Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
6 Juin 2026 | Trafic
 

Désormais, une cigarette sur cinq fumée en France est de contrefaçon selon le dernier rapport KPMG publié cette semaine (voir le 3 juin).
Le récent démantèlement d’un gros réseau de contrebande et de contrefaçon en Espagne nous en dit plus sur l’importance de ces organisations qui investissent et s’organisent pour livrer ce nouvel eldorado que représente le marché français de la cigarette de contrefaçon.

Ce sont les autorités polonaises qui ont prévenu la Guardia Civil en juillet dernier.
Certains ressortissants polonais, guère recommandables, s’étant installés dans le sud de l’Espagne.
Et à force de filatures et de surveillances, la Guardia Civil a découvert puis perquisitionné les installations suivantes :

  • un entrepôt, près de Grenade, qui recevait et réceptionnait du tabac de Pologne ;
  • une usine de fabrication de cigarettes de contrefaçon située près de Cordoue ;
  • un entrepôt de cigarettes de contrefaçon, près de Valence, pour la préparation des expéditions vers d’autres pays dont la France et le Royaume-Uni.

L’enquête a amené à la détention de 5 personnes et à la saisie de 4 semi-remorques. Pas moins. Avec la découverte de tout un stock de plaques d’immatriculation.

Il est apparu, au cours de l’enquête, que cette organisation avait un rapport avec la découverte d’un stock de 120 000 paquets de cigarettes de contrefaçon, sur le sol français, en septembre dernier.

6 Juin 2026 | Trafic
 

Le marché parallèle du tabac poursuit sa progression alarmante en France. Selon une étude menée par KPMG et publiée ce 3 juin, plus de 20 milliards de cigarettes illicites ont été consommées sur le territoire en 2025 (voir le 3 juin).
C’est ainsi que débute un sujet de CNews (de Maugan Rambour) que nous reprenons.

Le stéréotype est tenace : les Français sont adeptes de la cigarette. Il faut dire que la proportion de fumeurs dans l’Hexagone est relativement élevée. Ainsi, selon l’édition 2024 du baromètre de Santé publique France, 8,4 millions de 18-75 ans fument quotidiennement. Ce sont donc près de 50 milliards de ces petits cylindres remplis de tabac qui sont consommés chaque année.

Une question demeure : d’où proviennent ces cigarettes ? Si le réseau légal demeure majoritaire, il se trouve fortement concurrencé par le commerce parallèle. Et pour cause, 41,4 % des cigarettes fumées en France proviennent de la contrebande ou de contrefaçons. Ces chiffres édifiants ont été dévoilés ce 3 juin dans une étude menée par le cabinet d’audit KPMG pour le cigarettier Philip Morris, portant sur la consommation illicite de cigarettes et de tabac.

La France fait office de mauvaise élève, le pays possédant le marché parallèle le plus vaste d’Europe, selon ce document. Cela comprend les produits de contrebande, ceux contrefaits, mais aussi les « Illicit Whites », ces cigarettes de marques non déposées en France, fabriquées pour alimenter les réseaux de trafics illégaux.

Au total, 20,5 milliards de ces produits illicites ont été consommés en France en 2025. À titre de comparaison, le Royaume-Uni arrive en seconde place, avec 7,3 milliards de cigarettes illicites fumées durant l’année dernière.

Ces données sont d’autant plus alarmantes que le marché parallèle progresse d’année en année. Ainsi, en 2024, le nombre de cigarettes illicites consommées en France s’élevait à 18,75 milliards (…) Les pertes de recettes fiscales s’élèvent ainsi à 10,3 milliards d’euros en 2025.

6 Juin 2026 | International, Trafic
 

Près de 550 tonnes saisies en France, et près de 300 tonnes interceptées à l’étranger grâce à la coopération internationale : les résultats 2025 de la douane française témoignent de l’intensité de la lutte contre les trafics de tabac. C’est ainsi que débute un message des Douanes sur LinkedIn (le 1er juin).

C’est sur la base de ces résultats que, avec l’Attaché douanier pour l’Asie du Sud-Est (Nicolas Duthilleul), nous venons de présenter à Tokyo l’approche française de lutte contre le trafic de tabac lors d’un séminaire organisé par l’Organisation mondiale des Douanes.

Réunissant plusieurs dizaines d’attachés de la région Asie-Pacifique, cette rencontre a permis d’échanger sur les tendances du trafic, les nouveaux modes opératoires des organisations criminelles et l’importance croissante de la coopération internationale pour combattre un phénomène qui ne connaît pas de frontières.

6 Juin 2026 | Observatoire
 

« Faire entendre la voix du terrain dans les territoires ruraux n’est plus une option, c’est une nécessité. »
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn de Jean-François Vigouroux (vice-président de la Confédération en charge de l’action territoriale). Nous reprenons un extrait de sa communication.

« Le 26 mai 2026, j’ai eu l’honneur de représenter la Confédération, en tant que vice-président et représentant de l’atelier territorial, lors du débat organisé par le groupement rural GMR/FNSEA, avec la participation en visioconférence de Dominique Faure, ex-ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité.

« Cette rencontre a permis de partager un constat commun. Malgré des secteurs différents, l’ensemble des organisations professionnelles présentes font face à des problématiques similaires. Lire la suite »

5 Juin 2026 | International, Récents
 

L’Australie a toujours fasciné les milieux anti-tabac en France.

C’est le premier pays à avoir adopté le paquet neutre pour les produits du tabac en 2012.
La fiscalité de ces mêmes produits y bat tous les records. Y compris pour les sachets de nicotine.
Le prix moyen du paquet de cigarettes correspond à l’équivalent de 30 euros.
La vente des produits du vapotage a été confiée en exclusivité aux pharmacies (voir le 2 octobre 2024).

Résultat : l’Agence australienne des statistiques (Australian Bureau of Statistics) estime à 80 % le marché parallèle des produits du tabac et du vapotage en 2025.
C’est ce que nous apprend Nicotine Insider.
C’est plus que les dernières estimations (voir le 17 avril 2026).
Les douanes australiennes sont débordées et ont saisi, dans les ports, 2 milliards 660 millions de cigarettes en 2024 (contre 480 millions en 2016).

Mais il y a encore plus grave : la croissance de ce marché parallèle correspond à une hausse globale de la consommation de tous les produits de nicotine : + 40 % depuis 2017. Toujours d’après Nicotine Insider.

Et nous savons, par ailleurs, que le réseau officiel de vente du tabac est l’objet de graves agressions de la part des réseaux mafieux qui cherchent à en prendre le contrôle (voir le 18 novembre 2025 et le 14 mai 2025).

Veut-on vraiment en arriver là ?

5 Juin 2026 | Profession
 

Le rapport KPMG affirme que 53,6 % des cigarettes consommées en France échappent désormais au réseau officiel des buralistes… (voir le 3 juin).
C’est ainsi que débute une tribune de Cyrille Geiger (formateur, consultant et entrepreneur / voir 21 mai et 27 avril) que nous reprenons.

… Le ministère de la Santé évoque quant à lui un chiffre proche de 20 %.

Comme dans les manifestations, nous avons donc deux comptages : 20 selon la police, 50 selon les organisateurs.
Et, comme souvent, la vérité se situe probablement quelque part entre les deux.
Alors soyons raisonnables et ne retenons ni le chiffre le plus bas, ni le chiffre le plus haut : prenons une hypothèse médiane : 35 %.
Si le marché légal du tabac représente environ 20 milliards d’euros et que celui-ci ne correspond plus qu’à 65 % de la consommation réelle, cela signifie que le marché total pèserait en réalité près de 31 milliards d’euros.
Le marché parallèle représenterait alors plus de 10 milliards d’euros. Plus de 10 milliards d’euros qui échappent au réseau officiel. Plus de 10 milliards d’euros qui échappent à la fiscalité française.
Plus de 10 milliards d’euros qui échappent aux contrôles, à la traçabilité, aux obligations légales et à l’action publique.

On peut discuter les chiffres mais on ne peut plus sérieusement discuter le phénomène.

Comment continuer à parler de politique de santé publique lorsqu’une part aussi importante de la consommation échappe aux circuits contrôlés par l’État ?
Comment continuer à parler de lutte contre le tabagisme lorsque des millions de paquets circulent en dehors du réseau auquel toutes les contraintes sont imposées ?
Comment continuer à parler de finances publiques lorsque l’État accepte de voir s’évaporer chaque année plusieurs milliards d’euros de recettes sur l’un des marchés les plus taxés de France ? Lire la suite »

5 Juin 2026 | Trafic
 

Les agents du Service local de police judiciaire ont mis la main sur plusieurs centaines de cigarettes électroniques jetables (puffs) dans deux épiceries de la Grand-Rue. Pourtant, leur vente est strictement interdite depuis une loi promulguée en février 2025 (voir 14 février 2025). Nous reprenons l’article du Progrès (de Noël Dandachi).

Son métier, c’est gardien de la paix. Mais surtout, il occupe le rôle de référent débit de boissons au sein du Service local de police judiciaire de Saint-Étienne. L’agent David traque littéralement toutes les irrégularités dans les épiceries, restaurants, bars, discothèques, associations et autres établissements où des boissons sont vendues. Lire la suite »

5 Juin 2026 | Trafic
 

D’aucuns diraient qu’il suffit de se baisser pour en trouver ; d’autres, peut-être, qu’il suffit de traverser la route… Ce serait pourtant mal connaître les douaniers des Bouches-du-Rhône, qui redoublent d’ingéniosité et de vigilance pour intercepter trafiquants de tabac, mules et autres contrebandiers.
C’est ainsi que débute une communication (sur LinkedIn) d’Aymeric Atamaniuk (Chef du Pôle d’Action économique de la Direction générale des Douanes de Marseille).

Les 20 et 21 mai derniers, plusieurs affaires sont venues illustrer la capacité d’adaptation des agents sur tous les vecteurs de fraude :

  • 80 kilos de tabac à narguilé découverts dans un fourgon débarquant sur le port de Marseille.
  • 500 cartouches de cigarettes interceptées près d’Arles lors d’un contrôle conjoint avec les collègues d’Aix-en-Provence. Réponse pénale immédiate : 4 mois ferme et 130 000 € d’amende.
  • 61 cartouches saisies à l’aéroport sur un passager déjà connu des services douaniers : 10 mois avec sursis et 16 470 euros d’amende.
  • 7,5 kilos de tabac à mâcher et 14 cartouches découverts sur un voyageur arrivé par ferry : amende administrative de 980 euros.

Cibler, contrôler, investiguer, s’adapter à l’évolution du cadre juridique pour que, derrière chaque trafic, une réponse pénale adaptée puisse être donnée.
Bravo aux agents des brigades de Port-de-Bouc, Marseille Port, Aix-en-Provence, Marignane et à l’ensemble des services mobilisés pour ces résultats.

(Voir aussi les 9 avril 2026 ; 9 avril 2025).

5 Juin 2026 | Associations
 

Le 30 mai, la Fédération de Paris / Île-de-France des buralistes était présente au lancement du Mégothon 2026, organisé à la Bastille, aux côtés de l’éco-organisme Alcome et de nombreux acteurs engagés dans la lutte contre la pollution liée aux mégots.
Nous reprenons la communication de la fédération.

Cette mobilisation a réuni notamment Vincent Zappia, nouveau Président d’Alcome, Antoine Guillou, Adjoint au Maire de Paris, déjà présent lors de l’édition précédente, ainsi que Pierre-Ambroise Bosse, athlète français devenu l’une des figures engagées de cette démarche de sensibilisation, et Philippe Alauze, président de la fédération Paris / Île-de-France des buralistes.
Nous avons également eu le plaisir de retrouver Ludo, le célèbre tiktokeur éboueur de Paris. Lire la suite »

4 Juin 2026 | Trafic
 

Oui, il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
C’est ainsi que certains réfutent les résultats, pour la France, du dernier rapport KPMG sur les marchés de contrebande et de contrefaçon du tabac (voir 3 juin) pour cause de financement par l’industrie.
Tellement démago et si facile.

D’autres s’abstiennent de commenter, probablement pour ne pas ajouter les problèmes aux problèmes. On pensera aux politiques.

Et pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher à l’industrie automobile de financer une enquête sur le trafic de fausses pièces détachées…
Voilà où nous en sommes.

Reste que les chiffres du rapport KPMG confirment ce qui crève les yeux de beaucoup de nos concitoyens.

53,6 % des cigarettes venant du marché parallèle ? Ce n’est pas une statistique, mais une réalité parfaitement visible par tous ceux connaissant la vraie vie dans les transports urbains, au coin de certaines rues, sous le comptoir d’épiceries, dans les petites combines de la vie à la campagne, sur les réseaux sociaux, etc.

10,4 milliards de recettes fiscales perdues ? Ce n’est pas une statistique, mais la confirmation toute simple que trop d’impôts tue l’impôt. Et que certains s’appliquent à faire semblant de ne pas le comprendre. Ils s’appliquent bien.