Il fut un temps où les Français se précipitaient sur Le Canard Enchaîné, le mercredi, pour découvrir quelque révélation scandaleuse agitant la République.
Désormais, l’hebdo satirique se contente, comme nombre de ses confrères, de nous servir des plats réchauffés. Ce 24 juillet, il nous ressort la vieille histoire « des fabricants qui sont derrière les trafics du tabac » (selon la vieille théorie du complot – sans preuves concrètes – des anti-tabac) et le « scandale » du déjeuner de l’Association des parlementaires amateurs de Havane (voir Lemondedutabac du 2 juin).
Il aurait été tellement plus instructif d’enquêter sur les vraies filières du marché parallèle. Peut-être que le Canard a eu peur de perdre quelques-unes de ses vieilles plumes entre Anvers et Barbès.




