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15 Nov 2025 | Institutions
 

Selon la nouvelle enquête « clients mystères » menée par l’institut Audirep pour le CNCT, près d’un buraliste sur trois accepte de vendre du tabac aux mineurs. Les résultats font par ailleurs état de hauts niveaux d’infraction concernant la réglementation (demande d’une pièce d’identité, signalétique conforme et visible, etc.).
Plus de vingt ans après l’interdiction de vente de tabac aux mineurs, le réseau des buralistes fait montre d’un sentiment d’impunité et d’une incapacité à respecter ses obligations légales.
L’enquête dresse un constat similaire pour les enseignes de vapotage. Le CNCT appelle les pouvoirs publics à renforcer et systématiser les sanctions.

C’est ainsi que débute un communiqué du Comité national contre le Tabagisme que nous reprenons intégralement (voir les 12 novembre 2025 et 3 octobre 2019).

Depuis 2003, la vente de produits du tabac est interdite aux mineurs de moins de 16 ans. Cette interdiction a été étendue aux moins de 18 ans en 2009. La vente de produits du vapotage est interdite aux mineurs depuis 2015.

Avec le soutien financier du Fonds de Lutte contre les Addictions, l’institut d’enquêtes Audirep a mené pour le CNCT 1 000 visites mystère en binôme – un mineur de 17 ans qui effectue une démarche d’achat d’un produit – et un adulte contrôle le respect de la vérification d’âge, afin d’évaluer de façon objective et non biaisée l’effectivité de la mesure en termes d’exigence d’une pièce d’identité, d’obligations d’affichage et de refus de vente.

Un tiers des buralistes acceptent encore de vendre aux mineurs

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14 Nov 2025 | Profession
 

Depuis 48 heures que le CNCT (Comité national contre le Tabagisme) communique sur le fait qu’un tiers des buralistes vendrait encore du tabac aux mineurs (d’après un sondage financé par le Fonds de Lutte contre les Addictions / voir 12 novembre), nous avons eu droit à une avalanche de reprises médiatiques, lesquelles n’ont pratiquement jamais donné la parole aux buralistes eux-mêmes…

Ainsi, l’opinion publique aura été témoin de cette sorte de lynchage médiatique (Oh, les méchants buralistes !) sans le moindre rappel que :

… les vendeurs à la sauvette (ou en ligne), eux, sont 100 % à vendre du tabac aux mineurs (voir 13 novembre 2025).

… que la Confédération des buralistes a développé – seule (avec ses moyens) – BOB comme « Buraliste officiellement Bienveillant » : soit une plateforme de certification permettant au buraliste (et à ses collaborateurs) de vérifier qu’il est bien à jour de sa maîtrise des différentes interdictions concernant un certain nombre de produits présents dans son point de vente (voir 9 mars 2023).

… que c’est la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) qui a retoqué (la qualifiant d’« excessive » / voir 12 juillet) l’installation – chez certains buralistes, en test – de caméras « augmentées » utilisant l’intelligence artificielle pour vérifier l’âge de certains clients.

Rejet de la CNIL salué et approuvé, à l’époque, par ACT / Alliance contre le Tabac.

13 Nov 2025 | Trafic
 

Selon une enquête empirique – et non financée par le Fonds de lutte contre les addictions – 100 % des vendeurs à la sauvette proposent, et vendent, du tabac aux mineurs.

Une vente sans limites – avec une quasi-absence de contrôles – dans la rue et à la sortie des gares ou des stations de métro…

Il suffit de se rendre sur place pour le constater : de la porte de La Chapelle à la porte de Montreuil à Paris…
Dans les couloirs de métro à la gare du Nord…
Devant de nombreuses sorties de gares en banlieue…

Dans toutes les villes de province, là où il y a des quartiers bien connus pour cela…
Dans un tas d’épiceries de nuit et autres barber-shops…
Lors des petits trafics shits-tabac qui sillonnent les zones rurales…
Sur les réseaux sociaux, en pagaille…

Malgré toutes les interdictions.
(voir 12 novembre / CNCT)

12 Nov 2025 | Profession, Récents
 

Selon une enquête du Comité national contre le tabagisme (CNCT), la pratique recule nettement depuis 2021, mais reste « préoccupante » en France. Nous reprenons la dépêche AFP sur le sujet (extraits).

Un buraliste sur trois vend encore du tabac aux mineurs en toute illégalité, soit deux fois moins qu’il y a quatre ans, a constaté une association antitabac, qui se réjouit de cette « baisse significative » mais juge la situation « encore préoccupante » (voir le 3 octobre 2019).

L’institut d’enquêtes Audirep a mené, pendant l’été 2025 sur le territoire national, pour le Comité national contre le tabagisme (CNCT), un millier de « visites mystère » en binôme, lors desquelles un mineur de 17 ans tentait d’acheter du tabac et un adulte contrôlait le respect, par le buraliste, du refus de vente aux mineurs.

Il en est ressorti que près d’un tiers des buralistes accepte de vendre aux mineurs du tabac (31 %) ou un e-liquide de vapotage (32 %), malgré l’interdiction remontant à 2009 pour le premier et à 2015 pour le second, selon des résultats transmis à l’AFP.

Pour les enseignes de vapotage, le résultat est similaire, avec une proportion de 34 %. Ces ventes aux mineurs sont plus fréquentes en Île-de-France, dans le Grand Est et dans les communes de plus de 15 000 habitants, « l’anonymat propre aux grandes villes favorisant le non-respect de la réglementation », selon le CNCT.

 

Une information destinée à celles et ceux qui pensent que l’interdiction est toujours la solution.

La contribution du Conseil départemental des jeunes du Val-d’Oise à la campagne du Mois sans tabac (avec le soutien du « vrai » conseil départemental) ? Lancer des messages spécifiques contre l’utilisation des puffs (cigarettes électroniques jetables).

Ces puffs dont la commercialisation est officiellement interdite depuis 7 mois (voir le 14 février).
Ces puffs qui prolifèrent encore partout (des réseaux sociaux aux épiceries) sans que la DGCCRF ne déploie de vrais moyens pour enrayer cela (voir le 23 août).
Ces puffs que l’on retrouve donc toujours dans les établissements scolaires du Val-d’Oise et d’ailleurs…

Le Conseil départemental a fait réaliser deux vidéos destinées à TikTok et Instagram.

« La puff séduit parce qu’elle semble inoffensive, mais ses effets sont loin de l’être. Nos jeunes ont choisi d’en parler sans jugement, simplement pour informer et faire réfléchir (sic). Leur initiative illustre l’importance d’une prévention portée par leur génération, à hauteur de leur vécu et de leurs préoccupations, car qui mieux que des jeunes pour parler aux jeunes ? » a souligné, à cette occasion, Marie-Christine Cavecchi, présidente du Département.

3 Nov 2025 | International
 

Comme nous l’avions annoncé ici-même (voir le 2 mai 2025), les Maldives (526 000 personnes vivant sur 26 atolls de l’Océan Indien) sont le premier pays à mettre en place le « Generational Ban » : c’est-à-dire l’interdiction définitive d’acheter des produits du tabac (et du vapotage) à toute personne née après une certaine date.

En l’occurrence, cette interdiction s’applique à toute personne née après le 1er janvier 2007. Elle est en vigueur depuis ce 1er novembre. Au cas où il y aurait un doute : les touristes sont aussi concernés.

Un tel projet de « Generational Ban » est toujours en cours d’adoption au Royaume-Uni. Le texte est actuellement au niveau de la Chambre des Lords (voir 31 mars 2025).

La Nouvelle-Zélande avait aussi adopté cette mesure avant de se rétracter (voir 28 novembre 2023).

17 Sep 2025 | Associations
 

Dans sa dernière campagne « Carton rouge : le marketing agressif des paris sportifs », Addictions France (voir 26 juin 2025) révèle les pratiques promotionnelles des opérateurs de jeux d’argent et de hasard. Pour ces derniers, les paris sportifs représentent un secteur particulièrement lucratif : au cœur d’un marché en plein essor, ils ciblent délibérément les jeunes et encouragent des comportements addictifs, profitant d’un cadre réglementaire insuffisant.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Addictions France dont nous reprenons l’essentiel.

Une publicité omniprésente qui incite à jouer toujours plus

Pour séduire toujours plus de joueurs, les opérateurs de jeux déploient des stratégies marketing massives : sponsoring de clubs de football et de fédérations sportives, publicités ciblées pendant les matchs, slogans accrocheurs… L’objectif : rendre le pari sportif incontournable dans les compétitions sportives.

Les parieurs sont incités à miser toujours plus grâce à une combinaison de visuels attractifs qui jouent sur les émotions fortes, des figures emblématiques et la promesse de gains faciles. Le rapport d’Addictions France met en avant les techniques incitatives des opérateurs et la systématisation des gratifications financières : freebets, offres promotionnelles, notifications, publicités interstitielles…

En 2024, année marquée par l’Euro et les Jeux olympiques de Paris, les opérateurs de jeux ont annoncé à l’ANJ un investissement publicitaire record de 670 millions d’euros. Une stratégie qui a porté ses fruits : selon un sondage IFOP réalisé pour Addictions France, 62 % des parieurs déclarent avoir joué sous l’influence de la publicité, et 83 % de ceux exposés à des contenus d’influenceurs affirment que cela leur a donné envie de parier.
« L’industrie des paris sportifs prospère sur l’illusion et la dépendance. Elle veut faire croire qu’aimer le sport, c’est parier. Il est temps d’en finir avec cette banalisation qui menace la santé publique », dénonce Myriam Savy, directrice de la communication et du plaidoyer chez Addictions France.

Une législation dépassée face au numérique : Addictions France appelle à renforcer la réglementation

Malgré les règles établies par l’Autorité nationale des jeux (ANJ) – dont les moyens sont clairement insuffisants –, Addictions France révèle les carences majeures du cadre de régulation actuel. D’après l’enquête menée par l’association, près de 30 % des contenus d’influenceurs ne respectent pas les directives de l’ANJ, et 80 % négligent les messages de prévention obligatoires. Les formats éphémères comme les stories échappent largement à tout contrôle.

Face à ce constat, Addictions France appelle à des mesures concrètes pour réduire l’exposition des jeunes à la survalorisation des paris sportifs afin de limiter les risques d’addiction au jeu :

  • Réduire le volume de publicités pour des jeux d’argent, notamment en interdisant la publicité sur les réseaux sociaux, à la TV ou à la radio ;
  • Interdire le sponsoring par des opérateurs de jeux ;
  • Interdire les gratifications financières (bonus, freebets…) ;
  • Instaurer des sanctions réellement dissuasives et, comme pour la loi Evin, habiliter les associations de lutte contre les addictions à poursuivre en justice les contrevenants.
12 Sep 2025 | Observatoire
 

De quoi relativiser les cris d’orfraie lancés par ces associations avertissant d’un péril nicotine et tabac chez les jeunes qui monterait en puissance …

L’OFDT (Office français des Drogues et des Tendances addictives) vient de publier les résultats de l’enquête ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and other Drugs) portant sur les addictions des mineurs de 16 ans en Europe.

Rappelons que l’enquête ESPAD existe depuis 1999 et qu’elle livre une photographie des usages précoces tout en offrant une comparaison dans le temps : 113 882 adolescents nés en 2008 ont été questionnés dans 37 pays dont 3 376 en France (entre avril et juin 2024). Du lourd.


Pour la France l’enquête révèle que 3,1 % des ados de 16 ans interrogés font un usage quotidien de cigarettes.

Cette statistique a été divisée par … 5 depuis 2015. Époque où nous en étions à 16 %.
Pour comparaison, nous en sommes, actuellement, à 19,1 % en Hongrie.

Quant à la simple « expérimentation » de la cigarette, elle est de 20 % parmi ces jeunes consommateurs (32 % en 2015).


Alors qu’ils « expérimentent » le vapotage à hauteur de 38 % (44 % en 2015).
20 % déclarant avoir vapoté au cours du mois.


Il s’avère que l’expérimentation du cannabis est de 8,4 %. Là aussi, il y a une baisse… spectaculaire : 31 % en 2015.
Quant à l’expérimentation d’autres drogues dites dures (cocaïne, MDMA, LSD …), elle ressort à 3,9 %.


Côté alcool, nous en sommes à 68 %, côté expérimentation, et à 40 % pour l’usage au cours du mois.
(Voir aussi le 23 mai)