Dans ParisTurf, Éric Woerth – nommé par le Gouvernement pour définir un « Pacte PMU 2030 » – évoque sa mission et l’avenir du secteur. Avec des explications à la clé. Extraits.
ParisTurf : Pouvez-vous nous expliquer rapidement en quoi va constituer votre mission en tant que « préfigurateur » ?
Éric Woerth : À la demande des ministres de l’Agriculture et du Budget, une mission de l’Inspection générale des finances (IGF) a récemment rendu des conclusions accompagnées de propositions. Elle est intervenue en raison d’un événement peu courant : le rejet des comptes du PMU malgré la signature des commissaires aux comptes et également d’un contrôleur indépendant, ce qui n’est pas un événement anodin.
Sur un plan purement comptable, il n’y avait pas de gros problème, mais peut-être que ce rejet signifiait autre chose, une souffrance du système. Cela a été un coup de semonce pour l’État, montrant qu’il y avait des sortes de désalignement des sociétés mères, qui n’ont pas voté de la même manière.
Suite au rejet des comptes par l’Assemblée générale du PMU, il a fallu ensuite beaucoup discuter pour que ceux-ci soient finalement validés. Or, cette filière du cheval de courses est partagée entre deux sous-filières, trot et galop, lesquelles disposent d’un premier monopole attribué par l’État, celui d’organiser les courses, et d’un second, d’enregistrer les paris au travers du PMU.
Donc l’État a souhaité voir clair. Comprendre ce qui se passait pour aboutir à une situation – le rejet des comptes – soit une situation qui, par principe, dans l’image que ça peut procurer, est évidemment mauvaise pour le cheval de course, et donc pour les paris.
Parmi les points de friction justement entre le trot et le galop, il y a le partage dit du 50-50…
Éric Woerth :L’accord scellé en 2018 était plutôt intelligent. Évidemment, cela peut être contesté, mais cela traduit également ce qu’est une filière. Quand vous regardez réellement les chiffres, on est très peu éloigné du 50-50. Le calendrier est construit à 50-50 pour aboutir grosso modo à 50-50 du chiffre d’affaires du PMU. Cela doit être aussi le cas pour la taxe affectée qui remonte à l’État avant de revenir aux sociétés mères sans passer par le PMU.
L’accord doit être gravé dans le marbre pour plusieurs années, car il permet d’équilibrer le programme des épreuves, lequel joue sur l’animation des courses. Oui, je plaide pour le 50-50, car cela correspond à l’état d’esprit de la filière et qu’il n’y a pas de décorrélation évidente qui montre que ce n’est pas 50-50. Si, un jour, survenait un décrochage extrêmement fort, il faudrait rectifier les choses. Peut-être faudra-t-il écrire cette exception (…) Lire la suite »










Le gouvernement choisit de court-circuiter le débat national en passant en force sur un sujet majeur de santé publique. Il ignore les propositions parlementaires venant d’une majorité de groupes politiques, propositions qui visent à encadrer strictement et à fiscaliser ces produits, permettant de ne pas priver les fumeurs adultes d’une alternative moins nocive que la cigarette tout en protégeant les mineurs. Le gouvernement ignore aussi la récente norme AFNOR qui prévoit des exigences strictes en matière de composition, d’étiquetage et de sécurité et permet un encadrement rigoureux des sachets de nicotine.
Un décret du 5 septembre « relatif à l’interdiction des produits à usage oral contenant de la nicotine » est paru dans le Journal officiel ce matin. Cette interdiction concerne la production, la fabrication, l’offre, la cession et l’acquisition du produit sur le territoire national.
La nouvelle édition de l’offre de jeux Mission Patrimoine est commercialisée depuis le 1er septembre. Comme les précédentes, cette huitième édition contribue au financement de la Mission pour le patrimoine en péril, portée par Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture.