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17 Sep 2025 | Associations
 

Dans sa dernière campagne « Carton rouge : le marketing agressif des paris sportifs », Addictions France (voir 26 juin 2025) révèle les pratiques promotionnelles des opérateurs de jeux d’argent et de hasard. Pour ces derniers, les paris sportifs représentent un secteur particulièrement lucratif : au cœur d’un marché en plein essor, ils ciblent délibérément les jeunes et encouragent des comportements addictifs, profitant d’un cadre réglementaire insuffisant.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Addictions France dont nous reprenons l’essentiel.

Une publicité omniprésente qui incite à jouer toujours plus

Pour séduire toujours plus de joueurs, les opérateurs de jeux déploient des stratégies marketing massives : sponsoring de clubs de football et de fédérations sportives, publicités ciblées pendant les matchs, slogans accrocheurs… L’objectif : rendre le pari sportif incontournable dans les compétitions sportives.

Les parieurs sont incités à miser toujours plus grâce à une combinaison de visuels attractifs qui jouent sur les émotions fortes, des figures emblématiques et la promesse de gains faciles. Le rapport d’Addictions France met en avant les techniques incitatives des opérateurs et la systématisation des gratifications financières : freebets, offres promotionnelles, notifications, publicités interstitielles…

En 2024, année marquée par l’Euro et les Jeux olympiques de Paris, les opérateurs de jeux ont annoncé à l’ANJ un investissement publicitaire record de 670 millions d’euros. Une stratégie qui a porté ses fruits : selon un sondage IFOP réalisé pour Addictions France, 62 % des parieurs déclarent avoir joué sous l’influence de la publicité, et 83 % de ceux exposés à des contenus d’influenceurs affirment que cela leur a donné envie de parier.
« L’industrie des paris sportifs prospère sur l’illusion et la dépendance. Elle veut faire croire qu’aimer le sport, c’est parier. Il est temps d’en finir avec cette banalisation qui menace la santé publique », dénonce Myriam Savy, directrice de la communication et du plaidoyer chez Addictions France.

Une législation dépassée face au numérique : Addictions France appelle à renforcer la réglementation

Malgré les règles établies par l’Autorité nationale des jeux (ANJ) – dont les moyens sont clairement insuffisants –, Addictions France révèle les carences majeures du cadre de régulation actuel. D’après l’enquête menée par l’association, près de 30 % des contenus d’influenceurs ne respectent pas les directives de l’ANJ, et 80 % négligent les messages de prévention obligatoires. Les formats éphémères comme les stories échappent largement à tout contrôle.

Face à ce constat, Addictions France appelle à des mesures concrètes pour réduire l’exposition des jeunes à la survalorisation des paris sportifs afin de limiter les risques d’addiction au jeu :

  • Réduire le volume de publicités pour des jeux d’argent, notamment en interdisant la publicité sur les réseaux sociaux, à la TV ou à la radio ;
  • Interdire le sponsoring par des opérateurs de jeux ;
  • Interdire les gratifications financières (bonus, freebets…) ;
  • Instaurer des sanctions réellement dissuasives et, comme pour la loi Evin, habiliter les associations de lutte contre les addictions à poursuivre en justice les contrevenants.
10 Sep 2025 | Associations
 

Le décret vient de paraître au Journal officiel : à compter de mars 2026, la vente de sachets, billes et gommes de nicotine sera interdite en France. Cette décision marque une étape décisive dans la lutte contre la banalisation de la nicotine non-thérapeutique et constitue une victoire de premier plan pour les associations engagées dans la prévention du tabagisme, au premier rang desquelles Demain sera Non-Fumeur (DNF).

Nous reprenons le communiqué de DNF publié à cette occasion (voir 6 septembre).


Pourquoi cette interdiction des sachets de nicotine était indispensable

Les sachets de nicotine, apparus sur le marché français il y a seulement quelques années, ont rapidement alerté les autorités sanitaires. Derrière une apparence anodine et un marketing coloré et attractif, ces produits concentrent des niveaux de nicotine parfois explosifs, selon les experts. De nombreux signalements d’intoxications aiguës ont été enregistrés dans les centres antipoison dès 2023, révélant leur dangerosité à effet immédiat.

Plus encore, ces produits ciblent directement les adolescents. Vendus à bas prix, parfumés, facilement dissimulables et massivement promus sur les réseaux sociaux, les sachets de nicotine s’inscrivent dans une stratégie d’accoutumance précoce. En séduisant les plus jeunes, l’industrie du tabac cherche à créer une génération de consommateurs dépendants, au détriment de la santé publique.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) avait, dès l’apparition de ces produits, émis de fortes réserves. Des analyses ont mis en évidence la présence de substances toxiques comme le plomb, l’arsenic ou l’antimoine, s’ajoutant à des concentrations massives de nicotine. Autant d’éléments qui rendaient urgente une décision politique forte. Lire la suite »

8 Sep 2025 | Associations
 

Réclamée par l’association depuis près de deux ans, l’ACT-Alliance contre le tabac se félicite de la publication du décret gouvernemental visant à interdire tous les produits à usage oral contenant de la nicotine (hors outils de sevrage) ; bannissant ainsi les sachets de nicotine. Il s’agit d’une mesure cruciale pour protéger les jeunes et contrer les stratégies pernicieuses d’une industrie qui prospère sur le marché de l’addiction, au détriment de la santé publique (voir le 6 septembre).

Ces derniers mois, les cigarettiers ont intensifié leurs efforts de lobbying et de marketing pour promouvoir et surtout légaliser les sachets de nicotine (ou nicopouches) sur notre territoire. Face à la baisse de la consommation de cigarettes dans les pays développés, les sachets de nicotine et les nouveaux produits nicotiniques (tabac chauffé et cigarettes électroniques) constituent le nouvel eldorado financier des cigarettiers, représentant près de 40 % du chiffre d’affaires de groupes comme Philip Morris International.

À travers la publication de tribunes, de pétitions, la création de sites internet ou encore le déploiement d’une immense bâche publicitaire à Paris, les cigarettiers ont tenté d’imposer ces nouveaux produits, sous couvert d’un discours de santé publique trompeur.
Cependant, loin d’être des outils de sevrage, les sachets de nicotine et leurs dérivés (billes, perles) n’ont pour objectif que d’étendre le marché de l’addiction à la nicotine.

Bien que le gouvernement ait annoncé il y a plusieurs mois son intention d’interdire ces produits hautement addictifs, en ayant conscience de leurs effets nocifs sur la santé, la décision a été retardée sous la pression des lobbies, tant en France qu’au niveau européen. L’ACT avait d’ailleurs dénoncé, dans une tribune publiée dans Le Monde, l’instrumentalisation de certains États membres de l’UE (Italie, Grèce, Roumanie, République tchèque) par les cigarettiers pour freiner cette interdiction (voir le 4 juillet 2025).

« Malgré les intentions claires du gouvernement, l’industrie du tabac n’a reculé devant rien pour défendre ses intérêts économiques et étendre son marché de l’addiction à la nicotine. L’ACT salue le courage et la détermination de l’exécutif qui n’a pas cédé à la pression des lobbies et a fait primer avant tout la santé publique. », déclare le Professeur Loïc Josseran, Président de l’ACT-Alliance contre le Tabac.

« Mais cette victoire ne doit pas nous faire baisser la garde : nous devons rester vigilants face aux nouvelles stratégies d’une industrie qui prospère sur l’addiction et qui n’a aucune intention de réduire son chiffre d’affaires. »

2 Sep 2025 | Associations
 

Faisant suite à la réponse positive de la Commission européenne, l’ACT – Alliance contre le Tabac appelle le gouvernement français à mettre en œuvre sans délai l’interdiction des sachets de nicotine, produits hautement addictifs, avant que leur consommation ne se généralise (voir le 4 juillet).

C’est ainsi que débute un communiqué d’Alliance contre le Tabac publié ce 1er septembre. Nous le reprenons.

En février dernier, la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, Catherine Vautrin, avait déjà annoncé l’intention d’interdire ces produits qui reposent sur des stratégies marketing ciblant particulièrement les jeunes.

Proposés avec des arômes fruités ou mentholés, à des prix attractifs, les sachets de nicotine et leurs dérivés (billes, perles) représentent une nouvelle offensive de l’industrie du tabac pour séduire les plus jeunes et fidéliser une clientèle sur le long terme. Le feu vert de Bruxelles permet désormais de passer à l’action, et il est indispensable d’agir rapidement.

L’ACT a constaté que la promotion de ces produits se répand désormais en France sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, portée par des influenceurs ciblant directement les jeunes. Ils les présentent souvent comme un « booster » de performance sportive et une drogue procurant des sensations fortes. Leur consommation est particulièrement associée à une image de virilité, visant notamment les jeunes hommes.

Rappelons que la nicotine, loin d’être un produit récréatif anodin ou renforçant les performances sportives, est l’une des drogues les plus addictives au monde et est classée comme « substance vénéneuse » par le Code de la santé publique.

Chez les jeunes, cette drogue peut notamment aggraver l’anxiété, accentuer les symptômes dépressifs, et altérer le développement cognitif. En 2024, l’Anses a déjà mis en garde contre les risques que présentent sachets, billes et perles de nicotine pour les enfants.

« Il est urgent d’agir pour éviter que cette nouvelle génération de produits addictifs ne s’installe durablement sur le marché français, comme ce fut le cas avec les Puffs », alerte Loïc Josseran, président de l’ACT – Alliance contre le tabac.
« Nous appelons le gouvernement à promulguer sans plus attendre le décret visant à interdire tous les produits nicotiniques à usage oral, hors produits de sevrage tabagique reconnus par les professionnels de santé.
Les profits d’une industrie toxique ne doivent pas passer avant la santé de nos adolescents. »

26 Août 2025 | Associations
 

« Fumer tue, les cigarettes polluent, et les mégots y contribuent. Non seulement les filtres ne protègent pas la santé contre la nocivité du tabac, mais ils occasionnent une pollution environnementale gigantesque : émissions de gaz à effet de serre, fragmentation en microplastiques, diffusion de métaux lourds… Devant un tel bilan, une première étape serait de proscrire les filtres. »
C’est ainsi que débute un article (le 22 août) de Que Choisir – le magazine de l’Union fédérale des Consommateurs / UFC – signé Elsa Casalegno que nous reprenons.

Interdire la cigarette ? Inimaginable. Pourtant, sa nuisance sanitaire est largement connue et documentée. Le tabac fait plus de 7 millions de morts par an (dont 1,6 million de fumeurs passifs), victimes de cancers ou de maladies cardiaques, parmi les quelque 1,3 milliard de fumeurs et fumeuses sur la planète, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il faut dire que ce mince cylindre contient plus de 7 000 substances chimiques, dont au moins 70 sont cancérigènes.

Mais le coût est également environnemental : les 6 000 milliards de cigarettes fabriquées chaque année consomment des ressources (terres agricoles, eau, engrais, pesticides, énergie fossile, etc.) et sont une source de déforestation. Entre la culture du tabac, la fabrication et la distribution, les cigarettes sont à l’origine de l’émission de plus de 80 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 17 millions de voitures à essence.

Ce lourd bilan inclut les filtres : fabriqués à base d’acétate de cellulose, un plastique, ce sont de purs produits de l’industrie pétrochimique. Or, l’extraction de pétrole occasionne des dégagements conséquents de gaz à effet de serre et une pollution majeure du milieu.

Des filtres sources de microplastiques

En fin de vie, les dégâts se poursuivent. En effet, les fumeurs ne se donnent pas souvent la peine de jeter leurs mégots à la poubelle. Les deux tiers finissent dans la nature chaque année. Soit 680 000 tonnes de déchets, essentiellement composés des filtres non consumés.

Or, ces filtres ne sont pas biodégradables. En revanche, ils se fragmentent en d’innombrables microplastiques qui polluent ensuite sols et eaux, jusqu’à l’océan. Ils libèrent également dans les écosystèmes de la nicotine, des métaux lourds et divers autres produits chimiques qu’ils contiennent.

Protéger les océans

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14 Août 2025 | Associations, International
 

À deux jours de la clôture des négociations de l’INC-5.2 sur le traité mondial contre la pollution plastique, le Comité national contre le tabagisme (CNCT) et Surfrider Foundation Europe, aux côtés des coalitions Global Youth Voices, Stop Tobacco Pollution Alliance (STPA) et SmokeFree Partnership (SFP), adressent, par une déclaration conjointe, un avertissement clair à l’Union européenne : ne pas exporter, via l’article 8.4, le modèle de responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les produits du tabac, déjà en vigueur en France et en Espagne – un dispositif financé et piloté par les fabricants eux-mêmes, inefficace et dangereux tant pour la santé publique que pour l’environnement.

C’est ainsi que débute un communiqué du CNCT, du 12 août, que nous reprenons (voir aussi le 4 août).

Un modèle qui pollue, protège l’industrie et affaiblit le traité

Avec plus de 4 500 milliards de mégots jetés chaque année dans le monde, l’expérience française (Alcome) et espagnole (Avora) est sans appel : ces dispositifs donnent à l’industrie du tabac une légitimité institutionnelle, détournent les politiques de réduction à la source et alimentent un greenwashing dénoncé par la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) lors de la COP10, ratifiée par la France et l’Union européenne.

En outre, l’application d’une filière REP aux produits du tabac va à l’encontre des principes de l’économie circulaire et des dispositions générales du futur traité, qui visent à réduire la production et l’utilisation de plastiques à usage unique à la source. Résultat : la pollution persiste, les jeunes restent exposés à l’addiction, et les milliards de filtres jetés chaque année continuent de contaminer les sols et les eaux. Lire la suite »

27 Juil 2025 | Associations
 

« Voilà pourquoi nous sommes présents, pleinement commerçants d’utilité locale. Le Tour de France, c’est une communion avec les Français ! »

Philippe Coy, à propos de la participation de la Confédération et des fédérations de buralistes dans les fan-zones de plusieurs villes-étapes du Tour de France, grâce à un spectaculaire partenariat avec la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (voir le 23 juillet).

23 Juil 2025 | Associations
 

Présence des buralistes au Tour de France 2025

« Comment ne pas s’associer à cet événement sportif et populaire ? Cela a été un défi un peu fou pour nous, buralistes et premier des commerces de proximité, mais depuis quatre ans notre action sur le Tour s’inscrit aux côtés des sapeurs-pompiers… »

C’est ainsi que Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes, présentait sur Sud Radio, le 21 juillet, la présence des buralistes (notamment les élus des fédérations départementales) dans les « villages » / les « fan-parks » de villes-étapes significatives.
De Lille à Montpellier en passant par Bayeux, Rouen, Chinon, Ennezat (Puy-de-Dôme) et Toulouse, entre autres.

« Nous menons deux actions au service de deux messages : la prévention avec la distribution des cendriers de poche de l’éco-organisme Alcome et la communication afin d’aider au recrutement des pompiers volontaires. »

« Voilà pourquoi nous sommes présents, pleinement commerçants d’utilité locale. Le Tour de France, c’est une communion avec les Français ! »

22 Juil 2025 | Associations, International
 

La Commission européenne a publié sa proposition de révision de la Directive sur la fiscalité du tabac, attendue depuis plusieurs années par les acteurs de la santé publique. En parallèle, l’institution a dévoilé ses propositions de réforme budgétaire (2028-2032), impliquant l’affectation d’une partie de la fiscalité du tabac dans le budget européen. Le CNCT revient sur ces deux propositions.

C’est ainsi que débute le communiqué du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) concernant les dernières initiatives européennes en matière de fiscalité tabac que nous présentons ici-même (voir 21 et 18 juillet Hausse maximale pour les minimums et Les produits de « nouvelle génération » taxés dans le cadre de la nouvelle directive fiscalité).

Révision de la Directive : une proposition ambitieuse de santé publique

Dans sa proposition de révision, la Commission envisage une augmentation généralisée des niveaux de taxation plancher pour les produits du tabac.
Ainsi, le document prévoit une augmentation de 139 % de ce niveau pour les cigarettes, et de plus de 250 % pour le tabac à rouler.
Si elle était acceptée, une telle proposition n’aurait pas d’impact sur le prix du tabac en France, dont les niveaux de taxation sont déjà supérieurs aux seuils recommandés par la Commission.
Toutefois, la proposition de la Commission se traduirait par une augmentation significative du prix du tabac dans de nombreux pays européens, essentielle pour atteindre l’objectif de parvenir à une génération sans tabac d’ici 2040, fixé par le Plan européen de lutte contre le cancer.
Pour rappel, l’Union européenne affiche une prévalence tabagique particulièrement élevée (24 %). Lire la suite »

20 Juil 2025 | Associations, Institutions
 

Logo de RTLPourquoi les campagnes anti-tabac ont-elles des origines inavouables ?
Avec l’instauration récente de certains espaces sans tabac (voir le 29 juin), la France poursuit sa campagne anti-tabac. La première… a été inventée dans les années 1930, en Allemagne, par Adolf Hitler.

…C’est ainsi que débute une chronique de Florian Gazan sur RTL, du 1er juillet, que nous reprenons.

Fumer sur les plages, dans les parcs ou sous les abribus est désormais interdit.
Cette mesure, en vigueur depuis le 29 juin, a pour principal objectif de protéger les enfants du tabagisme passif. Mais les campagnes anti-tabac ont des origines inavouables.
Dès son arrivée en Europe, au XVe siècle, le tabac a eu ses détracteurs pour des raisons religieuses, morales ou politiques, mais cette opposition ne reposait sur rien de tangible à l’époque. Lire la suite »