Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
28 Août 2023 | Profession
 

Non, la patronne dun tabac-presse du quartier Schmit à Châlons-en-Champagne (Marne) na pas jeté l’éponge. Elle aurait pu, par découragement, à la suite du pillage et des importantes dégradations du « Saint-Claude », quelle tient depuis quatorze ans (voir 14 août).

Après huit semaines de fermeture, nombreux sont ceux qui mettent un billet sur la fermeture définitive du commerce, selon LUnion. Alors Valérie Archimbaud tente de rassurer. Elle espère ouvrir les portes de son commerce le lundi 18 septembre. Si tout va bien.

•• Car un retard dans les travaux pourrait repousser, une nouvelle fois, son ouverture. « Idéalement, cela aurait dû ouvrir au début du mois de septembre. Mais avec les vacances, il y a eu des délais de livraison sur les matériaux de menuiserie », explique-t-elle. Visibles de l’extérieur, les quatre rideaux en fer, encore endommagés, témoignent de la violence de cette nuit du 29 au 30 juin. Lire la suite »

26 Août 2023 | Profession
 

Pourquoi les buralistes ? Cest ainsi qua démarré linterview de Philippe Coy dans « La parole aux Français », sur CNews Midi ce jeudi 24 août, consacré au bilan des émeutes urbaines pour les commerçants deux mois après (voir 25 et 22 août).

• CNews : pourquoi les buralistes ?

Philippe Coy : Sur 1 000 établissements endommagés, 545 ont porté plainte pour les dégâts subis. Cest une violence inouïe qui sest acharnée contre notre réseau.

Pourquoi les buralistes ? Dabord, nous sommes présents partout sur tout le territoire, dans les quartiers … nous sommes un commerce de proximité. Peut-être aussi que la valeur de notre marchandise – cest-à-dire le tabac qui peut être facilement revendu sur le marché noir – a pu motiver ces émeutiers à piller et dégrader nos établissements.  Lire la suite »

25 Août 2023 | Profession
 

C’est la voix encore tremblante qu’un buraliste de Lens témoigne dans un article de La Voix du Nord –  titré « Les commerçants nont pas tourné la page » – de ses difficultés, deux mois après les émeutes (voir 1er juillet).

« On n’a pas de perspectives de réouverture. Ce sera dans 6 mois minimum », estime-t-il, rappelant que trois employés sont toujours au chômage technique. Aujourd’hui, l’établissement est dans le même état que fin juin. Les travaux n’ont pas débuté, sur demande de la police, le temps de l’enquête.

Si le buraliste a demandé des aides, il n’en a toujours pas obtenu certaines, comme celle de son assurance. « Cest des tonnes de papiers, on nous demande plein de choses. Mais, comme ce n’était évidemment pas prévu, on n’est pas à jour de tout. Par exemple, je ne sais pas précisément pour combien de marchandise il y avait car on fait le bilan en fin d’année. » Lire la suite »

22 Août 2023 | Profession
 

Un buraliste à Paris a été victime des émeutes, dans la nuit du 29 au 30 juin. Au petit matin, il a découvert le rideau de fer de son bar-tabac éventré, la porte fracturée. À lintérieur, les cigarettes, les tickets à gratter et la caisse avaient disparu …

Deux mois après, tout est réparé. Mais le quotidien nest toujours pas revenu à la normale. Le buraliste tourne avec un tiers de son stock habituel : « on n’est pas en capacité financière d’aller chercher de grosses quantités, donc à chaque fois je me réapprovisionne en petites quantités. » déclare-t-il à l’équipe de « RMC s’engage avec vous » dans « Appoline Matin » de ce 21 août. « On n’a pas la trésorerie pour faire face à la fois aux charges fixe et en même temps s’approvisionner correctement » poursuit-t-il. Lire la suite »

21 Août 2023 | Profession
 

À Orléans, la chambre des appels correctionnels s’est penchée, ce 16 août, sur la demande de remise en liberté d’un jeune de 20 ans, condamné à un an et demi de prison ferme, dans le cadre des violences urbaines sur le Montargois.

Il avait été arrêté avec plusieurs autres jeunes près dun tabac-presse à Villemandeur (à 3 kilomètres de Montargis) entièrement saccagé et pillé. Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet dernier, des policiers avaient été caillassés par les émeutiers.

•• Les premiers ont été condamnés en comparution immédiate, le 5 juillet au tribunal judiciaire de Montargis où la plus lourde peine avait été infligée à ce garçon avec mandat de dépôt à l’audience, rappelle France Bleu Orléans. Il avait immédiatement été écroué. Lire la suite »

19 Août 2023 | Profession
 

Ils étaient une soixantaine d’émeutiers à Marseille déférés devant le tribunal correctionnel et jugés en comparution immédiate le 4 juillet dernier. Les Nouvelles Publications économiques et juridiques revient sur le profil des mis en cause qui ont défilé (en petit nombre) à la barre ce jour-là.

Parmi eux, un jeune de 21 ans en formation pour devenir développeur web. Il a trébuché en courant, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, avenue Roger-Salengro, dans les quartiers nord de Marseille. Une pelleteuse était en train de démonter le bar-tabac. 120 000 euros de préjudice. Il a emporté 168 paquets de cigarettes, un kit de cigarette électronique et dix briquets. « J’ai été naïf. Vous ne savez pas à quel point je regrette ! », déclare-t-il. Lire la suite »

18 Août 2023 | Profession
 

On apprend dans Le Figaro (édition du 17 août / voir ci-dessous) que parmi les commerces les plus touchés par les émeutes urbaines de fin-début juillet, « on retrouve …

les magasins d’alimentation : 200 ont été touchés dont 30 ont brûlé

• près de 370 agences bancaires ont également été détériorées

mais ce sont les débits de tabac qui ont le plus souffert de ces nuits de violence. Près de 436 établissements ont été touchés d’après les chiffres du ministère délégué aux PME. Parmi eux, les trois quarts ont été pillés et 10 % ont été totalement détruits. Lire la suite »

18 Août 2023 | Profession
 

Plus dun mois après la fin des émeutes de fin juin-début juillet, la facture continue de salourdir. Vitrines cassées, magasins pillés, murs tagués … Le Figaro fait les comptes (voir aussi ci-dessus).

Les premières estimations des assureurs, seulement cinq jours après le début des pillages et des destructions, tablaient sur un montant de 280 millions d’euros.

Pourtant, au 7 juillet, ce sont 11 300 sinistres qui ont été déclarés pour un coût total de 650 millions deuros, soit plus du double en lespace d’à peine une semaine, daprès France Assureurs, la fédération professionnelle.  Lire la suite »

16 Août 2023 | Profession
 

« Lorsque la télésurveillance nous appelle le 29 juin à 2 heures 52, on a compris tout de suite que les émeutiers s’étaient attaqués à notre commerce » se remémorent les patrons dun tabac-presse sur la place de l’Église à Creil (Oise).

Un mois et demi, ils attendent toujours que l’assurance prenne en charge le rideau métallique, d’une valeur de 12 000 euros. « Lassurance ne veut pas prendre en charge le volet roulant, prétextant que cela ne fait pas partie du mobilier », s’agace le buraliste auprès de Oise Hebdo.

•• Les casseurs ont utilisé une pelleteuse pour enfoncer l’entrée du magasin. « Si lon décidait de quitter laffaire, on ne partirait pas avec le rideau métallique, nous a dit lassureur » contre lequel les patrons sont en conflit, afin d’obtenir une compensation financière.

Les dégâts sont considérables. En plus du rideau, la vitrine a explosé, le tabac a disparu, et la presse a pris l’eau à cause du radiateur explosé. À cela s’ajoute le chômage partiel des salariés. Malgré les dégâts, le commerce a rouvert cinq jours après les émeutes. « Pas de ventes, pas de revenus » souligne-t-il.

•• Deux autres établissements ont été victimes des casseurs avec vol de tabac : au bar-tabac « Menaches », les casseurs sont entrés avec une pelleteuse, au « Narval », le pillage a précédé l’incendie (voir 8 août et 1er juillet).

L’article aurait pu préciser que tous les buralistes victimes de ces émeutes (avec au moins 3 jours de fermeture) bénéficient d’une aide spéciale de 10 000 euros, négociée par la Confédération avec Bercy (voir 3 et 8 août).

15 Août 2023 | Profession
 

Le tabac du Colvert, à Amiens, a été pillé et incendié la nuit du 29 au 30 juin, lors des récentes violences urbaines.

Le couple de buralistes entreprend actuellement les travaux (voir 8 août et 25 juillet). Ils ne savent pas encore quelle sera la prise en charge de lassurance, mais ils ont déjà demandé laide de 10 000 euros versés par l’État, négociée par la Confédération des buralistes (voir 3 août). Reportage de France Bleu Picardie.

« Là vous aviez des vitrines de présentation de produits, ici il y avait des jolies vitrines dans lagencement. Elles ont été démontées forcément, parce que tout a fondu », décrit la buraliste. Entre le bruit de l’entreprise de nettoyage et la forte odeur de suie, c’est encore difficile d’imaginer l’ancien tabac. « On reconnaît la structure du commerce, mais on ne reconnaît plus le commerce » poursuit-elle. Lire la suite »