Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
20 Mai 2026 | Associations
 

Ce mois de mai, une campagne d’affichage est diffusée sur l’ensemble de Saint-Barthélémy-d’Anjou (9 700 habitants, près d’Angers dans le Maine-et-Loire).
Initiée par la municipalité avec l’éco-organisme Alcome, l’objectif est de sensibiliser les habitants face aux enjeux de biodiversité liés aux mégots.
Nous reprenons le message de la municipalité.

Lorsqu’un mégot est jeté par terre, il finit souvent dans les égouts, puis dans les réseaux d’assainissement et les rivières. Sa petite taille ne lui permet pas d’être filtré et nuit au fonctionnement des stations d’épuration. Composé de matières plastiques, il pollue l’eau et risque d’être ingéré par la faune et la flore.

Jeter son mégot dans un endroit adapté, c’est le geste à adopter : les poubelles, les cendriers de rue, les cendriers de poche.
En adoptant des gestes simples et responsables, chacun peut contribuer à réduire cette pollution durable et protéger efficacement notre environnement.

(Voir aussi les 7 mai et 29 avril)

18 Mai 2026 | Associations, Vapotage
 

L’OFDT vient de publier une « Évaluation du vapotage chez les collégiens et les lycéens de 2014 à 2024 » (voir le 30 avril 2026). Celle-ci contient une information historique : le tabagisme des jeunes s’est effondré en 10 ans, il est même en voie de disparition. L’objectif du PNLT d’une génération sans tabac pour 2036 est quasiment atteint, avec 10 ans d’avance.
C’est ainsi que s’entame une communication de Jean Moiroud, son président, sur le site de la Fivape (voir le 20 avril 2026) à propos de la nouvelle étude de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives).

Deuxième information capitale : de toute évidence, l’effet passerelle de la vape au tabac qui devait créer une nouvelle génération de jeunes fumeurs ne s’est absolument pas réalisé.

Enfin, l’OFDT montre que la consommation tous produits confondus (cigarette et/ou vape) a été divisée par deux en seulement 6 ans, de 2018 à 2024. Il n’y a donc pas de nouvelle épidémie de nicotine, d’autant que rien n’indique dans la publication de l’observatoire que les jeunes qui vapent utilisent tous de la nicotine.

Pourtant, ces révélations majeures pour la santé publique ont été passées sous silence dans la communication publique et, à fortiori, dans les médias. L’information qui a été essentiellement mise en avant est qu’un jeune sur deux (46 %) aurait expérimenté le vapotage.

À nouveau, la seule cible de la communication antitabac est le vapotage. Le tabac n’est plus un sujet dans la lutte contre le tabagisme.
Pourtant, malgré les bonnes nouvelles, l’OFDT relève que les jeunes sont encore plus de 30 % à essayer la cigarette. Et malgré l’hystérie à propos de la vape, l’observatoire indique qu’il y a toujours plus de fumeurs quotidiens (5,5 %) chez les lycéens que de vapoteurs exclusifs (4 %). Lire la suite »

18 Mai 2026 | Associations
 

La Ville d’Autun relaie la campagne nationale de sensibilisation « Mon Mégot, Où il faut », afin de rappeler l’impact environnemental considérable des mégots de cigarette abandonnés dans l’espace public.
Nous reprenons une communication de la Ville d’Autun (13 000 habitants/Saône-et-Loire).
Sachant que la campagne « Mon Mégot Où Il Faut » est développée avec l’éco-organisme Alcome.

Souvent perçu comme un simple déchet anodin, le mégot est pourtant composé de plastique, plus précisément d’acétate de cellulose. Jeté au sol, il met plusieurs années à se dégrader et peut polluer durablement les sols, les cours d’eau et les espaces naturels. À savoir qu’un seul mégot peut contaminer plusieurs centaines de litres d’eau. Lire la suite »

8 Mai 2026 | Associations, Vapotage
 

D’outil de sevrage, la cigarette électronique est devenue une porte d’entrée vers la nicotine pour une génération entière de lycéens… Une évolution alarmante qu’analyse le Professeur Loïc Josseran, président de l’association Contre Feu, professeur de santé publique et président de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. C’est ainsi que débute un article du Petit Journal de Tarn-et-Garonne que nous reprenons (Extraits).

Comment expliquer la progression du vapotage chez les lycéens ?

Les industriels du secteur ont bien compris que le tabac était en perte de vitesse totale chez les jeunes. Cela fait un moment qu’ils travaillent sur de nouveaux produits comme la cigarette électronique et ses dérivés : un éventail de dispositifs plus colorés, aux goûts alléchants, acidulés, fruités ou sucrés mis en avant dans des boutiques aux allures de Disneyland.
Sans oublier les stratégies marketing valorisant le côté « plus respectable pour l’environnement » de ces produits. Les industriels mobilisent aussi des influenceurs aux petites communautés, qui passent un peu sous les radars des régulateurs.
Pour le Professeur Josseran, le constat est sans appel : « La cigarette électronique devrait rester un produit de sevrage, et non pas un moyen de s’initier à la nicotine. » Lire la suite »

29 Avr 2026 | Associations
 

Alcome était présent aux côtés de l’Association MerTerre pour la 23ème édition de « Calanques Propres », un rendez-vous majeur de mobilisation citoyenne en faveur de la préservation du littoral.
C’est ainsi que débute une communication de l’éco-organisme Alcome, sur Linkedin, que nous reprenons (voir le 13 avril 2026).

De la Côte Bleue à La Ciotat, associations, collectivités, bénévoles, entreprises et acteurs institutionnels se sont mobilisés pour une action concrète : ramasser, caractériser et mieux comprendre les déchets abandonnés dans nos espaces naturels. Lire la suite »

22 Avr 2026 | Associations
 

Cendrier de poche

Dans le dernier numéro du Journal des Départements, un éclairage est consacré au rôle des mégots comme révélateurs des usages et des dynamiques territoriales. Nous en reprenons des extraits.

« Au-delà d’un enjeu de propreté, leur présence dans l’espace public met en lumière les pratiques quotidiennes, les lieux de passage et les modes d’appropriation des territoires. En France, on en dénombre en moyenne 1,3 tous les dix mètres de voirie, un indicateur concret des comportements et des tensions autour du partage de l’espace public.

« Menée avec l’Institut Terram, une étude portée par l’éco-organisme Alcome montre que la réduction des mégots repose sur une combinaison d’actions : prévention, équipements adaptés, médiation et compréhension fine des usages locaux (voir le 21 janvier 2026).

« Ce travail souligne également le rôle central des collectivités, et notamment des maires, dans la mise en œuvre de réponses de proximité, au croisement de la sensibilisation, de l’action publique et de l’organisation des espaces.

17 Avr 2026 | Associations, Profession
 

L’Indre compte 120 buralistes. Une profession qui a beaucoup diversifié son activité ces dernières années. Ses représentants dans le département ont pu faire remonter leurs doléances, dans le cadre d’une grande consultation nationale. Nous reprenons l’information de Ici matin Berry (Manon Klein et Antoine Lifault).

Quel avenir pour les buralistes ? Quelles sont leurs difficultés ? Une vaste consultation est lancée (voir 16 février 2026 et 27 mars 2026).

Ce 15 avril, le président national de la Confédération des buralistes était dans l’Indre, à Châteauroux. C’est l’une des 12 étapes de son tour de France pour recueillir les doléances et remarques de la profession. Une consultation qui aura lieu aussi en ligne à partir du mois de juin pour que tous les buralistes puissent s’exprimer directement. La synthèse de l’ensemble de ces remontées sera remise au Gouvernement le 13 novembre prochain, lors du congrès des buralistes, afin de nourrir les discussions en vue du prochain protocole d’accord entre l’État et la profession en 2027.

L’Indre a été choisie notamment pour son caractère rural :

plus de 60 % du réseau de buralistes se trouve dans des communes de moins de 3 500 habitants.

La lutte contre les marchés parallèles fait partie des principales doléances de la profession, dans le département comme dans le reste de la France. Lire la suite »

17 Avr 2026 | Associations
 

Faut-il effacer les images du passé lorsqu’elles ne sont plus conformes aux lois du présent ? La question, presque philosophique, s’est retrouvée au cœur d’un contentieux opposant Netflix à des associations de lutte contre le tabagisme. Et la réponse de la justice française est sans ambiguïté : la loi Évin s’applique, y compris aux images d’archives.
Nous reprenons cette information de The Media Leader (specialisé dans les médias).

Au-delà du cas du géant du streaming, cette décision pose une question plus large à l’ensemble des acteurs audiovisuels : comment représenter fidèlement une époque dont les codes sont aujourd’hui interdits ?

Représenter le réel sans le réécrire

Dans le documentaire Schumacher, diffusé sur Netflix, les images d’archives des courses de Formule 1 des années 1990 montrent un environnement saturé de marques de cigarettes. À l’époque, les cigarettiers étaient omniprésents : sur les monoplaces, les combinaisons, les casques ou encore les circuits.

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16 Avr 2026 | Associations, Vapotage
 

logo cnct

À l’occasion d’une conférence de presse, tenue ce 15 avril à l’Assemblée nationale, les députés Nicolas Thierry (Écologiste et Social) et Pierre Cazeneuve (Ensemble pour la République), aux côtés du Comité national contre le Tabagisme, présentent une proposition de loi visant à généraliser le paquet neutre pour l’ensemble des produits du tabac et du vapotage (voir le 14 avril 2026). Prévue par le Programme national de Lutte contre le Tabac (2023–2027), cette mesure entend mettre fin à l’utilisation du conditionnement comme vecteur publicitaire, en particulier auprès des plus jeunes.

C’est ainsi que débute un communiqué du CNCT que nous reprenons.

Un usage du vapotage en forte progression chez les adolescents

Cette proposition de loi intervient alors que les données publiques pointent des niveaux alarmants de consommation de cigarettes électroniques chez les adolescents. Selon l’Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives, 46 % des lycéens français ont déjà expérimenté la cigarette électronique (2024), tandis que 6,8 % d’entre eux indiquent consommer quotidiennement ce produit, soit une augmentation de 79 % en seulement deux ans.
Avec près d’un collégien sur cinq déclarant avoir déjà expérimenté la cigarette électronique, les données pointent le risque d’un développement rapide d’une nouvelle épidémie nicotinique chez les adolescents. Lire la suite »

15 Avr 2026 | Associations, Vapotage
 

Avec un chiffre d’affaires d’1,6 milliard d’euros en 2025, le marché de la cigarette électronique connaît « une progression fulgurante », affirme ce 14 avril sur France Inter, Marion Catellin, directrice du collectif Contre-Feu (voir 2 avril 2026).

(NDLR : Une nouvelle attaque frontale contre le vapotage alors même qu’un opérateur national de la stratégie antitabac vient de publier un document reconnaissant que le vapotage est un outil de sevrage efficace…voir le 14 avril 2026).

Les jeunes sont « clairement les plus ciblés » par ce marché, selon Contre-Feu.

En 2025, le marché de la cigarette électronique représente 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il s’agit d’une « progression fulgurante », selon Marion Catellin, directrice du collectif Contre-Feu (ex-Alliance contre le tabac), ce mardi sur France Inter. « Et les jeunes sont clairement les plus ciblés » par ce marché, assure-t-elle. Le collectif publie, ce 14 avril, son rapport sur le marché de la vape.

Selon l’enquête du collectif, plus de la moitié des jeunes de 13 à 16 ans reconnaissent que ces produits leur donnent envie à cause de leur goût ou du marketing.
Afin d’« attirer les plus jeunes », Contre-Feu constate que les industriels utilisent un « packaging coloré » avec « des produits qui ressemblent à des mini consoles vidéo, des mini biberons », « des arômes très sucrés » aussi au goût de bonbon, de barbe à papa, et même de « licorne ». Des influenceurs sont également « rémunérés pour faire la promotion de la cigarette électronique sur les réseaux sociaux », ce qui est pourtant interdit par la loi.

Marion Catellin estime que les industriels mettent en place la même stratégie que pour la cigarette « classique », c’est-à-dire que « les plus jeunes sont visés, car plus un jeune rentre tôt dans l’addiction à la nicotine, plus il aura du mal à en sortir ».

Le collectif Contre-Feu réclame donc la mise en place d’« un paquet neutre » comme pour la cigarette « classique » (voir 14 avril 2026), l’interdiction aussi de la vente en ligne de produits de la vape, car la « part de jeunes qui achètent en ligne est non-négligeable ».

Marion Catellin en appelle également à « la responsabilité des buralistes comme des magasins de vape pour ne plus vendre ces produits à des mineurs ». D’après le rapport du collectif, un tiers des vendeurs acceptent de fournir des produits de vape à des mineurs.