Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
15 Juil 2024 | Observatoire
 

Nous sommes à l’époque des pétitions dans tous les sens. On ne voit pas pourquoi les Jeux olympiques et para-olympiques y échapperaient …

C’est ainsi que 112 signataires d’une lettre ouverte (101 athlètes et 11 organisations représentant 43 sports et 30 pays) ont visé Coca-Cola et Pepsi en leur demandant de réduire la pollution plastique à travers une augmentation significative de l’utilisation d’emballages réutilisables : « le recyclage ne suffit pas ».

En effet, les deux firmes ont déjà pris un certain nombre d’engagements en matière de recyclage et de réutilisation. Mais selon les données annuelles de #BreakFreeFromPlastic The Coca-Cola Company et PepsiCo comptent parmi les principaux pollueurs plastiques mondiaux. (voir 16 février 2019).

10 Juil 2024 | Observatoire
 

Comme Nespresso qui multiplie ses sources d’approvisionnement dans le monde. En quête d’arômes toujours différents, la filiale de Nestlé conquiert de nouveaux terroirs et cultive les codes du haut de gamme. Enquête de Marie-Josée Cougard dans Les Échos.

Le petit noir n’a plus le monopole du marché du café. Dans de nombreux pays, sous l’influence américaine, le café latte, le cappuccino, les versions glacées voire aromatisées font florès. Le soluble et le café filtre n’ont pas dit leur dernier mot. Et le café en grain connaît une nouvelle jeunesse. Dans ce nouveau paysage, les dosettes jouent une partie très complexe.  Lire la suite »

27 Juin 2024 | Profession
 

Peu connu en France malgré une large présence de marques comme Johnny Walker Smirnoff ou Guinness, Diagoe, le numéro un mondial des spiritueux, a la ferme intention de se faire une plus grande place au soleil hexagonal. En mordant sur le territoire du « haut de gamme » défendu par Pernod Ricard, son challenger historique.

Selon Les Échos, le groupe britannique lance son offensive maintenant qu’il a repris en direct la commercialisation de la majorité des marques (37) distribuées par la coentreprise créée en 1998 avec Moët Hennessy (LVMH). Il a ouvert une filiale à Paris il y a quatre mois et précise ses ambitions.

•• Sa part de marché en France (7,9 % en valeur) est bien trop modeste au regard de l’importance du marché national et surtout compte tenu de son poids dans les autres pays du sud de l’Europe, comme l’Espagne (24,4 %), l’Italie (13,7 %) et la Grèce (47 %).

Son chiffre d’affaires (70 millions d’euros) est 10 fois inférieur dans l’Hexagone à celui de Pernod Ricard (plus de 600 millions d’euros), alors que, mondialement, ses ventes atteignent 18,4 milliards d’euros quand celles de son rival français sont à 12,4 milliards d’euros.

Pour s’arroger 10 % de parts de marché dans un premier temps, Diageo veut muscler sa présence dans les bars et hôtels de luxe, mais aussi auprès des cavistes, qui sont « les vrais prescripteurs auprès des consommateurs ». Pour cela, Diageo passera du modèle de distribution directe, qui était celui de la coentreprise avec Moët Hennessy, à un système reposant sur des distributeurs grossistes (…)

Le groupe investira dans la formation des cavistes et des gérants de bar pour développer les cocktails à base de ses marques.

•• « Diageo s’appuiera sur cinq de ses marques iconiques », explique au quotidien économique Patrick Gantier, directeur général de l’Europe du Sud pour le groupe. La tequila mexicaine Don Julio, « le spiritueux qui a la plus forte croissance au monde ». Une catégorie « sous-développée en France », où le leader britannique entend développer le segment premium. Lire la suite »

31 Mai 2024 | Profession
 

Un rapport du Sénat, présenté ce 30 mai, recommande une augmentation de la fiscalité du tabac et une refonte de la taxe sur les boissons sucrées, tout en appelant à la réflexion sur un prix minimum de lalcool. C’est ainsi que débute une dépèche AFP que nous reprenons.

Les sénatrices Élisabeth Doineau (centriste) et Cathy Apourceau-Poly (communiste) ont émis une quinzaine de propositions dans un rapport sur la « fiscalité comportementale en matière de santé », dont les conclusions ont été adoptées ce mercredi par la commission des Affaires sociales de la chambre haute.

Elles préconisent ainsi de poursuivre la hausse de la fiscalité sur le tabac : « augmenter le prix des produits du tabac de 5 % par an (3,25 % hors inflation si celle-ci est de 1,75 %) jusqu’en 2040 », ce qui « permettrait de porter le prix du paquet de cigarettes d’environ 12 euros aujourd’hui à 25 euros en 2040 (20 euros en euros de 2024) ». Soit un prix multiplié par un peu plus de deux, en 16 ans. Elles appellent à la création d’une « méthodologie » de chiffrage des ventes de cigarettes sur le marché parallèle. Lire la suite »

28 Mai 2024 | Observatoire
 

Pepsi France a ouvert du 23 au 29 mai un restaurant éphémère dans le centre de Paris, avec le jeune chef Xavier Pincemin, ancien gagnant de Top Chef. Le défi : créer des menus, avec des plats cuisinés avec du Pepsi. Une opération destinée à relancer la marque dans l’Hexagone.

Le second groupe alimentaire mondial (85 milliards d’euros de chiffre d’affaires) revient sur le devant de la scène en France, avec sa célèbre marque de boisson, sur un espace « Le Pepsi Street Food » (à deux pas de la place de la République), où le chef Xavier Pincemin a relevé le défi : créer entrée, plat et dessert, avec une touche du cola maison, à l’exemple d’un hot dog à l’effiloché de boeuf, sauce Pepsi BBQ et sa purée de pommes de terre.

Une cuisine inspirée de la street food pour laquelle le jeune chef de 34 ans est connu de la jeune génération (3 millions de personnes sur les réseaux sociaux, dont Tik Tok), la cible de la marque en pleine phase de relance.  Lire la suite »

9 Mar 2024 | Observatoire
 

La bière, devenue la meilleure concurrente du vin, le développement des microbrasseries, la déferlante des bières sans alcool … Anders Roed, Président-directeur général de Brasseries Kronenbourg dresse, dans Le Figaro, le panorama dun secteur en pleine mutation. Extraits …

•• Les derniers sondages d’opinion montrent que le monde de la bière est de plus en plus attractif …

Anders Roed : C’est une tendance quon observe maintenant depuis des années en France. Elle est surtout portée par les jeunes adultes consommateurs, qui commandent de plus en plus de bières dans les bars, mais aussi dans les restaurants. Il y a de plus en plus de bières consommées avec les repas. Cela concerne toutes sortes de bières différentes : des blondes, mais aussi des bières fortes de style belge, et aussi les IPA.

En France, il y a 15-20 ans, la plus grande part du marché revenait aux blondes standards et ensuite, il y a eu un bel engouement pour les bières dabbayes comme Grimbergen, avec un style un peu belge. Maintenant, il y a une variété immense de bières. En 1969, quand nous avons ouvert la brasserie dObernai, nous ne proposions que deux produits. Aujourd’hui, nous en avons plus de 60 avec une accélération ces dernières années. Nous présentons 5 à 6 nouvelles recettes chaque année.

•• Le développement des micro-brasseries contribue-t-il au succès de la bière ?

A. R. : En effet, il y a un développement incroyable dans le secteur de la microbrasserie. Maintenant, on en compte 2 500 à 2 600 en France. Aujourd’hui, chaque français a une brasserie à 20-30 kilomètres de chez lui (…). Ce qui a vraiment contribué au développement du secteur brassicole, cest que les grandes et les petites brasseries cohabitent et cela augmente beaucoup l’intérêt pour le secteur brassicole. Cette passion pour le secteur brassicole a énormément augmenté ces 10 ou 15 dernières années en Europe et aux États-Unis et cela se produit aujourd’hui en Europe de l’Est et en Asie.

Les microbrasseurs dans plusieurs pays sont devenus des petites rock stars. Ils travaillent avec des chefs dans des grands restaurants et ils développent des brassins incroyables. Cela a un effet sur l’image de la bière. Cette diversité de produits a permis de toucher des gens qui ne consommaient pas forcément de la bière avant. En termes de marketing, plus le marché est riche et plus la perception de qualité augmente.

•• Vous voulez dire que ce phénomène de microbrasserie a été extrêmement favorable aux grands groupes en renforçant l’intérêt et l’excitation du public ?

A. R. : Les microbrasseries ont apporté beaucoup d’innovation. Et en même temps, les petits ont pu profiter de l’expertise des grands. Dans le groupe Carlsberg par exemple, on a eu le développement de la levure et ça, c’est une sorte de technologie, d’expertise. Nous, nous avons des scientifiques qui travaillent uniquement sur ce sujet, pour l’améliorer, et c’est une partie de notre histoire avec le groupe Carlsberg. Ce sont des technologies qui ont été partagées avec beaucoup de brasseurs dans le monde. À mon avis, les petits ont besoin des grands et les grands ont besoin des petits (…) Lire la suite »

10 Fév 2024 | Observatoire
 

À surveiller parmi les fournisseurs : des TPE-PME tentent de se faire une place sur le marché en forte croissante des bières, vins, spiritueux sans alcool. Elles y sont présentes de la production à la distribution de boissons. Enquête des Échos.

« Le Dry January (voir 28 décembre 2023) a clairement un impact sur notre activité. C’est toujours notre meilleur mois car c’est une période où les consommateurs sont prêts à découvrir une nouvelle façon de boire », assure Jean-Philippe Braud, fondateur de Gueule de joie (pionnier de la vente de boissons non alcoolisées, qui réalise un demi-million de chiffres d’affaires et s’est associé en 2023 avec le réseau de 280 caves bar V and B). Mais au-delà du phénomène Dry January, le sans alcool est en plein essor.  Lire la suite »

7 Jan 2024 | Observatoire
 

Le Figaro (édition du 28 décembre) a publié un sondage Ifop pour l’agence de relations publiques CorioLink avec une question simple : « avec quelle personnalité politique voudriez-vous boire une bière ? »

Façon singulière de mesurer la popularité et les qualités de dialogue supposées des un(e)s et des autres.

•• Les résultats de ce sondage original : 

Édouard Philippe
Plutôt envie : 28 %
Tout à fait envie : 9 %
Envie : 37 % 
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20 Déc 2023 | Observatoire
 

Si la filière bio est à la peine (voir 28 juin 2022), un secteur tient le choc, celui du vin bio. Lan dernier, son chiffre daffaires a progressé de 6,2 %. Des ventes qui ont triplé depuis 2012. Les volumes sont eux aussi en hausse à 2,5 millions dhectolitres selon Les Échos.

Le vignoble bio occupe 170 800 hectares (+5 % en un an), soit 21 % du vignoble tricolore. C’est le plus grand d’Europe. L’Occitanie est la première région productrice. Près de 12 000 producteurs en rouge, blanc et rosé se sont lancés.

Comment expliquer cette résistance dans un monde viticole en crise ? « Cest dû à la spécificité de la distribution qui sappuie dabord sur la vente directe et les cavistes, et pas les grandes surfaces contrairement aux autres produits bio » souligne un producteur de Côtes-du-rhône bio. Ces deux circuits pèsent 40 % de l’activité, contre à peine 4 % pour la grande distribution. Il y a donc une proximité avec la clientèle souvent de fidèles en quête de conseils.

Autre différence marquée, ses acheteurs sont de plus en plus jeunes, selon Circana (+39 % en un an. Et plus jeunes que les autres consommateurs de vin : 12 % ont moins de 25 ans, contre 5 % en moyenne. De plus, 90 % sont des acheteurs mixtes : ils boivent aussi des nectars conventionnels mais sont plus nombreux à se dire prêts à augmenter leurs achats en bio.

Rouge, blanc, rosé sont en vogue (mais pas le champagne). Respect de l’environnement, confiance dans la qualité des produits et santé sont les principaux motifs d’achats. Côté prix, on trouve des crus de toutes les bourses cela va de 5 à 23 euros.

11 Nov 2023 | Profession
 

Kronenbourg, désormais BK, a réussi son année 2022. Ce qui lui « donne des ailes » selon LSA pour accélérer sa stratégie qui tient en trois axes : premiumisation, innovations et partenariats sportifs.

BK, pour Brasseries Kronenbourg. Un changement qui s’accompagne d’un nouveau logo, bleu, celui de la marque « 1664 », quand l’ancien était rouge … comme la marque « Kronenbourg ». Tout un symbole. Car Kronenbourg et 1664 sont deux signatures phares de ce brasseur qui capte un quart du marché de la bière.

•• Longtemps, « Kronenbourg » a été sa première marque. Aujourd’hui, si celle-ci reste essentielle, notamment en Alsace, « 1664 », plus premium, s’impose. BK, deuxième acteur de la catégorie et le seul en croissance l’an passé, participe donc à la montée en gamme du rayon.

Pour continuer, son patron mise notamment sur la marque 1664, déclinée avec et sans alcool. « Nous sommes le premier innovateur du marché avec 43,5 % des lancements. Linnovation est importante pour augmenter la consommation par personne, de 33 litres en France par an, la plus faible d’Europe », explique Anders Røed, PDG de BK depuis janvier 2022.

Il y a quelques années, Kronenbourg avait créé HOB (40 millions d’euros de CA en 2022), une structure dédiée aux bières craft. Une entité qui va se fondre dans BK. « Pour accélérer le développement de ses cinq marques phares : La Bête, Brooklyn, Ducasse, San Miguel et St Austell », précise le PDG.

•• Relancée en 2015, Tourtel est une autre marque dorlotée par BK. Devenue Tourtel Twist, elle a permis de relancer le segment du sans-alcool qui, certes, ne pèse que 5 % des ventes de la bière mais qui croît chaque année : de 12 % en 2022 et de 17 % pour Tourtel Twist.

Une croissance en partie due à sa première participation au Tour de France. « Cet événement est une occasion fantastique de faire goûter la marque », apprécie le Norvégien, ravi que Tourtel Twist ait été classée par le public deuxième marque préférée de la caravane, derrière Cochonou.

En 2024, Tourtel Twist sera supporteur officiel des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. (Voir aussi 10 septembre 2020).