Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
4 Mar 2026 | Vapotage
 

Le dernier rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives confirme la tendance entamée en 2022, avec des niveaux en baisse pour la plupart des substances psychoactives. Nous reprenons les éléments de la dépêche consacrée par l’AFP au sujet (voir le 26 février).

Si lever le coude reste « cool », rouler un pétard ou fumer une cigarette est de plus en plus ringard chez les jeunes. D’après la dernière édition de l’enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances (Enclass), dirigée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), les jeunes Français consomment toujours moins de substances psychoactives. Mais si le rapport publié ce mercredi 25 février montre une éviction des drogues illégales, la consommation d’alcool en revanche progresse après une baisse marquée durant le Covid-19.

Près de 12 000 collégiens et lycéens ont participé à cette étude, menée en 2024 et qui montre que la plupart des niveaux d’usage de substances sont en baisse par rapport à l’enquête précédente, réalisée en 2022. En deux ans, l’expérimentation du cannabis a connu une baisse drastique, passant de 22,5 % à 16,1 %. Une tendance qui se confirme pour les autres substances illicites, telles que la cocaïne ou les drogues de synthèse, dont l’usage expérimental « a été divisé par deux et demi entre 2011 et 2024 », selon l’OFDT. Lire la suite »

2 Mar 2026 | International
 

Photo: messages d’opposants au « generational ban « circulant dans le quartier de Westminster à Londres

Alors que la situation politique au Royaume-Uni s’annonce assez compliquée elle aussi – le gouvernement travailliste de Keir Starmer étant en chute libre dans les sondages et les élections partielles -, une première séance de l’examen de « the Tobacco and Vapes Bill », par la Chambre des Lords, a eu lieu la semaine dernière.

Rappelons que ce texte de loi porte le dispositif de « generational ban » / génération sans tabac interdisant définitivement l’achat de tabac à toute personne née après le 1er janvier 2009 (voir 25 février 2026).

Certains parlementaires ont déposé des amendements. Notamment pour demander, en plus, l’interdiction des filtres de cigarettes (voir 26 février 2026).

Mais c’est un autre amendement qui a été examiné en priorité.

Celui de parlementaires demandant le remplacement de l’interdiction définitive d’achat de tabac pour toute personne née après une certaine date… par une simple interdiction d’achat de produits du tabac et du vapotage aux moins de 21 ans.

Ce dernier amendement a été sèchement rejeté : 246 voix contre, 78 pour.

Les débats reprennent ce mardi 3 mars.

2 Mar 2026 | Récents, Trafic
 
  • réunion fouille collègesLa pire image de la vape… On sait que le trafic de puffs – ces produits officiellement interdits (voir 14 février 2025) – se répand particulièrement parmi les jeunes générations sur l’île de La Réunion (voir 1er septembre 2025 et 9 janvier 2026).

Comme sur le Continent… pourrait-on remarquer.

Sauf qu’à La Réunion, les forces de l’ordre ont dernièrement multiplié les grosses opérations de fouille aux abords des collèges.

reunion fouille colleges puffsPar exemple, à Saint-Denis :

  • Au collège Albert Ramassamy avec une opération de fouille de sacs, le 4 novembre dernier (16 policiers mobilisés) ;
  • Au collège de Bois de Nèfles, toujours une opération de fouille de sacs, le 20 novembre (17 policiers) ;
  • Au collège Julien de Rontaunay, le 23 février dernier (avec 21 policiers).

Bilan : des dizaines et des dizaines de « grosses puffs » saisies.

26 Fév 2026 | Observatoire
 

L’OFDT a publié, ce 25 février, les résultats du troisième volet de l’Enquête nationale en collège et en lycée chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) menée en 2024 auprès de 11 000 élèves du secondaire, sur leurs comportements d’usage d’alcool, tabac, cigarette électronique, cannabis et autres substances illicites. Les résultats pour l’année 2024 montrent que les usages continuent de diminuer, quoiqu’avec une ampleur variable, pour la plupart des produits.
C’est en ces termes que débute une communication de l’Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT), publiée ce 25 février, que nous reprenons.

Les premières générations sans tabac en perspective

En 2024, 7,7 % des collégiens et 30,6 % des lycéens déclarent avoir déjà fumé une cigarette. Le tabagisme quotidien ne concerne que 0,9 % des collégiens et 5,6 % des lycéens. Ces pourcentages sont les mêmes entre garçons et filles au collège mais les lycéennes ont un peu plus expérimenté le tabac que leurs pairs.
Les expérimentations ont globalement baissé depuis 2022, mais pas les usages quotidiens – qui étaient déjà alors en forte baisse.
En contrepoint, la diffusion de la cigarette électronique demeure importante – supérieure à celle des cigarettes de tabac. Lire la suite »

1 Fév 2026 | L'Info
 

FumeuseLa cigarette fait son grand retour comme accessoire féminin chic et rebelle. Longtemps associée au danger sanitaire, elle redevient un marqueur de style dans la pop culture contemporaine, au risque de ringardiser des décennies de prévention.
C’est ainsi que débute un sujet de Constance Vilanova sur France Info (le 28 janvier) que nous reprenons.

Elle s’appelle Sylvie Grateau. Parisienne, quinquagénaire, directrice d’agence de mode, elle est l’autre héroïne d’Emily in Paris, vue par plus de 60 millions de foyers dans le monde. Icône d’un Paris fantasmé, autoritaire et sophistiqué, elle rencontre l’amour… dans un bureau de tabac.
La cigarette ne la quitte jamais. Elle ponctue ses silences, affirme son pouvoir, signe son allure. À l’écran, elle n’est ni un vice ni un danger, mais un attribut narratif.

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14 Jan 2026 | International, Profession
 

Business technology verification guaranteed good quality service, online trusted application software website digital internet application. Businessman with pen and checked mark.C’est avec la société d’identification digitale Yoti que BAT Italie teste un système permettant de détecter si les éventuels acheteurs de produits de nicotine sont mineurs ou pas.

Le système permet de scanner le visage de l’interlocuteur et de déterminer s’il a plus de 18 ans.
Il est mis en fonction dès lors que le client a scanné un QR Code avec son smartphone.

Le test se déroule dans 119 points de vente répartis sur la péninsule.

Le système a déjà été testé en Croatie avec 99 % de succès selon BAT.

Rappelons qu’en France, la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) a jugé que l’utilisation par des buralistes en test de « caméras augmentées avec des logiciels fondés sur l’intelligence artificielle » (pour déterminer si les clients avaient de fortes probabilités d’avoir moins ou plus de 18 ans) est « excessif » (voir 12 juillet 2025).

10 Jan 2026 | International, Vapotage
 

C’est même un peu plus de 22 % des boutiques de vapotage qui vendent aux mineurs de moins de 18 ans selon une enquête du Health Service Executive (HSE) réalisée par le Health Service Executive (HSE).

Soit 51 vape shops surpris en infraction sur 224 visites au total.
En 2024, 40 points de vente avaient été recensés pour non-respect de la réglementation.

Les sanctions qui pourraient tomber sont sévères : jusqu’à 4 000 euros d’amendes et 6 mois de prison.
Elles n’auraient pas été encore prononcées.

Ce que l’on sait c’est que plusieurs dizaines d’autres commerces (des épiceries) ont été déjà obligés de fermer par les autorités.

26 Nov 2025 | Institutions
 

La France a ratifié le Protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac entré en vigueur sur le plan international en 2018 (voir 4 octobre 2018). Ce texte prévoit de lutter efficacement contre les marchés parallèles, un problème qui renvoie à la criminalité organisée et ne peut être abordé uniquement à l’échelle nationale. Les achats transfrontaliers représentent en France un manque à gagner fiscal de 4,3 milliards d’euros par an. Pourtant, la France n’a jamais payé ses contributions au titre du Protocole et les arriérés, d’une valeur de 2,5 millions de dollars, représentent l’équivalent d’une année d’actions pour déployer les mesures de contrôle de la chaîne d’approvisionnement et de coopération avec les pays.
C’est ainsi que débute un communiqué du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) que nous reprenons.

Alors que les Parties à ce protocole se réunissent du 24 au 26 novembre à Genève pour la 4e session (MOP4), le Comité national contre le Tabagisme, membre de l’Alliance internationale pour le contrôle du tabac (GATC), pointe ce grave manquement aux conséquences préjudiciables. L’ensemble des organisations internationales de la GATC appelle les autorités françaises à respecter leurs engagements susceptibles de lutter contre les marchés parallèles et accroître les recettes fiscales.

Le protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac a été négocié par les pays dans le monde en lien avec le traité de l’OMS, la Convention-cadre pour la lutte antitabac. Il est entré en vigueur sur le plan international depuis 2018 et il prévoit des mesures fondamentales pour contrôler la chaîne d’approvisionnement, favoriser la coopération entre pays dans ce domaine et renforcer les sanctions.

La 4e session de la Réunion des Parties (MOP4) qui correspond à l’Assemblée décisionnaire de ce texte juridiquement contraignant, se tient à Genève du 24 au 26 novembre.

À cette occasion, des mesures importantes sont prévues : elles concernent notamment le renforcement des dispositifs de suivi et de traçabilité avec l’inclusion, par exemple, des facteurs essentiels de production (machines, filtres, papier à cigarette, tabac brut) pour lutter contre la fabrication illégale, mais aussi le développement des licences, la lutte contre les ventes en franchise de taxes.

La France a ratifié ce protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac mais, depuis 2018, n’a jamais honoré le montant de ses contributions.

En dépit de l’envoi de notifications de paiement et de rappels par le secrétariat du Protocole, le ministère du Budget et les Douanes, qui ont la compétence en matière de lutte contre les marchés parallèles, n’ont pas réglé un arriéré représentant dorénavant 2,5 millions de dollars. Cette somme équivaut au budget d’un an d’activité pour la mise en œuvre de ce texte.

Selon Emmanuelle Béguinot, directrice du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) : « Cette absence de règlement par la France de ses contributions génère des difficultés majeures pour lutter contre le commerce illicite alors que les actions devraient permettre de récupérer des recettes fiscales. » En effet, on évalue le manque à gagner fiscal pour la France à 4,3 milliards d’euros par an du fait du sur-approvisionnement des marchés frontaliers par les fabricants de tabac. Or l’une des mesures du Protocole prévoit l’application de quotas de livraisons imposés aux cigarettiers au regard de la réalité des marchés. Cette mesure est du reste soutenue par le député Frédéric Valletoux et son groupe parlementaire.

Dans cette perspective, le CNCT et l’ensemble des organisations internationales de l’Alliance mondiale du contrôle du tabac appellent la France à honorer ses engagements et à lutter contre les pratiques d’évasion fiscale des fabricants de tabac.

 

La proposition de loi pour une génération sans tabac – l’interdiction définitive de la vente du tabac à toute personne née à compter du 1er janvier 2014 – proposée par le député écologiste de Gironde, Nicolas Thierry, soit un « generational ban » à la française (voir 4 et 17 novembre), a été déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale.

En voici les co-signataires :

Pouria Amirshahi (écologiste, Paris) ; Léa Balage El Mariky (écologiste, Paris) ; Lisa Bellucq (écologiste, Vienne) ; Benoit Biteau (écologiste, Charente-Maritime) ; Arnaud Bonnet (écologiste, Seine-et-Marne) ; Mickael Bouloux (socialiste, Ille-et-Vilaine) ; Colette Capdevielle (socialiste, Pyrénées-Atlantiques) ; Hendrik Davi (écologiste, Bouches-du-Rhône) ; Sylvie Ferrer (LFI, Hautes-Pyrénées) ; Charles Fournier (écologiste, Indre-et-Loire) ; Marie-Charlotte Garin (écologiste, Rhône) ; Damien Girard (écologiste, Morbihan) ; Catherine Hervieu (écologiste, Côte-d’Or) ; Julie Laernoes (écologiste, Loire-Atlantique) ; Michel Lauzzana (Ensemble pour la République, Lot-et-Garonne) ; Laure Miller (Ensemble pour la République, Marne) ; Jimmy Pahun (Les Démocrates, Morbihan) ; Sébastien Peytavie (écologiste, Dordogne) ; Loïc Prud’homme (LFI, Gironde) ; Jean-Claude Raux (écologiste, Loire-Atlantique) ; Mereana Reid Arbelot (communiste, Polynésie) ; Sandrine Rousseau (écologiste, Paris) ; Céline Thiébault-Martinez (socialiste, Seine-et-Marne) ; Nicolas Turquois (Les Démocrates, Vienne) ; Anne-Cécile Violland (Horizons, Haute-Loire) ; Dominique Voynet (écologiste, Doubs).

Soit une proposition de loi pas si « transpartisane » que cela.

16 Nov 2025 | Profession
 

Suite à l’enquête du CNCT (voir 12 et 15 novembre) annonçant qu’un tiers des buralistes vendrait du tabac à des mineurs (et pour laquelle nous avons précisé que 100 % des vendeurs à la sauvette proposaient du tabac à ces mineurs / voir 13 novembre), Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes, a réagi, sur les réseaux sociaux, dans les termes suivants :

« C’est un sujet majeur pour notre profession, un travail de chaque instant pour atteindre le 100 % d’irréprochabilité. »

« Les buralistes sont pleinement engagés et responsables, malgré les agressions verbales, les intimidations ou les techniques toujours plus ingénieuses utilisées par certains jeunes dans nos établissements. »

« La profession reste mobilisée pour faire respecter la loi et garantir un comportement exemplaire, malgré les difficultés rencontrées sur le terrain. »

(Voir aussi le 14 novembre)