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17 Nov 2025 | Pression normative
 

Au cours d’une conférence presse, le député Nicolas Thierry et l’ACT-Alliance contre le Tabac ont présenté leur proposition de loi historique visant à atteindre l’objectif gouvernemental d’une génération sans tabac à l’horizon 2032.

C’est ainsi que débute le communiqué émis, récemment, par ACT-Alliance contre le Tabac à propos d’un « Generation Ban » à la française (voir les 4 et 5 novembre).
Nous le reproduisons intégralement.

// Le principe de la mesure est simple : interdire aux cigarettiers de vendre du tabac à toutes les personnes nées après 2014. Soutenue aujourd’hui par les trois quarts des Français, cette proposition, cosignée par plus de 20 députés allant du groupe LFI au groupe Horizons, est non seulement nécessaire pour la santé de nos concitoyens, mais aussi pour celle de notre économie, de notre système de santé et de notre environnement.

// Chaque année 200 000 jeunes rentrent dans le tabagisme, il est donc urgent d’adopter une mesure ambitieuse pour mettre fin à cette épidémie qui reste la première cause de mortalité évitable en France avec 75 000 décès par an. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Projet d’interdiction du tabac à ceux nés après 2014 : le communiqué d’ACT … lobbyiste du député écolo Nicolas Thierry  , ,
16 Nov 2025 | Pression normative
 

Affiches du mois sans tabac avec la playlist associé

Pour sa 10e édition, la campagne Mois sans tabac (voir 1er novembre) a adopté une approche inattendue : la musique.
Tabac info service et les agences BETC et BETC Fullsix ont lancé « #Stoplist Mois sans tabac », une playlist inédite de six morceaux pour accompagner les fumeurs dans leur sevrage.
L’idée avancée officiellement : transformer les trois minutes de tentation en trois minutes d’émotion…

La campagne « #Stoplist Mois sans tabac », imaginée par BETC et BETC Fullsix pour Santé publique France (ndlr : on en ignore le budget) propose donc une playlist de six titres baptisée « Ex toxique ».
Chaque morceau dure trois minutes, le temps moyen nécessaire pour faire passer une envie de cigarette est-il bravement annoncé.

Six jeunes artistes de la scène française, issus d’univers variés (pop, rap, électro ou chanson), interprètent chacun leur version du titre : Angy Space, Will Be, Bleu Berline, Cerberas, Paul Miles et Hey Fantome.

Pour l’agence BETC, cette campagne vise à rendre l’arrêt du tabac « plus accessible et positif ».
« Avec la #Stoplist Mois sans tabac, nous avons voulu aborder l’arrêt du tabac autrement, en rendant cette étape souvent difficile plus douce et positive, en transformant le moment de l’envie en une parenthèse musicale pleine d’émotion et de légèreté », explique Jean-Charles Caboche, vice-président de l’agence.
(Source : site « J’ai un pote dans la com ».)

13 Nov 2025 | Pression normative
 

Comment célébrer le Mois sans tabac, qui a commencé le 1er novembre, alors que l’État, s’il encourage les fumeurs à arrêter, finance les buralistes et laisse l’industrie du tabac et de la nicotine cibler nos enfants ?

C’est ainsi que débute une tribune du professeur Loïc Josserand (président d’Alliance contre le Tabac) parue sur le site du Monde, ce 12 novembre.
Nous reprenons le texte de cette tribune.


Selon Santé publique France, la consommation de tabac a chuté de sept points au cours des trois dernières années : aujourd’hui, 17,4 % des Français fument quotidiennement. Une bonne nouvelle ? Oui. Une surprise ? Non.

Ces chiffres sont en effet le fruit de décennies de combat portées par des ministres et des députés visionnaires ainsi que par des militants infatigables.


La France a en effet été un pays pionnier en Europe. En 1976, Simone Veil osait interdire la publicité pour le tabac. En 1991, Claude Évin frappait un grand coup en protégeant les mineurs et en augmentant les prix. En 2006, Xavier Bertrand bannissait définitivement le tabac de l’espace public. En 2016, Marisol Touraine imposait le paquet neutre et ses images chocs. En 2020, Agnès Buzyn instaurait le paquet à 10 euros et le remboursement de la substitution nicotinique. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur « Briser les liens ambigus entre l’État et l’industrie du tabac, couper les subventions aux buralistes » (Loïc Josserand / Le Monde)  
 

Une information destinée à celles et ceux qui pensent que l’interdiction est toujours la solution.

La contribution du Conseil départemental des jeunes du Val-d’Oise à la campagne du Mois sans tabac (avec le soutien du « vrai » conseil départemental) ? Lancer des messages spécifiques contre l’utilisation des puffs (cigarettes électroniques jetables).

Ces puffs dont la commercialisation est officiellement interdite depuis 7 mois (voir le 14 février).
Ces puffs qui prolifèrent encore partout (des réseaux sociaux aux épiceries) sans que la DGCCRF ne déploie de vrais moyens pour enrayer cela (voir le 23 août).
Ces puffs que l’on retrouve donc toujours dans les établissements scolaires du Val-d’Oise et d’ailleurs…

Le Conseil départemental a fait réaliser deux vidéos destinées à TikTok et Instagram.

« La puff séduit parce qu’elle semble inoffensive, mais ses effets sont loin de l’être. Nos jeunes ont choisi d’en parler sans jugement, simplement pour informer et faire réfléchir (sic). Leur initiative illustre l’importance d’une prévention portée par leur génération, à hauteur de leur vécu et de leurs préoccupations, car qui mieux que des jeunes pour parler aux jeunes ? » a souligné, à cette occasion, Marie-Christine Cavecchi, présidente du Département.

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9 Nov 2025 | Pression normative
 

« Le tabac, symbole du capitalisme mondial qu’on combat, le cannabis, symbole du progrès écolo-bobo qu’on chérit. Même problème d’addiction, mêmes risques pour la santé… mais pas le même storytelling. »

Signé Cyrille Geiger, dans une réaction à la proposition de loi – visant à interdire définitivement à toute personne née après le 1er janvier 2014 d’acheter du tabac (« generational ban ») – déposée par le député écologiste Nicolas Thierry, favorable par ailleurs à la légalisation du cannabis (voir le 5 novembre).

 

L’interdiction de vente de produits du tabac dans les magasins de plus de 400 mètres carrés faisait partie d’une batterie de mesures contenues dans la loi du 21 mars 2024, prévoyant une nouvelle étape dans la réglementation – de plus en plus dure, notamment avec le display ban (voir le 27 mars 2025) – de la vente de produits du tabac en Belgique.
Et cette mesure-là venait à point pour conforter les points de vente de petite et de moyenne importance, comme le réseau des libraires-presse (voir le 27 décembre 2023).
Eh bien, elle est remise en cause.

La Cour constitutionnelle a retoqué, ce 6 novembre, cette disposition.
En effet, les juges ont estimé qu’il n’était « pas raisonnablement justifié » d’interdire la vente uniquement dans les supermarchés de plus de 400 mètres carrés. Selon eux, la taille du commerce n’a aucun lien avec les risques sanitaires du tabac, ni avec le profil du consommateur. Cette distinction entre petits et grands commerces serait même de nature à « fausser la concurrence ».

L’interdiction actuelle restera toutefois valable jusqu’au 31 décembre 2026, afin de ne pas compromettre les efforts de santé publique, mais le législateur devra revoir sa copie d’ici là.

La disposition sur la vente du tabac aux grandes surfaces avait été attaquée par Philip Morris et par l’association représentant les grandes surfaces en Belgique.

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6 Nov 2025 | Pression normative
 

Chaque année, la campagne Mois sans tabac incite des millions de fumeurs à relever le défi d’un mois sans cigarette. Cette période est idéale pour découvrir les alternatives sans fumée, aujourd’hui mieux documentées et plus variées que jamais. En 2025, le message de santé publique évolue : il ne s’agit plus seulement d’arrêter de fumer, mais de réduire les risques, d’adapter sa stratégie et de choisir des produits mieux tolérés.

C’est ainsi que débute une communication de Nicotine World (voir le 16 octobre et le 23 août) sur le Mois sans tabac que nous reprenons intégralement.

Les études de Public Health England et les revues Cochrane récentes confirment que les dispositifs alternatifs peuvent tripler les chances de succès comparés à un arrêt sans aide. Ces solutions sont complémentaires : certaines visent à maintenir un apport en nicotine, d’autres à rompre le geste. Toutes ont pour point commun l’absence de combustion.


La vape : un outil désormais reconnu

La vape reste aujourd’hui l’alternative la plus utilisée en France. Elle fonctionne en chauffant un liquide contenant de la nicotine, sans produire de fumée. Les rapports successifs de Public Health England (2015, 2018, 2021) estiment que la vape est au moins 95 % moins nocive que la cigarette. En remplaçant la combustion par la vaporisation, elle élimine la majorité des substances toxiques, dont les goudrons et le monoxyde de carbone.

La Cochrane Review (2023) sur les cigarettes électroniques a confirmé leur efficacité supérieure à celle des substituts classiques. Les vapoteurs ont deux fois plus de chances de rester abstinents à un an comparés à ceux utilisant uniquement des patchs ou des gommes.


Les sachets de nicotine : une option émergente

Les sachets de nicotine, encore récents sur le marché français, gagnent du terrain. Inspirés du modèle scandinave, ils permettent d’absorber la nicotine sans inhalation, ni tabac, ni combustion. L’évaluation de l’ANSES (2021) souligne que ces produits doivent être encadrés, mais reconnaît leur potentiel en tant qu’outil de réduction des risques pour les fumeurs adultes.

Discrets, faciles d’usage, sans odeur ni vapeur, ils constituent une alternative intéressante pour les contextes où la vape est difficilement compatible (lieux publics, travail, transport). Lire la suite »

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5 Nov 2025 | Pression normative
 

Suite à l’annonce de la proposition de loi de l’écologiste Nicolas Thierry sur un « generation ban » à la française (voir le 4 novembre), Cyrille Geiger (formateur et ancien buraliste toujours innovant) a publié une réaction que nous reprenons.

Nicolas Thierry, député écologiste de Gironde, veut interdire le tabac aux générations nées après 2014.
Une « génération sans clopes » … voilà qui sonne bien dans les médias.

Le même député signe pourtant une tribune pour expérimenter la légalisation du cannabis.
Donc, fini les Marlboro … mais place aux joints bio-locaux, cultivés sous serre, en circuit court, par des petits paysans vertueux.

L’image est belle.
Et c’est là que l’ironie devient délicieuse.

Le tabac, symbole du capitalisme mondial qu’on combat.
Le cannabis, symbole du progrès écolo-bobo qu’on chérit.
Même problème d’addiction, mêmes risques pour la santé … mais pas le même storytelling.

Ce n’est plus de santé publique qu’il s’agit, mais d’opportunisme politique.
Le bon vieux réflexe : taper sur une industrie honnie pour exister médiatiquement, tout en ouvrant un nouveau champ à verdir.

Le paradoxe du greenwashing par un écologiste …
L’écologie politique, un art subtil du tri sélectif.

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L’idée d’un « generational ban » – soit l’interdiction définitive d’acheter du tabac à toute personne née après une certaine date – adoptée récemment aux Maldives (interdiction définitive à toute personne née après le 1er janvier 2007 ; voir le 3 novembre) fait des petits en France…

En effet, le député Nicolas Thierry (écologiste / Gironde) a déposé, ce 4 novembre, un texte « transpartisan » pour interdire la vente de tabac à toute personne née après le 1er janvier 2014. Son leitmotiv : « L’objectif est très clair : stopper l’entrée des jeunes dans le tabagisme en cessant de leur offrir l’accès au produit. »

À noter que son exposé des motifs évoque une « stabilité de la prévalence tabagique », en contradiction totale avec les dernières statistiques officielles (voir le 16 octobre).

Mais il s’agit d’interdire la possibilité d’acheter « aux clients de l’industrie du tabac », comme l’énonce une journaliste de France Info… qui n’a jamais entendu parler du marché parallèle.

Rappelons qu’un projet de « generational ban » est toujours en cours d’adoption au Royaume-Uni.
Le texte est actuellement au niveau de la Chambre des Lords (voir le 31 Mars 2025).

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1 Nov 2025 | Pression normative
 

Logo mois sans tabac

1er novembre : c’est aujourd’hui que démarre le Mois sans Tabac. Nous avons déjà évoqué, ici même, quelques initiatives de terrain prises sous son égide, car c’est bien là – sur le terrain – que cela se passe : les échanges personnels, les encouragements pratiques (voir les 28 et 30 octobre).

Cette grande opération nationale de prévention et d’aide personnelle à l’abandon du tabac – à l’initiative du ministère de la Santé par le biais de Santé publique France – n’est contestée par personne. Elle bénéficie d’un important soutien financier public, notamment en moyens médiatiques. Mais ces dernières années, elle n’a pas été à la hauteur de ses légitimes ambitions.

Si l’on considère, par exemple, l’indicateur du nombre de personnes inscrites sur le site dédié pour être suivies dans leur souhait d’arrêter et « pour mettre toutes les chances de leur côté » (suite à la campagne de communication et de sensibilisation du ministère de la Santé / voir 2 octobre).

En 2024, le nombre d’inscrits aura été de … 133 837. Ce qui n’avait pas été brillant si l’on compare avec les 157 576 de 2023.

Et avec les années précédentes :
162 012 en 2022 ;
112 953 en 2021 ;
125 783 en 2020 (Covid) ;
203 175 en 2019 ;
241 000 en 2018, première année du Mois sans Tabac.

Hier, le site du Mois sans Tabac annonçait déjà 93 187 inscrits pour cette édition 2025.
Au 31 octobre 2024, ce même indicateur affichait 102 819 inscrits.

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