Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
4 Fév 2026 | Institutions
 

Cette fois-ci, ce n’était pas pour manifester… (voir 18 novembre 2025).
Mais à l’initiative du média Le Trombinoscope et en présence de la sénatrice de l’Orne, Nathalie Goulet, une conférence s’est tenue au Sénat, le 3 février, sur le thème : « sous les radars : quand les économies parallèles défient l’État et la citoyenneté ».
Rappelons que Nathalie Goulet est l’auteure d’un rapport sénatorial sur la criminalité organisée (voir 23 juin 2025).

On pense tout de suite au marché parallèle du tabac.
C’est pourquoi le président de la Confédération, Serdar Kaya, y est intervenu pour rappeler le préjudice causé, par les trafics, aux buralistes qui signent leur traité de gérance avec l’État.

Il y a notamment rappelé que « le nombre des buralistes est passé de 35 000 à 22 500 en vingt ans, à cause de l’évolution démographique mais surtout du commerce parallèle lié à la trajectoire fiscale ».

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3 Fév 2026 | Trafic
 

« Ce matin, une cliente, présente dans le quartier depuis 35 ans, m’a dit qu’elle allait déménager.
Pourquoi ? »
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn de Vincent Charbonnel (président des buralistes du Puy-de-Dôme et administrateur de la Confédération) que nous reprenons.

« Trop de nuisances et d’incivilités dues à une épicerie de nuit qui blanchit de l’argent sale et vend des produits illicites, au rez-de-chaussée de son immeuble : tabac de contrebande, puffs, gaz hilarant.

Elle n’en peut plus d’entendre du bruit et d’être empêchée de dormir jusqu’à deux ou trois heures du matin.
Voilà ce que provoquent ces épiceries de nuit, qui ne sont que des façades qui cachent des activités illégales.
Elles entraînent une dégradation de vie de quartier et font fuir les honnêtes habitants.

Si l’État ne prend pas conscience de l’ampleur du phénomène, nous aurons bientôt des quartiers sans habitant, avec des commerces illégaux qui blanchissent de l’argent issu de trafics. »

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31 Jan 2026 | Profession
 

La profession des buralistes tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Beaucoup trop de cigarettes de contrebande et de contrefaçon circulent dans nos villes.
À Nice, une convention a été signée – en présence de Serdar Kaya (président de la Confédération des buralistes) – pour tenter d’endiguer le phénomène.
C’est ainsi que débute une information de France 3 Provence-Alpes Côte d’Azur que nous reprenons.

Ces commerces-là, Pierre Romero les a dans le collimateur.
Pour le président de la fédération des buralistes des Alpes-Maritimes (et secrétaire général de la Confédération), le problème de la contrebande vient en partie de ce qu’il nomme les « épiceries de nuit ». Ce seraient elles qui arroseraient par des quantités astronomiques de tabac et donc de façon illégale ce qu’il convient d’appeler un marché parallèle.
À Nice, une convention a été signée, ce 30 janvier, en vue d’endiguer cette rude concurrence envers les buralistes.

Pour la mairie, il s’agit d’assurer une sécurité accrue des débits de tabac mais surtout de renforcer de façon concrète la lutte contre les marchés parallèles.
Un dispositif auquel croit beaucoup Pierre Romero qui fait ce constat : « le travail avec les Douanes c’est très bien mais ça ne suffit pas. Il s’agit désormais de rajouter une force d’intervention grâce à la police municipale ».

Sa mission devrait être de traquer des ventes illicites de tabac dans les commerces dits parallèles.
De leur côté, les buralistes auront des interlocuteurs privilégiés au sein de la police municipale pour les épauler lors des signalements qu’ils feront.
Certains d’entre eux auront des boutons d’alerte pour entrer en contact avec le Centre de Supervision Urbain.

Car, comme le précise le buraliste, les commerces de nuit dont les activités interrogent parfois, seraient l’un des maillons essentiels à l’origine de la vente de tabac de contrebande, près de 40 % du marché. Le cigarettier Philip Morris évoque même le chiffre de 50 % en région Paca, un chiffre contesté par la profession. Lire la suite »

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18 Jan 2026 | Trafic
 

« Les proportions prises par le trafic de tabac et par les violences qu’il induit sont effarantes »

Déclaration de Mariette Auguste, magistrate du parquet général de Grenoble (voir 12 janvier)

12 Jan 2026 | Trafic
 
Un agent de police près d'un véhicule

(Photo Le Dauphiné Libéré)

Une grenade jetée dans un bar associatif-point de vente de tabac de contrefaçon (15 blessés / voir 17 février 2025) ; le magasin d’un buraliste complètement incendié en plein jour (voir 5 mai 2025) : Grenoble nous a habitués à la proximité entre trafic de tabac et grande criminalité. Et cela ne s’arrange pas…

L’instruction en cours sur une tentative de meurtre au fusil à pompe, commise le 16 avril dernier dans le quartier difficile de la Villeneuve, au sud de l’agglomération, s’oriente sur un règlement de comptes sur fond de trafic de cigarettes… nous annonce Le Dauphiné Libéré.

Ce jour-là, un homme de 45 ans avait été gravement blessé par un coup de fusil.
Et, la semaine dernière, lors d’une audience de la chambre de l’instruction au cours de laquelle l’homme suspecté d’avoir très gravement blessé ce quadragénaire soutenait une demande de mise en liberté, le Parquet général a tiré le signal d’alarme.

« Les proportions prises par le trafic de tabac et par les violences qu’il induit dans l’agglomération grenobloise sont effarantes.

« Le niveau est maintenant le même que celui du trafic de stupéfiants et ces violences touchent une population qui se trouve souvent en grande précarité sociale. »

Ces propos ont été tenus par la magistrate du Parquet général, Mariette Auguste.

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10 Jan 2026 | International, Vapotage
 

C’est même un peu plus de 22 % des boutiques de vapotage qui vendent aux mineurs de moins de 18 ans selon une enquête du Health Service Executive (HSE) réalisée par le Health Service Executive (HSE).

Soit 51 vape shops surpris en infraction sur 224 visites au total.
En 2024, 40 points de vente avaient été recensés pour non-respect de la réglementation.

Les sanctions qui pourraient tomber sont sévères : jusqu’à 4 000 euros d’amendes et 6 mois de prison.
Elles n’auraient pas été encore prononcées.

Ce que l’on sait c’est que plusieurs dizaines d’autres commerces (des épiceries) ont été déjà obligés de fermer par les autorités.

2 Jan 2026 | Trafic, Vapotage
 

La loi interdisant la vente de cigarettes électroniques jetables / puffs est entrée en vigueur le 1er janvier 2025 en Belgique.

Ce 31 décembre même, le Service public fédéral (SPF) Santé (chargé de la gestion et de la réglementation des produits du tabac et du vapotage en Belgique) a annoncé avoir saisi 140 000 cigarettes électroniques jetables tout au long de l’année.

On sait, en effet, qu’un vaste marché parallèle de la puff s’est développé de façon fulgurante en Belgique (voir 23 septembre 2025).

Il en est de même en France (voir 26 août 2025).

Après le SPF belge, on attend avec impatience le bilan de la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes)…

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31 Déc 2025 | L'Info
 

Marché parallèle du tabac : Vaines querelles devant des chiffres qui vont de mal en pis

49,4 % de marché parallèle du tabac en 2024 (part de la consommation de tabac qui ne vient pas de chez les buralistes) d’après le rapport KPMG, commandité par Philip Morris International ;
38 % de marché parallèle en 2023 d’après une étude EY Parthenon, commanditée par plusieurs fabricants de tabac ;
19,2 % de marché parallèle en 2023 d’après une étude financée sur fonds publics (Mildeca et Douanes / rapport Tafe)…

Peu importe les différences et les polémiques sur les chiffres, la vérité est que le phénomène s’avère de plus en plus important. De plus en plus visible. Il s’aggrave. Et les synergies avec le narcotrafic crèvent les yeux.
Désormais, de grands et petits réseaux mafieux – structurant les trafics et blanchissant leurs mégaprofites dans des commerces de proximité – s’organisent autour de cette activité.
Sans que les politiques, à quelques exceptions près, ne s’en émeuvent.
Le sujet est devenu d’une banalité affligeante, consternante.


Prix du tabac : un niveau toujours anormalement haut

Il n’y a pas de nouvelle « trajectoire fiscale » dans ce qu’il reste du budget de l’État mais les prix du tabac continuent d’augmenter d’une année sur l’autre.

Comment croire que la mécanique infernale conduisant à l’extension du marché parallèle puisse s’arrêter prochainement ?

À l’exception de la Belgique, l’offre tabac des pays voisins de la France se situe toujours à des prix justifiant les achats frontaliers. Et l’actualité, rapportée quotidiennement ici-même sur Le Monde du Tabac, montre bien comment les réseaux de vente illégale (en ligne, dans la rue, dans les épiceries) prolifèrent.


Interdiction des puffs et explosion d’un nouveau marché parallèle

Madame Vautrin a décroché sa « mesure anti-tabac bien à elle » avec l’interdiction des puffs en février.

Ces cigarettes électroniques jetables, pratiques pour aider les fumeurs à décrocher du tabagisme, mais dont le marketing a été dévoyé par certains metteurs sur le marché peu scrupuleux.

Lesquels écoulent maintenant les puffs, en pagaille, dans des épiceries ou en ligne.


Interdiction brouillonne des sachets de nicotine

Alors que la plupart des pays européens cherchent à encadrer et réglementer ce nouveau mode de consommation de la nicotine, cela aura été la dernière mesure de feu le gouvernement Bayrou, début septembre : une prohibition sans appel.

Depuis, le Conseil d’État a suspendu la décision. À suivre.


Extension des zones non-fumeurs

Les plages et d’autres lieux publics passent en zones non-fumeurs par le biais d’un décret pris en catastrophe juste avant les vacances.

Les terrasses échappent à la mesure qui, par ailleurs, ne concerne pas le vapotage.


Prévalence tabagique qui bouge

On apprend en octobre que la prévalence tabagique a baissé en France : de 31,3 % de « fumeurs quotidiens et occasionnels » en 2023… à 25 % en 2024.

Les interdictions mentionnées plus haut n’y étant pour strictement rien.

Le ministère de la Santé se félicite discrètement de ce résultat mais ne s’aventure pas à donner l’une de ses principales explications : le recours au vapotage chez de nombreux fumeurs voulant arrêter.


Buralistes à la peine

Ventes tabac et presse en baisse constante ; ventes additionnelles en réduction ; conjoncture morose : les buralistes serrent les dents.

Et beaucoup de travail pour la nouvelle équipe à la tête de la Confédération depuis octobre dernier. L’année qui arrive sera décisive.

21 Déc 2025 | Profession
 

« Les buralistes sont aujourd’hui en première ligne face aux réseaux criminels, face à l’insécurité, face à une concurrence illégale organisée, face à un sentiment croissant d’abandon. »

(Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes / voir le 16 décembre).

16 Déc 2025 | Profession
 

Serdar Kaya

Le 11 décembre, lors de l’Assemblée générale des buralistes dans les Bouches-du-Rhône, une colère profonde s’est exprimée et révélatrice d’une inquiétude massive du réseau face à l’explosion des trafics de tabac de contrebande et de contrefaçon.
C’est ainsi que débute un message de Serdar Kaya, sur le réseau social professionnel LinkedIn, que nous reprenons.

Cette colère, il faut l’entendre. Car pendant que l’État annonce une nouvelle évolution des prix du tabac au 1er janvier 2026, indexée mécaniquement sur l’inflation de l’ordre de +0,50 euro (voir le 12 décembre), les trafics de contrebande et de contrefaçon du tabac prospèrent.

Preuve en est, un collègue du 9e arrondissement de Marseille a été pris pour cible à la kalachnikov. Ce n’est plus un fait divers. C’est un signal d’alarme (voir ci-dessus).

Les buralistes sont aujourd’hui en première ligne face aux réseaux criminels, face à l’insécurité, face à une concurrence illégale organisée, face à un sentiment croissant d’abandon.

La réponse de l’État et des autorités doit être à la hauteur de la colère et des inquiétudes du réseau. Il en va de la sécurité des buralistes, de la protection du monopole, et de la crédibilité des politiques publiques.

Dans ce combat permanent, la Confédération que je représente restera pleinement mobilisée pour défendre la profession, alerter les pouvoirs publics et exiger des réponses concrètes, durables et efficaces contre les trafics.

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