Dans un contexte de hausse du prix du tabac et de localisation frontalière, les buralistes des Pyrénées-Orientales peuvent faire face en « réinventant leur commerce » grâce aux aides du Protocole avec l’État.
Présent en pays catalan, ce 20 mars, pour une journée de la Transformation Saison 2 « 2023-2027 » (voir 20 janvier 2023), Philippe Coy a rappelé la nécessité de franchir le cap.
« Vendre du tabac ne suffit plus » explique, à L’Indépendant qui a suivi la journée, Romuald Fontaine, installé à Saint-Cyprien. Il a eu recours à cette aide en octobre 2023 pour rénover l’affaire qu’il avait décidé de reprendre quelques mois plus tôt. Aujourd’hui, ce commerce de proximité n’est plus seulement un tabac mais aussi une papeterie, librairie, boutique souvenirs, centre de paiement de proximité, antenne de La Poste, point colis …
Un « drugstore du quotidien » aux diverses activités, un commerce de proximité où « les gens doivent comprendre qu’on ne vient plus que pour acheter des cigarettes. Nous ne sommes plus des vendeurs, mais plutôt des distributeurs. Et nous privilégions le côté relationnel », insiste Christine Barrière, buraliste à Torreilles et secrétaire de la fédération départementale des buralistes.
« Un dispositif incitatif, un booster pour un commerce », comme l’assure Philippe Coy qui rappelle que dans les Pyrénées-Orientales 27 établissements se sont déjà engagés, sur les 131 buralistes que compte le département.
« Nous sommes tous victimes de la contrebande et du trafic … Il y a de véritables enjeux dans les zones rurales où il y a peu de repreneurs. Il faut anticiper cette transmission » ont déclaré Philippe Coy et Rémi Ferrec, président de la fédération départementale des buralistes.
« La meilleure des réponses dans ce contexte de crise, c’est l’attaque. Il faut transmettre, investir et le faire convenablement. Si on ne bouge pas on est condamné à avoir encore plus de fermetures » conclut Philippe Coy.





Mr COY fait une fixation sur la transformation qui peut soit disant sauver le commerce de tout le monde. C’est faux!
Une transformation coûte 100k€, l’aide de l’état est de 30k€. L’affaire doit supporter le delta de 70k€. C’est beau sur le papier mais les commissions TABAC (sur le bilan) de tous les débits de France et de Navarre représentent plus de 50 % du résultat final. Les ventes chutent trop vite et rien ne pourra arrêter hécatombe des faillites. Quand il n’y aura plus assez de commissions tabac, nous serons un commerce lambda avec aucun intérêt pour la clientèle de privilégier nos commerce VS les commerces de détails.
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