Avec 450 hectares de production, le Lot-et-Garonne reste le premier département pour la production de tabac en France. Le tabac Virginie – qui nécessite près de 400 heures de travail par hectare – est le produit le plus recherché ; or, il se trouve que la récolte des quelques 110 producteurs du département n’est parfois pas suffisante.
« C’est pour cela que nous lançons une opération afin de trouver de nouveaux producteurs dans la région, tout en sachant que le tabac n’occupe en général qu’une petite parcelle des terres d’un agriculteur » explique Christian Westelynck (exploitant dans le Fumélois et Président de Traditab) au quotidien Sud Ouest du mercredi 24 février.
Mais en Lot-et-Garonne, pour une surface de moins de trois hectares, le tabac représente souvent 20 à 30 % du chiffre d’affaires et 20 à 40 % des revenus des tabaculteurs . « Bien sûr, le tabac a une mauvaise image. Mais celui que nous produisons est naturel, et ce n’est pas parce qu’on va arrêter notre petite production familiale que les gens vont arrêter de fumer », poursuit-il.
« C’est une culture familiale, mais exigeante en main-d’œuvre. En revanche, le marché est garanti. Nous vendons ensuite notre production à la coopérative. À sa création en 2008, la coopérative recevait 20 tonnes de tabac. Elle en reçoit aujourd’hui 450. »
Dans un marché dominé par quatre multinationales et avec une consommation mondiale en diminution, Traditab, l’entreprise qui commercialise, entre autres, le tabac lot-et-garonnais, arrive à tirer son épingle du jeu. « Nous vendons aujourd’hui 3 % du tabac à rouler français, en nous appuyant sur une image régionale et on le commercialise nous-même » (voir Lmdt des 27 avril 2014 et 15 juin 2013).
Comme quoi tabac et territoires peuvent faire bon ménage (voir Lmdt du 15 février).




