Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
26 Avr 2025 | Profession
 

« C’est avec une grande satisfaction que l’Umih a pris connaissance des résultats provisoires de la représentativité patronale publiés par le Haut conseil du Dialogue social ». C’est ainsi que débute un communiqué de l’Umih (Union des Métiers de l’Hôtellerie Restauration) que nous reprenons.

« L’Umih confirme sa position de leader incontesté dans la branche des cafés, hôtels et restaurants pour la 3ème fois consécutive avec :

• 51,08 % « d’audience salariés » marquant une progression significative de 3,5 points par rapport à 2021.
• 68,65 % des entreprises adhérentes à une organisation professionnelle dans le secteur.

« En devenant président de l’Umih il y a deux ans, mon objectif était de conserver et d’amplifier notre place de leader. C’est un succès collectif au service de la profession » rappelle à cette occasion Thierry Marx, Président confédéral de l’Umih. (Voir 4 mars 2025 et 25 juin 2024)

11 Avr 2025 | Profession
 

Le label « Bistrot de Pays » valorise ces bistrots ruraux qui constituent des lieux uniques de rencontre, de lien social, de découverte et d’animation locale (voir 12 juillet 2016). Souvent, ils sont les seuls points de services de proximité encore présents au sein des villages.

Le bar-tabac « L’Élisée », à Anor (3 400 habitants, près de Fourmies), vient de recevoir le label devenant ainsi le premier établissement du Nord à être récompensé.

« C’est une preuve que notre établissement fonctionne bien et qu’on se donne du mal pour faire une bonne cuisine traditionnelle avec des produits frais et des producteurs locaux. C’est un label qui représente vraiment ce qu’on fait au quotidien », se réjouit, auprès d’ici Nord, le couple qui a repris ce bar-tabac il y a deux ans et y a ajouté la brasserie. Lire la suite »

31 Mar 2025 | Profession
 

Près de 5 millions de Français ont accès au titre restaurant via leur entreprise selon une source du ministère de l’Économie datant de 2021. Le SNARR, le principal syndicat de la restauration rapide, a demandé au Gouvernement  la généralisation pour tous les salariés qui en bénéficient de son utilisation pour les dimanches et les jours fériés dans le cadre de la prochaine Loi  de modernisation des titres-restaurant actuellement en cours de concertation (voir 16 janvier 2025).

En effet, aujourd’hui, seuls les salariés qui ne chôment pas ces jours-là sont autorisés à les utiliser après que leur entreprise ait fait une demande de dérogation, rapporte Le Parisien. Afin d’appuyer sa demande dans ce sens, le syndicat a commandé une étude auprès de l’institut de sondage Odoxa. Ainsi, parmi les sondés, 67 % se disent favorables à l’utilisation des tickets-restaurant les dimanches et jours fériés. « Si on isole les seuls salariés qui disposent de titres-restaurant, on est à 85 % d’opinion favorable », explique Esther Kalonji, déléguée générale du SNARR.

Interrogé, le ministère de l’Économie ne ferme pas les portes à cette modification et se dit même « ouvert » sur le sujet.

Il faut dire qu’aujourd’hui, l’idée est loin de faire consensus. « L’idée est intéressante. Elle simplifierait la vie des salariés et apporterait du chiffre d’affaires », explique de son côté Romain Vidal (restaurant le Sully à Paris) qui siège au sein de la commission nationale des titres-restaurant (CNTR) qui tient à nuancer son propos. « Il faudrait que nous soyons libres d’accepter ou non les titres-restaurant les dimanches et jours fériés. Certains ont leur établissement rempli ces jours-là. Avec le niveau des taux de commission, ils n’ont pas forcément envie d’être payés avec ça », fait-il savoir.

« Puisque l’utilisation des titres-restaurant a été étendue aux produits alimentaires non consommables immédiatement comme les pâtes, ce qui avantage la grande et moyenne distribution, il faudrait que le double plafond et l’utilisation des titres tous les jours soient accordés aux restaurateurs », estime Esther Kalonji.

Les premiers arbitrages de Bercy devraient être rendus avant l’été.

30 Mar 2025 | Profession
 

Un « café à lapins » vient d’ouvrir dans le quartier des Bassins à Flot de Bordeaux.

Concrètement : on peut y partager boissons et pâtisseries … en présence de lapins. Ils sont quatre et ont été recueillis par une association protectrice des animaux. Ces lapins sont dans un petit parc à l’intérieur de l’établissement. Les clients ne doivent pas les toucher.

L’établissement s’appelle le Usagi Coffee. « Usagi « c’est lapin en japonais. Et pour cause, ce type de bars où se côtoient clients et animaux (lapins, chats, chèvres et même reptiles) existe au Japon.

À Bordeaux, ce café-salon de thé a mis à sa carte un « chocolat chaud lapin ».

18 Mar 2025 | Profession
 

Quelques semaines après la sortie du Guide « PMU, les 100 bars qui font la France » (voir 12 et 22 novembre 2024), une enquête de la Fondation Jean Jaurès met l’accent sur le rôle social de ces établissements, en ville comme en campagne.

Gros plan avec Gaspard Jaboulay, co-auteur de « Micro-comptoirs : enquête sociologique dans la France des PMU », interviewé par ici Mayenne. 

• ici Mayenne : Les clients réguliers des PMU sont peu ou pas diplômés. Ils viennent de milieux modestes. Ce sont surtout des hommes. Qu’est-ce qu’on apprend de nouveau dans ce rapport ?

•• Gaspard Jaboulay : On en apprend beaucoup sur les motivations à se rendre dans les bars PMU parce qu’on se rend compte que bien sûr, il s’agit de jouer, mais aussi de trouver une ambiance, de chercher une convivialité très spécifique qu’on ne trouve pas ailleurs, c’est à dire pas dans les cercles amicaux, pas dans les cercles familiaux, ni entre collègues.

Et dans cette convivialité, on voit qu’il y a aussi beaucoup de partages de tuyaux, pour les courses hippiques, mais aussi de bons plans pour la vie quotidienne. Ça peut être alimentaire, ça peut être pour trouver un logement, pour trouver un travail. Et ça, c’est notamment permis par la concentration d’une forte population d’artisans. 

• ici Mayenne : Le PMU a-t-il toujours autant de succès ? 

•• Gaspard Jaboulay : Ils accueillent 10 % de la population française par semaine. Pour vous donner un ordre de grandeur, c’est 7 % dans les restaurants McDonald’s. Donc l’indice de fréquentation est plus important. On parle aussi de 14 000 points de vente, un indicateur intéressant si on le compare au nombre de bureaux de poste qui est de 7000, soit deux fois moins. 

• ici Mayenne : Parmi les personnes que vous avez interrogées, 17 % reconnaissent aller au fast-food 1 à 2 fois par mois. C’est seulement 7 % pour les PMU. Ces chaînes gagnent-elles du terrain-là où les PMU en perdent ?

•• Gaspard Jaboulay : Ce ne sont pas exactement les mêmes modes de sociabilité et les mêmes objectifs qu’on recherche. Les restaurants McDonald’s ont une fonction d’alimentation précise. Ce qui surprend avec les PMU, c’est plutôt le côté multifonctions. En termes d’ambiance et de capacité d’accueil, dans les deux cas, on nous parle beaucoup d’un esprit d’ouverture, d’un accueil très important et très marqué dans le cas des PMU. Pour autant, on n’y va pas tout à fait pour les mêmes raisons, donc je trouve que c’est un peu compliqué de les comparer du point de vue des motivations.  Lire la suite »

7 Mar 2025 | Profession
 

À quoi ressemble la France des PMU ? C’est la question à laquelle ont cherché à répondre la Fondation Jean-Jaurès et l’Ifop. Leur étude « Micro-comptoirs » dépeint tout un pan de la société française bien au-delà des seuls paris hippiques.

Entretien croisé dans le JDD.fr d’Emmanuelle Malecaze-Doublet (directrice générale du PMU) et de Jérôme Fourquet (directeur Opinion et Stratégie d’Entreprises de l’IFOP). (Voir aussi 25, 15 et 9 février).

Le JDD : Pourquoi avoir réalisé cette étude ?

• Emmanuelle Malecaze-Doublet : Tout le monde connaît les PMU, mais personne ne s’était réellement intéressé à leur dimension sociologique et symbolique. C’est pourquoi nous voulions pousser la porte de ces établissements et mettre en lumière leur rôle essentiel. 

• Jérôme Fourquet : Comme le dit Emmanuelle on s’est demandé : qui sont les gens qui fréquentent ces lieux ? Qu’est-ce qu’ils se disent ? Comment ils interagissent ? Dans une logique d’exploration de la société française contemporaine, passer par la case PMU était une évidence. 

Le JDD : Vous révélez qu’il y a plus de Français qui passent par un PMU que par un McDonald’s…

• Jérôme Fourquet : Oui, même si on n’y fait pas la même chose ! Le PMU voit effectivement passer énormément de monde [11 % des Français, ndlr] alors même qu’il est souvent sous les écrans radars du discours public. C’est un lieu qui sert d’accueil pour une population relativement modeste, qui sont un peu « les invisibles », et donc c’est une espèce d’angle mort. 

• Emmanuelle Malecaze-Doublet : Ce sont 6 millions de Français qui viennent au moins une fois par semaine dans l’un de nos PMU partout en France. PMU est un lieu emblématique du quotidien des Français. 

Le JDD : L’étude souligne « la puissance de la marque dans l’imaginaire collectif », c’est-à-dire ?

• Jérome Fourquet : Ça se voit dans le langage courant : on va « au PMU », « au bar PMU ». Si on demande ce que veut dire PMU, je ne suis pas sûr qu’on aurait les bonnes réponses, mais les trois lettres et la couleur verte sont fortement ancrées dans l’imaginaire des Français. 

• Emmanuelle Malecaze-Doublet : Les codes PMU ont un côté rassurant. Ce sont de véritables repères, où règnent la convivialité et la simplicité. Un client dans le Calvados dit par exemple que dans un PMU, on n’a pas à attendre qu’on nous dise où on peut s’asseoir.  Lire la suite »

6 Mar 2025 | Profession
 

Les députés ont adopté, ce 5 mars en commission, un texte simplifiant l’ouverture de débits de boissons dans les communes de moins de 3 500 habitants n’en disposant pas: avec l’ambition de revitaliser certains territoires … certains députés s’inquiétant de conséquences néfastes sur la santé ou le commerce des licences IV. 

Son texte prévoit de reprendre et surtout pérenniser un dispositif qui avait été mis en place fin 2019 pour trois ans, permettant l’obtention de licences IV et l’ouverture de débits de boissons dans des communes de petite taille par une déclaration en mairie plutôt que par le rachat d’une licence à un établissement en instance de fermeture. 

Les bistrots et cafés sont « des acteurs économiques importants des zones rurales » mais aussi « des acteurs essentiels du lien social », a défendu le député macroniste Guillaume Kasbarian (Eure-et-Loir), ancien ministre du Logement et auteur de la proposition de loi qui sera étudiée ce lundi 10 mars dans l’hémicycle.

Une partie des débats a tourné autour d’une éventuelle hausse de la consommation d’alcool avec cette loi …L’écologiste Sandrine Rousseau a fait valoir les difficultés d’accès aux soins en addictologie en zone rurale et appelé à « un contrôle social » de la consommation d’alcool …

« Je ne crois pas que les bistrots et cafés constituent un problème sanitaire. Ils sont au contraire des acteurs formés et responsables de la santé publique », a rétorqué Guillaume Kasbarian, soulignant que la majorité de l’achat d’alcool se faisait au supermarché. 

La discussion a surtout tourné autour des conditions de cessions des nouvelles licences IV. La législation actuelle prévoit que lorsqu’une commune ne compte qu’un seul débit de boissons bénéficiant d’une licence IV, alors celui-ci ne peut faire l’objet d’un transfert qu’avec l’avis favorable du maire.

4 Mar 2025 | Profession
 

Le Gouvernement a soumis, le 22 février, un projet de liste des métiers en tension à l’avis des organisations patronales interprofessionnelles. L’Union des Métiers de l’Hôtellerie Restauration (Umih) remarque que cette liste constitue une avancée importante pour le secteur, mais insiste sur plusieurs points d’ajustement indispensables.

À l’instar du secteur agricole, l’Umih demande un arrêté ministériel spécifique pour les HCR, pour que tous les métiers essentiels de l’hôtellerie et de la restauration soient systématiquement reconnus partout en France métropolitaine.

En effet, il manque l’inscription des métiers de :
• serveurs en Bretagne, en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur
• chefs cuisiniers en Bretagne, en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur premiers niveaux en cuisine et serveurs en Île-de-France
• maître d’hôtel dans toutes les régions saisonnières d’été.

Thierry Marx, président confédéral de l’Umih déclare : « Cette reconnaissance est indispensable pour simplifier les démarches administratives et garantir une politique de recrutement et de formation plus cohérente et efficace dans notre secteur ».

Laurent Barthélémy, président de la commission Formation-Emploi et président Umih Saisonniers : « dans nos métiers, la diversité des activités permet à chacun de construire son parcours personnel et professionnel. L’insertion sociale et l’ascenseur social existent encore dans notre secteur, et c’est un atout majeur que nous devons préserver. Nous sommes prêts à embaucher et à former, il est donc essentiel de créer les conditions favorables à l’embauche et à la formation pour tous. »

L’UMIH reste pleinement mobilisée et espère que les ajustements nécessaires seront apportés rapidement pour une reconnaissance juste et équitable des métiers en tension sur l’ensemble du territoire national. (Voir aussi 25 juin 2024)

6 Fév 2025 | Profession
 

Poussés par la baisse des ventes de cigarettes et la concurrence d’autres commerces, les bars-tabacs se réinventent. Une manière de dépoussiérer leur image vieillotte et d’attirer une nouvelle clientèle. Extraits du reportage du Parisien / Aujourd’hui en France (édition du 5 février).

Démarrage au bar-tabac L’Étincelle, près de la Bastille (Paris, 9ème), devenu un incontournable. Chaque soir, une foule de fêtards se presse dans ce troquet resté dans son jus avec son zinc cuivré, ses tables en formica et ses néons au jaune tapageur.

Un tour de force que les gérants ne s’expliquent pas vraiment, sinon peut-être par le succès de leurs … nems. Le matin, c’est une autre ambiance, très populaire. Les ouvriers des chantiers et les éboueurs se mêlent aux gens du quartier. Et le midi, ça change encore … Lire la suite »