre 9,6 µg/m3 observée en France), plus de 10 000 cas de diabète par an chez les personnes de plus de 45 ans pourraient être évités. Ou encore près de 7 500 AVC chez les plus de 35 ans.
Les épidémiologistes qui ont travaillé sur ces évaluations estiment plus globalement que 75 % des cas de maladies liées à l’exposition aux particules fines pourraient être évités si leur concentration dans l’air respectait les seuils recommandés par l’OMS. Lire la suite »





La pollution atmosphérique constitue le deuxième facteur de risque de décès dans le monde.
La pollution atmosphérique présente un plus grand risque pour la santé mondiale que le tabagisme ou la consommation d’alcool, et ce danger est exacerbé dans certaines régions du monde comme en Asie et en Afrique, détaille une étude publiée ce 29 août et reprise par l’AFP.
La pollution de l’air aux particules fines, liée en majorité à la combustion d’énergies fossiles, raccourcit la durée de vie de plus de deux ans en moyenne dans le monde, selon une étude publiée mardi et reprise par l’AFP ci-dessous. 


