Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
25 Nov 2022 | Profession
 

Le Sénat s’est opposé, le 24 novembre lors de l’examen en première lecture du projet de budget pour 2023, à la création, sur le modèle du « Loto du patrimoine », d’un « Loto de la biodiversité », fustigeant un « greenwashing du jeu » (voir 10 octobre). Nous reprenons la dépêche de l’AFP.

Proposée par un député Renaissance, Jean-Marc Zulesi, la création de ce jeu de grattage n’a pas été discutée dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, mais a été retenue par le Gouvernement après l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution.

Contrairement au Loto du patrimoine, le dispositif ne serait effectif que pour l’année 2023. Il pourrait rapporter entre 10 et 15 millions d’euros à l’Office français de la Biodiversité.

Mais cette initiative s’est attiré une volée de bois vert au Sénat, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal se contentant de formuler un avis « défavorable » à sa suppression.

« Dix millions d’euros, c’est pas avec ça qu’on va financer la biodiversité », a affirmé Christine Lavarde (LR), pour qui « l’idée derrière, c’est soit de créer un nouveau jeu pour la Française des Jeux, soit de venir financer des actions de communication pour parler de la biodiversité ». « C’est même un enjeu de santé publique », a-t-elle poursuivi, pointant les « dangers des jeux et de l’addiction qui peut être créée par le jeu ».

« C’est irresponsable », a renchéri le rapporteur général du Budget Jean-François Husson (LR), appelant à « tourner le dos à un vent de populisme vert ». « 10 millions d’euros pour faire de la com « , a-t-il lancé alors que le Loto du patrimoine « a l’avantage de mettre un coup de projecteur sur un certain nombre de biens patrimoniaux qui reflètent l’identité de la France ».

À gauche, Angèle Préville (groupe PS) a fustigé « une proposition pernicieuse, très bien habillée ». « Il s’agit de greenwashing du jeu », a-t-elle affirmé. L’initiative a été en revanche défendue par Nadège Havet (groupe RDPI à majorité Renaissance), pour qui elle « s’inscrit dans la volonté de valoriser la biodiversité ».

7 Nov 2022 | International, Profession
 

British American Tobacco se joint à l’appel de 330 entreprises de pointe en faveur de la protection et de la restauration de la biodiversité.

Cet appel demande que des contraintes officielles soient désormais imposées aux entreprises et aux institutions financières afin qu’elles fassent état, en toute transparence, de l’impact de leur activité sur la biodiversité. En mettant en place des dispositifs qui devront être fonctionnels d’ici 2030. Ces 330 entreprises sont originaires de 52 pays. On compte parmi elles des groupes français aussi différents que L’Oréal, Danone, Engie et la SNCF.

À cette occasion, Mike Nightingale (chief Sustainability Officer de BAT) a inscrit cet engagement dans la démarche « A Better Tomorrow » du groupe (voir 30 mars 2020). Il cite, comme exemple, le fait que BAT soutient actuellement 18 programmes de reforestation et de conservation de la biodiversité dans 13 pays. 400 millions de jeunes pousses d’arbre ont été financées.

Des programmes de formation de tabaculteurs ont été pris en charge.

Rappelons aussi que BAT a déjà été reconnu « leader climatique » dans un classement européen établi par le Financial Times (voir 25 mai 2021).

10 Oct 2022 | Profession
 

Les organisations professionnelles du secteur café-hôtellerie-restauration sont tombées d’accord sur une série de mesures allant de la diminution de la température dans les établissements à la fin de l’éclairage extérieur sur certaines plages horaires. Tour d’horizon des Échos.

La tâche n’a pas été particulièrement simple, compte tenu du nombre d’établissements concernés et de leurs positionnements respectifs. De même, aucun objectif chiffré n’a été arrêté, car « certains avaient déjà réalisé de lourds investissements, et on ne peut pas s’engager sur une baisse de 10 % », résume un proche des négociations. Lire la suite »

20 Sep 2022 | Pression normative
 

L’obligation – à compter du 1er janvier prochain – pour tout producteur de plus de 5 tonnes de déchets alimentaires ou de cuisine par an de les trier et de les faire valoriser dans une filière adaptée suscite l’embarras au sein du monde de la restauration.

« Nous sommes sur ce dossier depuis des années. Nous faisons tout pour informer, mobiliser les gens mais la profession n’est pas prête » admet, dans Les Échos, le président du groupement patronal de l’hôtellerie-restauration GNI, Didier Chenet.

•• Après les « gros producteurs », l’obligation de tri et valorisation a été déclinée pour les professionnels (la grande distribution est également concernée) produisant plus de 10 tonnes par an. Les plus de 5 tonnes l’étant donc à compter du 1er janvier avec la loi de février 2020 relative à la Lutte contre le Gaspillage et à l’ Économie  circulaire (loi Agec). Celle-ci prévoit même une généralisation sans seuil minimum à compter du 1er janvier 2024.

« La restauration, qui a subi deux années de crise sanitaire, fait face à une multitude d’exigences relevant de la RSE. A un moment donné, les restaurateurs, et en particulier les indépendants, n’arrivent plus à suivre » commente le dirigeant fondateur du cabinet d’études et de conseil spécialisé Food Service Vision, François Blouin (…)

•• À la profusion de textes s’ajoute la perspective d’un coût additionnel. « Il y a aujourd’hui plusieurs formules de collecte et donc de tarification. Cela étant, on estime le coût de la collecte entre 275 et 300 euros la tonne par an » indique Stephan Martinez, ancien patron de bar et créateur d’une société de valorisation des biodéchets (Moulinot). « Le vrai sujet, ce sont les petits indépendants car les chaînes et groupes se sont lancés » souligne-t-il.

« Regardons la structuration de la restauration : pour l’essentiel, il s’agit de petites structures que l’on pourrait assimiler au réseau des particuliers. Les collectivités locales pourraient équilibrer leur collecte avec la valorisation de cet apport de biodéchets » argue le directeur des relations institutionnelles du Groupement national des Indépendants (GNI), Franck TrouetPhoto : Les Échos

 Commentaires fermés sur Bar-Tabac-Brasserie : nouveau casse-tête en vue … la collecte des déchets alimentaires  ,
13 Sep 2022 | Observatoire
 

Migros, le géant suisse des supermarchés, lance un procédé inédit de dosette de café sans capsule sous la marque Café royal. En Suisse et en France dans un premier temps. Le procédé évite tout déchet.

Chaque année, le monde produit 63 milliards de capsules de café. Elles génèrent 100 000 tonnes de déchets, soit l’équivalent de 10 fois la Tour Eiffel. « Nous avons voulu sortir de ce système et révolutionner le marché du café en portion » déclare, dans Les Échos, Fabrice Zumbrunnen, le patron de la chaîne de distribution Migros.

•• Le géant suisse dit avoir investi « des millions » pour mettre au point un procédé très innovant aujourd’hui multibreveté. Il a demandé cinq années de recherche. Une machine et ses dosettes sans capsules. Le café se présente sous forme de boules de café compressées enrobées d’une fine couche végétale d’alginate, qui peuvent après usage se déposer dans une jardinière ou dans un composteur. Ainsi, « on évite la filière industrielle de recyclage », explique le patron de Migros.

Ces dosettes écologiques sont commercialisées en boîtes de carton de 9 au prix de 3,69 euros pour la version bio et 3,49 euros pour les autres. Elles sont produites dans un village près de Bâle, dans l’usine de Birsfelden. La machine est quant à elle fabriquée en Chine et commercialisée au prix de 179 euros.

•• Le lancement, d’abord effectué dans l’ensemble des supermarchés de Migros en Suisse et sur internet, a lieu aussi en France, un marché jugé stratégique par le groupe. Les machines seront proposées chez Boulanger, Darty et les grandes surfaces spécialisées. Les dosettes seront quant à elles vendues chez Carrefour, Auchan et Leclerc à partir du 20 septembre.

Migros ne fait pas ses premiers pas dans le café . Il vend machines et dosettes par le biais de sa filiale Delica depuis 2004. Sa marque Café Royal affiche un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros avec sa capsule en aluminium. Photo : Les Échos

11 Sep 2022 | Observatoire
 

La municipalité de Haarlem, aux Pays-Bas, a annoncé ce mercredi 7 septembre sur son site internet qu’elle avait décidé d’interdire les publicités pour la viande. On vit une époque formidable.

L’exécutif de cette ville d’un peu plus de 160 000 habitants, située à quelques kilomètres à l’ouest d’Amsterdam, explique que les publicités pour la viande sont « diamétralement opposées » à ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

La décision de la ville de Haarlem ne pourra s’appliquer qu’à partir de 2024. L’exécutif local doit attendre la fin des contrats avec les entreprises chargées de l’affichage publicitaire dans la ville pour inscrire cette nouvelle exigence.

6 Sep 2022 | International, Profession
 

British American Tobacco a annoncé, ce 30 août, la nomination d’un nouveau directeur du Développement durable (chief sustainability officer) : Mike Nightingale.

Pour le groupe, c’est le premier Directeur du développement durable. Il sera en charge de tout l’agenda développement durable et ESG (ethical social governance / RSE) de BAT (voir 18 août, 25 mai 2021). Mike Nightindale était auparavant le directeur des relations avec les investisseurs du groupe.

Il rapportera directement à Kingsley Wheaton (Chief Marketing Officer et responsable Corporate Affairs / voir 7 octobre 2021) qui devient Chief Growth Officer avec la responsabilité de placer la RSE au cœur de la stratégie du groupe.

4 Sep 2022 | Profession
 

On la remarque, en ce début du mois de septembre, cette grande campagne de Bic pour le recyclage des instruments d’écriture usagés. Ceci dans le cadre du partenariat entre Bic et TerraCycle effectif depuis 10 ans (voir 28 août 2018 et 2 novembre 2017).

« Quand je serai grand, je serai un banc », tel est le slogan choisi pour interpeller les familles en cette période de rentrée. Et susciter une communication positive autour des instruments d’écriture récemment attaqués par UFC-Que Choisir (voir 29 août 2022).

Avec des paillettes de plastique issues des stylos collectés et triés, une entreprise réalise des meubles urbains.

1 Sep 2022 | Profession
 

Au rayon papeterie, les produits à base de matières recyclées et les stylos rechargeables se font une place croissante. Exemples dans Les Échos …

La moitié de la production du crayon à papier Noris 120 noir et jaune, emblématique de la griffe, se fait depuis le début de l’année à partir de copeaux de bois issus de l’industrie. En janvier prochain, la part passera à 100 %. « Plutôt que de lancer une nouvelle gamme « verte », nous avons préféré rendre nos produits existants plus vertueux » explique Nadège Helary, directrice de Staedtler France.

L’offre se développe dans de multiples directions. Le distributeur Bureau Vallée, qui avait sorti en marque propre, il y a un an, un papier 100 % recyclé « Jet Up Green » produit en France vient d’étendre la gamme à des copies ou chemises. Oxford a lancé des produits de classements fabriqués à partir de plastique recyclé issu des déchets ménagers et s’étend dans les cahiers à la couverture en kraft naturel.

Les instruments d’écriture rechargeables, permettant de diminuer la consommation de plastique, se font également plus fréquents. Même si les ventes des recharges elles-mêmes ont eu tendance à diminuer depuis la dernière rentrée. Et les pratiques d’autrefois retrouvent de la vigueur. Le stylo-plume, par définition pérenne, a à nouveau le vent en poupe, notamment parce que certains instituteurs les recommandent, leur usage revenant moins cher que celui de « rollers ».

Et chez Exacompta, on constate depuis deux ans l’explosion de la demande de recharges d’agenda.

La rentrée représente, en outre, un moment pour sensibiliser les consommateurs au recyclage. Bic en profite pour installer dans des points de vente des bornes de collecte de produits d’écriture usagés. Les stylos ainsi collectés serviront, ensuite, à fabriquer du mobilier d’extérieur comme des pots de fleurs ou des bancs.

 Commentaires fermés sur Tabac-Presse / Tendances papeterie : une rentrée sous le signe du recyclé et du rechargeable  ,