Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
22 Août 2016 | Pression normative
 

FCTC OMSAvant l’été, nous vous avions déjà sensibilisés sur la réunion – à New Delhi du 7 au 12 novembre – de la septième session de la « Conférence des Parties » (COP 7) de la Convention-cadre de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) pour la lutte anti-tabac (voir Lmdt du 30 juin 2016).

Avec, en perspectives, de nouvelles mesures qui s’annoncent déséquilibrées par rapport à leur objectif.

Ceci, dans le cadre d’un ordre du jour qui s’avère dense puisqu’on y parlera de nouvelles normes réglementaires anti-tabac, de traçabilité, de la cigarette électronique, de tabaculture et de mesures anti-lobbying.

Si l’on doit y « parler », encore faut-il qu’il y ait débat contradictoire et transparence sur le processus. On est en droit de l’attendre d’une organisation internationale de cette importance œuvrant pour la santé de chacun. Mais rien n’est moins sûr. Lire la suite »

31 Juil 2016 | Profession
 

Belgique Achats frontaliers… On a des surprises. Car ce n’est plus le discours dominant, convenu et officiel que l’on entend.

Dans le sillage de la campagne médiatique sur la nécessité d’une forte augmentation du prix du tabac, particulièrement du tabac à rouler, lancée à partir d’une énième demande de Michèle Delaunay (voir Lmdt des 27, 28 et 30 juillet), il n’est donc pas inintéressant de revenir sur une émission de Sud Radio, diffusée en direct en fin de matinée de ce jeudi 28 juillet.

•• Le genre, très « talk show » comme on nous le sert de nos jours. L’animateur – Philippe David, « seul contre tous » – lance une proposition forte et laisse réagir en répliquant, au fil d’une heure d’échanges forcément heurtés, aux invités de circonstances et autres auditeurs-contradicteurs.

Et Philippe David d’enfourcher, ce jour-là, le thème de tabac en assénant : « Il faut aller plus loin que la proposition Delaunay ! Trop de morts c’est trop de morts ! Je veux que le tabac soit beaucoup plus cher que ce que demandent les députés ! ». Lire la suite »

1 Juil 2016 | Profession
 

France TabacLa production du site de France Tabac s’est interrompue, ce mercredi 29 juin, l’heure des nouvelles récoltes étant attendue en septembre … Septembre qui devrait confirmer le plan social supprimant 24 emplois sur le site de Madrazès à Sarlat (voir Lmdt de ce 29 juin).

Pour l’heure, c’est l’incompréhension, comme en témoigne un article de Sud Ouest de mercredi 30 juin.

• « Je ne comprends pas pourquoi une entreprise qui génère 35 millions de chiffre d’affaires, fait vivre 57 salariés (enfin si on en retire 24, cela ne fera plus que 33), et 1000 agriculteurs, n’intéresse pas les pouvoirs publics. Pourquoi ces derniers ne s’intéressent pas plus que ça à cette activité économique. On peut se poser la question », glisse au quotidien Jean-Louis Aman, responsable des achats et membre du comité d’entreprise (CE) de France Tabac Sarlat. Lire la suite »

29 Juin 2016 | Profession
 

France Tabac SarlatDepuis plus d’un mois la rumeur on parlait d’un nouveau plan de licenciements chez France Tabac à Sarlat (voir Lmdt des 1er et 8 juin).
Vendredi 24 juin dernier, à l’issue du comité d’entreprise sur le site de Madrazès à Sarlat, les représentants du personnel ont découvert le contenu de l’audit réalisé à la demande de la direction : 24 emplois sur les 57 que comptent le site devraient être supprimés dès la rentrée de septembre.

Il devrait alors rester 33 personnes à Sarlat. C’est un coup dur pour le site périgourdin qui a déjà connu trois plans sociaux ces dernières années, en 2007, 2011 et 2014 et qui a compté jusqu’à 170 salariés. Lire la suite »

27 Juin 2016 | Profession
 

Traditab 1637Fini le « 1637 », son image terroir de tabac 100 % français, issu de la démarche de tabaculteurs, avec l’arrivée du paquet neutre (voir Lmdt des 9 novembre 2015 et 3 octobre 2014) ? Dans un article du Sud Ouest du samedi 25 juin, Christian Westelynck, président de la coopérative Traditab, déclare de but en blanc « « pour l’instant, je n’ai pas encore planté, parce que je produis aussi beaucoup en fraises, et que c’est la pleine saison. Mais c’est vrai qu’on ne sait pas vraiment à quelle sauce on va être mangé pour le tabac ».

Christian Westelynck reconnaît qu’il va falloir s’adapter, et que les buralistes sont la clef : « À nous de communiquer différemment auprès d’eux. Le consommateur, même s’il n’identifie plus notre paquet, peut toujours être conseillé. Nous organisons déjà régulièrement des rencontres avec les buralistes, pour qu’ils visitent nos exploitations ou l’usine de Sarlat. Ils sont en général enchantés, parce que c’est la première fois qu’ils découvrent une culture du tabac raisonnée. Ils deviennent ensuite nos meilleurs ambassadeurs.

« Après, nous sommes en Lot-et-Garonne, et nous n’avons pas la même puissance que les grands groupes auprès des buralistes. Mais on croit en notre produit, créé en France, avec des emplois et une valeur économique. Nous essayons aussi de les rassurer sur notre tabac : pour ce qui est de la vente frontalière, nous avons promis aux buralistes que nous n’allons pas vendre de 1637 à l’étranger ».

20 Juin 2016 | Profession
 

demantelement chaine casseeAlors que le paquet neutre n’est pas encore en place, on est frappé de la convergence de plusieurs signes indiquant qu’une offensive générale, très agressive, est toujours lancée contre l’ensemble de la filière tabac. Dont l’activité est pourtant légale.

Tant il apparaît que l’objectif des inspirateurs de l’actuelle politique de Santé publique consiste plus en l’éradication de la filière tabac – réduite au « lobby du tabac », comme ils disent – qu’à obtenir concrètement des résultats en termes de lutte contre la prévalence tabagique des jeunes et des autres.

Quels sont ces signes ? En voici quatre exemples.

• C’est l’absence de réactions officielles (ou de quiconque parmi les politiques) suite à la publication du rapport KPMG révélant le taux du marché parallèle du tabac en France (27,1 % de la consommation totale / voir Lmdt des 8 et 10 juin).

Comme si l’on voulait nier, à dessein, la double réalité des achats frontaliers auquel s’ajoute un trafic, organisé ou de simples fourmis, connu de tous les Français. Comme si le tabac étranger et illégal était moins dangereux que « l’autre », acquis dans le réseau officiel. Celui que l’on cherche à « dénormaliser ». Et dont de nouvelles rumeurs relancent l’éventualité de prochaines hausses. Fiscale et donc des prix. De quoi assurer un rebond à ce marché parallèle que certains font semblant d’ignorer.

• Ce sont ces imprécisions, mais aussi ces retards, dans les textes d’application de la loi Santé ou de transposition de la nouvelle directive Tabac européenne. Dont l’article 13, par exemple, qui appelle à lister des catégories d’interdictions, pures et simples, de marques et de dénominations commerciales de produits du tabac : celles faisant référence à des termes ou images susceptibles d’évoquer des valeurs positives, voire attrayantes.

On attend toujours un décret. Mais il est à parier que l’interprétation des autorités de la Santé (s’appuyant sur des arbitrages interministériels ?) soient très restrictives et destructrices. De quoi rayer, de la liste des prix, des noms iconiques et célèbres. En plus du paquet neutre.

• Ce sont ces messages insistants passés aux représentants des buralistes, lors de certains contacts dans des ministères : « il faut s’intéresser à cette idée d’une dégressivité du taux de la remise, en fonction du volume de tabac vendu … » ; « la diversification ? Mais il n’est pas sûr que la ministre de la Santé y tienne … Pour des raisons de santé publique, il ne faudrait pas créer d’affluence chez les buralistes ».

De quoi enrayer toute perspective de développement économique pour ces entreprises dans lesquelles les buralistes ont investi sur leurs biens personnels.

• C’est l’inertie des responsables agricoles français – et européens – devant les menaces inédites pesant sur la tabaculture, à travers ces nouvelles normes sur lesquelles travaille l’OMS (voir Lmdt de ce jour).

Mais au fait, ce rouleau-compresseur manœuvré par une poignée de personnes, est-il vraiment connu des autres responsables politiques ? De la majorité ou de l’opposition. En dehors de Marisol Touraine, qui couvre vraiment cette politique disproportionnée et déséquilibrée ?

20 Juin 2016 | Profession
 

omsLes tabaculteurs n’avaient pas besoin de cela. Tant les difficultés de tout ordre s’accumulent (voir Lmdt des 8 juin 2016, 5 novembre 2015 et 24 juillet 2014).

En novembre, va se tenir, à New Delhi, une « Conférence des Parties » (COP7) de la Convention cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac. La conférence précédente s’est tenue à Moscou et on y avait beaucoup parlé de fiscalité et de dénonciation de l’industrie (voir Lmdt des 13 et 14 octobre 2014).

Parmi les sujets en cours de préparation pour la réunion de New Delhi : des propositions de limitation des taux de nicotine dans les produits finis.

Concrètement, des « dispositions totalement incompatibles avec les contraintes agricoles sur le terrain et de nature à remettre en cause la pérennité même de la culture », selon un proche du dossier.

L’OMS propose un maximum de 0,4 mg/g quand les taux normaux sont compris entre 15 et 20 mg/g.

8 Juin 2016 | Profession
 

France Tabac« Comment en est-on arrivé là ? ». Quand le désarroi du personnel se conjugue à la platitude d’un certain discours politique.

Quelques jours avant la présentation de l’audit organisationnel, attendu le vendredi 17 juin (voir Lmdt du 1er juin 2016), et alors que se profile un probable quatrième plan social en neuf ans pour l’usine de Sarlat et ses 56 salariés (voir Lmdt des 30 avril 2015 et 28 mars 2014), que constate-t-on sur place ?

Sachant que le plan précédent, l’année dernière, s’est traduit par 29 licenciements.

•• Sentiment de fatalisme : une soixantaine de personnes s’est réunie devant l’entreprise, le lundi 6 juin, à l’appel lancé sur Facebook par Force Ouvrière. De quoi regretter l’absence des anciens. « En 2008, nous étions tous montés à Bruxelles, pour protester contre l’arrêt des subventions européennes, mais aujourd’hui il n’y a plus rien, regardez autour de vous » témoignent Jeanne et Lili, deux retraitées au micro de France Bleue.

Deux conseillers municipaux d’un village voisin, Claude et Odet : « il y a encore quelques années, les producteurs de tabac étaient nombreux dans le village, maintenant il n’y a plus rien ».

•• Impuissance politique. Il suffit de prêter attention aux propos, quelque peu confus, publiés par Sud-Ouest, le 1er juin :

• Germinal Peiro (député socialiste, animateur intermittent du groupe d’étude parlementaire sur le tabac et président du conseil départemental de Dordogne) : « la situation est paradoxale car on aurait des clients pour le tabac français, mais on a une production qui n’est pas au niveau. On est frappé par une sous-production alors qu’on aurait eu des marchés » (sic).

Avant de revenir au désengagement de l’Union européenne. « C’était il y a six ou sept ans. Avant, les tabaculteurs recevaient 10 000 euros par hectare, c’était considérable. Après ça, la production de tabac était devenue moins rentable, moins attractive. Nous, élus, nous avions pourtant fait de notre mieux pour le maintien du soutien de la production tabacole par l’Europe. Il y a de quoi se sentir impuissant » (resic)

« Je pense qu’il y aura toujours un certain niveau de production qui va se maintenir car il y a une demande. Mais ce qui arrive est tragique ».

Sachant que Germinal Peiro ne saurait se désolidariser du paquet neutre, par affiliation politique.

• Jean-Jacques de Peretti (ancien ministre et maire de Sarlat / LR) : « il y a trente ans, 80 % des exploitations agricoles du Saladais faisaient du lait et du tabac, c’étaient les deux mamelles ici. Mais là, il n’y a plus, ou presque plus, d’exploitations du tabac, donc de production. Le problème, c’est que nous avons en France une forte politique anti-tabac. De plus, ici, nos exploitations étaient petites, environ 3 ou 4 hectares bien souvent. C’était fragile. On est dans le tunnel … ».

•• Bien d’autres questions se posent au sujet de ce dossier France Tabac. Tant sur le désengagement de l’État que sur l’attitude des principaux clients ou sur la valeur d’un patrimoine agricole et technique qui risque d’être abandonné dans une région Aquitaine où l’ensemble de l’agriculture est en crise.

À suivre.

1 Juin 2016 | Profession
 

France TabacLa filière française du tabac va mal. Et elle s’apprête à subir un nouveau coup (voir Lmdt des 30 avril 2015 et 28 mars 2014). France Tabac – la société regroupant les coopératives régionales de production de tabac – devrait annoncer un plan social avant l’été, en fonction des conclusions de l’audit organisationnel attendu le 17 juin.

• L’objectif est de diminuer la masse salariale en réduisant les effectifs de l’usine de Sarlat (Dordogne) et de revenir ainsi à des comptes positifs. Les 57 salariés, qui opèrent la première transformation des feuilles de tabac, ont d’ores et déjà montré leur mécontentement en débrayant les lundi 23 et mardi 24 mai.

En interne, on assure que « ce n’est pas un problème de marché, mais un problème de matière première », rapporte L’Usine Nouvelle.

« L’adaptation de l’outil et la réduction des volumes traités » mènerait donc à un quatrième plan de licenciement en 10 ans après ceux de 2007, 2011 et 2014. Depuis plusieurs années, la première transformation réalisée à Sarlat s’organisait de plus en plus en flux tendu.

• France-Tabac est le maillon de la chaîne qui semblait, pourtant, le plus résistant. Mais avec une production de 9 000 tonnes, les planteurs de tabac produisent moitié moins qu’en 2011.

En seulement cinq ans, plus de 2 000 producteurs ont jeté l’éponge. Le petit millier d’exploitation encore en activité réussissant néanmoins à dégager 34 millions d’euros de leur récolte.

« Ce chiffre des 9 000 tonnes est ridicule comparée aux 200 000 tonnes produites par an en Europe et au 5,5 millions de tonnes sur le plan mondial », regrette François Vedel, le directeur de la Fédération nationale des Producteurs de Tabac, toujours  dans L’Usine Nouvelle.

19 Avr 2016 | International
 

ZimbabweLa production de tabac au Zimbabwe devrait enregistrer un recul de 15%, cette saison, et descendre à 160 000 tonnes. Cette baisse est essentiellement conséquence de la sécheresse qui sévit actuellement dans la région.

Selon les experts, cet aléa climatique, induit par le phénomène météorologique El Niño, aurait contraint les producteurs à retarder la plantation du tabac. Un autre facteur entrerait en ligne de compte : la baisse du nombre de producteurs de tabac enregistrés cette saison (72 000 contre 91 000, un an plus tôt).

Face à cette situation, le ministre de l’agriculture du pays, Joseph Made, a demandé de « permettre aux agriculteurs de surmonter les effets de la faiblesse pluviométrique et d’étendre la saison de production ».

Le Zimbabwe, qui exporte l’essentiel de sa production vers la Chine, a pu tirer 855 millions de dollars de ses ventes de tabac l’an dernier (voir Lmdt du 14 février).