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3 Nov 2022 | Profession
 

La FDJ a obtenu un agrément pour proposer des « jeux de cercle en ligne », et donc du poker, selon une décision de l’Autorité nationale des Jeux (ANJ) publiée au Journal officiel (voir 1er novembre). Cette nouvelle offre devrait être lancée « d’ici la fin de l’année », selon la FDJ, annonce Le Figaro dans un article de décryptage dont nous reprenons des extraits. 

Le groupe, privatisé en 2019 a encore le monopole sur la loterie et les paris sportifs en points de ventes physiques. Mais ce n’est plus le cas pour les paris sportifs en ligne depuis 2010.

•• Le groupe a indiqué à plusieurs reprises vouloir se renforcer en ligne dans les activités où il n’était pas présent. « Notre ambition est de renforcer notre présence sur les marchés qui sont ouverts à la concurrence », explique-t-on du côté de la FDJ. L’entreprise est aussi entrée en négociation exclusive pour racheter ZEturf (voir 20 septembre).

La future offre de poker de la FDJ ne s’adressera pas qu’au public français. En effet, la FDJ a parallèlement obtenu l’autorisation de partager ses liquidités à l’échelle européenne (pour l’instant avec l’Italie, l’Espagne et le Portugal). Avec cette nouvelle palette d’offre, l’entreprise entend ainsi très vite aller sur le terrain des Betclic, Winamax ou encore Unibet, qui proposent tous du poker en ligne et, pour la plupart d’entre eux, également du turf.

•• Cette offre élargie arrive néanmoins dans un contexte un peu plus compliqué que par le passé. Les jeux d’argent en ligne, montés en puissance pendant la pandémie du fait des nombreuses contraintes sanitaires, ont connu un coup de moins bien en 2022.

L’activité des opérateurs de jeu en ligne – poker, paris sportifs, courses hippiques… – a reculé de 11 % au premier semestre, par rapport à la même période en 2021. Une telle baisse n’avait plus été observée depuis 2013, selon l’Autorité nationale des Jeux. Les joueurs sont revenus sur les points de vente – c’est le cas pour les courses de chevaux notamment – et ont été moins présents en ligne. Mais ce coup de mou s’explique aussi en partie par le report de la Coupe du monde de football. Lire la suite »

1 Nov 2022 | Profession
 

La Française des Jeux (FDJ) a obtenu un agrément pour proposer des « jeux de cercle en ligne », et donc du poker, selon une décision de l’Autorité nationale des Jeux publiée le 1er novembre au Journal Officiel.

C’est ce qu’annonce un communiqué de l’AFP que nous reprenons.

La FDJ, qui avait indiqué par le passé vouloir se renforcer dans les activités où il n’était pas présent, comme « les paris hippiques et le poker », va donc pouvoir ajouter ce nouveau segment à son offre.

La FDJ est par ailleurs entrée en négociation exclusive en septembre pour acheter ZEturf, « deuxième opérateur du marché français des paris hippiques en ligne » derrière le PMU (voir 20 septembre). Elle a par ailleurs également obtenu, via une autre décision de l’Autorité nationale des Jeux, l’autorisation de partager ses liquidités à l’échelle européenne (soit avec l’Italie, l’Espagne et le Portugal pour l’instant). Lire la suite »

25 Oct 2022 | Profession
 

L’association e-Enfance, qui opère le 3018, numéro national pour les victimes de violences numériques, s’associe à l’opérateur de paris sportifs en ligne Betclic pour lancer un site internet de « sensibilisation des parents aux jeux d’argent de leurs enfants ». C’est ce qu’annonce l’AFP dans une dépêche (extraits).

Le site www.pasdujeu.fr est un « outil de médiation à lire seul ou en famille, pour enclencher la discussion » et convaincre les jeunes de « décaler leur premier pari à leur majorité » car les jeux d’argent sont interdits aux mineurs en France, a-t-il complété.

•• Il vise aussi à « sensibiliser les parents au fait qu’« il ne faut pas les aider, pas les initier, c’est trop tôt, c’est interdit par la loi et ce n’est pas anodin », a déclaré de son côté Nicolas Béraud (photo), fondateur et directeur général de Betclic.

Estimant qu’aujourd’hui que « 1 à 2% de joueurs ne jouent pas en contrôle, ou jouent trop », il a souhaité porter à « 100 % d’ici trois ans », le nombre d’utilisateurs de Betclic ayant une pratique du jeu responsable.

Betclic fait partie de l’Association française du jeu en ligne (Afjel), qui regroupe 10 des 15 opérateurs de jeux agréés en France, un marché très concurrentiel encadré par le gendarme du secteur, l’Autorité nationale des Jeux (ANJ), qui veille notamment à ce que ces acteurs renforcent la protection des mineurs.

•• Selon une récente enquête commandée par l’ANJ, plus d’un tiers des 15-17 ans jouent aux jeux d’argent (voir 17 et 24 février). En février, l’autorité s’est inquiétée de l’impact du matraquage publicitaire auprès des mineurs, après avoir sondé 5 000 jeunes de 15 à 17 ans, qui ont déclaré « être submergés » par les spots publicitaires et contenus sponsorisés de la plupart des opérateurs de jeux en ligne, citant en particulier Winamax, la Française des jeux et Betclic.

20 Oct 2022 | Profession
 

Face à l’explosion des ventes de tabac sur la Toile, la Confédération des buralistes entend lancer une action juridique d’ampleur contre Facebook, Snapchat et les fournisseurs d’accès à internet dans un contexte de hausse attendue du prix du tabac, révèle Challenges (voir 11 octobre). 

À ce titre, la Confédération a mandaté un cabinet d’avocats pour réfléchir à lancer « une action juridique d’ampleur qui vise directement ces intermédiaires », révèle Philippe Coy. L’objectif des buralistes est de parvenir à les responsabiliser davantage.

•• Dans les cartons aussi de la Confédération une obligation de moyen à la charge des plateformes, assortie d’une amende civile aux fins de sanction afin de les contraindre à retirer ou rendre inaccessible, sans signalement préalable, tout contenu contrevenant manifestement au Code général des Impôts qui interdit formellement la vente à distance de produits du tabac.

Car il y a urgence aux yeux des buralistes comme des fabricants de tabac. Jamais la vente parallèle de tabac n’a été aussi importante en France qui pèserait 60% de la contrebande européenne (…) Lire la suite »

11 Oct 2022 | Trafic
 

Une étude révèle l’importance croissante de la vente de tabac sur les réseaux sociaux. Les buralistes, qui disposent d’un monopole d’État, ne s’interdisent pas de porter plainte contre ces sites, annonce un article du Parisien / Aujourd’hui en France signé Vincent Vérier.

Nous le reproduisons ci-dessous.

Et si les points de ventes de cigarettes sur Internet étaient plus nombreux que ceux dans nos communes ? Une perspective qui inquiète la Confédération nationale des buralistes et ses 23 500 débits de tabac. Une étude commandée par British American Tobacco (BAT), poids lourds de la fabrication de tabac, révèle que le monopole d’État de la vente des cigarettes en France, confiée aux seuls buralistes, est largement contourné sur Internet. Lire la suite »

6 Sep 2022 | Profession
 

Selon Les Échos, Emmanuel de Rohan Chabot, l’une des figures de la libéralisation en 2010 du marché des jeux d’argent et de hasard sur Internet, envisage de céder le contrôle de ZEturf, le principal concurrent du PMU dans les paris hippiques sur Internet. Une société également active dans les paris sportifs en ligne sous la marque ZEbet.

Un mandat a été confié à la banque Rothschild pour lancer une ouverture du capital de la société, minoritaire voire majoritaire, selon plusieurs sources : « l’objectif pour les actionnaires, dont le fondateur et son associé maltais, est de céder les 24 % repris récemment à Eurazeo après plus de dix ans de présence au capital, à un autre fonds, ou de céder le contrôle à un acteur du secteur ».

Des opérateurs, et pas des moindres, se penchent sur le processus dont les actionnaires attendent entre 200 et 300 millions d’euros.

•• C’est notamment le cas de la Française des Jeux, rapportent plusieurs sources. Le poids lourd des jeux d’argent en France, qui ne cache pas sa volonté de croissance sur Internet, peut difficilement fermer les yeux. Son intérêt, s’il se confirme par une offre en bonne et due forme, constituerait un changement majeur : la FDJ s’est tenue jusqu’à présent à distance du PMU pour les paris hippiques en ligne.

Son arrivée dans les paris hippiques ferait l’effet d’une bombe, alors que le PMU va mieux. Dans la filière hippique, d’aucuns ont d’ailleurs plaidé ces dernières années en faveur d’une absorption du PMU par la puissante et riche FDJ afin de contribuer à régler les maux de la filière. Interrogée, celle-ci ne fait pas de commentaire.

•• Serait également à l’affût Betclic, l’un des principaux acteurs des paris sportifs en ligne, présent dans le poker sur Internet et les paris hippiques en partenariat avec … ZEturf. Betclic, qui ne fait pas non plus de commentaire, appartient de surcroît au groupe FL Entertainment, récemment constitué avec la mise en Bourse, à Amsterdam, de la galaxie de Stéphane Courbit , avec une forte ambition de croissance.

•• L’opérateur suédois Unibet, autre ténor des paris sportifs en ligne, lui aussi actif dans les paris hippiques en France en partenariat avec ZEturf, est également cité (sollicité parLes Échos, ce dernier n’a pu être joint à ce stade). Le nom de Barrière circule également, sachant que le groupe familial d’hôtellerie et de casinos, qui n’a pas non plus souhaité réagir, a mis le numérique au cœur de sa stratégie. Lire la suite »

6 Août 2022 | Profession
 

La plateforme de « fantasy football » – dont le jeu repose sur des NFT (non-fungible tokens / jetons non fongibles) à collectionner mais aussi sur les performances réelles des joueurs – va devoir convaincre le régulateur qu’elle n’entre pas dans le champ des opérateurs dont l’activité doit être encadrée par la loi sur les jeux d’argent.

C’est ce que rapporte un article du Monde que nous reproduisons. Décidément … cela va vite dans le secteur des jeux.

•• L’Autorité nationale des Jeux (ANJ, voir 26 avril, 17 février) lui a adressé une mise en garde pour la rentrée. Si les arguments de la start-up ne convainquent pas le régulateur, la plateforme pourrait être soumise à la réglementation régissant les opérateurs de jeux d’argent, à l’instar des plateformes de paris sportifs comme Betclic, Winamax et Unibet. Ce qui implique une demande d’agrément, des obligations en termes de prévention des addictions et de lutte contre le blanchiment d’argent (notamment en matière de vérification d’identité), un contrôle de l’interdiction aux mineurs, ainsi que des obligations financières pour garantir les avoirs des joueurs, et un ensemble de contraintes de supervision. En outre, les opérateurs de paris sportifs sont soumis à une fiscalité spécifique, et doivent reverser 7,5% des mises des parieurs à l’État.

Si l’ANJ a des doutes concernant Sorare, c’est que le jeu de « fantasy football » développé par la start-up fait intervenir l’achat de cartes de joueurs à collectionner (dont la propriété prend la forme de NFT) – c’est la dimension de mise – , un gain financier (en cryptomonnaies lorsque le joueur gagne un tournoi avec son équipe de 5 joueurs) et que l’issue des tournois dépend des performances des joueurs dans la vie réelle – c’est la dimension de pari – .

•• Sorare a développé sa contre-argumentation en expliquant, sur BFMTV, que son jeu n’impliquait pas de « sacrifice financier » en fonction d’un événement sportif en particulier, puisque les cartes, une fois acquises, n’étaient jamais perdues (elles peuvent d’ailleurs être revendues sur le marché secondaire, ce qui donne aussi au jeu une dimension spéculative), et qu’elles pouvaient être rejouées autant de fois que le souhaite le joueur.

La mécanique de Sorare étant bien plus complexe qu’un simple site de paris sportifs, tout repose donc sur l’interprétation qu’en fera l’ANJ, qui doit selon Le Monde rencontrer les dirigeants de Sorare début septembre. Lire la suite »

5 Août 2022 | Profession
 

Mieux taxer les paris en ligne pour soutenir la filière équestre. Bruxelles a autorisé une mesure française – déjà appliquée – visant à soutenir l’organisation de courses hippiques.

«  Cette taxe n’est pas nouvelle » précise, dans Le Figaro, Emmanuel de Rohan Chabot, directeur général de Zeturf. « Elle existait depuis 2013, avec une assiette calculée sur les mises, et non sur le produit des jeux. Il fallait l’approbation de la Commission pour changer le mode de calcul et l’aligner sur la fiscalité générale sur les paris sportifs et hippiques. »

•• Cette taxe est établie « sur la base de l’intérêt commun que le PMU et les opérateurs concurrents de paris hippiques en ligne attachent à l’organisation des courses sur lesquelles les paris sont pris  » explique la Commission. Elle s’appliquera jusqu’au 31 mai 2026, avant d’être, très probablement, renouvelée.

Profitant aux sociétés de courses, son taux sera compris entre 22 % et 31  % du produit brut des jeux des opérateurs de paris hippiques en ligne. Son budget annuel sera d’au maximum de 88 millions d’euros. « Dans son principe, le nouveau mode de calcul ne change pas le montant de la taxe » insiste-t-on au PMU.

•• Selon la Commission, cette taxe est nécessaire et appropriée pour maintenir la viabilité de la filière hippique et du marché des paris hippiques. Elle contribuera au développement des courses et de l’élevage de chevaux ainsi qu’à l’amélioration de la race chevaline et de l’offre de paris.

« Les organisateurs de paris et les sociétés de courses ont besoin l’un de l’autre et doivent se soutenir mutuellement » assure Édouard de Rothschild, président de France Galop. « Dans un contexte économique très difficile, la filière hippique cherche à se maintenir. Elle bénéfice des résultats du PMU. Mais afin de rester compétitive par rapport aux autres grands pays de courses (États-Unis, Japon, Australie), elle a besoin de recettes additionnelles ».

27 Juil 2022 | Trafic
 

Le Conseil d’État ne s’est pas opposé, ce 22 juillet, à l’expérimentation menée par les services de Bercy et les Douanes – autorisés depuis la Loi de Finances pour 2020 – à collecter les données « librement accessibles » sur Facebook ou Le Bon Coin, ceci pour lutter contre les ventes illicites (notamment de tabac de contrebande) ou la fraude fiscale, selon le site européen Euractiv.

C’est un sujet qui tenait à cœur du ministre des Comptes publics de l’époque – Gérald Darmanin (voir 14 novembre 2019) – activement soutenu par Philippe Coy (voir 13 novembre 2019). Lire la suite »