
Le président national de la Confédération des buralistes était, ce 29 janvier, à Valence (Drôme) pour la première journée de la grande consultation en vue d’établir un protocole à adresser en 2027 au futur Gouvernement (voir le 29 janvier).
C’est ainsi que débute un reportage de Ici Drôme Ardèche, signé Lison Bourgeois, que nous reprenons.
C’est la première fois qu’une telle consultation est menée, et elle commence dans la Drôme.
Le président national de la Confédération des buralistes, Serdar Kaya, était ce jeudi 29 janvier à Valence. Il a visité dix bureaux de tabac à Valence et aux environs. C’est la première étape d’un dialogue à travers tout le territoire nommé « Cap Buralistes ». L’objectif est de faire remonter les demandes de terrain afin d’établir un protocole pour la préservation du métier de buraliste, qui sera présenté au futur gouvernement en 2027.
Le premier bureau de tabac visité par le président national de la Confédération des buralistes est celui de Florent Mesona, situé place de la Paix à Valence. Installé depuis un peu plus de six ans, le gérant a décidé de se diversifier depuis mai 2025 en vendant des boissons, du pain, des produits pour vapoter ou encore des confiseries. Aujourd’hui, le tabac et les jeux ne représentent que la moitié de son chiffre d’affaires.
« Je vais revenir et je vais te planter »
Un exemple de diversification indispensable pour Serdar Kaya qui assume que le tabac n’est plus l’essence du métier de buralistes : « notre ADN était lié au tabac pendant quasiment un siècle. Aujourd’hui, notre métier s’oriente vers les produits de nouvelle génération. Par exemple, le produit de vapotage est un produit indispensable sur notre réseau ».
Mais la Confédération des buralistes compte aussi demander à l’Etat de garantir la sécurité des professionnels. Récemment, Florent Mesona a dû refuser de servir un client qui n’avait pas la somme nécessaire. Ce client lui a alors répondu : « pas de problème, je vais revenir et je vais te planter ».
« Tous les jours, en Drôme, un buraliste subit des incivilités »
Des menaces inacceptables pour Lysel Garnier, présidente de la Fédération des buralistes de la Drôme : « tous les jours, dans mon département, un buraliste subit des incivilités. Et moi je veux dire stop à ça ! »
Neuf buralistes drômois ont d’ailleurs reçu ce vendredi un petit boîtier qui permet d’appeler rapidement un proche si le professionnel se sent en danger. En cas d’appui prolongé sur le boîtier, la technologie enregistre le son autour et les personnes qui parlent dans le commerce (voir le 9 décembre 2025).
Lysel Garnier, présidente de la Fédération des buralistes de la Drôme, veut aussi alerter sur le trafic des cigarettes de contrebande, particulièrement présent à Valence : « la Drôme se trouve au milieu de Grenoble, Lyon et Valence. On est entre l’A7 et l’A48. Quand on voit nos chiffres d’affaires qui baissent de 40 à 50 % sur la vente de tabac, on regarde sur les comptoirs des bars et on voit qu’il y a des paquets de cigarettes de couleurs. On sait pertinemment que ça ne vient pas des bureaux de tabac français ».
Autant d’éléments à intégrer dans le protocole pour la préservation du métier de buraliste. Un texte envoyé au futur gouvernement en 2027. Pour la période qui s’achève, de 2023 à 2027, les buralistes ont bénéficié d’une enveloppe de 290 millions d’euros.




