Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
1 Mar 2016 | International, Profession
 

Grèce30 000 tonnes de tabac (type oriental) pour trois ans : ce sont les termes du contrat sur l’approvisionnement de Philip Morris International auprès des tabaculteurs grecs qui vient d’être conclu avec le gouvernement d’Athènes. Dans la lignée d’un accord précédent (voir Lmdt du 6 mars 2013).

Les autorités locales s’engageant sur un programme de développement de la production et de la qualité des planteurs qui se sont engagés dans ce type de tabac.

La filiale de PMI en Grèce – Papastratos Cigarette Manufacturing (voir Lmdt du 31 août 2013) – supervise les marchés grec, roumain, bulgare, chypriote et maltais.

25 Fév 2016 | Profession
 

TabacultureAvec 450 hectares de production, le Lot-et-Garonne reste le premier département pour la production de tabac en France. Le tabac Virginie – qui nécessite près de 400 heures de travail par hectare – est le produit le plus recherché ; or, il se trouve que la récolte des quelques 110 producteurs du département n’est parfois pas suffisante.

« C’est pour cela que nous lançons une opération afin de trouver de nouveaux producteurs dans la région, tout en sachant que le tabac n’occupe en général qu’une petite parcelle des terres d’un agriculteur » explique Christian Westelynck (exploitant dans le Fumélois et Président de Traditab) au quotidien Sud Ouest du mercredi 24 février.

Mais en Lot-et-Garonne, pour une surface de moins de trois hectares, le tabac représente souvent 20 à 30 % du chiffre d’affaires et 20 à 40 % des revenus des tabaculteurs . « Bien sûr, le tabac a une mauvaise image. Mais celui que nous produisons est naturel, et ce n’est pas parce qu’on va arrêter notre petite production familiale que les gens vont arrêter de fumer », poursuit-il.

« C’est une culture familiale, mais exigeante en main-d’œuvre. En revanche, le marché est garanti. Nous vendons ensuite notre production à la coopérative. À sa création en 2008, la coopérative recevait 20 tonnes de tabac. Elle en reçoit aujourd’hui 450. »

Dans un marché dominé par quatre multinationales et avec une consommation mondiale en diminution, Traditab, l’entreprise qui commercialise, entre autres, le tabac lot-et-garonnais, arrive à tirer son épingle du jeu. « Nous vendons aujourd’hui 3 % du tabac à rouler français, en nous appuyant sur une image régionale et on le commercialise nous-même » (voir Lmdt des 27 avril 2014 et 15 juin 2013).

Comme quoi tabac et territoires peuvent faire bon ménage (voir Lmdt du 15 février).

15 Fév 2016 | Profession
 

TraditabSuite à la polémique déclenchée par les récents propos  de Nicolas Sarkozy sur le paquet neutre (voir Lmdt des 4 et 6 février) et à la réaction de Bertrand Dautzenberg  sur le fait qu’il n’y a pas de territoires du tabac en France » (voir Lmdt du 4 février), Traditab a tenu à faire une saine mise au point dans un communiqué que nous reproduisons ci-dessous : 

« Le tabac en France : une production traditionnelle

Les premières cultures de tabac ont lieu dans le Lot-Et-Garonne, à Clairac, en 1637. La production de tabac, sous le régime du monopole d’Etat, s’est développée au fil des années pour compter à la fin des années 50 plus de 100 000 producteurs.

Suite à la fin du monopole et à la mondialisation des échanges, des Coopératives Agricoles se créent dans les années 80, la première étant Alsatabac. En 1985, les coopératives de producteurs créent l’usine de première transformation des tabacs à Sarlat.

Concurrencées par des productions à plus faible coût, les surfaces de tabac diminuent en France depuis 1970.

Aujourd’hui, 1 500 agriculteurs cultivent du tabac en France, et cette production permet la viabilité de leurs exploitations.

L’expérience Traditab ou la valorisation d’un savoir-faire

La coopérative TGA « Tabac Garonne Adour » concerne 235 producteurs-adhérents, 2 500 emplois saisonniers et 120 postes permanents.

Il existe plusieurs types de tabac : le Virginie, le Burley, le Brun et le tabac Boucané. Chaque type correspondant à un terroir et à un mode de culture et de séchage approprié. Par exemple, le tabac Boucané est séché, traditionnellement, selon une méthode mixte à l’air et au feu de bois. Chaque type a une saveur et ses caractéristiques d’emploi particulières.

Traditab tabacs-et-terroirsEn 2008, la coopérative Tabac Garonne Adour créée Traditab pour fabriquer des produits finis à base de tabacs 100% Sud-Ouest.
 Un objectif : Rémunérer équitablement les producteurs locaux.
 Traditab emploie 35 personnes et a fait le choix de ne commercialiser sa marque 1637 qu’au travers des buralistes français. « Un tabac terroir, vendu par un réseau de proximité ».

Les mesures sanitaires

En 2015, est votée la Loi Santé sur le paquet neutre : même typographie, même couleur, même standardisation de paquet …
 Cette Loi, qui risque de ne pas avoir d’effet sur la baisse de consommation, conduira à détruire des emplois et n’aura que pour conséquence de favoriser les grandes firmes et d’augmenter le marché noir …

Renforcer les politiques de santé publique ne doit, malgré tout, pas faire oublier que la production de tabac permet encore la viabilité de nombreuses exploitations agricoles en France ».

14 Fév 2016 | International, Profession
 

ZimbabweSelon l’agence Ecofin, les exportations de tabac du Zimbabwe ont rapporté 855 millions de dollars (789 millions d’euros) au pays en 2015.  Soit une hausse de 11% par rapport à l’année précédente, rendue possible par des prix plus élevés et une forte demande du marché chinois. En volume, le pays a commercialisé 152 000 tonnes en 2015 contre 136 000 un an plus tôt (voir Lmdt des 19 janvier 2015, 19 février et 15 janvier 2014). Lire la suite »

 

Tabaculteur« Pour les tabaculteurs, c’est un couperet », se désespère Pierre Vignau, tabaculteur dans le Béarn, à propos du paquet de cigarettes neutre, mesure phare du plan anti-tabac de la loi Santé (voir Lmdt du 17 décembre 2015). Dans un article du Sud Ouest de ce mercredi 13 janvier, il livre, avec authenticité, ses inquiétudes sur la perte d’identité du tabac et ses conséquences économiques.

« C’est comme un enfant à qui on retire son prénom, et qu’on remplace par un matricule », se désole-t-il, « on ne regardera plus de quel tabac il s’agit, mais on cherchera à faire des économies. Prenez l’exemple d’une bouteille d’eau : s’il n’y a plus d’étiquette, on achète la moins chère, sans regarder la qualité ». Lire la suite »

31 Déc 2015 | Profession
 

2015-neige2015, « bon cru » pour ceux qui sont persuadés que la lutte contre le tabagisme passe prioritairement par le démantèlement d’une filière officielle du tabac et de ses diverses composantes : planteurs ; fabricants ; buralistes.

2015, « année cata » pour ceux qui estiment que la lutte contre le tabagisme passe par une harmonisation des mesures au niveau européen, une non-stigmatisation des fumeurs et ne peut faire l’économie d’une filière tabac organisée et réglementée. Lire la suite »

28 Déc 2015 | Profession
 

Tabaculture PérigordC’est lundi dernier, le 13 décembre, que la société coopérative agricole des producteurs de Midi Tabac, la caisse d’assurance mutuelle agricole des producteurs de Midi Tabac et la fédération régionale des organisations tabacoles du midi de la France ont tenu leurs assemblées générales à Cahors.

Le président de la coopérative, Daniel Gasparini, a dépeint la situation sans ambages :

« la suppression (de toute aide directe communautaire en 2015 / ndlr ) introduit une nouvelle situation pour les producteurs qui seront en prise directe avec les marchés en 2016 » (voir Lmdt du 24 juillet 2014 et du 7 novembre 2015). Une nouvelle donne qui se traduit par de nouvelles contraintes mais aussi plus de liberté.

« Le prix de cette liberté est que nous devons affronter le marché mondial avec ses règles et réalités, sans filet de protection. Nous allons relever le challenge de multiplier les prix par trois. Nous maintenons la pression sur les marchés pour valoriser notre tabac ».

Dans l’immédiat, Daniel Gasparini annonce : « dans une première démarche, nous avons un projet de fusion avec Périgord Tabac. L’objectif est de mettre en commun nos moyens pour accompagner correctement nos producteurs. Il y a des savoir-faire complémentaires qui ne demandent qu’à être partagés, pour un retour plus efficient vers l’acte de production.

« Il faut réaffirmer notre volonté de vivre avec cette production ».

16 Nov 2015 | International, Trafic
 

Australie ferme tabacAbud El Hamid El Kerdi, un Australien de 29 ans, vient d’être condamné par un tribunal de la province de Victoria à un an de prison. Pour culture illégale de tabac.

On a dénombré ainsi pas moins de 35 000 plants de tabac qu’il se proposait de cultiver dans un hangar agricole loué par ses soins. C’est l’incendie de ce dernier, en janvier, qui a attiré l’attention des policiers.

Il est interdit de cultiver du tabac depuis 2006, en Australie.

Mais les cultures clandestines s’y développent, ces dernières années (voir Lmdt du 15 mai).

Il faut y voir l’une des conséquences du bond en avant du marché parallèle, depuis l’instauration du paquet neutre : + 26 % (à 14,5 % de la consommation en 2014 / voir Lmdt du 31 mai).

9 Nov 2015 | Profession
 

TabacultureLes planteurs de tabac, même s’ils ne cultivent que 0,1% du tabac consommé dans l’Hexagone, ont décidé de monter au créneau contre le paquet neutre, après les buralistes et les fabricants, craignant la « disparition » de leur tabac « made in France », d’après l’AFP (voir également Lmdt des 5 novembre et de ce jour).

« L’aspect économique et social du tabac, contrairement à ce que peut laisser entendre le débat actuel, notamment sur le paquet neutre, ne se résume pas aux seules multinationales. Nous ne pesons que 2% du marché national du tabac à rouler, et 0,1 % de la consommation de tabac en France, mais nous avons notre place sur le marché. La filière représente 1.000 planteurs, 2.000 emplois temps plein et 5.000 emplois saisonniers », a expliqué, lors d’un point de presse, Jérôme Duffieux, directeur de Traditab, PME qui développe tabac à rouler et cigarettes sous la marque 1637.

Après « l’abandon des aides européennes depuis 2010 et pour continuer à vivre de notre métier, nous avons « suivi », regroupés en coopérative, plusieurs pistes comme le tabac bio, tabac blond aromatique, ainsi que la vente sous notre propre marque », a rappelé Christian Westelynck, président de Traditab.

Selon M. Duffieux, « si le projet de paquet neutre est adopté, de nombreux agriculteurs producteurs de tabac risquent de disparaître ». « Quand les paquets de cigarettes se ressembleront tous, notre petite marque n’aura plus de visibilité contrairement aux grands groupes, ce qui va signer notre arrêt de mort », a-t-il dit.

La France produit 10.000 tonnes de tabac sur un marché européen de 200 000 tonnes, précise l’AFP.

Les producteurs français de tabac craignent que la mesure portée par la ministre de la Santé Marisol Touraine soit accompagnée assez rapidement d’« une guerre des prix, entraînant une pression sur les producteurs de matières premières, donc sur les planteurs », a regretté M. Duffieux.

« Pourquoi la France veut-elle aller au-delà de la directive européenne avec le paquet neutre, pourquoi vouloir « laver plus blanc que blanc » quand nos pays voisins ne vont pas du tout dans cette direction ? », a relevé M. Westelynck.

9 Nov 2015 | Profession
 

TraditabLors de leur conférence de presse, organisée à Paris ce lundi matin du 9 novembre (voir Lmdt du 7 novembre), Traditab et la coopérative tabac Garonne Adour entendent développer un message en quatre points :

• Pour le paquet « directive » : « Traditab et la coopérative tabac Garonne Adour veulent faire entendre leur voix et expliquer que le paquet neutre n’est pas la solution adaptée pour empêcher les gens de fumer.

« Les États membres (de la Communauté européenne / ndlr) ont déjà voté pour un paquet directive. Pourquoi la France souhaite-t-elle aller plus loin ? ». Lire la suite »