Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Juin 2026 | Trafic
 

Une usine de contrebande de tabac

Saint-Brieuc, ce 4 juin, le parquet a requis une amende douanière d’un million d’euros contre trois des quatre hommes jugés pour une vaste filière de contrebande de cigarettes entre la Belgique et la Bretagne.
Nous reprenons l’information de ICI Bretagne (de Johan Moisan).
Plus de 76 000 paquets ont été écoulés, estiment les enquêteurs.

Les quatre hommes, dont un père présenté comme le commanditaire et son fils, avaient mis en place un trafic structuré pendant plus d’un an, jusqu’en mars dernier. Les enquêteurs estiment qu’ils ont importé plus de 76 000 paquets de cigarettes de contrefaçon depuis la Belgique (voir photo d’une usine clandestine belge) vers la Bretagne.

Cela représente environ 1,5 million de cigarettes fabriquées sans aucun contrôle sanitaire. La marchandise transitait dans des fourgons, dissimulée sous des denrées alimentaires comme du pain pita, avant d’être stockée dans des box, notamment à Pacé, près de Rennes, et à Quessoy, près de Saint-Brieuc.

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8 Juin 2026 | Trafic
 

En 2025, les cigarettes illicites ont dépassé 10 % de la consommation dans l’UE pour la première fois depuis plus de dix ans, selon KPMG. Un phénomène en forte hausse, qui représente 41,8 milliards d’unités et 16,7 milliards d’euros de pertes fiscales. La France est particulièrement touchée (voir le 3 juin).

C’est ainsi que débute un sujet d’Europe 1 du 3 juin.

La France et l’UE envahies par les cigarettes de contrebande et de contrefaçon. Selon un rapport de KPMG publié ce mercredi, en 2025, les cigarettes illicites ont dépassé, pour la première fois depuis plus de dix ans, 10 % de la consommation totale dans l’Union européenne. Au total, cette année-là, 41,8 milliards de ces cigarettes ont été consommées au sein de l’UE, ce qui représente une perte de 16,7 milliards d’euros de recettes fiscales.

Dans le détail, ce sont les contrefaçons qui dominent le marché, avec 18,3 milliards d’unités consommées dans l’UE, soit 44 % des cigarettes illicites. Cette consommation connaît une progression de plus de 20 % sur un an.

Un marché en pleine évolution que les autorités peinent à contrer. L’étude précise que « les réseaux criminels d’approvisionnement deviennent plus rapides, plus localisés et plus difficiles à détecter ». Alors que la contrebande se faisait traditionnellement d’Est en Ouest, la production de cigarettes contrefaites se fait désormais au sein même de l’Union européenne, au plus près du consommateur.

Concrètement, ce commerce illicite de cigarettes cible principalement les marchés d’Europe occidentale, et particulièrement la France. L’Hexagone est l’un des marchés illicites du tabac les plus importants au monde.

En 2025, « 41,4 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché illicite, soit la part la plus élevée d’Europe », précise l’étude. Sur le territoire, 20,5 milliards de ces produits ont été consommés, dont près de 10 milliards de cigarettes contrefaites.

Un constat qui n’est pas sans conséquence pour les autorités. Ce marché en pleine expansion « représente une perte importante et croissante de recettes publiques ». Or, ces dernières pourraient bénéficier aux services publics, aux actions de contrôle et aux infrastructures.

8 Juin 2026 | Profession
 

En France, environ 12,5 millions de personnes fument du tabac, soit environ 15,3 % de la population adulte, représentant un véritable enjeu de santé publique.
Après les éditions précédentes à Paris (voir le 2 juin 2025) et Genève, le Forum de la francophonie sur la nicotine poursuit sa dynamique le 9 juin 2026, à la Maison de l’Amérique latine à Paris, pour une nouvelle matinée d’échanges.

Nous reprenons le communiqué de présentation.

Cette édition mettra l’accent sur une meilleure compréhension des comportements liés à la nicotine : craving, habitudes, déclencheurs individuels et diversité des profils de consommateurs. Dans un contexte où les approches strictement basées sur l’arrêt total montrent leurs limites, le forum propose d’explorer des stratégies plus progressives et adaptées, en intégrant la réduction des risques comme levier complémentaire de santé publique.

Chercheurs, professionnels de santé et acteurs institutionnels se réuniront pour partager leurs expertises, confronter les points de vue et proposer des pistes d’action concrètes, y compris en matière de prévention auprès des mineurs. Lire la suite »

7 Juin 2026 | Profession
 

salon bural'date

On en parle beaucoup dans le milieu des buralistes de Paris Île-de-France et d’ailleurs…

Car les buralistes s’inscrivent en nombre sur buraldate.fr.
Cela leur permet de composer leur programme de rendez-vous avec les entreprises et partenaires de leur choix. Des rendez-vous précis, à l’heure, efficaces et rapides pour s’informer de façon utile, au moment où la profession se pose beaucoup de questions. Tout bouge. Et il faut bouger.

Il s’agit aussi d’un événement de référence.
Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, est attendue pour la signature d’une grande convention avec la fédération des buralistes de Paris Île-de-France. Un accord contenant des innovations et des bonnes surprises.

Sachant que l’événement se tient dans le cadre unique et enchanteur — aux parfums de la gastronomie italienne — de la Felicità, facile d’accès, dans le 13e arrondissement de Paris.

(Voir aussi les 13 mai et 17 avril).

 

7 Juin 2026 | Profession
 

Xavier Puech, Président de Philip Morris France

En 2025, 53,6 % des cigarettes consommées en France ne provenaient pas d’un buraliste français, selon le rapport KPMG 2025 (voir 3 juin 2026).
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn de Xavier Puech (président de Philip Morris France / voir 23 février 2026). Nous le reprenons.

Ce chiffre effarant cache une réalité plus sombre encore : l’explosion de la contrefaçon. Près de 20 % des cigarettes fumées en France seraient contrefaites.

Le rapport KPMG est le seul à maintenir la même méthodologie depuis 20 ans, et les tendances qu’il met en lumière sont donc réelles et fiables. Notre pays est le champion des trafics, concentrant à lui seul près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport.

Cette situation prouve l’échec de notre politique de lutte contre la cigarette. Elle nourrit un marché noir hors de contrôle, générant 10,4 milliards d’euros de pertes fiscales.

J’en appelle à un sursaut des pouvoirs publics. Lire la suite »

7 Juin 2026 | Trafic
 

Ce 3 juin, les policiers de Montpellier opéraient une mission de surveillance dans le centre de Montpellier.
Vraiment en plein centre, car ils patrouillaient place de la Comédie, lieu emblématique de la ville s’il en est.

Le temps de passer dans une boutique où, il y a peu, des produits illicites avaient déjà été saisis.

Et cette fois-ci, re-bingo.

  • Une bonne centaine de puffs – cigarettes électroniques jetables – interdites à la vente depuis plus d’un an.
  • Des sachets de nicotine, interdits depuis 2 mois.
  • Du protoxyde d’azote pour compléter l’assortiment.

Cela se passe comme cela dans un certain nombre de bazars de nos centres-villes.

Et toujours ce silence assourdissant des associations anti-tabac et anti-vape.

7 Juin 2026 | Profession
 

La plateforme Nicotine World organise, ce 9 juin à Paris, le troisième colloque du forum de la francophonie sur la nicotine (voir 2 juin 2026, 25 février 2026 et 30 mai 2025).
Jean-François Douenne, cofondateur de la plateforme Nicotine World, répond à des questions sur cet événement.

L’an dernier, vous aviez déjà réuni des professionnels de santé autour de la réduction des risques liés au tabac. Qu’est-ce qui a évolué depuis cette première édition parisienne ?

Jean-François Douenne : La première édition parisienne était l’édition fondatrice du Forum. Nous avions réussi à réunir autour d’une même table des médecins, des responsables politiques, des addictologues, des chercheurs, des travailleurs sociaux, des représentants d’associations de consommateurs, des consommateurs et des professionnels du secteur.
Depuis, le sujet de la réduction des risques a pris de l’ampleur. De plus en plus de professionnels de santé constatent sur le terrain que certains fumeurs arrivent à sortir du tabac grâce à la vape ou grâce à d’autres alternatives nicotiniques.
Mais dans le même temps, le débat s’est aussi durci. On voit monter des approches très prohibitionnistes sur certains produits. Mais interdire ne règle pas les problèmes.
Notre objectif reste le même : parler de santé publique de manière concrète et regarder ce qui fonctionne réellement pour faire reculer le tabagisme.

Pourquoi avoir choisi cette année le thème du craving, des habitudes et de la dépendance ? Est-ce aujourd’hui l’un des principaux angles morts dans la lutte contre le tabagisme ?

Jean-François Douenne : Oui, je pense que c’est un angle mort important. Pendant longtemps, le débat s’est concentré principalement et presque uniquement sur la nicotine elle-même.
La dépendance au tabac est bien plus complexe. Il y a le geste, les habitudes, les rituels sociaux, le stress, le plaisir, les automatismes du quotidien.
Le craving (impulsion addictive) est souvent ce qui fait rechuter les fumeurs. Si on ne comprend pas cette réalité-là, on passe à côté d’une grande partie du problème.
Avec ce forum, nous voulons remettre l’humain au centre des discussions. La réduction des risques n’est pas une théorie abstraite, c’est une approche qui part de la réalité des comportements et des difficultés rencontrées par les fumeurs adultes. Lire la suite »

6 Juin 2026 | Profession
 

Alors que le Sénat a adopté le 26 mai en première lecture le projet de loi Ripost, qui propose des mesures immédiates contre les troubles à l’ordre public (voir le 24 mai 2026), sept présidents d’associations de commerçants appellent à une action coordonnée pour lutter efficacement contre les marchés clandestins.
C’est ainsi que débute une tribune publiée par Le Figaro / Vox que nous reproduisons.
Elle a été signée, notamment, par Serdar Kaya (Président de la Confédération des buralistes) et Philippe Alauze (Président des buralistes de Paris / Île-de-France).

Longtemps minimisés, les marchés parallèles se sont aujourd’hui durablement installés dans le quotidien des Français. Alimentés par la hausse des prix, certaines interdictions ou des failles de contrôle, ils concernent désormais une large gamme de produits du quotidien.

Si les « puffs » ou les cigarettes de contrefaçon occupent régulièrement l’espace médiatique, ils ne sont que la partie visible d’un phénomène bien plus vaste. Partout sur le territoire, fleurs, fruits et légumes, produits carnés, biens alimentaires ou non alimentaires sont vendus à la sauvette ou via des circuits informels. Selon l’Union des fabricants, la contrefaçon représenterait à elle seule une perte de 38 000 emplois et près de 7 milliards d’euros de recettes fiscales chaque année. Lire la suite »