Au 28 de la rue Colbert (2e arrondissement) à Marseille, Nelly venait de reprendre le tabac Le Khedive, il y a tout juste six mois…
À 33 ans, l’ex-coiffeuse avait vendu son salon, réinvestissant dans ce commerce qui a vu plusieurs générations de riverains défiler. En attendant le passage de l’expert, elle se repasse le film de samedi en accéléré… Nous reprenons le sujet de La Provence, signé Christelle Carmona (extraits).
« On a fermé la grille à 10 heures, puis, le soir, c’est de chez moi, via les caméras de surveillance, que j’ai assisté, impuissante, au pillage de mon propre magasin. Ils n’ont pas fait que voler, ils ont cassé aussi. C’est comme si on m’avait violée », murmure la commerçante.
Ce soir-là, son père a bien tenté de s’approcher. « Mais ils étaient une centaine à l’intérieur, des fous. Ils se battaient entre eux », explique-t-il.
Aujourd’hui, il reste près d’elle, car il le sait, « ces jours-là sont déterminants pour la suite ». Les démarches auprès des assurances vont être lancées. « Reste à sécuriser les lieux, les services de la Ville ne sont pas encore passés, j’ai appelé un artisan pour tenter de fermer le rideau… »





La Fédération des buralistes de la Gironde a participé, le 20 octobre, à une réunion de crise organisée après les violences et les pillages survenus à Bordeaux. Elle était présidée par Thomas Cazenave (maire de Bordeaux et ancien ministre du Budget) et la préfète de Gironde.


Les événements de samedi et dimanche ont été marqués par des actes de vandalisme qui ont touché de nombreux commerces, nos partenaires-commerçants et notamment les buralistes.
Tout mon soutien à Aline Li et à son équipe.
Après les scènes de violences extrêmes de ce week-end envers les commerces et les commerçants de nos villes, je me suis rendu sur le terrain avec Amir Reza-Tofighi (président des Entrepreneurs / ex-CPME), à la rencontre des commerçants dévastés et traumatisés. Souvent, leur vie a basculé après ces actes très violents et la destruction de leur commerce.