Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Fév 2024 | Vapotage
 

La chasse aux « puffs » s’est poursuivie au Parlement avec le vote du Sénat, unanime mercredi pour interdire ces cigarettes électroniques à usage unique prisées par les jeunes, une nouvelle étape dans un processus qui devra encore être validé par Bruxelles.

C’est ainsi que démarre une dépêche AFP que nous reproduisons (voir 3 février 2024).

Après l’Assemblée nationale début décembre (voir 6 décembre 2023), les sénateurs ont à leur tour approuvé l’interdiction de ces « puffs » non rechargeables, aux arômes très diversifiés et aux prix abordables, que 15 % des adolescents de 13 à 16 ans ont déjà utilisé selon une récente enquête (…) Lire la suite »

3 Fév 2024 | Vapotage
 

Ce 31 janvier, les membres de la commission des Affaires sociales du Sénat ont adopté un texte interdisant « la fabrication, la vente, la distribution ou loffre à titre gratuit » des dispositifs de vapotage à usage unique. Les sénateurs ont considéré que les « puffs » représentaient bien « un risque sérieux pour la santé des adolescents et pour lenvironnement » selon Public Sénat que nous reprenons.

Déposée en novembre 2022 par cinq députés écologistes, la proposition de loi avait été adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale (voir 5 et 6 décembre 2023).

Parmi les amendements adoptés, seul un changement notoire a été apporté par la commission des affaires sociales du Sénat. Outre la vente, la distribution et loffre à titre gratuit, le rapporteur Khalifé Khalifé (LR) a tenu à sanctionner également la fabrication de ces dispositifs électroniques. La proposition de loi précise que les personnes qui bravent cette interdiction pourront encourir jusqu’à 100 000 euros d’amende. Lire la suite »

3 Fév 2024 | Vapotage
 

À l’occasion de l’examen de la proposition de loi sur l’interdiction de la puff en Commission des Affaires sociales du Sénat (voir ci-dessus), on aura vu apparaître un amendement plutôt surprenant de la part de la sénatrice Anne Souyris (sénatrice écologiste de Paris).

Celle-ci propose de « sécuriser le dispositif prévu (…) en étendant l’interdiction des puffs à la location de celle-ci ». La location … vous avez bien lu.

Tant les connaisseurs du parlement et de ses amendements retors que les défenseurs de la vape n’en sont pas encore revenus. À propos, l’amendement n’a pas été retenu par la commission. Sagesse de sénateurs.

22 Jan 2024 | Pression normative
 

La sénatrice Marie-Claude Lermytte (Nord, Les Indépendants) avait attiré lattention du ministre de l’Économie, le 2 novembre dernier, sur les suites de la décision du Conseil d’État quant aux limites de transport du tabac par les particuliers (voir 1er et 6 octobre).

Sa question écrite soulignait que l’ordonnance du Conseil d’État entend abroger cette disposition mais elle demeure en vigueur jusqu’à son remplacement par un décret qui n’a toujours pas été publié en 2023. Elle demandait si le Gouvernement allait publier le décret et la date de parution de ce dernier ou s’il entendait rester maitre de sa souveraineté en matière de santé et de fiscalité.

Réponse du ministère publiée ce 11 janvier (extrait).

(…) Le Conseil d’État enjoint au Gouvernement de prendre le décret prévu à larticle L. 311-19 du Code des Impôts dans un délai de six mois : soit le Gouvernement procède à lindication des éléments à prendre en compte pour déterminer si les produits de tabac manufacturés acquis par un particulier dans un autre État membre de lUnion européenne et quil transporte en France le sont pour ses besoins propres sans fixer de seuils, soit il fixe des seuils conformes à larticle 32 de la directive (UE) 2020/262, à savoir 800 cigarettes (4 cartouches), au lieu de 200 (1 cartouche). Le Gouvernement optera pour lune ou lautre de ces possibilités après examen.

•• À ce jour, les dispositions des articles 575 I et 302 D du CGI sont donc maintenues. Les agents des Douanes peuvent encore relever le caractère commercial du transport de tabac par un particulier à partir dune cartouche, ce qui implique la notification dune infraction, la saisie ou labandon du tabac et la perception dune amende, le cas échéant.

Le Gouvernement mène depuis plusieurs années une politique ambitieuse de lutte contre le tabagisme en France, qui est responsable de plus de 75 000 décès chaque année. Les hausses de fiscalité ont montré un impact notable sur la consommation de tabac, agissant comme un élément dissuasif.

•• Cependant, cette politique fiscale a entrainé un écart de prix avec nos voisins européens, affectant spécifiquement les débits de tabac implantés à proximité des frontières avec les autres États membres de lUnion européenne, en raison des achats transfrontaliers.

À loccasion dun déplacement récent à Charleville-Mézières, le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, Thomas Cazenave, est allé à la rencontre des buralistes. Face à leurs inquiétudes, le ministre a assuré que des solutions seront trouvées en collaboration avec la Confédération des buralistes (voir 20 novembre 2023).

28 Déc 2023 | Profession
 

Trois questions écrites ont été déposées sur le bureau de lAssemblée nationale ces dernières semaines interpellant le ministre chargé des Comptes publics, Thomas Cazenave, sur laugmentation de la fiscalité des produits du tabac.

•• Joël Giraud (Renaissance, Hautes-Alpes) alerte sur les chiffres actuels révèlant que les recettes de l’État ont déjà subi une perte de 210 millions d’euros par rapport à 2022.

Plus alarmant encore, en tenant compte de la TVA sur le tabac, cette perte s’élève à 260 millions d’euros sur la période considérée : « si l’on projette ces données pour l’ensemble de l’année 2023, l’État pourrait donc essuyer des pertes comprises entre 250 et 280 millions d’euros, voire entre 300 et 350 millions d’euros sur l’année entière, en incluant la TVA ». Lire la suite »

20 Déc 2023 | Trafic
 

François Thibaut (député RN du Nord) alerte dans une question écrite le ministre chargé des Comptes publics sur la décision du Conseil d’État du 29 septembre enjoignant la France à aligner le seuil d’interdiction d’importation de cigarettes en provenance des pays de l’Union européenne en passant ainsi d’une à quatre cartouches (voir 1er et 6 octobre).

En tant qu’élu d’un département frontalier, le député s’inquiète sur la situation des buralistes – en particulier du département du Nord – qui militent pour que le Gouvernement résiste à ce changement, soutenant la règle en place depuis 2020. Lire la suite »

16 Déc 2023 | Trafic
 

Pertinente cette question écrite (soumise le 5 décembre) du député Luc Geismar (Modem, Loire-Atlantique) alertant le ministre de la Santé et de la Prévention sur l’intérêt de campagnes de communication contre le tabac de contrefaçon.

Malgré les nombreuses augmentations sur les produits du tabac, le nombre de fumeurs sur le territoire reste inchangé. Pire encore, un marché parallèle a émergé, sans que la sécurité des produits ne soit garantie par les autorités compétentes, constate-t-il. Le phénomène alarmant des usines clandestines démantelées en France (voir 15 janvier) met en péril toute une filière et crée avant tout un danger pour le consommateur.

Il souligne que « l’article L. 3511-3 du code de la santé publique ne permet pas à l’industrie du tabac de réaliser des partenariats avec la presse visant à faire des campagnes de sensibilisation sur la lutte contre ce marché parallèle », que ce soit du tabac de contrebande ou de contrefaçon. Lire la suite »

6 Déc 2023 | Vapotage
 

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, ce lundi 4 décembre au soir en première lecture, une Proposition de Loi pour interdire les « puffs » (cigarettes électroniques à usage  unique), un premier pas vers une interdiction qui devra encore être confirmée par le Sénat et par Bruxelles (voir 4 et 5 décembre).

Doù ce reportage au JT de 20 heures de TF1 de ce 4 décembre … Extraits.

À la sortie des collèges et des lycées, le phénomène « puff » se révèle toujours au cœur des conversations.

•• « Je fume une « puff » par jour, c’est sympa les goûts », assure un collégien. « J’ai 15 ans, j’ai commencé les puffs il y a à peu près trois ans et maintenant, j’essaye d’arrêter » explique une autre, soutenant que « des livreurs experts » rodent aux abords des collèges et lycées. Lire la suite »

6 Déc 2023 | Trafic
 

Une cigarette achetée dans un pays, une cigarette fumée dans le même pays. Tel est lesprit de la Proposition de Loi (PPL) française déposée par le député Frédéric Valletoux (Horizons, Seine-et-Marne) visant à entraver lachat transfrontalier de tabac (voir 14 novembre). Quen pense-t-on au Grand-Duché du Luxembourg ?

Les stations et buralistes luxembourgeois ont pu bénéficier de quantités bien supérieures à ce que consomme sa population.

•• « Certains pays sont surapprovisionnés par les industriels. Au Luxembourg, on compte 600 millions de cigarettes consommées pour 3 milliards livrées », indique au quotidien luxembourgeois LEssentiel le député auteur de la loi. Lire la suite »

5 Déc 2023 | Vapotage
 

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité lundi en première lecture un texte pour interdire les « puffs », des cigarettes électroniques à usage unique prisées par un public jeune, un premier pas vers une interdiction qui devra encore être confirmée par Bruxelles (voir 4 décembre, 29 novembre).

C’est ainsi que débute une dépêche AFP, signée Sami Acef, que nous reprenons.

Bon marché, multicolores et aux parfums de glace à la fraise, de pastèque, ou de chocolat … Ces « puffs » non rechargeables proposent un certain nombre de bouffées pour un taux de nicotine compris entre 0 et 20 mg/ml, qui « ouvre la voie à une forte dépendance », surtout chez les mineurs, a dénoncé le ministre de la Santé Aurélien Rousseau. 

« Leur prix est dérisoire, les arômes fruités et sucrés sont attirants, la discrétion du dispositif les fait passer inaperçus auprès des parents », a déploré l’écologiste Francesca Pasquini, qui avait déposé le texte en novembre 2022.

« L’académie nationale de médecine qualifie les puffs de +piège sournois pour les enfants et les adolescents+ », a insisté son co-rapporteur Michel Lauzzana (Renaissance).

•• Signée par 166 députés, leur proposition a le soutien du gouvernement. La Première ministre Élisabeth Borne avait réclamé l’interdiction des « puffs » début septembre (voir 3 septembre)

« Chez les 13-16 ans, un enfant sur 10 a déjà essayé la puff », a alerté Aurélien Rousseau, dénonçant un « effet passerelle vers le tabagisme » et un « fléau environnemental ». Tour à tour les députés de tous les groupes de l’Assemblée ont salué l’initiative, adoptée par les 104 élus présents. « Les puffs sont une bombe à retardement pour la santé de nos concitoyens », a alerté Paul Christophe (Horizons). « Il faut impérativement qu’on réagisse », a abondé Stéphane Viry (LR).

Pour le groupe LFI, la députée Rachel Keke a appelé les « responsables politiques à montrer l’exemple », dans une remarque visant la Première ministre souvent vue en train de vapoter dans l’hémicycle. Le tabac reste la première cause de mortalité évitable, avec 75 000 morts par an. Ce « ne sont pas simplement des statistiques, ce sont des prénoms, des vies, des familles brisées et endeuillées », a lancé dans l’hémicycle Karl Olive (Renaissance).

Autre argument en faveur de l’interdiction : « le plastique et le lithium qui les composent ont un mode de production très consommateur de pétrole et deau, extraits à l’autre bout du monde dans des conditions déplorables », a martelé Francesca Pasquini.

•• Les députés à l’origine du texte et le gouvernement espèrent conjointement une interdiction de ces cigarettes électroniques à usage unique d’ici septembre 2024. La mesure fait d’ailleurs déjà partie du nouveau plan de lutte gouvernemental contre le tabagisme pour « une génération débarrassée du tabac dès 2032 ».

Si la proposition de loi doit encore être adoptée au Sénat sans modification pour espérer une adoption rapide, elle doit surtout passer par une procédure à l’échelon européen. Le gouvernement doit notifier à la Commission européenne sa volonté d’interdire les « puffs ». Cette dernière a ensuite six mois pour répondre et donner son avis, notamment sur la proportionnalité de l’interdiction. « Nous avons fait le choix de nous focaliser uniquement sur les puffs pour arriver assurément et rapidement à une pure et simple interdiction », a insisté Francesca Pasquini.

En commission, Michel Lauzanna avait lui aussi appeler à éviter d’élargir l’interdiction pour ne pas contrevenir à la directive européenne de 2014 sur les « produits du tabac ».

Anticipant sur les critiques de certains députés qui auraient aimé aller plus loin et bannir aussi les e-cigarettes rechargeables, il a cité en exemple des difficultés rencontrées par la Belgique pour se conformer à la procédure européenne.

Le gouvernement pourrait d’ailleurs anticiper et lancer la procédure auprès de la Commission européenne avant même le passage au Sénat, pour espérer aboutir à une interdiction d’ici la fin de l’été 2024. Dans un communiqué lundi, le groupe écologiste à l’Assemblée a appelé le gouvernement à « notifier la Commission européenne dans les plus brefs délais » et « à inscrire le texte à l’ordre du jour du Sénat » au premier trimestre 2024.