
L’ACT / Alliance contre le tabac (voir 17 mai) propose un « generational ban » à la française (interdiction définitive de se procurer légalement du tabac aux générations nées après une certaine date).
Nous reprenons son communiqué.

L’ACT / Alliance contre le tabac (voir 17 mai) propose un « generational ban » à la française (interdiction définitive de se procurer légalement du tabac aux générations nées après une certaine date).
Nous reprenons son communiqué.
L’info : la consommation de cigarettes, d’alcool et de stupéfiants chez les adolescents baisserait en Europe, mais de nouvelles formes d’addictions se développent.
La source : l’Agence européenne des drogues – EUDA, dans le cadre de sa grande enquête ESPAD (projet européen d’enquête en milieu scolaire sur l’alcool et les autres drogues – voir le 12 novembre 2020).
Soit 113 882 élèves, âgés de 15 à 16 ans, dans 37 pays européens, courant 2024.
Les résultats :
Quatorze ans à peine, et déjà son petit réseau … L’adolescent écoulait des puffs dans la cour du collège de Lauzerte (37 kilomètres au nord de Montauban, Tarn-et-Garonne) comme d’autres vendent des bonbons. Un commerce souterrain, discret. Jusqu’à ce qu’un vol spectaculaire, dans la nuit du 10 novembre 2024, change la donne, selon La Dépêche du Midi.
Ce soir-là, à Cazes-Mondenard (9 kilomètres de Lauzerte), un buraliste découvre que son magasin a été fracturé. Effraction dans les règles. Une razzia : le stock de cigarettes électroniques ( dont des puffs, interdites depuis / voir 25 février) a disparu. Les gendarmes de la communauté de Lauzerte sont appelés. Mais sur place, pas de trace exploitable, pas de suspect. Une affaire qui végétait depuis lors. C’est depuis les bancs d’un collège que l’enquête va rebondir. Lire la suite »
Ce sera comme au Royaume-Uni mais pour toute personne née après le 1er janvier 2007 (contre le 1er janvier 2009 outre-Manche). Il s’agit du « generational ban », soit l’interdiction de se procurer du tabac pour toute personne née après cette date.
Rappelons, en effet, que cette mesure radicale est en voie finale d’adoption au Royaume-Uni (voir 4 et 31 mars). Dans une indifférence quasi-générale.
La mesure va donc être « répliquée « sur les 26 atolls accueillant les 525 000 personnes vivant aux Maldives. Sans compter les touristes et autres vacanciers. L’interdiction portant, à la fois, sur l’achat, la vente et l’usage. Sa date de mise en vigueur sera le 1er novembre. Lire la suite »
Deux caméras de vérification d’âge assistées par l’intelligence artificielle (IA) ont été déployées depuis quatre semaines chez un buraliste à Gap (Hautes-Alpes). La fédération des buralistes souhaite déployer l’initiative.
C’est le premier dispositif de ce type dans les Alpes du Sud. Il en existe 800 en France (voir 30 janvier, 18 février).
•• « C’est un support plus qu’appréciable » déclare à France 3 Provence-alpes-côte d’azur, Christophe Loccatelli, le buraliste. « On n’est pas à l’abri de faire une erreur. Ça nous évite de jouer en permanence les gendarmes. » Dans son établissement très fréquenté par des jeunes, il craint que lui ou ses équipes ne se trompent sur l’âge de la clientèle, notamment aux heures d’affluence, où l’attention est moindre. Lire la suite »
Malgré sa récente interdiction (voir 25 février) …la puff, la cigarette électronique jetable, s’achète toujours très facilement sur les réseaux sociaux et inonde les cours de lycées. État des lieux inquiétant de France 3 Bretagne.
« Interdites les puffs ? Bah, ça ne change rien. » Autour d’un lycéen de 15 ans, ça fume à la sortie du lycée comme ça scrolle sur TikTok : tout le temps, par habitude, entre deux cours. Lui, ça ne l’intéresse pas, il préfère le sport. Mais ce n’est pas le cas du reste de ses camarades de classe. Il est en seconde à Rennes … Alors, interdites les puffs ? Officiellement, oui.
•• Mais dans les faits, les puffs sont toujours là. Un clic. Un goût. Un tarif. Et c’est livré à la porte du lycée, et même du collège. À Rennes comme ailleurs, la puff ne s’achète plus en points de vente. Il suffit d’en demander en message privé sur SnapChat, le réseau social préféré des ados. « J’ai des vendeurs de puff qui m’ajoutent direct sur mes réseaux, genre « PUF Rennes ». Ils envoient la liste, et si t’es intéressé, ils viennent, tu payes, et basta », raconte M., doigts agiles sur son écran. « Le lycée, c’est vraiment l’endroit le plus simple pour en trouver ». Lire la suite »
« Generational ban » : il s’agit de cette nouvelle loi qui interdira définitivement à toute personne, née après le 1er janvier 2009, d’acheter du tabac. Soit une mesure radicale pour obtenir « une génération sans tabac ».
Lancé par le gouvernement conservateur de Rishi Sunak, il y a un an (voir 17 avril 2024), le projet a été repris par le cabinet travailliste de Keir Starmer. Et le processus législatif suit son cours (voir 28 et 26 novembre 2024). Dans une relative indifférence de l’opinion publique comme des professionnels concernés.
Sachant que le texte, par ailleurs, consolide l’interdiction de vendre tous les produits du vapotage et de la nicotine aux moins de 18 ans. De même il donne, au ministre de la santé, la possibilité de prendre des mesures par voie réglementaire : concernant les arômes, le packaging, la publicité et la présentation des produits du vapotage en points de de vente. Lire la suite »
La CNIL a indiqué, ce 19 mars, avoir décidé d’examiner la conformité des caméras « augmentées » qui utilisent l’intelligence artificielle pour vérifier l’âge des clients dans les bureaux de tabac, annonce le site d’information technologique Clubic.
Dont nous reprenons les informations.
La démarche poursuit un double objectif. On n’installe évidemment pas ces caméras pour le plaisir. L’idée est de protéger les mineurs contre l’accès à des produits comme le tabac, les jeux ou l’alcool, tout en participant à l’effort de santé publique en réduisant la consommation chez les plus jeunes. Ces dispositifs offrent aussi aux commerçants un moyen plus systématique de respecter leurs obligations légales (voir 30 janvier et 18 février).
Mais l’utilisation de traitements algorithmiques pour analyser automatiquement les visages pose d’importantes questions éthiques. La CNIL, la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés, s’inquiète des risques potentiels liés à la protection des données personnelles et au respect de la vie privée des consommateurs, qu’ils soient mineurs ou majeurs.
La CNIL a donc indiqué avoir décidé d’analyser la conformité de ces systèmes au regard du RGPD et de la loi Informatique et Libertés. L’autorité administrative indépendante explique être dans la continuité de ses travaux précédents sur les caméras augmentées dans l’espace public et la vérification d’âge en ligne.
D’ailleurs, pour mener à bien cette évaluation, la CNIL dit organiser une série de réunions de concertation avec différentes parties prenantes. On y retrouvera les organisations soumises aux obligations d’interdiction de vente aux mineurs – dont la Confédération qui a déjà rencontré les buralistes (ndlr) – les fabricants de ces dispositifs, les organismes de protection des mineurs et de santé publique, mais aussi les associations de protection des consommateurs et des libertés numériques.
Le gendarme des données prévoit de publier les conclusions de ses travaux d’ici cet été sur son site web. Elles devraient établir un cadre clair pour l’utilisation de ces technologies, en conciliant l’impératif de protection des mineurs avec le respect des droits fondamentaux à la vie privée.
À l’occasion du salon régional Bural’Expo (Nantes, voir 1er mars 2025), Ouest France a fait halte à Rezé (sud de Nantes, Loire-Atlantique) au tabac-presse de Philippe Glory (président des buralistes Pays-de-la-Loire, membre du Conseil d’administration de la Confédération), un des premiers buralistes du département à recevoir le label BOB, « Buraliste officiellement bienveillant » (voir 27 mai 2024).
« On est les couteaux suisses du quartier ». Au 82 de la rue Blordière, à Rezé, le tabac presse de Philippe et Nathalie est l’un des derniers lieux de vie après la fermeture, il y a quelques mois, de la boulangerie du quartier.
•• « J’ai d’abord été transporteur », raconte Philippe, 61 ans, devenu buraliste à la quarantaine, « j’ai choisi de changer de métier parce que j’aime le contact des gens. » Et du monde, il en passe ici, de toutes les générations : Point Poste, Française des jeux, tabac, presse, PMU … Ça bosse, de 6 à 19 heures 15, six jours sur sept. Juste la grasse matinée le samedi, avec une ouverture à 7 heures 30. Lire la suite »
Au « Civape » en plein centre-ville de Corbie (18 kilomètres d’Amiens, Somme), ce 14 février, la tablette posée juste à côté de la caisse du propriétaire Florent Laveau reste au vert. Pas de doute, les dizaines de clients se présentant devant le comptoir ce matin-là sont tous majeurs…
L’établissement, qu’il a repris en septembre 2024 avec son père comme associé (Philippe Laveau, président des buralistes des Hauts-de-France, administrateur de la Confédération) innove et teste pour la première fois dans le département de la Somme un dispositif permettant de contrôler l’âge des clients (voir 4 février et 30 janvier 2025). Lire la suite »