Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
31 Oct 2025 | Associations
 

Selon un rapport de l’organisme d’investigation Profundo, commandé par l’Alliance contre le tabac (ACT) et rendu public par France Inter, les grandes banques françaises continuent d’investir dans l’industrie du tabac.

Malgré l’arrêt des crédits accordés aux cigarettiers depuis 2025, près de 2,8 milliards de dollars d’actifs sont désormais détenus par le Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale et le groupe BPCE.

Cela représente une augmentation de 280 % par rapport à novembre 2023, malgré l’adoption, en 2018, d’une charte internationale, le Tobacco-Free Finance Pledge, visant à mettre fin à tout soutien à ce secteur (voir 28 septembre 2018).

De larges montants investis dans le tabac en dépit d’accords internationaux

Entre novembre 2023 et mai 2025, près de 2,8 milliards de dollars (environ 2,38 milliards d’euros) auraient été investis par le Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale et le groupe BPCE en actions et en obligations dans des groupes tels que Philip Morris International, British American Tobacco, Imperial Brands ou Japan Tobacco Inc.

Le rapport souligne une progression marquée des participations : le Crédit Agricole détiendrait plus d’un milliard de dollars (852 millions d’euros) d’actifs liés au tabac, en hausse de 587 % depuis novembre 2023 ; BNP Paribas aurait multiplié ses prises de participation par six en un an et demi, pour atteindre 597 millions de dollars (508 millions d’euros) ; la Société Générale posséderait 437 millions de dollars (372 millions d’euros) d’actions, contre un niveau quasi nul fin 2023 ; le groupe BPCE détiendrait environ 430 millions de dollars (366 millions d’euros), soit une hausse de 41 % en un an et demi.

Selon l’ACT, ces évolutions traduisent une augmentation volontaire des placements dans le secteur, alors que les banques avaient pris des engagements publics de désengagement.

En effet, les banques concernées ont toutes signé une charte internationale visant à mettre fin au financement de l’industrie du tabac, lancée le 26 septembre 2018 par l’ONG australienne Tobacco Free Portfolios et soutenue par les Nations Unies. Certaines avaient même adopté des politiques internes plus restrictives. Par exemple, dans un document publié en avril 2025, la Société Générale affirmait vouloir exclure les producteurs de tabac de son univers d’investissement.

L’Alliance contre le tabac demande d’agir fermement contre ces investissements

Les banques concernées contestent ces accusations et expliquent que les investissements signalés correspondent en partie à des transactions réalisées pour le compte de leurs clients, sur des produits financiers diversifiés et complexes, incluant encore des entreprises du tabac. Lire la suite »

30 Oct 2025 | Associations
 

affiche ne tuez pas la vape contre l'article 23 du projet de loi finance 2025

Contre la taxation des produits de la vape et l’interdiction des sites de vente en ligne de produits de vapotage, actuellement en cours de discussion parlementaire (voir les 23 septembre et 23 octobre), la FIVAPE (Fédération interprofessionnelle de la vape) organise une série de manifestations en province.

Sept villes ont été sélectionnées :

  • Bordeaux – mardi 4 novembre ;
  • Vannes, Lille, Cherbourg, Orléans, Aix-en-Provence et Strasbourg – mercredi 5 novembre.

Les rendez-vous sont prévus en fin de matinée, dans un lieu central de chacune de ces villes.

Il s’agit, à notre connaissance, de la première mobilisation nationale de cette ampleur organisée par les acteurs du vapotage sous l’impulsion de la FIVAPE.

23 Oct 2025 | Associations
 

Dans son projet de loi de finances, le gouvernement envisage de taxer les flacons de vapotage, mais aussi d’interdire la vente à distance aux particuliers, qui représente un quart des ventes dans la filière (voir le 16 octobre).

C’est une mesure qui fait craindre le pire aux professionnels de la vape. Nous reprenons l’article du Figaro.

Les sites de vente de liquide pour cigarettes électroniques comme Le Petit Vapoteur, qui est l’un des principaux en Europe, craignent de mettre la clé sous la porte si la mesure d’interdiction de vente en ligne prévue par le gouvernement français est adoptée dans le budget 2026. « S’il décide de nous priver de 70 % de nos ventes, c’est la cessation de notre activité et 600 emplois pourraient disparaître », redoute Morgan Laisné du site Le Petit Vapoteur, basé en Normandie et qui a réalisé en France 95 % des 154 millions d’euros de son chiffre d’affaires en 2024.

Le projet de budget du gouvernement prévoit une taxe de 30 à 50 centimes par flacon de 10 millilitres (mL), vendu généralement entre 5 et 7 euros. Cette taxe hérisse les professionnels, mais beaucoup moins que les mesures qui l’accompagnent.

Car dans son projet de budget, le gouvernement envisage également de soumettre les boutiques de vapotage à l’obtention d’un agrément similaire à celui des buralistes, interdisant par exemple la proximité avec des écoles.

Surtout, la vente à distance aux particuliers, à l’origine d’un bon quart des ventes dans la filière selon les professionnels, sera entièrement interdite. « On avait vu venir la taxe », déjà envisagée par l’ex-Premier ministre François Bayrou, mais « ces autres mesures, ça a été un choc », rapporte à l’AFP Morgan Laisné.

Pour Le Petit Vapoteur, même ses 111 magasins physiques ouverts en France, où ont lieu un tiers des ventes de la société, sont menacés, car ils sont « très dépendants de l’activité en ligne », selon Morgan Laisné.

Tout comme la ligne de production de liquides de vapotage installée à Cherbourg par l’entreprise, « qui sera surdimensionnée sans la vente en ligne ».

La Fivape, fédération du secteur, estime auprès de l’AFP que 3 000 emplois dans la vente en ligne « disparaîtraient instantanément ». Elle a lancé une pétition auprès des usagers, qui a déjà récolté 120 000 signataires – dont l’unicité n’est vérifiée que par le biais de leur adresse e-mail. Lire la suite »

22 Oct 2025 | Associations
 

Alors que la Commission européenne planche sur une réforme de la fiscalité des produits du tabac (voir le 21 juillet), le Luxembourg exprime de fortes réserves, au grand dam de la Fondation Cancer du Grand-Duché. C’est ainsi que débute un article du site luxembourgeois Virgule du 14 octobre, signé Laura Bannier, que nous reprenons.

Offrir à toute une génération un cadre de vie sans cigarettes, c’est l’objectif de la campagne « Génération sans tabac ». Portée par la Fondation Cancer du Luxembourg, avec de nombreux partenaires, cette ambition est partagée à l’échelle européenne et soutenue par un cadre législatif pour la lutte antitabac.

Dans ce cadre, on retrouve notamment un vaste projet de réforme de la fiscalité des produits contenant de la nicotine, dont l’une des idées évoquées était d’indexer les taxes des produits du tabac au niveau de vie des États membres. « L’objectif de cette révision de la directive européenne sur la taxation du tabac : réduire efficacement la consommation de tabac en relevant les taux minimaux d’imposition. Les barèmes actuellement en vigueur datent de 2010 et sont, selon la Commission, devenus obsolètes et inefficaces », résume la Fondation Cancer dans un communiqué publié ce 14 octobre.

Mais de telles mesures ne sont pas vues d’un bon œil par le gouvernement luxembourgeois. C’est du moins ce que laissent entrevoir les propos de Gilles Roth, ministre des Finances. Lors de la dernière réunion du Conseil des affaires économiques et financières, le ministre a exprimé de « fortes réserves » à l’égard des augmentations envisagées par la législation européenne, qu’il juge « excessives ». Lire la suite »

21 Oct 2025 | Associations
 

L’Association des fournisseurs de tabacs à fumer (AFTF / voir le 20 septembre 2017) a écrit au secrétaire général des Affaires européennes du gouvernement français, Emmanuel Puisais-Jauvin, afin de s’insurger contre les propositions de la Convention-cadre de lutte antitabac de l’Organisation mondiale de la santé, organisée du 17 au 22 novembre 2025 en Suisse (voir le 15 octobre 2025).

Cette COP 11 de l’OMS est, selon l’AFTF, « préoccupante, car des restrictions réglementaires majeures sont approuvées, dont l’interdiction des filtres pour les cigarettes et le tabac à rouler ».

Selon le courrier de l’AFTF : « La proposition danoise d’interdire les filtres est incompréhensible et met en cause un revirement de la politique antitabac du gouvernement français depuis plus de 40 ans.
À l’époque, dans les années 1970, les Français fumaient du tabac brun, tels que des Gitanes et Gauloises sans filtre. Les gouvernements français, estimant que fumer des cigarettes sans filtre était nocif pour la santé, ont encouragé, sans le vouloir, l’arrivée sur le marché du tabac blond américain avec filtre dans les années 1980-1990.

Puis, les gouvernements français de l’époque ont considéré que les taux de nicotine et de goudron étaient trop élevés et ont donc limité ces taux.
Puis, ils ont décidé que le fumeur, dans les années 2010, ne pourrait plus choisir ses cigarettes selon le taux de nicotine et le taux de goudron les plus faibles, les cigarettes dites « light ». Ils ont donc interdit l’inscription des taux de nicotine et de goudron sur les paquets de cigarettes.
Puis une directive européenne leur a demandé de changer le papier à cigarette afin que les cigarettes puissent s’éteindre rapidement.
En conséquence, le fumeur « tire » plus sur sa cigarette pour qu’elle ne s’éteigne pas. C’est le même genre de décision, non étudiée, qui entraîne une conséquence sur la santé des fumeurs puisque maintenant le fumeur « tire » et donc avale plus profondément dans ses poumons la fumée de cigarette.

Et maintenant, la proposition de la présidence danoise est d’interdire les filtres non pas pour des raisons de santé publique, mais pour des raisons environnementales, dans le cadre du processus du traité du plastique.
Une telle mesure n’entraînerait aucune conséquence positive sur la santé publique.

Au contraire, elle risquerait d’entraîner une nouvelle explosion de la contrebande et de la contrefaçon.
Supprimer brutalement les filtres ouvrirait la voie à des produits illicites non contrôlés, car dépourvus de toute exigence de conformité.

Par ailleurs, l’AFTF estime qu’il vaut mieux encourager les fumeurs de cigarettes avec filtre vers le vapotage ou les sachets de nicotine, afin de diminuer la prévalence du tabac des treize millions de fumeurs quotidiens. »

17 Oct 2025 | Associations
 

Sans aucune concertation, ni avec les consommateurs, ni avec les professionnels, le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit, d’une part, la création d’une taxe qui pèsera sur les TPE/PME françaises du secteur et sur quatre millions de consommateurs et, d’autre part, l’interdiction de la vente en ligne (voir le 16 octobre).
France Vapotage, fédération des professionnels du secteur (fabricants, grossistes et distributeurs en ligne), demande aux parlementaires de procéder au retrait de ces dispositions aux conséquences délétères.

C’est ainsi que débute un communiqué de France Vapotage (voir le 26 septembre) que nous reprenons.


Une faute sanitaire

Le vapotage est reconnu par les études indépendantes comme l’outil le plus efficace et le plus utilisé par les fumeurs pour sortir du tabagisme.
Le fragiliser, c’est fragiliser la lutte contre le tabagisme. Classer les produits du vapotage, sans combustion de tabac, parmi les « produits à fumer », c’est entretenir une terrible confusion entre un fléau avéré — le tabagisme et ses 75 000 morts annuels en France — et une solution éprouvée proposée aux fumeurs.


Une faute économique

La filière française est composée majoritairement de commerces de proximité et de TPE/PME innovantes qui produisent plus de 70 % des e-liquides consommés dans notre pays.
Elle représente plus de 20 000 emplois directs et indirects au cœur des territoires.
Les mesures envisagées la fragiliseraient considérablement et nourriraient le développement du marché parallèle illégal, y compris de contrefaçons potentiellement dangereuses pour la santé des consommateurs, déjà observé par les autorités françaises comme par la Commission européenne.
L’absence d’évaluation des recettes attendues laisse craindre une nouvelle taxe à faible rendement, susceptible de générer des pertes fiscales et sociales supérieures aux gains attendus, une erreur pointée par la Cour des comptes.


Une faute sociale

Le vapotage en France, c’est quatre millions de consommateurs qui pourraient se tourner vers le tabac.
L’écart de prix entre les produits du vapotage et ceux du tabac est en effet un facteur déterminant dans le choix d’une alternative moins risquée pour la santé. Une surtaxe pénaliserait donc le pouvoir d’achat des consommateurs, et en particulier celui des catégories sociales les plus modestes, où la prévalence tabagique est plus forte.
Par ailleurs, l’interdiction de la vente en ligne introduirait une rupture majeure d’égalité d’accès aux produits du vapotage, alors que 75 % des habitants des zones rurales ont recours à l’achat en ligne pour alléger leurs contraintes et être moins isolés.


Une erreur de méthode

Un tel projet pour 2026, et à l’échelle strictement franco-française, surprend, car ces questions doivent être traitées à l’échelle européenne. La révision des directives sur la taxation du tabac et sur le régime général d’accise est maintenant engagée. Son aboutissement est prévu à partir de janvier 2028, un délai minimum justifié compte tenu des conséquences potentielles.
La Commission européenne a elle-même souligné que l’introduction d’une fiscalité harmonisée sur les produits du vapotage entraînerait des coûts administratifs élevés et une consolidation du marché au profit des multinationales, et au détriment des PME.

Le retrait de ces dispositions et l’engagement d’une réflexion en concertation avec les acteurs concernés est donc indispensable pour préserver la cohérence de notre politique de santé publique, protéger une filière française créatrice de valeur et d’emplois, et donner enfin à la filière française du vapotage un cadre réglementaire spécifique, décorrélé du tabac, de ses produits dérivés et des autres produits nicotinés.

14 Oct 2025 | Associations, Récents
 

confédération buralistes

Après les huit années d’engagement exemplaire de Philippe Coy, la Confédération des buralistes aborde un nouveau cours sachant que le Président Serdar Kaya (voir 10 et 12 octobre) et toute son équipe d’élus – avec notamment Pierre Roméro (futur secrétaire général) et Hervé Garnier (futur trésorier) – viennent de réaliser un « sans faute » lors du congrès et de Losangexpo : présence, dialogue ouvert avec les collègues, détermination partagée.

Reste que les mêmes questions revenaient dans les couloirs du congrès et du salon.


Comment répondre aux inquiétudes des collègues dont les actuels chiffres de ventes attestent de la gravité déstabilisante d’un marché parallèle du tabac dont tout le monde se demande jusqu’où il va aller ?

La forte implication des Douanes, tant au congrès qu’à Losangexpo, ne peut répondre à toutes les interrogations et complaintes. Il ressort d’ailleurs que le sujet des épiceries écoulant sans vergogne du tabac est une source d’irritations largement partagée.


Comment gérer des dossiers compliqués :

  • la confirmation d’un moratoire fiscal tabac,
  • la mise en place d’un encadrement concernant les nouveaux produits contenant de la nicotine,
    • voire la fiscalisation de l’ensemble des produits à fumer ?

Qu’en est-il, également, d’une fiscalité de la vape, évoquée vendredi dernier (voir 11 octobre / congrès des buralistes) ?

Est-il possible de relancer un débat sur les sachets de nicotine en cours d’interdiction ?

Dans le contexte d’incertitudes politique et budgétaire que connaît le pays, la tâche s’annonce ardue.


Comment maintenir et renforcer le positionnement territorial du réseau des buralistes en commerces d’utilité locale pour répondre aux nouveaux usages et à des modes de consommation qui changent à vue d’œil.
Cela en sachant convaincre les collègues d’utiliser les précieux moyens – négociés par Philippe Coy – du Protocole d’Accord sur la Transformation des buralistes qui court jusqu’en 2027.

L’agenda des élus et des équipes confédérales s’annonce chargé.

2 Oct 2025 | Associations, Institutions
 

Des mesures déjà suffisantes.

Le Conseil d’État a rejeté, ce 1er octobre, le recours de l’Alliance contre le tabac (ACT) qui demandait que les contrôles de l’interdiction de vente de tabac aux mineurs soient renforcés, estimant que « des actions concrètes sont déjà engagées ».

C’est ainsi que débute une dépêche de l’AFP que nous reprenons.

L’ACT avait saisi le Conseil d’État en octobre dernier (voir 17 octobre 2024) pour qu’il ordonne au gouvernement de prendre « toutes les mesures nécessaires afin de faire respecter l’interdiction de la vente et de l’offre gratuite de produits du tabac et du vapotage aux mineurs », rappelle un communiqué du Conseil d’État.

Le Conseil d’État constate bien, « sur la base de plusieurs études, que l’interdiction de vente aux mineurs est actuellement très insuffisamment respectée ».
Mais il « juge qu’il n’y a pas lieu, à ce jour, d’ordonner à l’administration de mettre en œuvre des actions supplémentaires, compte tenu de la difficulté particulière que présente le contrôle de cette interdiction qui pèse sur les débitants de tabac, de l’effort conséquent déjà mené par les pouvoirs publics pour les sensibiliser et des résultats qui peuvent être attendus des nouvelles mesures engagées pour renforcer les contrôles et les sanctions en cas de non-respect ».

Parmi ces nouvelles mesures : « les buralistes feront l’objet de poursuites disciplinaires systématiques et d’amendes qui ont été relevées de la quatrième à la cinquième classe (1 500 €) en juin dernier », rappelle la juridiction.

L’ACT réclamait notamment des objectifs quantitatifs pour les contrôles des débitants de tabac, des sanctions plus fréquentes et dissuasives, allant jusqu’au retrait de licence, et que les buralistes sanctionnés affichent les sanctions sur leurs devantures.

21 Sep 2025 | Associations
 

Kumulus Vape action contre le syndrome de Pitt-Hopkins

Chaque année, le 18 septembre est consacré à la Journée mondiale de sensibilisation au syndrome de Pitt-Hopkins. Cette maladie génétique rare se traduit par des troubles du développement, souvent accompagnés d’une absence de langage, de difficultés motrices et parfois de troubles respiratoires. Encore peu connue du grand public, elle concerne pourtant des familles qui vivent au quotidien avec ce défi et qui réclament plus de visibilité, d’inclusion et de soutien concret.

C’est ainsi que débute un communiqué de Kumulus Vape (voir le 14 mars) que nous reprenons.


Une opération solidaire reconduite

Pour la deuxième année consécutive, Kumulus Vape participe activement à cette journée de sensibilisation.

Ce 18 septembre, l’intégralité des bénéfices générés sur notre site kumulusvape.fr a été reversée à une association engagée : Agir Ensemble Contre l’IMC.

Ce choix n’est pas anodin. Nous souhaitons que cette opération ait un impact tangible et contribue à améliorer le quotidien des familles concernées.

Cette année, les fonds collectés serviront à financer le projet « Familles en Montagne, le ski pour tous », porté par l’association.

Ce projet d’un budget prévisionnel de 9 889 euros permettra d’alléger au maximum la participation financière des familles, souvent lourdement impactées par le handicap de leur enfant.


La parole à Rémi Baert, Président de Kumulus Vape

« L’engagement sociétal fait partie de l’ADN de Kumulus Vape. Au-delà de notre mission première de proposer des alternatives à la cigarette, nous avons la responsabilité de soutenir des causes qui font sens. En participant à la Journée mondiale du syndrome de Pitt-Hopkins, nous apportons notre pierre à l’édifice : informer, sensibiliser et surtout, offrir des moments de répit et de joie à des familles qui en ont besoin. Je suis convaincu que la performance d’une entreprise se mesure aussi à sa capacité à créer du lien et de l’impact positif. »

20 Sep 2025 | Associations
 

ContrepointsLe tabagisme demeure un enjeu majeur de santé publique en France. Nous comptons 27 % de fumeurs, contre une moyenne de 24 % en Europe. On estime qu’environ 75 000 décès sont dus chaque année à des complications qui lui sont liées, ce qui en fait la première cause de mortalité évitable. Est-ce évitable, et comment ?
C’est ainsi que débute un article de la dernière édition de la revue libérale Contrepoints (voir 13 octobre 2022).

La situation ne progresse que très lentement. L’objectif est de parvenir à zéro tabac ou presque (taux inférieur ou égal à 5 %) d’ici à 2032. Mais selon les projections actuelles, il ne pourra être atteint que dans… 141 ans. Toutefois, des pays leaders de la lutte antitabac nous indiquent des moyens d’aller plus vite. Les chiffres le montrent : avec des stratégies fondées sur des données probantes et une réglementation intelligente, le changement est possible.

Trois scénarios

  • Scénario 1 : l’immobilisme — Si rien de plus n’est fait, la France n’atteindra le statut de pays sans tabac qu’en 2166, soit 134 ans après l’objectif théorique.
  • Scénario 2 : suivre les pays leaders — En prenant exemple sur la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni ou le Japon, l’objectif pourrait être atteint en 2076.
  • Scénario 3 : appliquer le modèle suédois — Avec la politique mise en œuvre en Suède, la France décrocherait le pompon douze ans plus tôt, en 2064.

 

Pourquoi la Suède est en passe de vaincre le tabagisme ?

Avec un taux de tabagisme de seulement 5,3 %, qui tombe à 4,5 % chez les Suédois de naissance, ce pays va probablement devenir le premier au monde sans tabac. En 2004, il comptait encore 16,5 % de fumeurs. Les étrangers venus de l’Union européenne qui s’installent suivent le mouvement : de 24 %, ils ne sont plus que 7,8 % à fumer.

Les effets sur la santé publique sont spectaculaires : par rapport à la moyenne de l’Union européenne, la Suède enregistre 21,2 % de décès liés au tabagisme en moins, 31,3 % de décès pour cause de cancer en moins et 36 % de décès par cancer du poumon en moins. En outre, les décès dus aux maladies cardiovasculaires ont baissé de 12% depuis 2008 et ceux qui sont dus à des cancers provoqués par le tabac, de 25,3 %.

Le secret de ce succès ? Une stratégie qui consiste à faire accepter des produits de substitution, facilement accessibles et peu coûteux. Des produits innovants à base de nicotine (ou produits nicotiniques à risques réduits), souvent très efficaces : vapes, cigarettes électroniques, produits oraux comme le snus (une tradition suédoise), patchs de nicotine…

Accélérer la trajectoire de la France vers un avenir sans tabac

En comparant la Suède et la France, il est facile les lacunes de nos politiques. Contrairement à la Suède, la France impose aux PNRR un cadre réglementaire très restrictif, censée protéger les jeunes contre l’exposition à la nicotine, mais qui n’aide guère les fumeurs de longue date à se sevrer. En l’état actuel de ces réglementations, La vente de cigarettes électroniques traditionnelles est autorisée, mais les vapes jetables sont, elles, interdites depuis février 2025.
( Les sachets de nicotine viennent d’être interdits / ndlr ).

Des politiques efficaces existent, elles ont fait leurs preuves ailleurs, elles se basent sur la liberté et l’innovation et elles sauvent des vies, qu’attendons-nous ?