Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
14 Oct 2026 | Profession
 

Franck Chaumès succède à Thierry Marx (voir le 12 août 2024) à la présidence confédérale de l’Umih. Restaurateur et président de la branche nationale restauration depuis 2023, il prend la tête de l’organisation avec Valentin Prudon, élu vice-président confédéral. Le duo a placé la proximité avec les entreprises et la force du collectif au cœur de son projet de campagne. Ils ont été élus à la majorité des présidents des départements et des syndicats associés.

Restaurateur issu d’une famille de professionnels depuis quatre générations, Franck Chaumès développe depuis 1990 plusieurs établissements, notamment à Bordeaux et sur le bassin d’Arcachon. Président de l’Umih Gironde depuis 2021, il préside la branche nationale restauration depuis 2023. Lire la suite »

2 Sep 2026 | Profession
 

Les clients n’ont pas disparu. Mais ils ont compté. Ils partagent une assiette, renoncent au dessert, réservent au dernier moment. Résultat : selon l’enquête menée par l’Umih auprès de 1 300 professionnels, près de deux établissements sur trois (63,7 %) enregistrent un chiffre d’affaires en baisse sur juillet-août par rapport à 2025. Seuls 16,8 % progressent, 19,5 % restent stables. Nous reprenons le communiqué de l’Umih (Union des Métiers de l’Hôtellerie-Restauration / voir le 31 août).

Dès juillet, le décrochage est net. 65,2 % des établissements constatent une fréquentation inférieure à celle de juillet 2025, dont 37,1 % une forte baisse. Seuls 18 % enregistrent une progression.

Mais la fréquentation ne dit pas tout. Derrière ces chiffres se dessine surtout une nouvelle manière de consommer : 726 professionnels signalent une baisse du panier moyen, 474 davantage de réservations de dernière minute. Les commentaires laissés dans l’enquête donnent la mesure du phénomène : « moins de formule complète », « entrée + plat ou plat + dessert », « baisse des ventes additionnelles ».

Certains observent même des couples qui partagent désormais leurs plats. Le consommateur ne renonce pas forcément aux vacances ou au restaurant. Il arbitre. Et pour les entreprises, chaque arbitrage se retrouve dans le chiffre d’affaires.

Deux facteurs dominent très largement les réponses des professionnels : le pouvoir d’achat, cité 860 fois, et les épisodes de canicule à répétition, 827 fois.

Ils arrivent loin devant la baisse du tourisme international ou les incendies. Dans les commentaires, les professionnels racontent des services perturbés, des consommations déplacées et, dans les zones touchées par les incendies, des annulations, voire des interruptions d’activité. Mais la météo n’explique pas tout. Le budget est omniprésent dans les témoignages. « Du monde dans la destination, moins dans les commerces de bouche avec un panier moyen moins élevé », résume l’un des répondants.

L’autre enseignement de cet été. L’activité est devenue plus tardive et plus irrégulière. Les réservations se font au dernier moment, la fréquentation varie fortement selon les jours et juillet et août ne suivent pas toujours les mêmes tendances. Lire la suite »

6 Août 2026 | Profession
 

L’État renforce son soutien sur l’activité partielle aux entreprises touchées par les incendies.

L’UMIH (Union des Métiers de l’Hôtellerie-Restauration) avait demandé le renforcement et l’élargissement temporaire du dispositif d’activité partielle lors des réunions d’urgence (voir le 26 juillet).

Du 20 juillet au 31 août, les employeurs concernés pourront bénéficier d’un reste à charge nul grâce à une aide exceptionnelle. Cette majoration exceptionnelle est intégralement prise en charge par l’État.

Nous remercions l’engagement du Gouvernement.

26 Juil 2026 | Profession
 

Depuis début juillet, les incendies de forêts enchaînent leurs ravages… Nous reprenons un message de l’UMIH (Union des métiers de l’hôtellerie-restauration).
Pour les établissements pris dans cette séquence exceptionnelle, l’heure est à l’urgence opérationnelle.

Trois guichets sont désormais ouverts aux dirigeants sinistrés, la Commission paritaire nationale de l’emploi de la branche, l’Urssaf et la CPSTI, et ils se cumulent.

La Commission paritaire nationale de l’emploi de la branche HCR ouvre une enveloppe complémentaire de 1 500 euros par entreprise éligible, fléchée vers le financement des frais pédagogiques des formations. La condition d’accès est stricte : justifier d’un placement en activité partielle. Lire la suite »

13 Juil 2026 | Profession
 

La proposition de loi, que le ministre Serge Papin espère voir arriver à l’Assemblée nationale à la rentrée, pour pérenniser l’utilisation des titres-restaurant en grande surface, ne répond pas aux attentes des professionnels (voir 30 juin 2025).
La profession n’est pas d’accord. Et elle le fera savoir !
C’est ainsi que débute une communication de l’Umih (Union des métiers de l’hôtellerie-restauration).

Pourquoi nous sommes opposés

Élargir durablement l’usage du titre-restaurant aux produits non directement consommables, c’est détourner un outil conçu pour permettre aux salariés de déjeuner au restaurant. C’est organiser, de fait, un transfert massif d’activité vers la grande distribution, au détriment direct des restaurateurs et de nos commerces alimentaires de proximité. Lire la suite »

23 Juin 2026 | Profession
 

Il existe un socle minimal de prévention, mais qui ne dispense pas l’employeur d’adapter les mesures de prévention aux conditions de travail, conformément à son obligation générale de sécurité vis-à-vis de ses salariés.
C’est ainsi que démarre un message de l’UMIH (Union des Métiers de l’Hôtellerie-Restauration).

Parmi les actions à mettre en place :

  • adapter les horaires et l’organisation du travail ;
  • prévoir des pauses si nécessaire ;
  • mettre à disposition de l’eau potable fraîche ;
  • améliorer la ventilation et limiter l’exposition à la chaleur ;
  • informer les salariés sur les signes d’alerte et la conduite à tenir en cas de malaise.

Un message de strict bon sens. Mais cela vaut toujours mieux en le disant (voir le 21 juin / canicule).

15 Avr 2026 | Profession
 

Cela va faire 6 mois que Serge Papin – l’ancien patron de Système U – est titulaire, au sein du Gouvernement, du large portefeuille de ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’Achat. Son bureau est à Bercy.

Assurément, il a pris ses fonctions à cœur en se montant très actif sur ses dossiers et en ne se dérobant pas devant les interpellations tant parlementaires que médiatiques.

Mais pour quel premier bilan ?

Nous retiendrons pour notre part :

  • La reculade gouvernementale sur le 1er Mai. Soit le maintien du statu-quo actuel et l’interdiction, de fait, pour les salariés volontaires de travailler dans des commerces ce jour-là (voir le 11 avril 2026) ;
  • La pérennisation de l’utilisation des titres-restaurant en grande distribution. Soit une défaite cuisante pour les organisations professionnelles représentant le secteur des CHR. Derrière cette réforme se joue une transformation profonde de la nature même du titre-restaurant, créé pour permettre aux salariés sans solution de restauration collective de financer leur repas, pendant la journée de travail, dans des bistrots, des bars-brasseries-tabac ou autres « restaurants-ouvriers »… (voir les 31 mars 2025 et 30 juin 2025).
10 Fév 2026 | Profession
 

Au début, le chômage, c’était bien, mais maintenant on est trop….
« Sur quel plateau télé entendrez-vous une meilleure punchline pour commenter la vie économique française ? » C’est une des célèbres « Brèves de comptoir », collectées par Jean-Marie Gourio. Il avait compris avant tout le monde l’importance des bistrots.
C’est ainsi que débute un éditorial de Thibaut Vuitton dans Le Populaire du Centre du 9 février. Nous le reprenons tel quel.

Si, quand je vous parle du Balto, vous pensez à ces habitués qui boivent leur espérance de vie, au carrelage vert qui colle aux pieds été comme hiver ou à l’odeur de tabac froid qui, dix-huit ans après l’interdiction de fumer dans les lieux publics, s’accroche encore aux murs : vous manquez l’essentiel.
Le bistrot est avant tout l’endroit où l’on fait société.

C’est ce qui ressort d’une récente étude établissant un lien entre la disparition des bars-tabacs en France et la hausse du vote RN (voir 8 et 2 février).
« Quand il n’y a plus de lieu pour se parler, peut-on y lire, la politique devient un face-à-face entre l’individu isolé et les grands récits médiatiques. »
Les bars ferment, mais il y a pire : ceux qui les fréquentent deviennent louches. Le sociologue Benoît Coquard, cité dans l’étude, raconte que le café était autrefois le « repos légitime du travailleur ». Aujourd’hui, « le temps passé au café devient suspect, marqué par le stigmate de l’oisiveté ».

Résultat : la sociabilité se replie « chez les uns et les autres », dans des cercles plus fermés, avec ceux qui partagent déjà les mêmes opinions.

Aussi, je vous invite aujourd’hui, chers lecteurs, à un acte citoyen. Si vous avez la chance d’avoir dans votre ville un bar encore ouvert, entrez, prenez un petit café. S’il a votre journal sur le zinc, c’est encore mieux. C’est moins moderne qu’un coworking en tiers-lieu, certes, mais il y a beaucoup moins de gens cachés derrière des AirPods. Puisqu’il en va de la démocratie, il s’agirait de se remettre au bistrot.

28 Jan 2026 | Associations
 

L’Umih, principal syndicat patronal de l’hôtellerie-restauration, a appelé les candidats aux élections municipales de 2026 à soutenir leur secteur via douze propositions, réclamant notamment la modération du « paracommercialisme » et le contrôle des meublés de tourisme.
Nous reprenons un communiqué de l’AFP.

« Nous sommes toujours là à tirer la sonnette d’alarme sur les dérégulations », a insisté le président de l’organisation Thierry Marx, devant la presse à Paris.

L’Umih demande aux candidats de s’engager à « préserver le vivre-ensemble et la vitalité économique du secteur », en limitant « la concurrence du paracommercialisme » (marchés gourmands, cafés associatifs, festivals, etc.). Lire la suite »