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30 Août 2025 | Trafic, Vapotage
 

Interdites depuis six mois en France et jugées addictives, les cigarettes électroniques jetables – ou « puffs » – continuent pourtant de circuler au sein des établissements.
C’est ainsi que débute un article du point.fr, du 28 août, signé Julie Malo, dont nous reprenons des extraits (voir 26 et 23 août).

On les reconnaît à leurs couleurs criardes et à l’odeur artificielle de fruit ou de bonbon qu’elles laissent derrière elles. Certaines sont cylindriques, d’autres rectangulaires, et d’autres, entre les deux. Chez d’autres encore, une lumière LED multicolore ou clignotante s’allume à chaque inhalation. Les cigarettes jetables, surnommées « puffs », sont arrivées en France en septembre 2021… et ont été interdites à la vente quatre ans plus tard, le 26 février 2025. Aujourd’hui, une amende pouvant s’élever jusqu’à 100 000 euros – 200 000 en cas de récidive – est prévue en cas de vente de puffs. Très appréciées par les plus jeunes, elles sont pourtant toujours en circulation.

« Les jeunes d’aujourd’hui fument beaucoup plus de puffs que des cigarettes traditionnelles. À Die (Drôme), où j’habite, tous les lycéens ou presque fument des puffs », souligne un jeune témoin. Le jeune homme a vendu pendant plusieurs mois ces cigarettes jetables.

En effet, 44 % des lycéens ont déjà vapoté, selon des chiffres de 2022 de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Chez les collégiens, ce chiffre est d’un adolescent sur cinq.

Et, malgré l’interdiction, « ils fument encore aujourd’hui », soit en se tournant vers des alternatives légales dont les produits sont aux normes, soit en achetant des modèles auprès de grossistes ou de revendeurs via Snapchat ou Telegram, voire dans certaines épiceries.

D’ailleurs, l’interdiction n’a pas refroidi les consommateurs : Léo, qui s’était lancé dans la vente de puffs en septembre 2024 alors qu’il était encore lycéen, indique avoir « très rapidement écoulé [ses] stocks après l’interdiction », en quelques semaines seulement.

Ses clients ? « Des lycéens de mon établissement scolaire et des collégiens : je contactais directement ceux qui fumaient des puffs et leur proposais de venir me voir quand les leurs étaient terminées », explique-t-il au Point.

29 Août 2025 | Observatoire
 

carte-dom-bytelEn 2023, l’enquête « Escapad » menée par l’OFDT (Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives) a interrogé 2 869 jeunes de 17 ans en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française.
Ses résultats viennent de sortir et confirment des niveaux d’usage de substances psychoactives souvent inférieurs à ceux observés en France hexagonale, tout en mettant en lumière des spécificités territoriales marquées.
Nous reprenons des extraits du communiqué de l’OFDT, publié fin juillet.

Tabac

Dans la majorité des territoires ultramarins, les jeunes de 17 ans consomment moins de tabac et d’alcool que leurs homologues de France hexagonale.
Le taux le plus bas de tabagisme quotidien est enregistré en Guadeloupe (5 % contre 15,6 % en métropole).
La Nouvelle-Calédonie fait exception, avec un niveau de tabagisme quotidien à 17 ans de 24,6 %.

Alcool

L’usage régulier d’alcool y est supérieur à la France hexagonale (11,2 % contre 7,2 %) et en hausse constante depuis 2017.
Les alcoolisations ponctuelles importantes répétées (≥ 3 épisodes dans le mois de consommations d’au moins 5 verres d’alcool en une occasion) y sont également très fréquentes (30,2 % contre 13,6 % en France hexagonale), tout comme en Polynésie française (22,8 %).

Cannabis et autres substances

Trois territoires se distinguent par un usage régulier de cannabis plus élevé qu’en métropole : La Réunion, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
À l’inverse, la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane affichent des niveaux plus faibles, en recul depuis plusieurs années, toujours selon l’OFDT.

(Voir aussi le 25 juillet 2014)

6 Août 2025 | International, Vapotage
 

L’Irlande se targue d’avoir « encadré » le marché de la vape : interdiction de certains arômes, suppression de toute publicité dans les points de vente (le tabac y est déjà interdit de toute exposition aux yeux des clients via un display ban), limitation de l’utilisation des couleurs sur les emballages (voir 12 septembre 2024).

Alors que l’interdiction de tous les arômes est actuellement à l’ordre du jour.

Cela a peut-être un rapport avec le fait que le marché parallèle du vapotage soit désormais estimé entre 35 % et 45 % de la consommation totale, selon British American Tobacco (BAT).

D’après David Melinn (responsable du marché irlandais pour British American Tobacco), l’Irlande est en train de devenir un véritable « hub » pour les trafics mafieux liés au vapotage.

18 Juil 2025 | Profession
 

Faisant suite à un cycle de consultations mené depuis mars 2025, la CNIL a rendu le 11 juillet un avis sur l’utilisation des caméras « augmentées » pour estimer l’âge des clients. Celles-ci sont déployées depuis plusieurs mois dans plusieurs centaines de bureaux de tabac, afin de contrôler la vente de produits interdits aux mineurs. La CNIL considère que l’usage de cet outil n’est « ni nécessaire, ni proportionné » (voir le 12 juillet).
C’est ainsi que débute une communication de la Confédération nationale des buralistes sur le sujet que nous reprenons.

Considérées depuis leur lancement comme un outil d’aide à la décision pour faciliter la demande d’un titre d’identité et ainsi prouver sa majorité, les caméras augmentées constituent avant tout un élément dissuasif auprès des mineurs, qui ne manquent pas de ressources pour s’approvisionner.

Déployée chez 1 000 buralistes de France, la caméra augmentée n’a jamais eu pour objectif de se substituer à la pièce d’identité, de même que notre programme pédagogique « Buraliste Officiellement Bienveillant », qui tend à rappeler les règles et la vigilance à avoir auprès de notre clientèle.

Conformément à la réglementation, le buraliste doit demander une pièce d’identité (carte d’identité ou passeport) à toute personne qui ne serait pas « manifestement » majeure, au moindre doute.

La Confédération des buralistes et les sociétés commercialisant des caméras augmentées tâcheront de prendre en compte l’avis de la CNIL afin de respecter le souhait des personnes ne souhaitant pas être filmées dans le point de vente.

Enfin, les enjeux d’éthique continueront d’être une priorité dans les travaux conduits par la Confédération des buralistes, en améliorant les connaissances réglementaires de la profession et en luttant efficacement contre les tentatives de fraude de la part de mineurs, et ce dans nos 22 800 établissements accueillant plus de 10 millions de clients chaque jour.

13 Juil 2025 | Profession
 

L’avis négatif de la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) sur les buralistes – qui testent actuellement des caméras « augmentées » permettant de recourir à l’Intelligence Artificielle pour avoir des indications sur l’âge de leurs clients – a de quoi nous laisser les bras ballants (voir les 12 juillet la communication de la CNIL et la CNIL dit non, les anti-tabac sont contents).

Il faut ignorer la vraie vie de tous les jours dans un commerce de proximité pour publier ce genre d’avis.
Et ne rien savoir de la tension régnant de plus en plus souvent dans les quartiers ou certains bourgs…

D’autant plus que les caméras en question n’enregistraient et ne conservaient aucune image. Leur présence assurant surtout un rôle dissuasif dans l’esprit des buralistes.
Aucun client ne s’est jamais plaint.

Encore une fois, on cherche à nous imposer une norme hors sol en bafouant le simple bon sens.
Alors que nous n’avons jamais été autant filmés et scrutés dans notre vie quotidienne…

Une fois de plus, le buraliste reste « en ligne de mire », comme le dit Cyrille Geiger dans son post sur Linkedin.

13 Juil 2025 | Profession
 

« La Cnil considère que l’utilisation de caméras – augmentées – pour estimer l’âge des clients des bureaux de tabac afin de contrôler la vente de produits interdits aux mineurs n’est ni nécessaire, ni proportionnée. »

Communication de la CNIL condamnant l’expérimentation par les buralistes de « caméras augmentées » pour s’assurer de l’âge de leurs clients (voir le 12 juillet).

12 Juil 2025 | Profession, Récents
 

Les faits : ce vendredi 11 juillet, la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés… le « gendarme de protection des données ») a jugé que l’utilisation – par des buralistes en test – de « caméras augmentées avec des logiciels fondés sur l’intelligence artificielle » (pour déterminer si les clients avaient de fortes probabilités d’avoir moins ou plus de 18 ans) est « excessif » (voir 21 mars 2025).

Dans son « avis » (voir ci-dessous), la CNIL estime que la présence de ce type de caméra est « ni nécessaire, ni proportionnée » au regard du Règlement européen sur la Protection des Données (RGPD).

« L’analyse préalable du visage des personnes par une caméra n’apparaît pas nécessaire »… la vérification des pièces d’identité restant le seul moyen de s’assurer de l’âge des clients.


Que se passe-t-il pour les buralistes ayant actuellement ces caméras ? (voir 7 octobre et 13 décembre 2024)

La CNIL précise : « qu’en l’absence de plainte de personnes concernées, à ce jour, la CNIL souhaite laisser le temps aux buralistes concernés de se mettre en conformité. »


Réaction de l’Alliance contre le Tabac (ACT), qui, d’après Le Figaro, se félicite de la position de la CNIL :

« Le déploiement de dispositifs de vérification d’âge chez les buralistes ne constitue en aucun cas une réponse satisfaisante au non-respect de l’interdiction de vente des produits du tabac et de vapotage aux mineurs. » (voir ci-dessous)

12 Juil 2025 | Profession
 

La CNIL considère que l’utilisation de caméras « augmentées » pour estimer l’âge des clients des bureaux de tabac afin de contrôler la vente de produits interdits aux mineurs n’est ni nécessaire, ni proportionnée.

C’est ainsi que débute la communication officielle de la CNIL (voir ci-dessus). Nous la reprenons dans son intégralité.


En quoi consistent ces dispositifs ?

Certains bureaux de tabac utilisent des dispositifs de caméras « augmentées » pour estimer l’âge de leurs clients avant toute vente de produits interdits aux mineurs (tabac, alcool, jeux d’argent, etc.). Ces caméras s’appuient sur un algorithme d’intelligence artificielle qui scanne le visage de la personne pour estimer si celle-ci est mineure ou majeure.

Les dispositifs actuellement déployés sont activés par défaut et analysent les visages de toutes les personnes se situant dans leur champ de vision. Elles indiquent alors, par un voyant vert ou rouge, si l’âge estimé des personnes dépasse ou non un âge prédéterminé (18 ans, 21 ans ou autre).

Ces caméras « augmentées » sont actuellement utilisées par les buralistes comme outil d’aide à la décision : elles n’ont pas pour objectif de permettre aux clients de prouver leur majorité.

À la suite de plusieurs demandes et compte tenu des enjeux présentés par ces dispositifs, la CNIL a analysé, après des réunions de concertation avec les acteurs concernés, leur conformité au RGPD et à la loi Informatique et Libertés.


Pourquoi leur utilisation n’est pas conforme au RGPD ?

L’analyse du visage effectuée par des caméras dites « augmentées » constitue un traitement de données personnelles qui doit donc respecter les principes posés par le RGPD pour être légalement mis en œuvre.

Dans sa position relative aux conditions de déploiement des caméras « augmentées », publiée en juillet 2022, la CNIL rappelait qu’il est essentiel de démontrer que l’usage de ces dispositifs est nécessaire et proportionné avant tout déploiement. C’est sur la base de ces critères que la CNIL a mené son analyse.


Le traitement doit être nécessaire pour atteindre l’objectif poursuivi

La loi impose aux buralistes de vérifier que leurs clients sont majeurs avant de vendre du tabac ou de l’alcool.

Or, ces dispositifs ne peuvent qu’estimer l’âge des personnes, sans certitude, et ils comportent un risque d’erreur, comme tout système d’intelligence artificielle. Leur nécessité et leur opportunité dans ce contexte apparaissent donc contestables.

En effet, la caméra « augmentée » ne procédant qu’à une estimation, le respect de leurs obligations suppose quand même que les buralistes demandent systématiquement à leurs clients une preuve de majorité.

En conséquence, l’analyse préalable du visage des personnes par une caméra pour estimer leur âge n’apparaît pas nécessaire : elle ne ferait que s’ajouter au contrôle requis par la loi. Et, au contraire, l’utilisation de ce dispositif pourrait inciter les buralistes à s’en remettre uniquement au résultat rendu par la machine, sans plus de vérification.

Pour remplir leurs obligations de contrôle de l’âge, les buralistes doivent donc recourir à d’autres solutions :

  • La vérification d’un titre d’identité ou de tout document officiel contenant la date de naissance de la personne.
  • Certaines applications mobiles qui prouvent la majorité avec exactitude en affichant un minimum d’informations – c’est par exemple la vocation du « mini-wallet », une application de contrôle de l’âge développée par la Commission européenne et dont un prototype est attendu dès l’été 2025.

Le traitement de données ne doit pas porter une atteinte excessive aux droits et intérêts des personnes

Comme tout système de caméras dites « augmentées », ces dispositifs d’estimation algorithmique de l’âge présentent par nature des risques pour les droits et libertés fondamentaux des personnes, malgré certaines garanties comme un traitement local des données et une suppression rapide des images.

En effet, leur mode de fonctionnement implique une activation par défaut et en continu qui apparaît disproportionnée au regard de l’objectif visé, notamment car cela conduit à filmer toutes les personnes, même celles qui sont manifestement majeures, empêche les personnes d’exercer leur droit d’opposition, pourtant garanti par le RGPD.

Ces caméras ne font pas que filmer mais analysent, en temps réel, les personnes qui y sont exposées.

Leur déploiement dans des lieux de vie comme des bureaux de tabac contribue à un risque de banalisation et d’habituation à une forme de surveillance renforcée par la multiplication de tels outils.

26 Juin 2025 | Institutions
 

Amine Benyamina vient d’être élu, ce 21 juin, président d’Addictions France. Il succède à Bernard Basset.

Fondée en 1872 par Claude Bernard et Louis Pasteur,
Addictions France est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique et agréée d’éducation populaire. Son action va de la prévention aux soins, en passant par le travail social.
Les professionnels de l’association interviennent sur toutes les conduites addictives : alcool, tabac, cannabis, médicaments psychotropes, drogues illicites, pratiques de jeu excessives et autres addictions sans substance. En s’appuyant sur une forte implantation régionale.

L’association se veut également force de proposition « pour faire évoluer les opinions et contribuer à la mise en place d’une politique cohérente sur les addictions ».

Professeur de psychiatrie et d’addictologie, Amine Benyamina est déjà président de la Fédération française d’Addictologie (FFA) et du Réseau de Prévention des Addictions (Respadd).

Concernant le tabac, il a déjà déclaré voir « des limites » à la politique de hausse des prix, « mais reste vigilant concernant les initiatives du “lobby du tabac” » (voir les 30 mai 2021 et 11 décembre 2023).

31 Mai 2025 | Pression normative
 

BAT renforce son engagement à prévenir l’accès des mineurs aux produits du tabac et de la nicotine à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac.
Nous reprenons l’essentiel de son communiqué.

  • BAT réaffirme son engagement à empêcher l’accès des mineurs aux produits du tabac et de la nicotine et souligne que ces produits sont exclusivement destinés aux adultes.
  • BAT plaide en faveur d’une réglementation progressive permettant aux fumeurs adultes, qui continueraient autrement à fumer, de passer complètement à des produits sans combustion, tout en empêchant l’accès des mineurs grâce à des mesures de protection strictes.
  • BAT soutient la collaboration entre les régulateurs, les fabricants, les détaillants et les organisations de santé publique pour prévenir l’usage chez les mineurs.

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, BAT réitère son engagement à empêcher l’accès des mineurs aux produits du tabac et de la nicotine.

Nous soutenons les efforts de santé publique et plaidons pour des réglementations garantissant que ces produits ne tombent pas entre les mains des mineurs.
Beaucoup de choses ont changé depuis la ratification de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) il y a vingt ans. Lire la suite »