
Cela va faire 6 mois que Serge Papin – l’ancien patron de Système U – est titulaire, au sein du Gouvernement, du large portefeuille de ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’Achat. Son bureau est à Bercy.
Assurément, il a pris ses fonctions à cœur en se montant très actif sur ses dossiers et en ne se dérobant pas devant les interpellations tant parlementaires que médiatiques.
Mais pour quel premier bilan ?
Nous retiendrons pour notre part :
- La reculade gouvernementale sur le 1er Mai. Soit le maintien du statu-quo actuel et l’interdiction, de fait, pour les salariés volontaires de travailler dans des commerces ce jour-là (voir le 11 avril 2026) ;
- La pérennisation de l’utilisation des titres-restaurant en grande distribution. Soit une défaite cuisante pour les organisations professionnelles représentant le secteur des CHR. Derrière cette réforme se joue une transformation profonde de la nature même du titre-restaurant, créé pour permettre aux salariés sans solution de restauration collective de financer leur repas, pendant la journée de travail, dans des bistrots, des bars-brasseries-tabac ou autres « restaurants-ouvriers »… (voir les 31 mars 2025 et 30 juin 2025).





« Le bistrot est avant tout l’endroit où l’on fait société »




L’amendement du député Philippe Brun (PS), qui prévoyait de réserver le taux réduit de TVA à 5,5 % aux seuls restaurants détenteurs du titre de Maître Restaurateur, tout en portant le taux à 20 % pour tous les autres établissements, a été rejeté par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale.