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Le gouvernement irlandais veut augmenter à 21 ans, contre 18 ans actuellement, l’âge minimum légal pour pouvoir acheter du tabac, a-t-il annoncé mardi, affirmant qu’il serait le premier pays de l’Union européenne à prendre une telle décision.

C’est ce qu’annonce une dépêche AFP confirmant notre récente information (voir 13 mai). Nous reprenons cette dépêche.

•• Une proposition de loi a été présentée ce 14 mai par le gouvernement irlandais afin de rendre « plus difficile l’achat de produits du tabac pour les jeunes » alors que « les données montrent qu’on court un risque élevé de devenir fumeur entre 18 et 21 ans ». « C’est une mesure drastique mais les impacts du tabac sur la santé sont énormes et nécessitent des réponses drastiques », a déclaré le ministre Stephen Donnelly (photo), cité dans le communiqué. Lire la suite »

 

Suivant – entre autres – les recommandations de The College of Physicians (voir 13 septembre 2022), l’Irlande s’achemine vers l’adoption d’un projet de loi proposant de relever l’âge minimum pour acheter du tabac à 21 ans.

Le ministre de la Santé irlandais, Stephen Donnelly, veut cette mesure depuis 2 ans. Et il aurait réussi à l’inscrire au calendrier parlementaire.

Au moins … l’Irlande ne semble pas tentée par la mesure radicale de « generational ban » que veut faire adopter, pour sa part, le premier ministre britannique Rishi Sunak : soit l’interdiction définitive d’acheter du tabac pour toute personne née après le 1er janvier 2009 (voir 22 avril 2024). Lire la suite »

 

Où en est le projet de loi d’interdiction définitive d’acheter du tabac pour toute personne née après le 1er janvier 2009 (« generational ban »), adopté ce 16 avril, par la « House of Commons » ? (voir 16 et 18 avril, 1er mai) ?

Le texte a été examiné, ces jours-ci, par une commission (committee). Sur les 17 parlementaires qui la constituent, 16 ont voté en faveur de la première version du texte, le 16 avril.

Cette commission a déjà auditionné des « grands témoins ». 33 au total. 29 sont issus du milieu médical, à un titre ou à un autre, ou d’associations anti-tabac. Un seul représente les points de vente.  Lire la suite »

7 Mai 2024 | Profession
 

Le patron dun bar-tabac à deux pas de la gare dHaumont (7 kilomètres de Maubeuge, Nord) a installé, il y a un mois, un « détecteur d’âge » : un outil pour déterminer si la personne présente devant le comptoir est majeure, ou non via, un voyant rouge. Témoignage dans La Voix du Nord.

« Depuis quelques années, nous sommes de plus en plus contrôlés sur le respect de l’interdiction de vente aux moins de 18 ans de façon aléatoire, avec des visites mystères aussi » explique Olivier Martin qui est aussi président des buralistes de Sambre-Avesnois (voir 21 septembre 2018). « Pour moi et mes salariés, cet appareil est un autre moyen de vérifier l’âge des joueurs, des clients. Et puis, tout le monde ne se balade pas forcément avec sa carte didentité. » Lire la suite »

5 Mai 2024 | Pression normative
 

«  Le cancer lié au tabagisme est dû à la combustion de la lignine du tabac dont la fumée inhalée contient des composés cancérigènes. Quen est-il de la fumée des « herbes récréatives », la combustion de leur lignine serait-elle inoffensive ? Il y aurait ainsi la mauvaise fumée dun côté et la bonne de lautre. »

Extrait d’une tribune de Bernard Meunier (membre de l’Académie des Sciences et de l’Académie nationale de Pharmacie) dans une tribune publiée par Les Échos (voir 1er mai).

D’ailleurs, nous reprendrons une autre phrase de cette même tribune : « Les narcotrafiquants ont-ils gagné deux batailles essentielles pour eux ? Celle de lopinion publique qui se laisse persuader que seul le tabac est dangereux, et celle de l’élargissement de sa zone de chalandise en intégrant le tabac dans les marchés clandestins. »

1 Mai 2024 | Pression normative
 

Le Royaume-Uni étudie un projet de loi visant à interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009 (voir 17 et 22 avril). Une mesure qui interroge alors même que la législation devient plus permissive pour les drogues douces aussi dangereuses pour la santé, rappelle Bernard Meunier (membre de lAcadémie des Sciences et et de l’Académie nationale de Pharmacie), dans une tribune des Échos de ce 30 avril que nous reprenons.

Dans son combat contre les dangers du tabagisme, le Royaume-Uni va interdire l’achat de cigarettes pour toutes les personnes nées après 2009.

•• L’addiction à la nicotine, molécule perturbatrice du système nerveux central, étant forte, il est certain que la vente clandestine de cigarettes va croître, en offrant aux narcotrafiquants un élargissement de leur marché déjà très lucratif.

De manière paradoxale, la restriction et maintenant l’interdiction de l’accès au tabac sont mises en place alors que, dans le même temps, la permissivité et le libre accès sont favorisés pour les autres drogues perturbatrices du système nerveux central. Les mêmes pays qui mènent le combat contre le tabac adoptent, ou souhaitent adopter, une législation favorable aux drogues « douces », y compris en allant jusqu’à dépénaliser la détention de petites quantités de drogues « dures ».  Lire la suite »

 

Quand va être définitivement adoptée cette mesure radicale approuvée – la semaine dernière – par la « House of Commons » (que l’on pourrait comparer à notre Assemblée nationale) consistant à interdire – à vie – à toute personne née après le 1er janvier 2009 d’acheter du tabac ? Le « Generational Ban » (voir 17, 18 et 19 avril).

Cette mesure se trouve en première phase de son passage devant le parlement britannique. Mais un pas essentiel a été franchi. Précisons aussi qu’elle est intégrée dans un projet de loi englobant à la fois des mesures pour le tabac et le vapotage (Tobacco and Vapes Bill).

Les dispositions sur le vapotage consistent surtout en l’interdiction de vendre des produits sans nicotine aux moins de 18 ans (c’est déjà le cas pour les produits avec nicotine) et en des dispositions concernant la présentation de ces mêmes produits dans les points de vente (nous ne sommes pas loin d’un display ban pour les produits du vapotage, d’ailleurs …).

Si le projet de loi a fait l’objet, le 16 avril, d’un examen global en première lecture, il doit encore passer en « committee stage » – l’équivalent d’une commission – où des amendements, mesure par mesure, vont être débattus. C’est à ce moment que les oppositions les plus nettes au projet devraient s’exprimer (on sait que la majorité conservatrice est divisée sur le sujet, alors que l’opposition travailliste soutient le premier ministre conservateur Rishi Sunak …).

Le passage en « committee stage » ne devrait pas tarder. Car le vote définitif de la loi est inscrit au calendrier de la « House of Commons » pour juin. Reste que ce calendrier pourrait être impacté par les prochaines élections générales. Elles devraient avoir lieu avant la fin de l’année. Photo : Reuters

21 Avr 2024 | Pression normative
 

Devenir un pays totalement sans tabac, comme est en train de l’adopter le Royaume-Uni en interdisant la vente de cigarettes aux jeunes, nés après le 1er janvier 2009, tout au cours de leur vie … (voir 17, 18 et 19 avril). Estelle Midi sur RMC a débattu, dès ce 17 avril, sur l’éventualité dune telle mesure en France … Extraits.

Pour une buraliste, une France sans tabac est « une utopie. Ça n’empêchera pas les jeunes de fumer. Quand je refuse à un mineur d’acheter un paquet, il attend dehors et un majeur lui achète », a-t-elle expliqué.

« C’est une idée géniale, cela signifie la mort du pétard », s’est enthousiasmé Périco Légasse, journaliste à Marianne. « Le trafic ne sera plus sur la drogue mais sur le tabac, qui est beaucoup moins nocif et dangereux pour la société ». Selon lui, une telle mesure est cependant « moins hypocrite que l’augmentation du prix du tabac comme en France ».

Pierre-Édouard Magnan (président de Fédération nationale indépendante des Mutuelles / FNIM) a exprimé ses craintes sur les conséquences d’une telle mesure en termes de liberté individuelle : « si on doit interdire toutes les conduites à risques de la population, on ne va jamais s’en sortir ». Il a également rappelé les conséquences de l’alcool et l’enjeu qu’il représente au niveau de la santé publique.

Fred Hermel (journaliste sportif) s’est également fermement opposé à une telle mesure en France, préférant selon lui la « prévention à l’interdiction ». « Avec le trafic, les doses de nicotine et de goudron ne seront plus contrôlées pour l’État, comme pour le THC avec le cannabis qui ne cesse d’augmenter. De plus, les buralistes vont disparaître », a-t-il souligné.

 

« Je ne pense pas que la fin justifie les moyens. De par leur jour de naissance, des personnes vont se retrouver définitivement avec des droits différents. »

Déclaration de la secrétaire d’État au commerce Britannique – Kemi Badenoch – le jour même où le premier ministre britannique Rishi Sunak faisait adopter, en première lecture, par la « House of Commons » son interdiction définitive d’acheter du tabac par toute personne née après le 1er janvier 2009 : « the generational ban » (voir 17, 18 et 19 avril).

20 Avr 2024 | Pression normative
 

Il serait sans doute rationnel de mettre en œuvre toutes les interdictions concernant le tabac en France avant de s’engager dans la voie de la légalisation d’autres formes de drogue, dont les effets ne sont pas moins nocifs, estime Jacques Attali dans une tribune publiée par Les Échos.

Nous reprenons, dans son intégralité, cette tribune … dont nous laissons la responsabilité à M. Attali.

Il est ironique, et tragique à la fois, de constater que, au moment où on autorise (comme en Allemagne), ou on parle d’autoriser, (comme en France) la production et la consommation de cannabis récréatif, on voit se multiplier partout les interdictions de produire et de consommer le tabac.

•• La plus récente tentative en ce sens est celle, cette semaine, de la Grande-Bretagne, dont le gouvernement vient de déposer un projet de loi visant à interdire définitivement à toute personne née après 2009, c’est-à-dire ayant quinze ans aujourd’hui, le droit de consommer et d’acheter du tabac. Tout au long de sa vie. Ce qui revient à faire en sorte que (sauf marché noir) l’usage du tabac disparaisse dans ce pays avec la dernière personne née avant 2009 (voir 17, 18 et 19 avril).

De fait, en Grande-Bretagne, le tabac est une cause essentielle de mortalité ; c’est même la principale cause de mortalité évitable : il est en effet responsable d’environ 80.000 décès par an ; il coûte au service de santé public (NHS) environ 20 milliards d’euros par an sans compter les coûts indirects. Enfin, quatre fumeurs anglais sur cinq ont commencé avant l’âge de 20 ans et restent dépendants jusqu’à la fin de leur vie.

L’opposition à ce projet est très sévère, en particulier dans le Parti conservateur, qui craint d’y perdre quelques-uns des rares derniers soutiens dont il dispose encore avant les élections législatives prochaines. Et les opposants emploient dans cette campagne des arguments aussi intelligents que ceux de Boris Johnson, qui ne trouve pas mieux à dire que de se prétendre scandalisé qu’on ose vouloir interdire de consommer les cigares, dont était si friand le grand Winston Churchill. Malgré ces oppositions si peu impressionnantes, ce projet de loi pourrait passer, avec l’appui des travaillistes.

•• La Finlande en point

Quelques autres pays sont plus en avance : si on exclut le Bhoutan et le Turkménistan, qui interdisent totalement l’usage du tabac, on trouve la Nouvelle-Zélande qui a fait voter, il y a deux ans, un texte interdisant la vente de cigarettes à toute personne née après 2008 (ce qu’un nouveau gouvernement à Auckland tente désormais de remettre en cause / voir 15 décembre 2022 et 28 novembre 2023). Lire la suite »