
La profession des buralistes tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Beaucoup trop de cigarettes de contrebande et de contrefaçon circulent dans nos villes.
À Nice, une convention a été signée – en présence de Serdar Kaya (président de la Confédération des buralistes) – pour tenter d’endiguer le phénomène.
C’est ainsi que débute une information de France 3 Provence-Alpes Côte d’Azur que nous reprenons.
Ces commerces-là, Pierre Romero les a dans le collimateur.
Pour le président de la fédération des buralistes des Alpes-Maritimes (et secrétaire général de la Confédération), le problème de la contrebande vient en partie de ce qu’il nomme les « épiceries de nuit ». Ce seraient elles qui arroseraient par des quantités astronomiques de tabac et donc de façon illégale ce qu’il convient d’appeler un marché parallèle.
À Nice, une convention a été signée, ce 30 janvier, en vue d’endiguer cette rude concurrence envers les buralistes.
Pour la mairie, il s’agit d’assurer une sécurité accrue des débits de tabac mais surtout de renforcer de façon concrète la lutte contre les marchés parallèles.
Un dispositif auquel croit beaucoup Pierre Romero qui fait ce constat : « le travail avec les Douanes c’est très bien mais ça ne suffit pas. Il s’agit désormais de rajouter une force d’intervention grâce à la police municipale ».
Sa mission devrait être de traquer des ventes illicites de tabac dans les commerces dits parallèles.
De leur côté, les buralistes auront des interlocuteurs privilégiés au sein de la police municipale pour les épauler lors des signalements qu’ils feront.
Certains d’entre eux auront des boutons d’alerte pour entrer en contact avec le Centre de Supervision Urbain.
Car, comme le précise le buraliste, les commerces de nuit dont les activités interrogent parfois, seraient l’un des maillons essentiels à l’origine de la vente de tabac de contrebande, près de 40 % du marché. Le cigarettier Philip Morris évoque même le chiffre de 50 % en région Paca, un chiffre contesté par la profession.
En 2025, une opération appelée « ramasse paquets » avait collecté des paquets de cigarettes usagés dans les poubelles ou à même le sol dans plus de 100 villes de France et durant un peu plus d’un mois. Sur les 11 500 paquets collectés, comme le précise le site Le Monde du Tabac, 53,9 % des paquets de cigarettes relevaient du commerce illégal.
Des produits régulièrement interceptés par les services de la Douane, notamment dans les Alpes-Maritimes, c’est régulièrement le cas au péage de la Turbie sur l’autoroute A8. Comme ce fut le cas le 28 mars 2025 où quatre individus interpellés avaient sur eux pas moins de 195 paquets de cigarettes. Trois jours plus tard ce ne sont pas moins de 75 kilos de cigarettes qui seront saisis au même endroit (voir aussi le 15 avril 2025).




