Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
31 Mar 2025 | Profession
 

Près de 5 millions de Français ont accès au titre restaurant via leur entreprise selon une source du ministère de l’Économie datant de 2021. Le SNARR, le principal syndicat de la restauration rapide, a demandé au Gouvernement  la généralisation pour tous les salariés qui en bénéficient de son utilisation pour les dimanches et les jours fériés dans le cadre de la prochaine Loi  de modernisation des titres-restaurant actuellement en cours de concertation (voir 16 janvier 2025).

En effet, aujourd’hui, seuls les salariés qui ne chôment pas ces jours-là sont autorisés à les utiliser après que leur entreprise ait fait une demande de dérogation, rapporte Le Parisien. Afin d’appuyer sa demande dans ce sens, le syndicat a commandé une étude auprès de l’institut de sondage Odoxa. Ainsi, parmi les sondés, 67 % se disent favorables à l’utilisation des tickets-restaurant les dimanches et jours fériés. « Si on isole les seuls salariés qui disposent de titres-restaurant, on est à 85 % dopinion favorable », explique Esther Kalonji, déléguée générale du SNARR.

Interrogé, le ministère de l’Économie ne ferme pas les portes à cette modification et se dit même « ouvert » sur le sujet.

Il faut dire quaujourdhui, lidée est loin de faire consensus. « Lidée est intéressante. Elle simplifierait la vie des salariés et apporterait du chiffre daffaires », explique de son côté Romain Vidal (restaurant le Sully à Paris) qui siège au sein de la commission nationale des titres-restaurant (CNTR) qui tient à nuancer son propos. « Il faudrait que nous soyons libres daccepter ou non les titres-restaurant les dimanches et jours fériés. Certains ont leur établissement rempli ces jours-là. Avec le niveau des taux de commission, ils nont pas forcément envie d’être payés avec ça », fait-il savoir.

« Puisque lutilisation des titres-restaurant a été étendue aux produits alimentaires non consommables immédiatement comme les pâtes, ce qui avantage la grande et moyenne distribution, il faudrait que le double plafond et lutilisation des titres tous les jours soient accordés aux restaurateurs », estime Esther Kalonji.

Les premiers arbitrages de Bercy devraient être rendus avant l’été.

30 Mar 2025 | Profession
 

Un « café à lapins » vient d’ouvrir dans le quartier des Bassins à Flot de Bordeaux.

Concrètement : on peut y partager boissons et pâtisseries … en présence de lapins. Ils sont quatre et ont été recueillis par une association protectrice des animaux. Ces lapins sont dans un petit parc à l’intérieur de l’établissement. Les clients ne doivent pas les toucher.

L’établissement s’appelle le Usagi Coffee. « Usagi « c’est lapin en japonais. Et pour cause, ce type de bars où se côtoient clients et animaux (lapins, chats, chèvres et même reptiles) existe au Japon.

À Bordeaux, ce café-salon de thé a mis à sa carte un « chocolat chaud lapin ».

18 Mar 2025 | Profession
 

Quelques semaines après la sortie du Guide « PMU, les 100 bars qui font la France » (voir 12 et 22 novembre 2024), une enquête de la Fondation Jean Jaurès met l’accent sur le rôle social de ces établissements, en ville comme en campagne.

Gros plan avec Gaspard Jaboulay, co-auteur de « Micro-comptoirs : enquête sociologique dans la France des PMU », interviewé par ici Mayenne

• ici Mayenne : Les clients réguliers des PMU sont peu ou pas diplômés. Ils viennent de milieux modestes. Ce sont surtout des hommes. Qu’est-ce qu’on apprend de nouveau dans ce rapport ?

•• Gaspard Jaboulay : On en apprend beaucoup sur les motivations à se rendre dans les bars PMU parce qu’on se rend compte que bien sûr, il s’agit de jouer, mais aussi de trouver une ambiance, de chercher une convivialité très spécifique qu’on ne trouve pas ailleurs, c’est à dire pas dans les cercles amicaux, pas dans les cercles familiaux, ni entre collègues.

Et dans cette convivialité, on voit qu’il y a aussi beaucoup de partages de tuyaux, pour les courses hippiques, mais aussi de bons plans pour la vie quotidienne. Ça peut être alimentaire, ça peut être pour trouver un logement, pour trouver un travail. Et ça, c’est notamment permis par la concentration d’une forte population d’artisans. 

• ici Mayenne : Le PMU a-t-il toujours autant de succès ? 

•• Gaspard Jaboulay : Ils accueillent 10 % de la population française par semaine. Pour vous donner un ordre de grandeur, c’est 7 % dans les restaurants McDonald’s. Donc l’indice de fréquentation est plus important. On parle aussi de 14 000 points de vente, un indicateur intéressant si on le compare au nombre de bureaux de poste qui est de 7000, soit deux fois moins. 

• ici Mayenne : Parmi les personnes que vous avez interrogées, 17 % reconnaissent aller au fast-food 1 à 2 fois par mois. C’est seulement 7 % pour les PMU. Ces chaînes gagnent-elles du terrain-là où les PMU en perdent ?

•• Gaspard Jaboulay : Ce ne sont pas exactement les mêmes modes de sociabilité et les mêmes objectifs qu’on recherche. Les restaurants McDonald’s ont une fonction d’alimentation précise. Ce qui surprend avec les PMU, c’est plutôt le côté multifonctions. En termes d’ambiance et de capacité d’accueil, dans les deux cas, on nous parle beaucoup d’un esprit d’ouverture, d’un accueil très important et très marqué dans le cas des PMU. Pour autant, on n’y va pas tout à fait pour les mêmes raisons, donc je trouve que c’est un peu compliqué de les comparer du point de vue des motivations.  Lire la suite »

7 Mar 2025 | Profession
 

À quoi ressemble la France des PMU ? Cest la question à laquelle ont cherché à répondre la Fondation Jean-Jaurès et lIfop. Leur étude « Micro-comptoirs » dépeint tout un pan de la société française bien au-delà des seuls paris hippiques.

Entretien croisé dans le JDD.fr dEmmanuelle Malecaze-Doublet (directrice générale du PMU) et de Jérôme Fourquet (directeur Opinion et Stratégie d’Entreprises de l’IFOP). (Voir aussi 25, 15 et 9 février).

Le JDDPourquoi avoir réalisé cette étude ?

• Emmanuelle Malecaze-Doublet Tout le monde connaît les PMU, mais personne ne s’était réellement intéressé à leur dimension sociologique et symbolique. Cest pourquoi nous voulions pousser la porte de ces établissements et mettre en lumière leur rôle essentiel. 

• Jérôme Fourquet : Comme le dit Emmanuelle on sest demandé : qui sont les gens qui fréquentent ces lieux ? Quest-ce quils se disent ? Comment ils interagissent ? Dans une logique dexploration de la société française contemporaine, passer par la case PMU était une évidence. 

Le JDD : Vous révélez qu’il y a plus de Français qui passent par un PMU que par un McDonald’s…

• Jérôme FourquetOui, même si on ny fait pas la même chose ! Le PMU voit effectivement passer énormément de monde [11 % des Français, ndlr] alors même quil est souvent sous les écrans radars du discours public. Cest un lieu qui sert daccueil pour une population relativement modeste, qui sont un peu « les invisibles », et donc cest une espèce dangle mort. 

• Emmanuelle Malecaze-Doublet : Ce sont 6 millions de Français qui viennent au moins une fois par semaine dans lun de nos PMU partout en France. PMU est un lieu emblématique du quotidien des Français. 

Le JDDL’étude souligne « la puissance de la marque dans l’imaginaire collectif », c’est-à-dire ?

• Jérome Fourquet : Ça se voit dans le langage courant : on va « au PMU », « au bar PMU ». Si on demande ce que veut dire PMU, je ne suis pas sûr quon aurait les bonnes réponses, mais les trois lettres et la couleur verte sont fortement ancrées dans limaginaire des Français. 

• Emmanuelle Malecaze-Doublet : Les codes PMU ont un côté rassurant. Ce sont de véritables repères, où règnent la convivialité et la simplicité. Un client dans le Calvados dit par exemple que dans un PMU, on na pas à attendre quon nous dise où on peut sasseoir.  Lire la suite »

6 Mar 2025 | Profession
 

Les députés ont adopté, ce 5 mars en commission, un texte simplifiant louverture de débits de boissons dans les communes de moins de 3 500 habitants nen disposant pas: avec lambition de revitaliser certains territoires … certains députés sinquiétant de conséquences néfastes sur la santé ou le commerce des licences IV. 

Son texte prévoit de reprendre et surtout pérenniser un dispositif qui avait été mis en place fin 2019 pour trois ans, permettant lobtention de licences IV et louverture de débits de boissons dans des communes de petite taille par une déclaration en mairie plutôt que par le rachat dune licence à un établissement en instance de fermeture. 

Les bistrots et cafés sont « des acteurs économiques importants des zones rurales » mais aussi « des acteurs essentiels du lien social », a défendu le député macroniste Guillaume Kasbarian (Eure-et-Loir), ancien ministre du Logement et auteur de la proposition de loi qui sera étudiée ce lundi 10 mars dans l’hémicycle.

Une partie des débats a tourné autour d’une éventuelle hausse de la consommation d’alcool avec cette loi …L’écologiste Sandrine Rousseau a fait valoir les difficultés daccès aux soins en addictologie en zone rurale et appelé à « un contrôle social » de la consommation dalcool …

« Je ne crois pas que les bistrots et cafés constituent un problème sanitaire. Ils sont au contraire des acteurs formés et responsables de la santé publique », a rétorqué Guillaume Kasbarian, soulignant que la majorité de lachat dalcool se faisait au supermarché. 

La discussion a surtout tourné autour des conditions de cessions des nouvelles licences IV. La législation actuelle prévoit que lorsqu’une commune ne compte qu’un seul débit de boissons bénéficiant d’une licence IV, alors celui-ci ne peut faire l’objet d’un transfert qu’avec l’avis favorable du maire.

4 Mar 2025 | Profession
 

Le Gouvernement a soumis, le 22 février, un projet de liste des métiers en tension à lavis des organisations patronales interprofessionnelles. LUnion des Métiers de lHôtellerie Restauration (Umih) remarque que cette liste constitue une avancée importante pour le secteur, mais insiste sur plusieurs points dajustement indispensables.

À l’instar du secteur agricole, l’Umih demande un arrêté ministériel spécifique pour les HCR, pour que tous les métiers essentiels de l’hôtellerie et de la restauration soient systématiquement reconnus partout en France métropolitaine.

En effet, il manque l’inscription des métiers de :
• serveurs en Bretagne, en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur
• chefs cuisiniers en Bretagne, en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur premiers niveaux en cuisine et serveurs en Île-de-France
• maître d’hôtel dans toutes les régions saisonnières d’été.

Thierry Marx, président confédéral de l’Umih déclare : « Cette reconnaissance est indispensable pour simplifier les démarches administratives et garantir une politique de recrutement et de formation plus cohérente et efficace dans notre secteur ».

Laurent Barthélémy, président de la commission Formation-Emploi et président Umih Saisonniers : « dans nos métiers, la diversité des activités permet à chacun de construire son parcours personnel et professionnel. Linsertion sociale et l’ascenseur social existent encore dans notre secteur, et c’est un atout majeur que nous devons préserver. Nous sommes prêts à embaucher et à former, il est donc essentiel de créer les conditions favorables à lembauche et à la formation pour tous. »

L’UMIH reste pleinement mobilisée et espère que les ajustements nécessaires seront apportés rapidement pour une reconnaissance juste et équitable des métiers en tension sur l’ensemble du territoire national. (Voir aussi 25 juin 2024)

6 Fév 2025 | Profession
 

Poussés par la baisse des ventes de cigarettes et la concurrence dautres commerces, les bars-tabacs se réinventent. Une manière de dépoussiérer leur image vieillotte et d’attirer une nouvelle clientèle. Extraits du reportage du Parisien / Aujourd’hui en France (édition du 5 février).

Démarrage au bar-tabac L’Étincelle, près de la Bastille (Paris, 9ème), devenu un incontournable. Chaque soir, une foule de fêtards se presse dans ce troquet resté dans son jus avec son zinc cuivré, ses tables en formica et ses néons au jaune tapageur.

Un tour de force que les gérants ne s’expliquent pas vraiment, sinon peut-être par le succès de leurs … nems. Le matin, c’est une autre ambiance, très populaire. Les ouvriers des chantiers et les éboueurs se mêlent aux gens du quartier. Et le midi, ça change encore … Lire la suite »

5 Fév 2025 | International
 

Après plus de sept mois d’attente … la Belgique vient de se doter d’un nouveau Premier ministre : le chef des conservateurs flamands, Bart De Wever, 54 ans. Il est le premier indépendantiste flamand à prendre la tête du gouvernement fédéral en Belgique. 

Mais quid du plan tabac actuel qui s’est traduit par une nette hausse de la fiscalité tabac (voir 27 décembre 2023) ainsi que la suppression, en avril, des linéaires tabac et vapotage (display-ban, voir 11 juillet 2024) ?

D’importantes réformes socio-économiques pour assainir les finances publiques et autres gros dossiers (notamment sur l’immigration) ont déjà été évoquées. Et selon Le Soir, le nouveau gouvernement compte bien continuer son combat contre le tabac … notamment avec l’élargissement de l’interdiction de fumer en terrasse.  Lire la suite »

16 Jan 2025 | Profession
 

Au moins, le nouveau Gouvernement Bayrou aura vite trouvé une majorité sur une disposition particulièrement pénalisante pour les professionnels de la restauration …Notamment, les bars-tabac-brasseries. 

Il s’agit de prolonger la possibilité d’utiliser les titres-restaurants pour acheter des produits alimentaires non directement consommables (pâtes, riz, etc.) dans des commerces … et surtout la grande distribution. 

Il s’agit d’une mesure exceptionnelle, adoptée en 2022 dans le cadre de mesures sur le pouvoir d’achat. Un provisoire qui a duré. À tel point qu’on en est vite arrivé à la situation où moins d’un titre-restaurant sur deux (moins de 45 % en fait) est dépensé dans les restaurants et les bars-brasseries (voir 17 novembre 2023). Lire la suite »