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23 Nov 2025 | Profession
 

FORUM DE LA FRANCOPHONIE SUR LA NICOTINE

La 2e édition du Forum de la Francophonie sur la nicotine, organisée à Genève à l’initiative de Norbert Neuvy, co-fondateur de la plateforme d’informations Nicotine World, a réuni ce 21 novembre des médecins, chercheurs, décideurs publics, acteurs de terrain et journalistes venus de plusieurs pays francophones. Cette mobilisation a permis de créer un espace francophone structuré orienté vers un objectif clair : renforcer la lutte contre le tabac grâce à des débats transparents et solidement ancrés dans la science.
C’est ainsi que débute le communiqué de conclusion des travaux de ce forum (voir 21 novembre) que nous reprenons.

En marge du Mois sans Tabac et de la COP11 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), le Forum répond à un contexte international marqué par des débats sur la place des produits nicotiniques et sur la définition même de la réduction des risques.

/ Un dialogue entre experts francophones pour clarifier les enjeux du débat

Parmi les intervenants présents pour échanger leur point de vue et partager leurs connaissances :
Docteur Gaétan Barrette, ancien ministre de la Santé du Québec,
Professeur Jean-François Etter, chercheur suisse en santé publique,
Docteur Hervé Tarragano, chirurgien oral, tabacologue,
Docteur Maryleine Kemme Kemme, médecin addictologue, présidente de Médecins du Cameroun,
Norbert Neuvy, ancien fumeur et co-fondateur de la plateforme d’information gratuite Nicotine World. Lire la suite »

15 Nov 2025 | L'Info
 

Nicotine World salue la déclaration claire de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui reconnaît publiquement que « le vapotage peut être utile au sevrage tabagique » et que « les outils nécessaires à l’arrêt du tabac doivent être protégés » (voir ci-dessous).
C’est ainsi que débute une communication de Norbert Neuvy / Nicotine World (voir le 3 novembre 2025) que nous reprenons.

Nous partageons pleinement cette position. Mais nous appelons désormais le gouvernement à faire preuve de cohérence politique : les sachets de nicotine sont eux aussi un outil de sevrage reconnu, efficace, discret et sans combustion. Ils méritent d’être encadrés, pas interdits.

Ces produits, largement réglementés chez nos voisins européens (Suède, Royaume-Uni, etc.), sont aujourd’hui utilisés avec succès par d’anciens fumeurs.

Interdire les sachets alors que le tabac reste en vente libre, y compris le tabac à priser, serait une incohérence sanitaire.
– Pour les jeunes, il existe des solutions simples : interdiction de vente aux mineurs, comme c’est déjà le cas pour la vape ou le tabac.
– Enfin, rappelons que dans l’espace européen de libre-échange, plusieurs pays ont donné un statut clair à ces produits, et les Français peuvent les acheter en ligne en toute légalité. Une interdiction nationale serait donc inefficace, incohérente et contre-productive.
Ces sachets sont bien plus qu’un simple produit nicotinique.

Ils sont un outil de réduction des risques, qui permet aux fumeurs ou ex-fumeurs de maintenir leur sevrage même dans les situations où la cigarette ou la vape sont interdites : en réunion, à l’hôpital, en avion, dans les transports ou dans des espaces clos partagés.
C’est un appui discret, efficace et sans gêne pour l’entourage. Pour les parents, c’est aussi une solution invisible, qui permet de montrer l’exemple sans afficher sa dépendance.

Les professions à risque – soignants, ouvriers, routiers, travailleurs de nuit – sont les premières concernées par ces solutions discrètes et utilisables sur le terrain. Les sachets ne remplacent pas la vape : ils la complètent et offrent aux usagers un choix adapté à chaque moment de leur quotidien. La réalité, c’est que de plus en plus de sevrages sont aujourd’hui multi-produits, à la carte.

Alors que notre voisin la Suisse s’apprête à accueillir la COP11, où l’OMS discutera de l’avenir de la lutte antitabac mondiale, faut-il vraiment priver les Français d’un outil que d’autres pays ont adopté avec succès ?

« Madame la Ministre, votre parole sur le vapotage a été entendue. Ayez maintenant le courage politique d’aller au bout de cette logique, en retirant ce décret d’interdiction des sachets de nicotine. Il en va de la santé publique, et de la liberté des fumeurs à choisir des alternatives. »

3 Nov 2025 | L'Info
 

Chaque année, au mois de novembre, le Mois sans tabac mobilise les Français autour d’un objectif commun : arrêter de fumer. Alors que les chiffres du tabagisme connaissent une baisse historique, cette dynamique positive repose en partie sur la diversification des alternatives et des outils d’aide au sevrage : vape, substituts nicotiniques, accompagnement personnalisé…

Tout en affichant sa volonté de réduire encore le nombre de fumeurs, le Gouvernement a pourtant interdit les sachets de nicotine (décret n° 2025-898 du 5 septembre 2025), alors que 69 % des Français souhaiteraient que l’État les aide à décrocher en encourageant les substituts à base de nicotine.

C’est ainsi que débute une communication de Nicotine World (voir 23 août et 16 octobre) que nous reprenons.


Les Français plébiscitent les alternatives, pas leur prohibition

À l’occasion du Mois sans tabac, une enquête OpinionWay pour Nicotine World révèle que 69 % des Français estiment que les pouvoirs publics devraient encourager les fumeurs à se tourner vers les substituts nicotiniques et alternatives – qu’il s’agisse de patchs, de gommes, de sachets ou de cigarettes électroniques.

Ce chiffre met en lumière une volonté claire des citoyens : privilégier l’accompagnement à l’interdiction, et considérer les substituts nicotiniques comme des outils de santé publique plutôt que comme des produits à proscrire.


Une dynamique européenne portée par la réduction des risques

La France s’inscrit dans une tendance observée à l’échelle européenne :

  • 77 % des Britanniques soutiennent l’encouragement des substituts, reflet d’une politique de santé publique pragmatique ;
  • 61 % des Suédois partagent cet avis, dans un pays pionnier de la réduction du tabagisme ;
  • 60 % en Italie,
  • 59 % en Belgique, pour une moyenne européenne de 65 %.

Avec 69 %, la France se situe au-dessus de la moyenne européenne, confirmant l’évolution de son opinion publique vers une approche plus ouverte et réaliste du sevrage tabagique.


Une opinion publique en décalage avec la réglementation actuelle

Le décret du 5 septembre 2025, qui prévoit l’interdiction complète des sachets de nicotine à partir du 1er avril 2026, illustre pourtant une orientation inverse à celle exprimée par les Français.

Présentée comme une mesure de santé publique, cette interdiction va à contre-courant d’une opinion largement favorable à une utilisation encadrée et responsable des substituts nicotiniques.

« Les Français sont prêts pour une politique de réduction des risques, mais la réglementation ne suit pas encore leur volonté. Le Mois sans tabac devrait être un moment d’écoute et d’innovation, pas de recul sur les addictions. », souligne Hervé Tarragano, tabacologue et chirurgien oral.

25 Sep 2025 | Institutions, Récents
 

Nous savons qu’un décret sur l’interdiction à la vente des sachets de nicotine, à partir du 1er mars, est paru (voir le 6 septembre 2025) – il s’est même agi quasiment du dernier acte du Gouvernement Bayrou – mais il s’avère que la Confédération des buralistes n’a pas dit son dernier mot.

D’après le site d’informations Contexte, les buralistes s’activeront… quand il y aura un examen du budget 2026 au Parlement « pour que des amendements visant à encadrer les produits de la nicotine soient déposés, voire adoptés ».

Ceci parce que la loi est au-dessus d’un décret dans la hiérarchie des normes.

Ces derniers mois, des amendements encadrant et fiscalisant la nicotine ont déjà été déposés (voir 15 juin 2025), notamment lors de la discussion budgétaire précédente.

Alors que le président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, Frédéric Valletoux, déclare : « Je vois mal, dans cette Assemblée nationale, le retour de ce débat. »

Par ailleurs, d’après Contexte, au moins un industriel aurait prévu de déposer un recours.

À suivre.

 

17 Sep 2025 | Profession
 

Aux rumeurs sur la composition du nouveau gouvernement s’ajoutent celles sur le prochain budget (projet de loi de finances et projet de loi de financement de la Sécurité sociale) conditionné par la recherche d’économies drastiques et de nouvelles rentrées fiscales politiquement acceptables.

C’est dans ce contexte hyper tendu que circule la rumeur d’une taxe sur les e-liquides, reprise par Les Échos. Une idée qui n’avait pas abouti lors de la discussion budgétaire de l’année dernière (voir 24 octobre 2024).

Rappelons que l’Europe travaille sur une directive nouvelle fiscalité tabac dont le projet prévoit une taxation des e-liquides :

  • 0,36 € par millilitre pour les e-liquides avec plus de 15 milligrammes de nicotine ;
  • 0,12 € par millilitre pour les e-liquides jusqu’à 15 milligrammes de nicotine (voir 18 juillet 2025).

À suivre.

12 Sep 2025 | Profession
 

L’immense parc des expositions de Dortmund accueille, dans une semaine, InterTabac, la grande foire internationale des produits du tabac et des accessoires à fumer : du 18 au 20 septembre exactement.

Soit la présence, sur leurs stands répartis dans plusieurs immenses halls, de nombreuses entreprises référentes dans les domaines de la cigarette, du tabac à rouler, des cigares/cigarillos, des produits du vapotage, des sachets de nicotine, du CBD et de la chicha … (voir le 1er octobre 2024).

Parmi les grandes nouveautés de cette année : une grande rencontre « Davos du cigare » (voir le 5 septembre 2025) et la mise en place d’une section « Cannabis Business Expo » (ce sont des visiteurs du monde entier qui se déplacent dans la ville allemande).

C’est aussi l’occasion pour la CEDT (Confédération européenne des Détaillants de Tabac) – réunissant les représentants des principaux réseaux européens dont la Confédération française des buralistes – de faire entendre sa voix dans la perspective des prochaines décisions européennes concernant le secteur.

À suivre.

6 Sep 2025 | Institutions, Récents
 

Un décret du 5 septembre « relatif à l’interdiction des produits à usage oral contenant de la nicotine » est paru dans le Journal officiel ce matin. Cette interdiction concerne la production, la fabrication, l’offre, la cession et l’acquisition du produit sur le territoire national.

Le décret définit les produits à usage oral contenant de la nicotine notamment sous la forme de sachets-portions ou de sachets poreux, pâte, billes, liquides, gomme à mâcher, pastilles, bandelettes ou toute combinaison de ces formes.

Ainsi, dans son article 1, sont considérés comme produits à usage oral contenant de la nicotine tous les produits manufacturés, constitués totalement ou partiellement de nicotine synthétique ou naturelle, conditionnés pour la vente, quelle que soit leur présentation.

Le tabac à chiquer n’est pas concerné par cette interdiction.

Le texte entre en vigueur six mois après sa publication.

(Voir 3 et 2 septembre)

3 Sep 2025 | International, Profession
 

En février 2025, la France notifiait à Bruxelles son projet d’interdiction des sachets de nicotine. Plusieurs États membres s’y sont opposés, prolongeant la procédure européenne. Mais le silence final de la Commission et des autres pays ouvre désormais la voie à une interdiction en bonne et due forme.
C’est ainsi que débute une information de Vaping Post, du 1er septembre, dont nous reprenons l’essentiel.

En février 2025, la France notifiait à la Commission européenne son intention d’interdire les sachets de nicotine (…)
Quelques mois plus tard, plusieurs États membres de l’UE s’opposaient à cette volonté française. La Roumanie, la Grèce, la Slovaquie, la Tchéquie et l’Italie jugeaient que Paris n’avait pas apporté assez de preuves scientifiques démontrant la dangerosité des sachets de nicotine (voir 28 juillet et 6 mai).

Ces contestations officielles, prenant la forme d’avis circonstanciés auprès de la Commission européenne, avaient prolongé la période de statu quo durant laquelle la France ne pouvait pas appliquer sa mesure.
Pour rappel, lorsqu’un pays souhaite interdire un produit qui est autorisé dans d’autres États membres, il doit en notifier la Commission européenne. S’ensuit une période de trois mois, appelée période de statu quo, durant laquelle le pays demandeur ne peut pas appliquer la mesure qu’il souhaite. Durant ce laps de temps, la Commission et les autres États membres peuvent s’y opposer.
En l’absence de réaction, une fois le trimestre passé, la mesure peut être appliquée. En cas d’opposition par le biais d’un avis circonstancié, la période de trois mois est prolongée de trois mois supplémentaires, et le pays demandeur a pour obligation de répondre aux craintes soulevées dans l’avis circonstancié.

Concernant le projet d’interdiction français, l’opposition de plusieurs pays avait repoussé la fin de la période de statu quo, du 26 mai 2025 au 26 août 2025. La France était donc tenue de répondre aux craintes de la Roumanie, la Grèce, la Slovaquie, la Tchéquie, la Suède et l’Italie, avant cette date.
Ce que l’Hexagone a fait… le 21 août, soit cinq jours seulement avant la fin de la période.

Les pays qui s’opposaient à l’initiative hexagonale d’interdire les nicotine pouches ont donc eu moins d’une semaine pour réagir suite à la réponse française.
Cinq jours.
En plein mois d’août. Une pratique qui, bien que légale, va à l’encontre de l’esprit de dialogue constructif souhaité par la Commission européenne.

Sans surprise, personne n’a réagi. Un silence qui ne vaut pas approbation formelle, mais qui libère la France pour mettre en œuvre son interdiction.

Depuis le 27 août, la France est donc libre d’interdire les sachets de nicotine. Il reste désormais au législateur à traduire cette volonté dans la loi.

(Voir 2 septembre / ACT appelle …)

24 Juil 2025 | International
 

Outre-Atlantique, le propriétaire de Marlboro a rallié à sa cause d’influents relais issus du monde politique et du secteur de la santé. Mais à Paris et à Bruxelles, il ne parvient pas à convaincre les pouvoirs publics.
C’est ainsi que débute un article du Figaro (du 23 juillet), signé Adrien Bez, que nous reprenons.

Plantée entre un Starbucks et une station-service Shell du quartier Vanderbilt, la supérette Twice Daily est l’une des plus fréquentées de la ville de Nashville, dans le Tennessee. Universitaires, jeunes actifs et voisins s’y bousculent pour acheter tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un bon et fidèle « convenience store » : le café du matin, le sandwich de la pause déjeuner, un en-cas au goûter. Et, pour certains, des cigarettes.

Mais, ici comme ailleurs, le rayon tabac a radicalement changé en quelques années. Les traditionnelles cigarettes n’occupent plus qu’un tiers des étagères.
Sur les deux tiers restants fleurissent toutes les alternatives sans combustion : tabac à chauffer, à chiquer, vapoteuses, billes, gommes, pastilles.
Et puis ces petits boîtiers ronds et multicolores Zyn, qui cartonnent ces derniers mois aux États-Unis. Ce sont des « pouches », les sachets de nicotine commercialisés par Philip Morris International (PMI), qui en a fait le numéro un des produits sans tabac aux États-Unis. Dans cette supérette, les ventes dépassent désormais celles des cigarettes Marlboro, la marque qui a fait la fortune du groupe.

Saveur menthe, citron ou café, les petits sachets de poudre blanche se placent dans la bouche, contre les gencives, et libèrent petit à petit leur dose de nicotine. C’est avec ce produit et l’acquisition, en 2022, de son fabricant, l’entreprise suédoise Swedish Match, que PMI est parti à l’assaut du marché américain. Le mastodonte du tabac n’y opérait plus depuis 2008 et sa séparation d’avec Altria, qu’il vient désormais concurrencer avec Zyn, mais aussi avec Iqos, son système de tabac à chauffer. Lire la suite »