Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

E-cig vapoteur 10En fin de semaine dernière, une circulaire confidentielle a circulé à Bruxelles, faisant état d’amendements très restrictifs sur la cigarette électronique dans le cadre de la version définitive de la Directive tabac. Ni les émetteurs, ni les conditions de diffusion de ce texte ne sont connus, mais ce projet (non définitif) est déjà considéré comme inacceptable par la communauté des vapoteurs.
Ce texte associerait « le plus possible de réglementation médicale » et « toutes les restrictions commerciales appliquées au tabac ».

Voici ses principaux points  :
– n’autoriser que des cartouches à usage unique et seulement les arômes déjà présents dans les substituts nicotiniques ;
– interdire toute publicité dans la presse ou dans des publications écrites (sauf professionnelle), à la radio, à la télévision, ou par autres services audiovisuel ainsi que sur internet ; de même pour tout sponsoring ;
– établir une limite maximum de concentration de nicotine à 20mg/ml et de
10 mg/unité, quel que soit le contenant ;
– n’accepter que des cigarettes électroniques « délivrant la nicotine de façon constante et uniforme » ;
– imposer le contenu des avertissements, de l’étiquetage et des notices ;
– interdire la vente transfrontalière ;
– obliger le fabricant à suivre et rapporter les « effets indésirables » des produits ;

Le projet pose d’emblée  que « la e-cigarette simule l’acte de fumer et est de plus en plus utilisée par les jeunes et les non fumeurs ».

24 Nov 2013 | Profession
 

TVAVendredi soir, la Chambre nationale des Services d’Ambulanciers (CNSA) a signé un protocole d’accord avec la Caisse nationale d’Assurance Maladie (Cnam) prévoyant que cette dernière prendrait en charge le coût du passage de la TVA – de 5,5 à 10% – pour les activités d’ambulances.

Ce qui renvoie, plus globalement, au débat sur la part représentée par le passage de la TVA – de 19,6 à 20% – dans l’augmentation générale des prix du tabac programmée pour janvier laquelle se situerait aux alentours de 35/40 centimes d’euros (voir Lemondedutabac du 22 novembre et 18 novembre).

Concrètement, ce changement de taux de la TVA représente 7,7 centimes d’euros (pour un paquet à 6,80 euros).

Mais on relèvera, non sans intérêt, qu’il existe une disposition européenne permettant aux Etats de maîtriser le niveau des accises sur certains produits spécifiques (tabac, alcools, carburants) en cas de hausse de TVA. Ceci, afin d’éviter des répercussions trop sensibles.

C’est ainsi que l’Espagne a décidé de ne pas appliquer au tabac sa dernière augmentation de TVA de septembre 2012 (voir Lemondedutabac du 27 septembre 2012).

C’est ainsi que l’Italie n’a toujours pas intégré au tabac, semble-t-il, la dernière hausse de TVA au 1er octobre (voir Lemondedutabac du 15 octobre).

19 Nov 2013 | Vapotage
 

AiduceMalgré l’appel des « cent médecins en faveur de la cigarette électronique » (voir Lemondedutabac du 15 novembre), l’Association indépendante des Utilisateurs Cigarette électronique (AIDUCE) estime que toute menace n’est pas écartée … au regard des négociations en cours, entre le Conseil de l’UE et la Commission européenne, sur le texte de la Directive Tabac.

Selon le communiqué de l’AIDUCE, la présidence lithuanienne du Conseil, qui a banni la cigarette électronique dans son pays, souhaite étendre cette prohibition à toute l’Union en réclamant la médicalisation du produit au mépris du vote parlementaire. D’autre part, la Commission soutient l’interdiction de toutes les saveurs « susceptibles d’être attrayantes pour les jeunes ». Ce qui reviendrait, en pratique, « à une interdiction pure et simple de toutes les saveurs autres que le « goût » tabac ».

« Malgré un vote pourtant sans appel du parlement à Strasbourg, les institutions non-élues de l’Europe n’ont, semble-t-il, pas renoncé à faire primer les intérêts financiers et spéculatifs qui gravitent autour de l’e-cigarette sur la santé et la vie des citoyens », prévient l’AIDUCE qui se déclare prête à défendre « ses droits et l’intérêt de la santé publique devant les tribunaux nationaux et européens ».

30 Oct 2013 | Profession
 

CEDTA l’initiative de la CEDT (Confédération européenne des Détaillants de Tabac), les responsables des organisations syndicales de buralistes correspondant aux pays à « monopole de distribution » (France, Italie, Espagne, Autriche) se retrouvent à Paris, ce mercredi 30 octobre.

A l’ordre du jour de ce « meeting » : l’examen attentif du choix des eurodéputés de leur pays respectif, lors du vote de la Directive tabac au Parlement européen (voir Lemondedutabac du 8 octobre).

 

Alors que nous sommes en phase du « trilogue » entre Linda McCavan (rapporteur de la commission ENVI du Parlement européen), la Commission et les ministres du Conseil (voir Lemondedutabac du 10 octobre), suite au vote des eurodéputés du 8 octobre, il semblerait que le dossier de la cigarette électronique fasse l’objet de grandes manœuvres en coulisses.

A « la manœuvre »,  justement, « le lobby pharmaceutique qui s’active comme jamais » à en croire une source proche des milieux bruxellois. Pour laquelle il serait illusoire d’imaginer que la cigarette électronique soit définitivement sortie du risque d’être assimilée au domaine pharmaceutique. Contrairement à ce que pourrait faire penser le vote de ce même parlement européen (voir Lemondedutabac du 8 octobre) …

Il semblerait que tout va se jouer autour du niveau de nicotine à partir duquel la cigarette électronique entrerait dans le domaine pharmaceutique. Et, à ce stade du processus, les avis des États sont déterminants. Le conseil des ministres de la Santé du 10 décembre sera vraiment décisif.

10 Oct 2013 | Pression normative
 

On sait que le texte adopté mardi par le Parlement européen (voir Lemondedutabac du 8 octobre) constitue la base d’un mandat de négociation « en trilogue » entre Linda McAvan (rapporteur de la commission ENVI du Parlement), la Commission (à l’origine du texte) et les  ministres des 28 États membres du Conseil.  Ce qui va nécessiter force discussions, certains rapports de force  et quelques compromis.

En France, un « débrief » sur le sujet s’est tenu à Matignon ce mercredi 9 octobre. Au niveau du SGAE (Secrétariat général des Affaires européennes du Gouvernement). Et l’on s’y est montré optimiste sur l’échéance de l’adoption définitive de la nouvelle directive Tabac : « pour la  fin de l’année, la présidence lituanienne y tient » pour les uns ; « février, mars » pour les autres. En tout cas, avant la campagne des prochaines  élections européennes (prévues le 25 mai). A suivre.

4 Oct 2013 | International
 

Le gouvernement polonais est en train d’examiner un projet de loi qui inclut le relèvement des taxes d’accises sur le tabac et l’alcool. Le ministre des Finances, Jacek Rostowski, proposant d’augmenter les accises sur le tabac de 5 % et de 15% pour l’alcool.

Le ministre fait valoir que l’augmentation des taxes d’accise sur les produits du tabac est nécessaire afin que, d’ici 2018, la Pologne atteigne les niveaux minimaux fixés par l’UE. En conséquence, le prix moyen d’un paquet de cigarettes (3,40 euros pour la marque la plus vendue) pourrait augmenter de un zloty (0,23 euro).

Les industries du tabac et de l’alcool de la Pologne protestent contre cette mesure, affirmant que l’augmentation de la taxe d’accises ne permettra pas d’augmenter les recettes de l’Etat mais aboutira à « un effondrement des ventes légales et à la croissance du marché noir ». Marché parallèle abondamment approvisionné par l’Ukraine et la Russie …

4 Oct 2013 | Pression normative
 

D’après une dépêche AFP de ce vendredi 4 octobre, les ministres de la Santé de 16 des 28 Etats-membres de l’UE ont lancé un appel pour une adoption rapide de la Directive Tabac, prévue en séance plénière le 8 octobre au Parlement européen. Un appel signé notamment par la France.

Les ministres « exhortent les députés européens » à donner leur feu vert à l’ouverture « aussitôt que possible » de négociations entre les institutions de l’UE « pour parvenir à un accord d’ici la fin de l’année » sur la nouvelle Directive Tabac.

Parmi les arguments développés : « le coût considérable » pour les systèmes de santé des maladies liées au tabac « alors qu’une grande partie de l’Europe est frappée par l’austérité »….

L’appel est également signé par les ministres autrichien, belge, chypriote, estonien, irlandais, finlandais, hongrois, lettonie, malte, néerlandais, slovène, suédois et britannique.

Rappelons que le Conseil européen Santé des 28 pays de l’UE s’était entendu sur un compromis adoucissant certaines des mesures proposées, notamment concernant les paquets quasi génériques avec des avertissements sanitaires et des photos-chocs couvrant 65% de la surface et non plus 75% prévus dans le projet (voir Lemondedutabac du 21 juin 1 et 2).

4 Oct 2013 | Pression normative
 

Le groupe luxembourgeois Landewyck organise, ce vendredi 4 octobre, une conférence de presse sur le thème « Notre avenir se joue au Parlement européen », dans son siège de Luxembourg.

« Nous avons décidé de nous défendre avec tous les moyens dont nous disposons » avec les interventions de Marc Wagener (Directeur Général de Landewyck Group), Jacques Bauer (Secrétaire général), François Elvinger (Directeur des Ventes Luxembourg) et Charles Lemmer (Directeur adjoint des Ventes Luxembourg).

Au printemps dernier, la filiale française du groupe avait diffusé, auprès des pouvoirs publics, un document très argumenté sur les effets contreproductifs de la Directive, gelant ses projets de développement sur le territoire français (voir Lemondedutabac du 11 avril).

1 Oct 2013 | Profession
 

A J-7 de la séance plénière sur la Directive Tabac au Parlement européen- et pour éviter que le vrai sujet du texte lui même ne fasse l’objet d’un débat serein -, le soufflet médiatique sur « le lobbying du tabac à Bruxelles » est en train de remonter, comme annoncé (voir Lemondedutabac du 27 septembre).

Premier clap : Canal + avec une « enquête de plusieurs semaines » dans le cadre de « La Nouvelle édition » (tranche 13h-14h), hier 30 septembre. En entame, un rappel prudent sur « la légalité et la réglementation du lobbying à Bruxelles », l’enquête servant justement à démontrer ce que seraient « les limites » franchies par l’industrie du tabac.

C’est un « militant anti corruption », Olivier Hoedeman, membre du « Corporate Europe Observatory » qui va servir de guide « dans la seconde ville la plus lobbyiste après Washington » : froids immeubles accueillant les bureaux du lobby ; grand restaurant servant à inviter des eurodéputés ; budgets à faire tourner la tête, puisque l’on enlève tout point de comparaison  ; nombre impressionnant de personnes, pourtant officiellement accréditées au Registre de transparence (contesté évidemment par les ONG) ; Françoise Grossetête, cultivant son air d’éternelle  effarouchée, pour évoquer les mails proposant des argumentaires ; inévitables soupçons de financements de campagne électorale puisqu’il s’agit d’élus ; tout y passe …

Tout cela , avec la « vieille ficelle » déjà utilisée : on présente comme suspect ce qui est légal ; on fait des allusions sans prouver formellement. Même l’enquêteur, en commentant son reportage, avoue qu’il n’a pas de preuves à présenter, même s’il évoque … « un jeune assistant parlementaire apportant discrètement des documents ». Tout est dans l’allusion, encore une fois.