Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Avr 2025 | Profession
 

Pour l’assemblée générale des buralistes de la Gironde, rendez-vous était donné au stade Matmut Atlantique de Bordeaux, ce samedi 5 avril. Marché parallèle du tabac, formations… : autant de sujets récurrents au comptoir, selon le compte-rendu de Sud-Ouest.

À l’heure où le Parlement a voté la création d’un parquet spécialisé dans la lutte contre le narcotrafic, Philippe Coy, présent à la réunion, demande qu’on y intègre la lutte contre le trafic de tabac : « il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre un trafiquant de produits illicites et un trafiquant de tabac », prévient-il.

•• « Jusqu’à présent, le marché parallèle de la cigarette était considéré comme une fraude à la fiscalité. Aujourd’hui, on est confronté à une vraie structuration de la filière. On a versé dans un autre schéma, qui est celui de la criminalité. » Car si l’acheminement transfrontalier était la seule donnée du problème dans le Sud-Ouest, « on ne serait pas si mal ». Lire la suite »

1 Avr 2025 | Profession
 

Alain Clouet, secrétaire général de la Confédération s’est rendu, ce 29 mars, à l’assemblée générale des buralistes de Meurthe-et-Moselle, présidée par Hervé Garnier (administrateur de la Confédération / voir 24 février et 10 janvier). Interview croisée par L’Est Républicain sur les difficultés du réseau.

L’Est Républicain : Quelle est la situation actuelle des buralistes en Meurthe-et-Moselle ?

• Hervé Garnier : La situation est très complexe, notamment depuis le début de l’année, avec des augmentations de prix qui impactent fortement notre marché. Nous cherchons des solutions pour contrer cette concurrence déloyale, notamment avec le Luxembourg, où les frontaliers peuvent ramener quatre cartouches sans problème. La situation est injuste, et ce, depuis plusieurs années.  Lire la suite »

27 Mar 2025 | Profession
 

En mars 2024, le PMU lançait les « Paris Mutuels Urbains ». Brasseries entre tradition et modernité, ces lieux ont pour but de rajeunir l’image de la marque tout en attirant une nouvelle clientèle attachée à ces bistrots « à l’ancienne » (voir 6 mars 2025 et 19 août 2024).

Sylvain Dominé, directeur des réseaux commerciaux du PMU indique que l’objectif est de réintéger l’hypercentre des grandes villes de plus de 50 000 habitants.

40 établissements sont attendus d’ici fin 2025 et à terme atteindre la barre des 150 avec cette ferme volonté d’attirer de nouvelles personnes dans le monde des courses et des paris hippiques. Le treizième établissement de la gamme a ouvert ses portes dans une ville où le chiffre 13 représente évidemment beaucoup, Marseille.

Dans le mythique quartier du Vieux-Port, la brasserie « Le Longchamp » permet désormais d’aller suivre les courses dans un cadre très « chic » tout en consommant d’excellents produits frais, annonce Equidia.

Les précédents « Paris Mutuels Urbains » qui ont vu le jour ont connu une hausse de leur chiffre d’affaires comprise entre 30 et 70 %, selon Emmanuelle Malecaze-Doublet, Directrice Générale du PMU. 

23 Mar 2025 | L'Info
 

Tenu par un nouveau duo depuis janvier 2024, le « Tabac de la Tour » à Saint-Affrique (7 900 habitants, 28 kilomètres de Millau, Aveyron) propose un immense choix en coutellerie du plus simple au plus prestigieux. Plongée au cœur d’un rêve et d’une passion avec Le Midi Libre. 

« J’ai 32 ans et je suis né ici. Après mes études et une vie professionnelle à Toulouse, j’ai décidé de revenir aux sources et de reprendre avec mon compagnon le Tabac de la Tour. Mon oncle, Georges Maurel, et ma grand-mère Odette l’ont tenu pendant 33 ans. Ma grand-mère y a travaillé jusqu’à ses 91 ans » explique Maxime Régnier. Le commerce ne date pas d’hier, il figure sur une carte postale que possède La Maison de la Mémoire estampillée par la poste en 1906. Lire la suite »

22 Mar 2025 | Profession
 

Dans un contexte de hausse du prix du tabac et de localisation frontalière, les buralistes des Pyrénées-Orientales peuvent faire face en « réinventant leur commerce » grâce aux aides du Protocole avec l’État.

Présent en pays catalan, ce 20 mars, pour une journée de la Transformation Saison 2 « 2023-2027 » (voir 20 janvier 2023), Philippe Coy a rappelé la nécessité de franchir le cap. 

« Vendre du tabac ne suffit plus » explique, à L’Indépendant qui a suivi la journée, Romuald Fontaine, installé à Saint-Cyprien. Il a eu recours à cette aide en octobre 2023 pour rénover l’affaire qu’il avait décidé de reprendre quelques mois plus tôt. Aujourd’hui, ce commerce de proximité n’est plus seulement un tabac mais aussi une papeterie, librairie, boutique souvenirs, centre de paiement de proximité, antenne de La Poste, point colis … Lire la suite »

19 Mar 2025 | Profession
 

Ce 16 mars, se tenait l’assemblée générale de la fédération des buralistes de l’Indre -présidée par Nicolas Pinot – dans l’Orangerie du château de Valençay. Une réunion à l’accent très sécuritaire, avec la présence du commissaire divisionnaire de police Édouard Malis, du commandant de la gendarmerie ou encore de Yann Morel, Directeur départemental des Douanes.

Ces intervenants ont insisté sur le fait que la sécurité des débits de tabac « était une priorité », selon La Nouvelle République.

•• Le commissaire de police a dressé un bilan de l’activité sur son secteur. « Nous n’avons pas eu de vols notables en 2024, mais plutôt des perturbateurs qu’il nous a fallu faire partir, autour des points de vente », explique-t-il. « Mais nous menons aussi des enquêtes pour trouver des trafics illégaux, une criminalité de plus en plus organisée car c’est un produit cher. Même la vente à la sauvette est délictuelle. »

Pour illustrer ce phénomène, il déplorait un vol de cigarettes chez le transporteur à Châteauroux, (voir 18 mars). Son collègue gendarme, dont les services ont arrêté deux trafiquants à Bélâbre dernièrement (voir 9 mars) et « saisi 20 à 30 000 euros de tabacs contrefaits sur l’A20 avec le concours des Douanes », a parlé des nouveaux risques avec les cartes prépayées, « des escroqueries dont vous êtes les victimes ». Il a renforcé son discours avec l’exemple récent à La Châtre où un faux gendarme, par téléphone, a fait sortir les exploitants pour dérober 2 500 euros de cartes prépayées.

•• Les forces de l’ordre ont demandé aussi aux buralistes, qui gèrent des lieux de passage importants, d’être « lanceurs d’alerte pour nous en termes économiques (trafic de cigarettes en particulier) et contre la radicalisation, même en milieu rural ».

Ils ont répété que pour « toute agression physique », il fallait prévenir très vite leurs services pour « une judiciarisation ». En appui à cela, le directeur régional des Douanes, Yann Morel, fait un point de rappel concernant les aides à la sécurisation des locaux. En 2024, c’est 14 aides pour un montant de 76 842 euros.

•• Enfin, Mathilde Keszey-Godard, présidente France de Logista, est intervenue sur la baisse des volumes de vente de tabac et a insisté sur les marchés plus larges de la vape et de la nicotine. « Mais il faut en réglementer la distribution dans des réseaux responsables car c’est aussi un moyen d’arrêter de fumer, donc chez les buralistes », détaille-t-elle.

L’entreprise a aussi créé un réseau de récupération des cigarettes électroniques usagées des vendeurs de tabac. Toujours dans un esprit « éthique et responsable ». © Photo : NR, Cédric Citrain

11 Mar 2025 | Profession
 

La fédération des buralistes d’Eure-et-Loire, présidée par Michel Philippe, a tenu son assemblée générale, ce 9 mars, à l’hippodrome de Chartres. En présence de Philippe Coy. 

Une partie significative des 172 buralistes d’Eure-et-Loir a fait le déplacement, afin d’échanger et prendre le pouls de leur profession. « Nous proposons tout un éco-système , avec des services au public », a déclaré le président national selon le compte-rendu de L’Écho Républicain.

« L’audace de notre réseau est d’aller de l’avant, avec un plas de transformation des commerces, mais aussi à la conquête de nouveaux clients avec de nouveaux services … Depuis de nombreuses décennies, on pouvait acheter des timbres fiscaux. Maintenant, on peut aussi payer la crèche, le Centre communal d’action sociale, la piscine et même depuis janvier, les péages d’autoroute à flux libre (A 13, A 14 et A 79). »  Lire la suite »

8 Mar 2025 | Profession
 

Au cinquième salon des buralistes du Grand Ouest « Bural’Expo », près d’un millier de professionnels ont pu découvrir l’un des soixante-dix exposants sur le stand de sa fédération (voir 1er mars) : Philippe Glory, président de la fédération des buralistes de Loire-Atlantique et membre du Conseil d’administration de la Confédération nationale (voir 2 mars). Il évoque avec Ouest France les évolutions de son métier.

« On se transforme comme les stations-service », explique Philippe Glory. Hormis le tabac et la presse, « chacun est maître en son royaume et peut se diversifier comme il l’entend ». Lire la suite »

6 Mar 2025 | Profession
 

Devanture de bois vert, mobilier chic et intemporel, comptoir de bois vernis au design iconique, le tout jouant la carte de l’élégance et de la convivialité … Le 7 janvier, le bar « Le Cheval des 3 » sur le plateau de la Croix-Rousse a inauguré le premier « Paris Mutuels Urbains » du genre sur Lyon, en présence d’Olivier Vidal, directeur régional du PMU, de Lucie Laurent, manager du Rhône, et du propriétaire de l’établissement Massis Tchakmakdjian. (Voir 19 août, 30 et 29 avril 2024). 

Si certains parlent d’un PMU « chic », le mot ne convient pas totalement à l’établissement non plus. Il s’agit plutôt d’un retour aux sources pour la marque qui a d’ailleurs choisi de remettre au goût du jour son nom initial Paris Mutuels Urbains pour décliner sa nouvelle identité.

« On veut faire du beau, du propre, tout en restant populaire, parce que le PMU est une activité populaire et ce n’est pas un gros mot. Notre ADN, c’est le bistrot à la française et le pari hippique avec un design intemporel, premium et un mobilier spécifique », confie, au Figaro, Sylvain Dominé, directeur des réseaux commerciaux de PMU. 

Sur place, les amateurs de courses hippiques côtoient les habitants du quartier venus seulement boire un verre. « Un PMU, ça a toujours été cosmopolite. À la Croix-Rousse, on est plutôt dans un quartier gentrifié et certaines personnes ne se croisent qu’ici », se réjouit Massis, le propriétaire du bar qui a ouvert cet été.

Le quartier n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard par PMU explique Sylvain Dominé : « Dès sa création, PMU a poussé l’activité des paris hippiques en centre-ville. Mais depuis quelques années, ce modèle traditionnel a eu tendance à disparaître à cause de la pression immobilière. Une dynamique que l’on souhaite inverser désormais ».

Une façon de tourner la page des PMU City, ces lieux seulement dédiés aux paris, ouverts au milieu des années 2010 et qui ont fortement dégradé l’image de la marque. « L’idée était d’en faire des maisons du pari. Mais du meilleur du PMU, on en a fait le pire, puisque l’on n’y trouvait que des gens enfermés dans le pari hippique et ça ne reflétait pas ce qu’est le PMU. Avec ces bars, on prend le contrepied en disant que l’on vient au PMU pour autre chose que le pari », analyse Sylvain Dominé. Lire la suite »

2 Mar 2025 | Profession
 

Le Figaro du 12 février publie un entretien avec Jean-Laurent Cassely, auteur d’une récente étude sur les bars-tabacs intitulée « La France des bars-tabacs, réinventer le dernier commerce populaire » (Voir 6 et 9 février).

• Le Figaro : Quelle est la fonction symbolique du bar-tabac dans la société ?

•• Jean-Laurent Cassely : Les buralistes dénombrent près de 13 000  bars-tabacs, dont une moitié vend également des journaux. Si on élargit la définition aux bars populaires, on doit être autour des 30 000  à 40 000 en France. Parmi eux, 29 000 points de vente diffusent l’offre Française des Jeux et environ 13 500 celle du PMU.

Le maillage territorial de ce réseau est très fin : sur les places de village, en bord de route, dans les centres et les rues commerçantes des villes moyennes, à la sortie des gares de RER ou des gares de province, aux angles de boulevards très passants … Le bar-tabac est partout. Et c’est une spécificité française.

Central dans l’espace public, il l’est aussi dans l’imaginaire collectif. Il est devenu un symbole de la convivialité, de l’art de vivre à la française. En témoigne l’initiative pour inscrire le café à la française au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco. Toutefois, il est en voie de relégation sur le terrain. Cette étude montre que ces lieux ont un problème d’image et de réputation dans les grandes villes.

• Le Figaro : En quoi sont-ils devenus, selon vous, des « espaces refuges de la France populaire » ?

•• Jean-Laurent Cassely : Il faut sortir du fantasme d’un bar universel, dans lequel toutes les couches de la société se croisent. La nostalgie des années 1970-1980 a contribué à renforcer cet imaginaire ; les films de l’époque donnent l’impression que tous les Français traînaient au bar en permanence.

Il n’en reste pas moins qu’on assiste à une marginalisation culturelle de ces établissements, qui sont désormais fréquentés par des segments de la société et non plus par la société entière. Ce phénomène s’explique par la diminution du nombre de fumeurs en France, la chute de la consommation d’alcool – en témoigne le succès du « dry january » passé de « niche bobo » à phénomène de société en l’espace d’une décennie – ainsi que par le développement du télétravail et le déclin de la presse.

• Le Figaro : Est-ce que cela signifie aussi qu’il a perdu son rôle de point de jonction entre différentes catégories de la population ? Lire la suite »