À trois semaines de cette 5ème édition, portée par les associations, les médecins demandent aux autorités la preuve de leur engagement. Dans un courrier que s’est procuré Le Parisien, 48 addictologues de toutes les universités de France réclament expressément à Aurélien Rousseau d’afficher son soutien sans équivoque au « Défi de janvier », le mois sans alcool (« Dry January, voir 21 et 9 janvier 2023).
Parmi les signataires, l’addictologue Amine Benyamina (en charge d’une mission sur les conduites addictives chez les jeunes, voir 11 décembre) enfonce le clou : « Les preuves scientifiques on les a ! Réduire sa consommation permet de mieux dormir, de diminuer sa tension artérielle et le taux de sucre dans le sang. On ne comprend pas que le ministère ne soutienne pas une campagne en faveur de la santé. »
•• Leur rancune prend racine fin 2019, rappelle Le Parisien. Très populaire, le « Dry January », né en Angleterre quatre ans plus tôt, s’exporte outre-manche. La France se prépare à lancer l’opération.
« En novembre, j’ai été convié à découvrir la campagne dans les locaux de Santé publique France », raconte Bernard Basset, président de l’association Addictions France, « le budget était fixé, tout était prêt. » Mais le projet ne plaît pas au syndicat des vignerons de la Champagne qui le fait savoir au chef de l’État lors d’un déplacement dans la région le 14 novembre. Coup de théâtre, le gouvernement retire son soutien à l’opération, laissant aux associations le soin de l’assumer seules, en dehors de toute politique publique. Bernard Basset tombe de sa chaise, encore ému de cette volte-face, annoncé de surcroît par la filière.
•• Depuis, d’autres polémiques ont émaillé la confiance.
En janvier, Vin et société, le principal lobby français du vin écrit une missive incendiaire à Emmanuel Macron après la diffusion d’un spot de prévention (voir 11 janvier). Le clip ne sera jamais rediffusé.
En prévision de la Coupe du monde de rugby de novembre, Santé publique France est cette fois amenée à travailler sur une nouvelle campagne. Un coach de supporters rappelle : « Ne laissez pas l’alcool vous mettre KO ». Elle ne verra jamais le jour. Fin septembre, un spot est finalement retenu. Et il indigne les soignants. Elle appelle à « boire aussi de l’eau » lorsqu’on consomme de l’alcool. Lire la suite »





En définitive, il y aura eu 157 576 inscrits sur le site « Mois sans tabac » en ce mois de « novembre sans tabac » (voir
Le ministre de la Santé Aurélien Rousseau a confié au Professeur Amine Benyamina, Président de la Fédération française d’Addictologie (FFA / voir
5 engagements
Parmi les réactions suscitées après la présentation du Plan national de Lutte contre le Tabac PNLT 2023-2027 (voir
Le ministre de la Santé et de la Prévention, Aurélien Rousseau, qui présentait ce mardi 28 novembre le Programme national de lutte contre le tabac 2023-2027, a annoncé une hausse du prix du tabac en deux temps. Le coût du paquet de cigarettes passera ainsi à 12 euros en 2025, avant d’atteindre 13 euros courant 2026.
À la veille du Black Friday, une campagne de l’agence de la Transition écologique (agence gouvernementale) suscite la colère du secteur du commerce car elle incite à … ne pas acheter. Mais le ministère de la Transition écologie assume ces clips, tandis que Matignon trouve « maladroit » un des spots.
Alors qu’il devait profiter de la restitution des états généraux de la Santé à Alès (Gard) pour d’autres visites ministérielles dans la région, le ministre de la Santé Aurélien Rousseau écourte son déplacement ce lundi 6 novembre, annonce Le Midi Libre …
Le Mois sans tabac, organisé chaque année en France en novembre pour encourager les fumeurs à s’arrêter, débute ce mercredi dans un contexte où l’opération regagne en popularité mais où le monde politique est par ailleurs critiqué pour un manque d’actions contre le tabagisme (voir
Coup d’envoi par Santé publique France de la 8ème édition du Mois sans Tabac. Extraits du communiqué (voir