« Comment expliquer cette hausse de la prévalence tabagique en 2021 alors que le marché officiel du tabac (les ventes des buralistes) a baissé en volume de -6,2 % cette année-là ? »
Poser la question … c’est y répondre (voir 14 décembre)
« Comment expliquer cette hausse de la prévalence tabagique en 2021 alors que le marché officiel du tabac (les ventes des buralistes) a baissé en volume de -6,2 % cette année-là ? »
Poser la question … c’est y répondre (voir 14 décembre)
Les chiffres publiés par Santé publique France (voir 13 décembre) témoignent d’une stabilisation de la situation tabagique, qui trouve son origine dans deux causes principales : la pandémie de Covid-19 et l’interruption des politiques de lutte contre le tabagisme ces deux dernières années.
C’est ainsi que débute un communiqué du CNCT (Comité national contre le Tabagisme / voir 13 novembre).
Le Comité national contre le Tabagisme appelle les pouvoirs publics à reprendre une politique ambitieuse de lutte contre le tabagisme, à travers l’intégration d’une politique fiscale dans le Programme national de Lutte contre le Tabagisme (PNLT). Lire la suite »
L’annonce des résultats de la dernière étude de Santé Publique France sur la prévalence tabagique en France en 2021 (voir 13 décembre) semble avoir occasionné une certaine gêne dans les milieux autorisés de la lutte contre le tabagisme.
Comment expliquer que la prévalence tabagique a augmenté en 2021 alors que la trajectoire fiscale amenant au paquet à 10 euros était supposée produire ses effets ?
Comment expliquer cette hausse de la prévalence tabagique en 2021 alors que le marché global du tabac (les ventes des buralistes) ont baissé en volume de -6,2 % cette année-là. Plus précisément de -6,5 % pour les cigarettes (voir 9 janvier). Lire la suite »
Dans Le Parisien / Aujourd’hui en France, l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn réagit aux derniers chiffres sur la prévalence tabagique publiés par Santé publique France. À sa manière.
•• Le Parisien : Depuis que vous n’êtes plus ministre, vous êtes très rare dans les médias. Pourquoi prenez-vous exceptionnellement la parole ?
Agnès Buzyn : Parce que le combat contre le tabac est le mien depuis plus de dix ans. Je l’ai mené comme cancérologue, comme présidente de l’Institut national du cancer puis comme ministre de la Santé. Une de mes décisions fortes au ministère a été d’augmenter le prix du paquet à 10 euros. J’ai aussi perdu des amies, à un âge jeune, du cancer du poumon. Leur mort m’a bouleversée. Le tabac, c’est ma grande bataille. C’est la raison pour laquelle j’accepte de m’exprimer. Lire la suite »
« Selon les derniers chiffres de prévalence tabagique publiés par Santé Publique France, l’année 2021 est marquée par une hausse conséquente du nombre de fumeurs. 31,9 % de la population adulte française fume, là où ils étaient 30,4 % en 2020 (voir 13 décembre).
La France compte donc 15 millions de fumeurs. Ceci force à conclure que la politique de santé publique basée sur la hausse des taxes, relancée cette année dans les discussions du PLFSS (voir 3 décembre) a atteint ses limites et qu’il est temps d’intégrer une approche de réduction des risques. »
C’est ainsi que débute un communiqué de Philip Morris France que nous reprenons.
La tendance à la hausse, pour la seconde année consécutive, du taux de prévalence en France vient questionner une nouvelle fois l’efficacité d’une stratégie de lutte qui a pour principal bras armé le levier fiscal. Lire la suite »
Juste après l’annonce des résultats de la dernière étude de Santé Publique France sur la prévalence tabagique en France (voir ce jour), le ministre de la Santé et de la Prévention a eu à s’en expliquer sur France Info. Extraits.
• 700 000 fumeurs en plus en deux ans. Est-ce un échec de la politique de santé publique ?
Francois Braun : Nous avions réussi à faire baisser de façon importante le tabagisme, un peu plus de 2 millions de Français avaient arrêter de fumer. C’est 700 000 qui se remettent à fumer. Ce n’est pas une bonne nouvelle en termes de prévention. Lire la suite »
Le tabagisme, qui a connu une baisse d’une « ampleur inédite » chez les adultes entre 2014 et 2019, a recommencé à augmenter en 2021 après avoir stagné en 2020 selon les résultats d’une étude de Santé Publique France publiée ce 13 décembre (voir 26 mai 2020).
C’est ce reprend une dépêche AFP que nous reproduisons ci-dessous.
En 2021, en France métropolitaine, plus de trois adultes de 18-75 ans sur 10 ont déclaré fumer (31,9 %), et un quart quotidiennement (25,3 %). Comparé à 2020, ces chiffres ne montrent pas de variations significatives. Mais, comparé à 2019, avant la crise liée au Covid, la prévalence du tabagisme a augmenté (30,4 % à l’époque).
S’il n’a, globalement, pas évolué « de façon significative » (25,3 % en 2021 contre 24 % en 2019), le tabagisme quotidien a, pour sa part, progressé chez les femmes (23 % contre 20,7 %) et chez les peu ou pas diplômés (32 % contre 29 %). Les données proviennent du baromètre de Santé publique France, une enquête téléphonique auprès d’un échantillon aléatoire de 18-85 ans résidant en France (24 514 personnes en métropole, 6 519 Outremer), menée entre février et décembre 2021.
•• Pour expliquer ces résultats, Santé publique France juge qu’« un impact de la crise sociale et économique liée à la Covid-19 ne peut être exclu ».
Chez les femmes, l’augmentation du tabagisme pourrait être liée en partie à l’impact plus fort de cette crise pour elles, selon l’étude. Et les conséquences psychologiques, économiques et sociales de la crise Covid ont été « davantage marquées » dans les populations défavorisées, où « la cigarette peut être perçue comme un outil pour gérer le stress ou surmonter les difficultés du quotidien ».
Un seul résultat est jugé « encourageant », mais à confirmer : la baisse du tabagisme quotidien chez les hommes de 18-24 ans, cohérente avec une tendance à la baisse depuis quelques années chez les adolescents.
•• Outre des inégalités sociales toujours très marquées (plus de fumeurs quotidiens chez les chômeurs ou les ouvriers notamment), des différences régionales persistent. L’Occitanie (28,5 %) et Paca (29,1 %) avaient en 2021 une prévalence du tabagisme quotidien plus élevée que le reste de la France, l’Ile-de-France et les Pays-de-la-Loire moins élevée (22,4 %). La proportion de fumeurs dans les Outremers est inférieure à celle de la métropole.
•• Pour la cigarette électronique, l’usage (6,7 %) et le vapotage quotidien (5 %) ont augmenté chez les adultes en 2021 par rapport à 2020 (respectivement 5,4 % et 4,3 %), mais la proportion de 18-75 ans à l’avoir expérimentée est restée stable (38,7 %).
Le tabac reste la première cause de mortalité évitable en France, avec quelque 75 000 décès chaque année. L’objectif fixé par les autorités est de parvenir à une génération sans tabac à l’horizon 2032, conclut cette dépêche AFP.
13,3 %
Taux de prévalence tabagique au Royaume-Uni.
À comparer avec les 24 / 25 % que connait la France. Cherchez l’erreur et la différence entre la France et le Royaume-Uni où le vapotage s’avère officiellement soutenu et encouragé (voir 9 décembre).
L’institut officiel des statistiques en Grande-Bretagne (the Office for National Statistics / ONS) vient de sortir sa dernière estimation du taux de prévalence tabagique (voir 24 juin 2017). Pour l’année 2021. Soit : 13,3 % de fumeurs dans la population de plus de 18 ans. Ce qui correspond à 6,6 millions de personnes.
•• Quand l’institut a commencé à traiter le sujet – c’était en en 2011 – le taux de prévalence tabagique en était à 20,2 %. En 2020, le taux de prévalence était déjà descendu à 14 %.
Ce 13,3 % de prévalence tabagique globale correspond à 15,5 % de prévalence chez les hommes et à 11,5 % chez les femmes. On retrouve aussi un taux de prévalence de 15,8 % chez les 18-34 ans.
Précision : le taux de prévalence tabagique (fumeurs quotidiens) en France est estimé – dernières données connues – aux alentours de 24/ 25 % (voir 26 mai 2020).
•• Toujours selon l’ONS, 7,7 % des anglais de plus de 16 ans sont vapoteurs (6,4 % en 2020). Soit 4 millions de vapoteurs. Le même organisme estime que l’e-cigarette a joué un « rôle majeur » dans la baisse de la prévalence tabagique. En précisant que 23,5 % des fumeurs de tabac traditionnel sont aussi des vapoteurs. Et que 15 % des ex-fumeurs de tabac traditionnel s’avèrent vapoteurs.
L’Office for National Statistics estime aussi que les campagnes de prévention anti-tabac et la mise en place d’un certain nombre de lieux sans tabac ont contribué à faire baisser cette prévalence tabagique.
Alors que l’Assemblée générale des Nations-Unies se tient, à partir d‘aujourd‘hui et jusqu‘à la fin de la semaine à New York, Philip Morris International publie un livre blanc destiné aux responsables politiques internationaux ainsi qu’à tout l’environnement institutionnel s’intéressant au sujet du tabagisme.
Le titre de ce livre blanc : Rethinking Disruption, « innovating for better in an era of division ». Il sera présenté lors de différents colloques et tables-rondes qui se tiendront en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Lire la suite »