Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Assemblée nationaleLa discussion du Projet de Loi de Finances rectificative (PLFR) 2014 a démarré, ce lundi 23 juin, à l’Assemblée nationale. Deux amendements portant sur le tabac sont inscrits à l’ordre du jour, pour discussion entre la soirée de ce 23 juin et la journée du 24 juin.

• Le premier, déposé par le Gouvernement, est destiné à dissuader un positionnement tarifaire en dessous du prix minimum, en faisant passer le taux, défini à l’article 575 (dernier alinéa) du code général des Impôts, de 95% à 97%.
Selon l’exposé des motifs, « le mécanisme du minimum de perception majoré a pour objectif l’application d’une fiscalité minimale, en deçà de la moyenne des prix de vente au public constatée par le dernier arrêté des prix. Ce faisant, il constitue une incitation forte pour les fournisseurs à ne pas vendre en deçà d’un prix de déclenchement. L’effet du relèvement du seuil de déclenchement du minimum de perception sur le prix d’accès au tabac , contribue notamment à la stratégie visant à dissuader les jeunes d’entrer dans le tabagisme ».

Laurent Grandguillaume• Le second, déposé par Laurent Grandguillaume (PS, Côte d’Or) concerne l’organisation de la traçabilité des produits du tabac. Présenté comme un amendement de « mise en conformité », le texte propose de modifier l’article 569 du Code général des Impôts en imposant le marquage des conditionnements de « tous les tabacs manufacturés » et en retirant la mise en œuvre aux industriels du tabac.
A l’appui de cet amendement, les conclusions du groupe de travail sur l’ingérence de l’industrie du tabac conduit par Jean-Louis Roumegas (voir Lemondedutabac des 22 avril, 22 mai et 23 juin), les initiatives de Thomas Thévenoud sur le « système d’entente illicite », le rapport de la Cour des comptes de février 2014 fustigeant le concept du « contrôleur-contrôlé », les recommandations de la même instance dans son « Rapport d’évaluation de politiques de lutte contre le tabagisme» de décembre 2012 … Même l’article 15 de la nouvelle Directive européenne Tabac est déclaré « non-conforme ».
Un amendement qui en rappelle un autre, déposé par dix députés socialistes, en juillet 2013, qui proposait de mettre, à la charge du budget, 80 millions d’euros par an pour financer un nouveau système de traçabilité des paquets … (voir Lemondedutabac du 16 juillet 2013).
D’après un article du Figaro.fr de ce 23 juin, un autre amendement, dans ce sens, du député Thierry Solère (UMP, Hauts-de-Seine) serait discuté demain. Avec l’appui du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) : « s’opposer à ces amendements, c’est favoriser les fabricants de tabac », prévient Yves Martinet, président de l’association anti-tabac, d’après Le Figaro.fr.

9 Juin 2014 | Pression normative, Trafic
 

En ce lundi de Pentecôte, l’actualité tabac … avec quelques commentaires corrosifs.

logo MarianneMarianne tacle les élus socialistes et verts qui contre-attaquent le projet de Loi de Santé de Marisol Touraine en recentrant le combat contre les cigarretiers. Mission parlementaire de Thomas Thévenoud sur la fiscalité des bénéfices des industriels du tabac (voir lemondedutabac du 14 mai) ou le groupe d’élus de gauche voulant organiser un système de traçabilité indépendant et une contribution obligatoire élevée (voir Lemondedutabac du 22 mai). Commentaire de l’hebdo « politiquement, tous les déçus du Bourget, tous ces meurtris et cabossés du pouvoir hollandais pensent que s’en prendre aux puissances financières du tabac serait un coup fumant ». 

• Le projet de Loi de Santé revu à la sauce « Stéphane Guillon » dans Libération.
. Sur l’interdiction de la cigarette électronique dans les lieux publics …
Stéphane Guillon« Alors que le gouvernement planche sur un plan d’économies de 50 milliards, il est impératif que les Français cessent immédiatement de vapoter et reprennent la cigarette normale (…) Il a donc fallu que ses conseillers en communication trouvent un prétexte, un truc un peu vicieux : vapoter dans un lieu public incite les jeunes à fumer. L’e-cigarette est une porte d’entrée vers la vraie cigarette (…)
Conséquence de la logique de Marisol ? : interdire « à quiconque de respirer dehors quand il fait froid, ça fait de la vapeur, ça peut donner envie ». Voire «  autoriser de nouveau la cigarette au bureau  ? Tous ces gens qui dorénavant descendent fumer sur les trottoirs, n’est-ce pas une énorme pub pour la cigarette» .
. Sur les paquets génériques … Lire la suite »

1 Juin 2014 | Associations, Trafic
 

Il existe désormais, en France, un système de traçabilité du tabac – « Codentify » – implanté, en liaison avec les pouvoirs publics, par tous les fabricants et géré techniquement par une société tiers (voir Lemondedutabac des 2 et 13 avril).

Qu’à cela ne tienne, Emmanuelle Béguinot (directrice du CNCT) veut son système de traçabilité « à elle », sans les fabricants.

CNCT emmanuelle béguinotElle est revenue dessus, hier samedi 31 mai, au micro d’Europe 1  : « l’idée c’est d’avoir à la fois un code visible et invisible et qui fasse que l’on sache que tel paquet a été produit tel jour, par telle machine, à telle heure, qu’il est destiné à tel marché et pouvoir connaître ainsi complètement le trajet que va connaître le paquet » (répétons-le, c’est ce qu’assure déjà Codentify).

Question du journaliste (Martial You) : « Cela veut dire que si l’on retrouve un paquet avec un marquage sur un marché parallèle, c’est que c’est le fabricant de tabac lui-même qui alimente le marché parallèle ? »

Emmanuelle Béguinot : « Eh ben, voilà ! ».

Tant qu’on y est, ce sont certainement « les fabricants » qui financent les attaques et les cambriolages (quasi-quotidiens) de buralistes, les agressions régulières contre les camions de livraison Logista et les détournements réguliers de tabac qui se produisent dans des ports ou autres plateformes logistiques …

19 Mai 2014 | Associations, Trafic
 

CNCTSerait-ce le nouveau cheval de bataille du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) à l’approche de la Journée mondiale sans Tabac 2014 ou un effet d’opportunisme à l’occasion des élections européennes ?
Le Comité a interpellé, par courrier la semaine dernière, les candidats aux élections européennes sur la conformité « douteuse » des dispositions de la nouvelle Directive Tabac relatives à la traçabilité des produits du tabac … Une nouvelle preuve de « l’ingérence des fabricants de tabac », terrain de prédilection de l’association à chaque Journée mondiale (voir Lemondedutabac du 24 mai 2013).

Dans une lettre à J-10 du scrutin, son président, Yves Martinet, les exhorte « à mentionner, si vous vous engagez publiquement, en tant que tête de liste, à soutenir l’instauration d’un dispositif de suivi et de traçabilité des produits du tabac au sein des Etats membres de l’Union Européenne qui soit strictement indépendant de l’industrie du tabac, conformément aux engagements pris par la France et la Commission européenne au niveau international dans le cadre du Protocole de la Convention Cadre de l’OMS ».

En cause l’article 15 de la Directive désignant  « un identifiant unique » sur chaque unité de conditionnement pour authentifier toutes les opérations, des dates et lieux de fabrication au dernier opérateur économique. Or, selon le CNCT, autoriser l’industrie du tabac « à collecter l’intégralité des données relatives aux données relatives aux produits, ainsi qu’à sélectionner l’organisme chargé de la conservation de ces données », c’est lui permettre « de poursuivre une fabrication illégale de tabac puisqu’aucun tiers indépendant ne surveille directement les machines ». Rien que ça …

Non seulement le CNCT arrive après la bataille : on n’explique pas à des eurodéputés qu’ils ont mal voté, trois mois après, alors que l’association avait toute latitude pour se faire entendre pendant la procédure …

De plus, elle se trompe de cible. L’explosion du trafic illicite, c’est le fait des grands réseaux mafieux qui ont mis la main sur la contrebande, moins risquée, du tabac. Mais c’est moins médiatique et moins facile …

D’après nos informations, le CNCT préparerait un autre « coup médiatique », avec la publication, jeudi 22 mai, dans 60 Millions de Consommateurs, des résultats d’une étude sur le lobbying du tabac.

13 Avr 2014 | Trafic
 

ChallengesDans un article bien informé, l’hebdomadaire économique Challenges revient sur l’important sujet de la traçabilité des cigarettes. A l’occasion de la mise en place du système d’authentification et de traçabilité des paquets de cigarettes « Codentify » (voir Lemondedutabac du 2 avril).

CodentifySoit un code alphanumérique imprimé, doublé d’un pictogramme, qui commence à apparaître sur les paquets en vente. Un système qui ne peut être copié, « contrairement aux timbres fiscaux » précise dans l’article Philippe Chatelain, directeur des technologies de prévention du commerce illicite chez Philip Morris. « les codes sont uniques, ne se suivent pas, et permettent de tracer les paquets de l’usine aux buralistes ».

Mais Challenges revient en détail sur le lobbying d’une société suisse – Sicpa – qui, jusqu’au bout, aura tenté de faire adopter la solution des timbres fiscaux tant en France qu’au niveau européen. Notamment à travers un amendement parlementaire qui a fait long feu (voir Lemondedutabac des 16, 18 et 29 juillet 2013).

La parole est redonnée aux partisans de cette solution suisse, pour lesquels « Codentify » a l’inconvénient d’être un système pris en charge par les fabricants : « c’est comme demander à Spanghero de tracer sa propre viande ! »y déclare élégamment le criminologue Alain Bauer.

Challenges explique, en fait, le rôle du groupe français Arjowiggins Security (spécialisé dans le traitement sécurité de billets de banque, documents d’identification, produits sensibles, etc) qui exploite Codentify : « nous agissons comme tiers de confiance » nous éclaire Florent Denjean (Directeur des solutions gouvernementales d’Arjowiggins Security) « les données sont stockées dans un coffre-fort digital, séparé des industriels du tabac ».

Avec un commentaire, recueilli par le journaliste, auprès du cabinet d’Arnaud Montebourg : « nous soutenons cette solution qui renforce Arjowiggins, crée des emplois en France, et n’impose pas l’industrie du tabac comme opérateur du système ».

2 Avr 2014 | Trafic
 

Codentify… Et il commence à arriver avec les Camel et Winston, livrées actuellement chez les buralistes.

Mis au point, dans un premier temps, pour permettre l’authentification des paquets de cigarettes, le marquage « Codentify » assure également la fonction de traçage (voir Lemondedutabac du 10 juin 2013). C’est-à-dire que le paquet porte forcément – à travers un code alphanumérique imprimé – des informations sur son lieu et moment précis de production, son marché national de destination et son « premier client » (exemple : Logista).

Ce système a été adopté par les  principaux fabricants.

Un système, aussi, qui n’a pas laissé indifférent notre nouveau Premier ministre … On rappellera que, lors de son intervention devant le séminaire des présidents de chambres syndicales de buralistes (voir Lemondedutabac du 19 février), Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, avait déclaré : « la mise en place du dispositif de marquage, qui permettra d’assurer la traçabilité des paquets de cigarettes et de remonter les filières, est une avancée majeure ».

2 Déc 2013 | Institutions, Trafic
 

T Lazaro 3Il y a un an, dans le cadre du Projet de Loi de Finances rectificative pour 2012, une disposition a été adoptée visant à renforcer la traçabilité des produits du tabac : de la fabrication au consommateur final (voir Lemondedutabac du 14 décembre 2012). Le système, envisagé par les pouvoirs publics, présente le double avantage d’être très au point sur le plan technologique et de ne pas peser sur le budget de l’Etat.

Or, le texte n’a pas encore été promulgué. Thierry Lazaro (député-maire UMP de Phalempin dans le Nord) s’inquiète de ce retard dans sa question écrite. Pourtant, le texte a été voté et le problème de la lutte contre la fraude et le marché parallèle reste d’une brûlante actualité …

Dans la question écrite de Thierry Lazaro est évoquée la solution que préconiserait Bruxelles, dans le cadre du projet de Directive tabac : un choix radicalement différent de la solution française (et italienne, d’ailleurs) parce que reposant sur … l’apposition de l’équivalent de timbres fiscaux. Solution qui, technologiquement, consisterait en un retour en arrière, puisqu’elle ne sert qu’à assurer la collecte des droits fiscaux déjà sécurisée en France. Solution aussi qui, en terme d’efficacité contre la contrebande, reste hautement discutable. Sans oublier que cela faciliterait une remise en cause du monopole de vente au détail du tabac.

Voilà en quoi, la question écrite de Thierry Lazaro est loin d’être anecdotique …
(L’intégralité du texte en cliquant sur QE Thierry Lazaro 26-11-13 )

31 Juil 2013 | International, Trafic
 

Dans la foulée des informations sur la société Sicpa qui cherche à « plomber » le système français de traçabilité du tabac… de 80 millions d’euros annuels –  tel que l’a révélé le Journal du Dimanche (voir Lemondedutabac des 28 et 29 juillet) – il est intéressant de revenir sur l’implantation de ladite société au Maroc. Un feuilleton à rebondissements polémiques, largement relayé dans la presse du royaume chérifien.

• Dans sa Loi de Finances 2010, le Maroc décide de disposer d’un dispositif de marquage fiscal moderne et efficace. La Direction des Douanes marocaines confie le projet à un prestataire de services : Sicpa.

• On apprend très vite que pour rémunérer Sipca, les Douanes imposent une redevance annuelle  aux industriels concernés : 32 millions d’euros  aux fabricants de tabac (le secteur étant en pleine privatisation à l’époque) ; 6 millions d’euros au groupe Brasseries du Maroc ; 9,5 millions à d’autres limonadiers. Cette surcharge « para – fiscale » représente une douche froide pour les uns et les autres.

• Le groupe Brasseries du Maroc (filiale du groupe français Castel, approvisionnant 95% du marché local de la bière) se voit contraint de tenter un bras de fer, « refusant de payer un surcoût exorbitant qu’on lui a imposé » : dix jours d’arrêt des chaînes d’embouteillage, à l’automne 2010. En vain et avec des  résultats littéralement plombés en fin d’année. Le conflit se prolongeant sur le plan juridique.

• La mise en œuvre de la solution Sicpa a aussi fait grincer bien des dents du côté des fabricants de tabac. L’usine principale d’Imperial Tobacco (à Aïn Harrouda, près de Casablanca) s’est retrouvée bloquée plusieurs jours durant en février 2011. Les vignettes fiscales de Sicpa n’ayant pas été livrées à temps. Rien que cela.
De son côté, Philip Morris porte plainte. Et met en avant le fait que les coûts facturés par Sipca sont 13 fois plus chers … que ceux présentés par le même Sipca en Turquie, aux mêmes fabricants de tabac et pour les mêmes prestations !

Il y a des affaires qui sont plus claires.

29 Juil 2013 | Institutions, Trafic
 

Comme nous l’annoncions hier, le Journal du Dimanche a apporté son éclairage sur un curieux amendement parlementaire, fruit du lobbying de l’entreprise suisse Sicpa, et qui aurait eu pour effet de grever de 80 millions d’euros annuels le système de traçabilité des paquets de cigarettes que l’Etat veut mettre en place (voir Lemondedutabac du 16 juillet).

Sicpa est spécialisée dans le marquage fiscal. Elle propose des encres et des solutions de sécurité pour identifier et certifier des billets de banque, des tickets de loterie ou le conditionnement de certains produits plutôt fiscalisés (tabac, alcools). Un business sensible et en croissance. D’autres entreprises dans le monde font la même chose, y compris en France. Il se trouve que Sicpa se distingue par son entregent médiatique et politique.

D’ailleurs, l’article récent du Canard Enchaîné sur « la guerre fumeuse contre le trafic des cigarettes » (voir Lemondedutabac du 24 juillet) correspond à une habile mise en avant de ses arguments contre la solution, moins coûteuse et plus opérationnelle, soutenue par les fabricants et les Douanes …

Le Journal du Dimanche part donc de ce curieux  amendement parlementaire (déclaré, en définitive, irrecevable) pour revenir sur l’actif lobbying de Sicpa  auprès des politiques : des promesses d’emplois dans trois circonscriptions dont celle de Pierre Moscovici ; l’appui d’un criminologue influent ; le soutien effervescent d’Arnaud de Montebourg qui cherche même à associer La Poste à la démarche ; une première tentative infructueuse en 2008 à laquelle s’étaient opposées les Douanes ; une grosse pression à Bruxelles pour imposer sa solution technique dans le cadre de la prochaine Directive tabac.

Le JDD a même rencontré un ancien dirigeant de Sicpa témoignant des méthodes « pas très claires, voire pas très légales » de la société suisse.

Ce que ne dit pas le JDD c’est que les références de Sicpa (Albanie, Géorgie, Brésil, Turquie, Maroc, certains états américains … la Suisse n’ayant pas fait appel à ses services) laissent quelques traces poussant au  scepticisme.

Il se dit, pour ne prendre que ces exemples , que la Turquie souhaiterait se débarrasser des vignettes  Sicpa, cinq ans après leur adoption, ce qui est à l’origine d’un sourd affrontement juridique.

En Californie, ces mêmes vignettes ont été massivement contrefaites, le mois qui a suivi leur très coûteuse mise en circulation.

Quant à la saga Sicpa au Maroc, elle mérite plusieurs volumes. Nous nous contenterons d’une prochaine information  sur le sujet. A suivre.

28 Juil 2013 | Institutions, Trafic
 

Dans son édition de ce jour, le Journal du Dimanche revient sur ce curieux amendement  parlementaire (déclaré depuis, irrecevable) sur la traçabilité du tabac dont nous nous étions étonnés (voir Lemondedutabac des 16 et 18 juillet). Il menait directement à un surcoût annuel du système de traçabilité portant sur 80 millions d’euros. Qu’il aurait bien fallu payer à un moment ou à un autre …

Le JDD trouve derrière cet amendement socialiste la trace de « l’étrange lobbying » de la société helvétique Sicpa, spécialisée dans le marqeeuage fiscal (sur billets ou produits), et qui cherche à contester une solution déjà prête, ne présentant aucun surcoût et faisant appel à un prestataire français …

Mais d’après l’hebdomadaire, Sicpa agiterait l’argument spécieux de la « création d’emplois » dans diverses circonscriptions pour s’implanter en France, y compris dans le fief électoral de Pierre Moscovici. Il est vrai que Sicpa a un lourd itinéraire de polémiques dans son sillage, à travers le monde entier. Nous reviendrons dessus.