Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
22 Oct 2026 | Profession
 

Au 28 de la rue Colbert (2e arrondissement) à Marseille, Nelly venait de reprendre le tabac Le Khedive, il y a tout juste six mois…

À 33 ans, l’ex-coiffeuse avait vendu son salon, réinvestissant dans ce commerce qui a vu plusieurs générations de riverains défiler. En attendant le passage de l’expert, elle se repasse le film de samedi en accéléré… Nous reprenons le sujet de La Provence, signé Christelle Carmona (extraits).

« On a fermé la grille à 10 heures, puis, le soir, c’est de chez moi, via les caméras de surveillance, que j’ai assisté, impuissante, au pillage de mon propre magasin. Ils n’ont pas fait que voler, ils ont cassé aussi. C’est comme si on m’avait violée », murmure la commerçante.

Ce soir-là, son père a bien tenté de s’approcher. « Mais ils étaient une centaine à l’intérieur, des fous. Ils se battaient entre eux », explique-t-il.

Aujourd’hui, il reste près d’elle, car il le sait, « ces jours-là sont déterminants pour la suite ». Les démarches auprès des assurances vont être lancées. « Reste à sécuriser les lieux, les services de la Ville ne sont pas encore passés, j’ai appelé un artisan pour tenter de fermer le rideau… »

22 Oct 2026 | Profession
 

La Fédération des buralistes de la Gironde a participé, le 20 octobre, à une réunion de crise organisée après les violences et les pillages survenus à Bordeaux. Elle était présidée par Thomas Cazenave (maire de Bordeaux et ancien ministre du Budget) et la préfète de Gironde.

Les échanges ont porté sur le bilan des événements : 81 commerces touchés, près de 120 interpellations et 8 à 10 millions d’euros de dégâts, ainsi que sur les difficultés de sécurisation et d’anticipation des rassemblements.
Nous reprenons une communication sur LinkedIn d’Antoine Bairras (président des buralistes de Gironde).

Des mesures d’accompagnement ont été évoquées pour les commerçants : soutien administratif et psychologique, assurances, facilités de paiement, activité partielle et fonds de soutien.
Les autorités souhaitent également mieux sécuriser les prochaines manifestations, notamment en évitant le centre commerçant.

La Fédération des buralistes a insisté sur la nécessité de protéger les commerces, de maintenir leur ouverture à l’approche des fêtes et de préserver l’accès au centre-ville.
De nouvelles réunions sont prévues afin de renforcer la coordination entre les autorités et les acteurs économiques.

(Voir 18 et 19 octobre / buralistes pillés et touchés)

22 Oct 2026 | Profession
 

« L’État nous doit la sécurité publique », insiste Philippe Coy (vice-président des Entrepreneurs, ex-CPME, et président de la Mudetaf). Quelque 3 000 commerces ont subi des dégradations en marge de la mobilisation sociale du 17 octobre. C’est ce que rapporte France-Info le 20 octobre.

Face à « une vraie organisation de guérilla », Philippe Coy attend samedi prochain une police « assez nombreuse pour protéger les biens et les personnes », a-t-il déclaré.

La première des préoccupations et des sollicitations, c’est d’assurer la sécurité de nos établissements. L’État nous doit la sécurité publique », assure Philippe Coy.
« On a bien vu que la défaillance avait été au rendez-vous, ce qui fait que des milliers de commerçants ont été pillés, avec, au final, des vies brisées, des gens meurtris. »

Pour Philippe Coy, les commerçants sont aujourd’hui « fatigués » face aux dégradations à répétition. Environ 3 000 commerces ont été touchés le week-end dernier, « une proportion jamais connue ». « Nous n’en sommes malheureusement pas à un coup d’essai », explique le vice-président des Entrepreneurs. Désormais, de nombreux professionnels se préparent et certains annoncent déjà vouloir se défendre si de nouveaux pillages devaient avoir lieu.

« Il y a eu 2018, avec les gilets jaunes, il y a eu 2023, les émeutes. Les commerçants sont épuisés et, quand vous voyez votre commerce, votre vie, pillés, l’un des réflexes, et le plus mauvais certainement, c’est de vouloir se défendre soi-même devant les carences de l’État. »

 

21 Oct 2026 | Profession
 

Sur la dalle du Colombier et dans le centre historique de Rennes, les devantures enfoncées et les vitrines brisées témoignent d’un week-end de chaos. Face à la vague de dégradations, les agents de sécurité privée ont dû être déployés en urgence. Nous reprenons un article du Télégramme du 20 octobre.

« On a été appelés au dernier moment, un peu en catastrophe. Moi, je sécurisais le Marathon vert place Charles de Gaulle. Vers midi, j’ai basculé à quelques mètres de là sur la dalle du Colombier pour sécuriser le bureau de tabac », souffle Mohamed, agent de la société ABC.

Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 heure 30, le bureau de tabac dont il assure la protection a été pris pour cible par un groupe d’une cinquantaine d’individus cagoulés. Équipés d’un cric, les assaillants soulèvent le très lourd rideau de fer et commencent à s’attaquer à la vitrine.

L’intervention des salariés de la boîte de nuit voisine met un terme à l’attaque. « Les salariés de la discothèque ont filmé les jeunes et ont menacé de prévenir la police, ce qui a fait fuir le groupe. »

21 Oct 2026 | Profession
 

Deux minutes pour tout détruire. Des années pour tout construire.
Ce week-end, des commerçants ont vu leur établissement pillé, saccagé, parfois sous leurs propres yeux, impuissants face à ce déferlement.
Dans l’Aisne, nous avons été épargnés. Mais jusqu’à quand ?
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn, le 20 octobre, de Walid Bouakil, président des buralistes de l’Oise (voir 7 septembre).

En tant que commerçant, ces images me révoltent autant qu’elles m’inquiètent pour l’avenir.
Ce qui me choque particulièrement, c’est l’inconscience de certains de ces individus qui agissent à visage découvert, parfois en rigolant, comme s’il s’agissait d’un jeu. Lire la suite »

21 Oct 2026 | Profession
 

Les événements de samedi et dimanche ont été marqués par des actes de vandalisme qui ont touché de nombreux commerces, nos partenaires-commerçants et notamment les buralistes.
C’est ainsi que débute un message de Sylvain Dominé, directeur des Réseaux commerciaux du PMU, le 19 octobre (voir 18 et 19 octobre / Buralistes).

À ce stade, 50 points de vente partenaires du PMU ont été recensés comme ayant subi des dégradations ou des actes de vandalisme. Rien n’excuse de tels agissements.

Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des hommes qui travaillent sans relâche pour faire vivre leur commerce, animer leur quartier et contribuer à la vie de leur ville.
Il est trop facile de s’attaquer à celles et ceux qui travaillent chaque jour, créent de l’activité et maintiennent des lieux de proximité essentiels à la vie locale.

Face à ces événements, je tiens à souligner la mobilisation totale des équipes PMU tout au long du week-end et encore aujourd’hui. Présentes, engagées et pleinement investies, elles sont aux côtés de nos partenaires pour les accompagner dans ces moments difficiles.

Nos partenaires point de vente ne sont pas seuls. Le PMU est à leurs côtés.

Parce que derrière chaque commerce, il y a des femmes et des hommes, des équipes et des familles qui méritent notre respect et notre soutien.

21 Oct 2026 | Profession
 

Nous venons de vivre un week-end singulier. Nous avons assisté avec sidération et effarement à des scènes d’affrontements violents, de pillages et de dégradations gratuites dans tout le pays.

C’est ainsi que débute un message de Jean-Michel Detchart (Président de Culture Presse) diffusé par Union Presse. Nous le reprenons.

Pour beaucoup d’entre nous, ce triste spectacle a tourné en boucle sur nos écrans, pour d’autres, malheureusement, la catastrophe et le traumatisme se sont vécus en direct, voire ce matin à la constatation des dégâts. Particuliers, collectivités, services, commerces, personne ne semble avoir été épargné par la violence des émeutes de ce week-end. Lire la suite »

20 Oct 2026 | Profession
 

Ce qui a été annoncé par Bercy à l’issue du Conseil des entreprises, ce 20 octobre :

  • Prêt de trésorerie à taux zéro de Bpifrance, dans la limite de 50 000 euros (disponible dès le 23 octobre).
  • Aide à l’activité partielle pour les commerces contraints d’interrompre leur activité : 60 % des salaires, avec un reste à charge nul pour les entreprises ; coût pris en charge par l’État.
  • Un fonds de soutien spécifique du ministère du Commerce tenant compte des pertes enregistrées depuis le 17 octobre.
  • Facilitation de l’étalement des charges fiscales et sociales auprès de la DGFiP et de l’Urssaf.
20 Oct 2026 | Profession
 

Tout mon soutien à Aline Li et à son équipe.
C’est avec beaucoup de tristesse et de colère que j’ai appris l’agression dont a été victime Aline, ainsi que les dégradations subies par son établissement, La Barrique, dans le 10e arrondissement de Paris.
C’est ainsi que débute un message de Bekir Kadik (professionnel de l’immobilier commercial) sur LinkedIn, le 19 octobre, que nous reprenons.

Cette affaire me touche particulièrement, car j’ai eu le plaisir d’accompagner Aline dans son installation et la réalisation de son projet professionnel.

Derrière chaque commerce, il y a des années de travail, des sacrifices, des investissements et surtout des êtres humains.

Voir une commerçante agressée et son outil de travail saccagé est tout simplement révoltant.
Rien, absolument rien, ne peut justifier une telle violence.
Aline, je tiens à t’exprimer personnellement tout mon soutien, ainsi qu’à ta famille et à ton équipe.
Courage à toi. Nous sommes à tes côtés.

(Aline Li a reçu la visite de Serdar Kaya et de Philippe Coy dans l’après-midi du 19 octobre.)

20 Oct 2026 | Profession
 

Après les scènes de violences extrêmes de ce week-end envers les commerces et les commerçants de nos villes, je me suis rendu sur le terrain avec Amir Reza-Tofighi (président des Entrepreneurs / ex-CPME), à la rencontre des commerçants dévastés et traumatisés. Souvent, leur vie a basculé après ces actes très violents et la destruction de leur commerce.
C’est ainsi que débute un message de Philippe Coy (vice-président Commerce des Entrepreneurs et président de la Mudetaf) sur LinkedIn, ce 19 octobre, que nous reprenons.

Nous avons échangé avec Serdar Kaya (président de la Confédération des buralistes), en compagnie du directeur de la douane, sur les pillages de buralistes (voir les 19 et 18 octobre).

Ce matin, à 9 heures, je participais également à la réunion de crise organisée par le ministre Serge Papin.
L’État doit assumer et assurer la sécurité de nos entreprises et doit déployer en urgence des mesures de soutien et d’accompagnement pour faire face aux échéances sociales et fiscales de nos entreprises.
La trésorerie des commerçants était déjà en souffrance et doit trouver un soutien dans ces événements.
Nous exprimons toute notre solidarité à tous les commerçants victimes, ainsi qu’aux forces de sécurité et aux pompiers.
Les Entrepreneurs restent mobilisés auprès de tous en cette période de grande instabilité.