Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
15 Avr 2026 | Profession
 

Cela va faire 6 mois que Serge Papin – l’ancien patron de Système U – est titulaire, au sein du Gouvernement, du large portefeuille de ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’Achat. Son bureau est à Bercy.

Assurément, il a pris ses fonctions à cœur en se montant très actif sur ses dossiers et en ne se dérobant pas devant les interpellations tant parlementaires que médiatiques.

Mais pour quel premier bilan ?

Nous retiendrons pour notre part :

  • La reculade gouvernementale sur le 1er Mai. Soit le maintien du statu-quo actuel et l’interdiction, de fait, pour les salariés volontaires de travailler dans des commerces ce jour-là (voir le 11 avril 2026) ;
  • La pérennisation de l’utilisation des titres-restaurant en grande distribution. Soit une défaite cuisante pour les organisations professionnelles représentant le secteur des CHR. Derrière cette réforme se joue une transformation profonde de la nature même du titre-restaurant, créé pour permettre aux salariés sans solution de restauration collective de financer leur repas, pendant la journée de travail, dans des bistrots, des bars-brasseries-tabac ou autres « restaurants-ouvriers »… (voir les 31 mars 2025 et 30 juin 2025).
10 Fév 2026 | Profession
 

Au début, le chômage, c’était bien, mais maintenant on est trop….
« Sur quel plateau télé entendrez-vous une meilleure punchline pour commenter la vie économique française ? » C’est une des célèbres « Brèves de comptoir », collectées par Jean-Marie Gourio. Il avait compris avant tout le monde l’importance des bistrots.
C’est ainsi que débute un éditorial de Thibaut Vuitton dans Le Populaire du Centre du 9 février. Nous le reprenons tel quel.

Si, quand je vous parle du Balto, vous pensez à ces habitués qui boivent leur espérance de vie, au carrelage vert qui colle aux pieds été comme hiver ou à l’odeur de tabac froid qui, dix-huit ans après l’interdiction de fumer dans les lieux publics, s’accroche encore aux murs : vous manquez l’essentiel.
Le bistrot est avant tout l’endroit où l’on fait société.

C’est ce qui ressort d’une récente étude établissant un lien entre la disparition des bars-tabacs en France et la hausse du vote RN (voir 8 et 2 février).
« Quand il n’y a plus de lieu pour se parler, peut-on y lire, la politique devient un face-à-face entre l’individu isolé et les grands récits médiatiques. »
Les bars ferment, mais il y a pire : ceux qui les fréquentent deviennent louches. Le sociologue Benoît Coquard, cité dans l’étude, raconte que le café était autrefois le « repos légitime du travailleur ». Aujourd’hui, « le temps passé au café devient suspect, marqué par le stigmate de l’oisiveté ».

Résultat : la sociabilité se replie « chez les uns et les autres », dans des cercles plus fermés, avec ceux qui partagent déjà les mêmes opinions.

Aussi, je vous invite aujourd’hui, chers lecteurs, à un acte citoyen. Si vous avez la chance d’avoir dans votre ville un bar encore ouvert, entrez, prenez un petit café. S’il a votre journal sur le zinc, c’est encore mieux. C’est moins moderne qu’un coworking en tiers-lieu, certes, mais il y a beaucoup moins de gens cachés derrière des AirPods. Puisqu’il en va de la démocratie, il s’agirait de se remettre au bistrot.

28 Jan 2026 | Associations
 

L’Umih, principal syndicat patronal de l’hôtellerie-restauration, a appelé les candidats aux élections municipales de 2026 à soutenir leur secteur via douze propositions, réclamant notamment la modération du « paracommercialisme » et le contrôle des meublés de tourisme.
Nous reprenons un communiqué de l’AFP.

« Nous sommes toujours là à tirer la sonnette d’alarme sur les dérégulations », a insisté le président de l’organisation Thierry Marx, devant la presse à Paris.

L’Umih demande aux candidats de s’engager à « préserver le vivre-ensemble et la vitalité économique du secteur », en limitant « la concurrence du paracommercialisme » (marchés gourmands, cafés associatifs, festivals, etc.). Lire la suite »

21 Déc 2025 | Profession
 

Bistrot

Alors que la France est passée de plus de 500 000 bistrots en 1900 à moins de 40 000 aujourd’hui, l’Association des bistrots et cafés de France et le PMU lancent une démarche pour faire reconnaître ces lieux de vie au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco (voir le 13 décembre).
Reportage d’Europe 1 au Chiquito, bar-tabac du 15e arrondissement de Paris, où la convivialité se vit chaque jour au comptoir.

Dans ce petit bar-tabac parisien, chacun a sa place.
Comme chaque après-midi, Liliane ou « Tata » pour les habitués, pousse la porte pour prendre son café.
« Plusieurs personnes sont dans mon cas, raconte-t-elle. Ils n’ont plus d’enfant, ils sont seuls. Ici, on peut s’aérer l’esprit, rencontrer des gens, prendre un petit café », témoigne-t-elle.

Un refuge quotidien pour les habitués

Depuis 40 ans dans le quartier, elle s’installe à une table, tandis que d’autres préfèrent le comptoir, comme Cédric.
« Le café debout, c’est typiquement parisien », dit-il. « Le bistrot fait dix mètres de long, il n’y en a plus beaucoup comme ça », ajoute-t-il.

Autour de ce long zinc, on parle de tout : vie privée, politique, humeur du jour. « C’est un sas de décompression dans une journée de travail intense. C’est pour ça qu’on vient au comptoir », explique David, pastis à la main.

Un esprit presque familial

Derrière le bar, la gérante, Émilie, navigue entre les jeux à gratter et les cafés serrés. Elle connaît les habitudes de chacun.
« À force de les voir tous les jours, on sait à quelle heure ils vont arriver, ce qu’ils vont prendre. On crée une ambiance qui devient presque familiale », confie-t-elle au micro d’Europe 1.

Cette chaleur humaine, cette sociabilité spontanée, la patronne espère bien la voir reconnue par l’Unesco. Une manière de célébrer ce qui, derrière une simple façade de bistrot, constitue encore un des ciments du lien social.

14 Déc 2025 | L'Info
 

Il suffit d’ouvrir la porte de l’Embuscade, à Magny, pour sentir l’époque changer. Ici, Boubou mijote une cuisine sincère et savoureuse qui fait du déjeuner un moment de grâce, loin du bruit du monde.

C’est ainsi que débute la chronique de François Simon dans La Tribune du Dimanche (7 décembre). Nous ne résistons pas au plaisir de la reprendre.

// La route chemine. Et vous de même. Il y avait naguère la nationale 6. Un beau jour, elle fut « départementalisée » en D606. C’est ainsi que l’on glisse d’une époque à une autre. Et vice versa. Entendons-nous : parfois, en sinuant de route en route, de départementales en communales, de communales en vicinales, on passe, mine de rien, en d’autres atmosphères ; d’autres climats. Lire la suite »

13 Déc 2025 | Profession
 

Plus de 40 000 cafés et bistrots subsistent en France, ces lieux de rencontre incarnent un symbole français unique. Une candidature au patrimoine immatériel de l’UNESCO pourrait bientôt reconnaître leur rôle fédérateur.
C’est ainsi que démarre un sujet du Figaro, sous la plume de Louise Dugast que nous reprenons.

Leur disparition est aussi silencieuse qu’inexorable : de 508 000 bistrots et cafés recensés en France en 1900, il en reste moins de 40 000 aujourd’hui. Face à cette érosion historique, l’Association des Bistrots et Cafés de France et le PMU annoncent un partenariat inédit pour faire inscrire ces lieux de convivialité au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

Selon une étude Ipsos citée par les deux organisations, 91 % des Français jugent urgent de recréer du lien social, et 75 % estiment que les cafés et restaurants sont les lieux les plus propices à la convivialité.
« Les bistrots PMU sont bien plus que des lieux de paris. Ils sont des catalyseurs de sociabilité, structurant la vie des campagnes et des quartiers », insiste le PMU dans un communiqué. Lire la suite »

26 Oct 2025 | Profession
 

L’amendement du député Philippe Brun (PS), qui prévoyait de réserver le taux réduit de TVA à 5,5 % aux seuls restaurants détenteurs du titre de Maître Restaurateur, tout en portant le taux à 20 % pour tous les autres établissements, a été rejeté par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale.

L’UMIH s’était fortement mobilisée contre cet amendement, qui fragilisait un secteur déjà en difficulté.

Une nouvelle menace fiscale

L’UMIH a alerté sur le risque de fracture que cet amendement aurait créé au sein de la profession. Aujourd’hui, à peine 3 000 restaurants détiennent le titre de Maître Restaurateur. Les autres, près de 180 000 établissements, auraient été pénalisés par le doublement du taux de TVA, alors même qu’une grande partie d’entre eux font aussi du « fait maison » sur tout ou partie de leur carte, sans le titre ou sans même le dire.

La démarche Maître Restaurateur, créée en 2007, est volontaire, coûteuse en temps et en démarches administratives, avec des critères stricts portant sur l’ensemble de la carte proposée. Tous les restaurateurs ne peuvent pas se permettre ces coûts supplémentaires.

Un impact économique et social qui aurait été majeur

Les conséquences d’une telle réforme auraient été lourdes pour un secteur déjà fragilisé. Selon une étude du cabinet Xerfi menée pour les organisations professionnelles, le passage du taux de TVA de 10 % à 20 % aurait entraîné la suppression de jusqu’à 42 000 postes dans le secteur et une diminution du chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros.

Le secteur traverse déjà une période difficile, avec des charges en hausse de 19 % à 26 % entre 2017 et 2024, et un taux de marge nette passé de 5,9 % à 2,7 %.

Les défaillances d’entreprises ont atteint un niveau record depuis dix ans, et plus d’un quart des restaurants affichent déjà un résultat net négatif.

Des propositions alternatives

L’UMIH partage pleinement l’objectif de promotion de la qualité et du fait maison, et souhaite travailler avec les parlementaires pour un texte législatif ambitieux et réaliste. Plutôt qu’une mesure fiscale punitive, l’UMIH propose plusieurs pistes pour développer la qualité dans la restauration :

  • Rendre obligatoire l’affichage de la mention « Fait Maison » sur les cartes et en salle ;
  • Développer les dispositifs de formation et d’accompagnement des restaurateurs ;
  • Soutenir les démarches volontaires de certification ;
  • Encourager les circuits d’approvisionnement local en produits bruts.

Les débats sur le budget se poursuivent jusqu’à la fin de l’année.