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8 Juil 2026 | Associations
 

Pour ne plus jeter des mégots de cigarettes par terre, une grande campagne de sensibilisation vient de débuter dans 22 villes en France, dont La Rochelle. Pendant une semaine, près de 14 000 petits cendriers de poche sont distribués dans les bureaux de tabac. Nous reprenons l’information de ICI Charente-Maritime.

Pour ne plus jeter des mégots de cigarettes par terre, une grande campagne de sensibilisation vient de débuter dans 22 villes en France, dont La Rochelle.
Depuis ce 6 juillet, jusqu’à dimanche, près de 14 000 petits cendriers de poche sont distribués dans les bureaux de tabac. Vingt-huit buralistes sont mobilisés à La Rochelle.
Une petite boîte en aluminium d’un peu plus de 4 centimètres de diamètre est proposée, légère, pratique à glisser dans la poche.

Une opération menée par la Confédération des buralistes, la Ville de La Rochelle et Alcome, l’éco-organisme dédié à la réduction des mégots dans l’espace public.
Bastien Huet est le délégué régional d’Alcome. Pour lui, les chiffres sont parlants.
« Un déchet sur deux abandonné au sol dans l’espace public est un mégot de cigarette. Aujourd’hui en France, on retrouve en moyenne 1,5 mégot tous les 10 mètres et même 4,5 en milieu urbain. Quand on sait par ailleurs que neuf incendies sur dix sont d’origine humaine, il est important de sensibiliser les fumeurs pour qu’ils se dotent d’un cendrier de poche afin de parfois éviter des catastrophes. »

Ces petits cendriers de poche sont très pratiques et simples à utiliser. Michèle l’a pour une première fois en main : « Il faut appuyer dessus, et voilà (clac), ça s’ouvre. C’est pratique, c’est très bien et c’est discret. Je ne fume pas, mais franchement, c’est une très bonne chose de les proposer pour que nos rues soient plus propres. »

À La Rochelle, pour être encore plus efficace et éviter de retrouver des mégots par terre, la ville a déjà mis en place une quinzaine de cendriers sur pied au centre-ville. Lire la suite »

7 Juil 2026 | Associations
 

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En proposant, dans son rapport Charges et Produits pour 2027, d’interdire la vente de tabac à toute personne née après le 1er janvier 2009, l’Assurance maladie vient de donner un poids institutionnel décisif à une mesure que le CNCT soutient.
Une prise de position d’autant plus notable qu’elle est désormais partagée, à titre personnel, par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist (voir le 4 juillet).
Pour le CNCT, la trajectoire est claire : la génération sans tabac n’est plus un horizon lointain, c’est une échéance politique qui se rapproche.
Nous reprenons le communiqué du CNCT (Comité national contre le tabagisme) à propos de l’interdiction générationnelle qui occupe désormais l’actualité du secteur (voir les 2, 3 et 6 juillet).

Une mesure enfin portée au plus haut niveau institutionnel

Dans son rapport publié le 2 juillet, l’Assurance maladie rappelle que la prévalence du tabagisme reste, en France, à un niveau encore trop élevé et détaille le poids sanitaire considérable qui en découle.

L’épidémie tabagique pèse très fortement sur le système de santé qui est non seulement à bout de souffle mais est confronté à un problème de financement majeur. Dans cette perspective, il est essentiel que les politiques de prévention permettant de réduire, dès le court terme, les charges pour l’Assurance maladie soient particulièrement déployées. C’est notamment le cas des mesures de lutte contre le tabagisme, qui sont démontrées comme particulièrement coût/efficaces.

Dans cette perspective sanitaire et médico-économique, l’Assurance maladie apporte son soutien explicite à la proposition de loi « Pour une génération sans tabac », déposée à l’Assemblée nationale en novembre 2025 par le député Nicolas Thierry et cosignée par 40 parlementaires de tous bords, dont l’ancien ministre de la Santé, Yannick Neuder (voir le 4 novembre 2025).
Un texte resté sans débat parlementaire depuis plus de sept mois, malgré son caractère transpartisan. Lire la suite »

6 Juil 2026 | Associations
 

L’Assurance maladie propose d’interdire la vente de tabac pour les personnes nées à partir de 2009 dans l’objectif de créer une génération sans tabac, à l’instar de ce qu’a mis en place le Royaume-Uni (voir les 2, 3 et 4 juillet). L’association Contre-Feu s’en réjouit et y voit une potentielle « avancée majeure », tandis que certains lycéens interrogés sont plus dubitatifs.
C’est ainsi que débute un sujet de RMC du 3 juillet, de Lou Garnier, que nous reprenons.

Interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009 : c’est l’une des recommandations formulées par l’Assurance maladie dans son rapport annuel publié ce 2 juillet. L’objectif est de protéger les jeunes des effets nocifs du tabac et de réduire les coûts du tabagisme pour les finances publiques, sur le modèle du Royaume-Uni (voir le 22 avril), qui a déjà adopté une telle mesure.

Cette recommandation pourrait relancer le débat autour d’une proposition de loi déposée par les écologistes à l’Assemblée nationale en novembre 2025. Selon l’Assurance maladie, la France est le troisième pays de l’Union européenne comptant le plus grand nombre de fumeurs quotidiens, derrière la Grèce et la Bulgarie. D’après Santé publique France, en 2024, 24 % des personnes âgées de 18 à 79 ans déclaraient fumer du tabac et 17,4 % en consommaient quotidiennement. Lire la suite »

5 Juil 2026 | Associations
 

Le vapotage n’est plus une tendance isolée chez les adolescents. Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (voir 30 avril 2026), la part de lycéens vapoteurs quotidiens a plus que doublé en quelques années, passant de 2,8 % en 2018 à 6,8 % en 2024. Une progression qui confirme l’ancrage de ces produits dans les usages des jeunes générations.

C’est sur ce terrain que Contre-Feu, l’alliance contre l’industrie du tabac (anciennement ACT), lance une nouvelle campagne imaginée par Buzzman et orchestrée par l’agence média Tyers. Visible depuis le 2 juillet, notamment sur les réseaux sociaux, l’opération s’attaque à un symbole du quotidien : les carottes des bureaux de tabac (voir 2 juillet 2026). C’est ce que confirme le site d’informations professionnelles La Réclame.

Dans la nuit du 19 au 20 juin, plusieurs enseignes de buralistes parisiens ont été détournées. Les traditionnelles carottes rouges ont laissé place à des versions revisitées reprenant les codes graphiques des produits de vapotage : couleurs vives, univers ludiques, références pop. Une intervention pensée pour créer un décalage entre un objet familier et les stratégies visuelles associées à la nicotine.

Contre-Feu dénonce une forme de banalisation progressive. L’association pointe des produits aux packagings conçus pour donner envie, qui contribuent à renforcer leur attractivité auprès des plus jeunes. Elle rappelle également qu’un jeune de 17 ans sur deux a déjà expérimenté la cigarette électronique.

2 Juil 2026 | Associations, Vapotage
 

Packagings aux graphismes de jeux vidéo, de mangas, aux couleurs de bonbons ou encore à l’effigie de clubs de foot, l’industrie du tabac multiplie les références à la pop culture sur le design de ses cigarettes électroniques pour séduire les plus jeunes et favoriser l’attrait de ses produits.
C’est ainsi que débute un communiqué de l’association Contre-Feu (voir 2 juin 2026 et 15 avril 2026) que nous reprenons.

Une stratégie qui se révèle payante : alors que les Français n’ont jamais aussi peu fumé, l’industrie du tabac s’est réinventée en trouvant dans la vape un nouveau relais de croissance, notamment chez les adolescents. En 2022, près de 57 % des jeunes de 17 ans avaient déjà expérimenté la cigarette électronique et 6,2 % vapotaient quotidiennement, une proportion qui a triplé en 5 ans.

Bien qu’outrancier, ce marketing fait tellement partie du décor qu’on ne le remarque plus. Pour dénoncer les stratégies utilisées par l’industrie du tabac, Contre-Feu a décidé de frapper fort en s’attaquant à son symbole : la carotte de tabac.
En détournant cet emblème que des millions de Français croisent tous les jours et en le remplaçant par des enseignes ludiques et colorées – fidèles aux designs des vapes disponibles sur le marché – Contre-Feu expose au grand jour le marketing de la vape conçu pour piéger les plus jeunes dans l’addiction.

Afin d’empêcher l’industrie de recruter une nouvelle génération de consommateurs dépendants à la nicotine – l’une des drogues les plus addictives – Contre-Feu lance sa première campagne d’appel aux dons pour l’aider à financer ses actions visant à instaurer la mise en place du paquet neutre pour tous les produits du vapotage.

2 Juil 2026 | Associations
 

Le 30 juin, Vincent Zappia (président d’Alcome) a eu l’opportunité de représenter l’éco-organisme lors d’une table ronde au Sénat (parrainée par Marta de Cidrac, sénatrice des Yvelines, et organisée par Le Trombinoscope) qui portait sur la prévention et les sciences comportementales ; ceci aux côtés d’Eric Brac de La Perriere, de Gestes Propres, et de Dimitri Naczaj, de Bellegarde Scientific Consulting.
Nous reprenons la communication d’Alcome.

« Il faut mieux anticiper un problème que résoudre un problème : il faut d’abord convaincre le fumeur qu’il ne faut pas jeter son mégot dans la rue, avant de nettoyer. »

« Un constat simple, mais qui bouscule une évidence bien ancrée : 80 % des moyens de notre filière REP sont aujourd’hui concentrés sur le nettoiement. Un effort indispensable, mais qui demeure curatif et ne suffira pas pour atteindre nos objectifs. »

« C’est la conviction portée par Alcome : replacer la prévention au cœur de l’action des éco-organismes, en s’appuyant sur des leviers comportementaux éprouvés et sur des collectivités déjà motrices sur le terrain. »

(Voir 30 juin et 1er juillet.)

1 Juil 2026 | Associations
 

« Une campagne de sensibilisation débute, cette semaine, chez votre buraliste où vous pourrez récupérer gratuitement des cendriers de poche. On vous explique le contexte. » C’est ainsi que débute une campagne de communication de la ville de Nice dont nous reprenons le message.

La Confédération des buralistes et Alcome, l’éco-organisme dédié à la réduction des mégots dans l’espace public, s’associent pour une semaine de sensibilisation à Nice. La Métropole est également partenaire de cette action.

Du 29 juin au 5 juillet, 71 buralistes de la Métropole se mobilisent afin de distribuer 55 000 cendriers de poche ainsi que des kits méthodologiques pour sensibiliser le public.

« Nous nous associons avec les buralistes parce que ce sont eux qui sont au contact direct d’éventuels mauvais jeteurs ! On considère que 12 % des cigarettes produites sont mal jetées. C’est un pourcentage faible, mais les volumes sont immenses », explique Jonathan Deccotignies, directeur des opérations et du développement d’Alcome.
« Moins de 20 % des fumeurs sont de mauvais jeteurs, mais ceux-ci provoquent 80 % des déchets de mégots. Le profil type est plutôt un homme âgé de 18 à 34 ans, d’un milieu social supérieur et habitant dans un centre urbain dense », poursuit-il.
« La Ville de Nice est très impliquée pour faire changer les mentalités.
Beaucoup de gens pensent encore que le mégot est en papier, or c’est du plastique. Certains pensent qu’il se dégrade facilement, d’autres craignent de le mettre dans une poubelle. Enfin, de grandes campagnes de sensibilisation sont effectuées aussi en période estivale pour lutter contre les feux de forêt. »
(Voir les 5 août 2021 / Nice et 30 juin 2026 / Alcome)

30 Juin 2026 | Associations
 

ActuEnvironnement publie une interview d’Isabelle Poitou (directrice générale de MerTerre) qui évoque sa coopération avec l’éco-organisme Alcome dans le cadre de l’opération Calanques propres qui a eu lieu récemment à Marseille (voir les 29 avril et 13 avril 2026). Nous en reprenons l’essentiel.

MerTerre s’appuie sur des données scientifiques pour lutter contre les déchets sauvages. Que révèlent-elles sur les mégots ?

Isabelle Poitou : Plus de 3 millions de mégots comptés entre 2020 et 2023 au cours de quelque 2 600 relevés : ce déchet est de très loin le plus présent dans l’espace public et sur le littoral français.
Or, il est extrêmement volatile et peut mettre plus de 10 ans à se dégrader dans la nature. Cette donnée est objectivée par nos méthodes harmonisées de caractérisation des macro-déchets (déchets solides et visibles à l’œil nu). Elles permettent à l’ensemble des acteurs de mesurer et rendre compte de la quantité et des typologies de déchets qu’ils ramassent. Ces données sont partagées sur notre plateforme collaborative « Zéro Déchet Sauvage ». La science participative se place ainsi au service de la sensibilisation, de la pédagogie et de l’action publique.

De quelle manière cette analyse scientifique permet-elle d’agir ?

L’analyse des données transmises par près de 800 structures qui scrutent les hotspots partout sur le territoire permet de comprendre les comportements et les usages. Elle apporte du rationnel dans un comportement plutôt irrationnel : détruire à petit feu son environnement. Maillon essentiel de la sensibilisation, la connaissance permet de prioriser les actions, de mener les bonnes campagnes au bon endroit et d’animer un réseau d’acteurs qui veulent agir. À l’instar de « Calanques Propres », à laquelle Alcome s’est associée avec sa marque-programme « Mon Mégot Où Il Faut ». Pour l’édition 2026 de cette opération scientifique et citoyenne, l’accent était mis sur les mégots, qui sont un fléau et le premier déchet abandonné sur nos littoraux. Lire la suite »

29 Juin 2026 | Associations
 

La chicha, qui est une forme de tabac classique, s’impose comme un enjeu de santé publique avec une progression marquée chez les adolescents et les jeunes adultes, tandis que les effets sanitaires liés à sa consommation sont de mieux en mieux documentés. Une étude internationale publiée dans Tobacco Control alerte sur l’insuffisance des données, encore trop fragiles, et sur un encadrement réglementaire largement incomplet. Les auteurs appellent à la création d’un consortium international pour étudier la chicha et ses effets sur la santé, et à l’application des mesures antitabac issues de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), déjà éprouvées pour réduire la consommation des autres produits du tabac.

C’est ainsi que débute une communication de « Génération sans tabac » (voir le 13 mars 2026 et le 12 février 2026) que nous reprenons.

Une consommation en hausse dans un nombre croissant de pays, notamment chez les jeunes

La consommation de chicha (aussi appelée narguilé ou pipe à eau) n’est plus un phénomène limité au Moyen-Orient ou à certains pays du Maghreb, où elle est historiquement très présente. Elle s’est diffusée depuis plusieurs décennies vers d’autres régions du monde, notamment les États-Unis, l’Europe et l’Amérique du Sud, et elle touche aujourd’hui un public de plus en plus jeune. Les auteurs rappellent que cette progression s’observe particulièrement chez les adolescents et les jeunes adultes. La consommation de ce produit du tabac, particulièrement toxique, constitue un enjeu de santé publique. Lire la suite »