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8 Avr 2025 | Profession
 

Pour lassemblée générale des buralistes de la Gironde, rendez-vous était donné au stade Matmut Atlantique de Bordeaux, ce samedi 5 avril. Marché parallèle du tabac, formations… : autant de sujets récurrents au comptoir, selon le compte-rendu de Sud-Ouest.

À l’heure où le Parlement a voté la création d’un parquet spécialisé dans la lutte contre le narcotrafic, Philippe Coy, présent à la réunion, demande qu’on y intègre la lutte contre le trafic de tabac : « il ny a pas l’épaisseur dune feuille de papier à cigarette entre un trafiquant de produits illicites et un trafiquant de tabac », prévient-il.

•• « Jusqu’à présent, le marché parallèle de la cigarette était considéré comme une fraude à la fiscalité. Aujourdhui, on est confronté à une vraie structuration de la filière. On a versé dans un autre schéma, qui est celui de la criminalité. » Car si l’acheminement transfrontalier était la seule donnée du problème dans le Sud-Ouest, « on ne serait pas si mal ».

Au passage, Philippe Coy a égratigné les « mauvaises politiques de santé » : « Le seul levier utilisé est loutil fiscal, or la France demeure, après vingt ans dacharnement aveugle, le pays où la prégnance tabagique est la plus élevée. »

•• Les buralistes ont beau être « inquiets », « la meilleure défense, cest lattaque », plaide-t-il, via diverses formations encouragées par la Confédération : du « parcours client », pour une « offre ordonnée », au vapotage, « un sujet central ». Ainsi, en deux ans, « 100 buralistes » girondins auront ainsi été formés à la vente des produits du vapotage. « Ça fait partie de l’évolution » a déclaré Antoine Bairras, président départemental, « on se professionnalise sur tous les domaines dactivité. »

Le nombre de buralistes serait « stable » en Gironde. Après des années de fermetures soutenues, 120 commerces ont fermé l’an dernier en France, 60 autres ont ouvert. « Il y a de la résilience dans la profession » assure Philippe Coy.