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20 Nov 2025 | Associations
 

banderol letat tousse trafics respirent

Ce 17 novembre, à l’appel de la Confédération des buralistes, 103 élus départementaux du réseau, emmenés par le président national Serdar Kaya, se sont rassemblés devant les portes du Sénat pour une mobilisation inédite.
C’est ainsi que débute un communiqué officiel de la Confédération que nous reprenons (voir 18 novembre / buralistes-parlementaires).

Objectif : alerter les pouvoirs publics sur l’urgence d’agir face à l’explosion du commerce illicite de tabac et aux 5 milliards d’euros de recettes fiscales perdues chaque année.

Cette action collective, organisée en plein débats budgétaires, rappelle que si la prévention du tabagisme demeure essentielle, l’indifférence qui entoure la montée du marché parallèle est, elle, alarmante. L’étude TAFE, menée par la Douane et la Mildeca, confirme l’ampleur du phénomène : l’équivalent de 40 hôpitaux ou 450 centres de santé disparaît chaque année dans les circuits de la contrebande et des réseaux criminels. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Buralistes au Sénat : le communiqué officiel de la Confédération  
19 Nov 2025 | Associations, International
 

E-cigarettes jetables, sachets de nicotine aux saveurs sucrées : ces nouveaux produits visant les jeunes font peser un danger sur la lutte contre la dépendance au tabac et la nicotine, a souligné l’OMS, appelant tous les pays à légiférer sur ces produits.
C’est ainsi que débute une dépêche AFP, du 17 novembre, que nous reprenons.

« Les écoles sont le nouveau front de la guerre contre le tabac et la nicotine, où les entreprises recrutent activement une génération de toxicomanes », a souligné le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l’ouverture de la 11e conférence de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT / voir les 17 et 18 novembre).

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 Commentaires fermés sur COP 11 : « Les écoles sont le nouveau front de guerre contre le tabac et la nicotine » (OMS)  
18 Nov 2025 | Associations
 

Serdar Kaya en compagnie de députés

L’organisation qui représente 22 800 professionnels – la Confédération nationale des buralistes – fustige un trafic de la contrebande et de la contrefaçon nourri par la hausse des prix, avec un paquet vendu en moyenne près de 13 euros, soit une augmentation d’environ 6 euros depuis 2017. C’est ainsi que débute un sujet de BFM-TV que nous reprenons (voir le 17 novembre et ci-dessous).

Plusieurs dizaines de buralistes se sont rassemblés lundi près du Sénat, avant l’examen en séance du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, pour réclamer un « moratoire » sur la hausse des prix du tabac, carburant selon eux de la contrebande et de la contrefaçon (voir le 17 novembre et ci-dessous).

Une imposante benne remplie de cartouches de cigarettes a été déposée pour l’occasion devant les grilles du jardin du Luxembourg, qui jouxte la chambre haute. À l’intérieur, « environ 100 000 paquets, soit deux heures de vente sur le réseau illégal », assure Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes, à l’origine du rassemblement.

La part du tabac consommé en France métropolitaine qui échappe à la fiscalité nationale (TAFE) représente un manque à gagner fiscal de 4,3 milliards d’euros en moyenne en 2023, selon les Douanes.

Un amendement qui proposait d’augmenter le prix du tabac à hauteur de 10 % par an jusqu’en 2032, afin d’atteindre un paquet à 25 euros, a été rejeté à l’Assemblée nationale lors de la discussion sur le projet de budget de la Sécurité sociale en présence de la ministre Amélie de Montchalin (voir 8 novembre).

Mais les buralistes redoutent qu’un amendement similaire revienne au Sénat.

Serdar Kaya, qui dit avoir échangé sur le sujet avec la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, assure que le gouvernement « a pris conscience de la situation » et est opposé à toute nouvelle hausse, hors inflation.

Il s’est par ailleurs félicité de la position exprimée à l’Assemblée par la ministre qui souhaite rétablir « la règle d’une seule cartouche de cigarettes par personne franchissant une frontière intra-européenne », contre quatre actuellement.

 Commentaires fermés sur Les élus des buralistes devant les parlementaires  
18 Nov 2025 | Associations
 

banderol letat tousse trafics respirent

« Mesdames, messieurs les sénateurs, si vous cherchez 5 milliards pour équilibrer le budget, regardez du côté des marchés parallèles du tabac » : c’est ainsi que débute une tribune libre, signée Serdar Kaya (président de la Confédération des buralistes), et parue dans Les Échos à l’occasion d’une opération symbolique des élus des buralistes devant le Sénat (voir 17 novembre et ci-dessus). Nous la reproduisons.

Alors que vous débattez du budget de la Nation et cherchez, poste par poste, les recettes supplémentaires nécessaires pour rééquilibrer nos finances publiques, un gisement de plusieurs milliards d’euros continue d’être laissé à l’abandon : celui des marchés parallèles du tabac.

Selon l’étude TAFE publiée récemment par les douanes et la Mildeca (voir 23 octobre), le commerce illégal de tabac – contrebande et contrefaçon confondues – représente à lui seul un manque à gagner fiscal de 4,5 milliards d’euros par an pour l’État. Autrement dit, alors que l’on chasse les milliards pour boucler un budget, on en laisse partir en fumée chaque année dans les circuits illégaux, au bénéfice des réseaux criminels et au détriment de nos services publics.

/ Aucune stratégie en place contre ce fléau

Aucune stratégie durable n’a été pour l’instant mise en place pour prendre à bras-le-corps ce fléau du commerce illégal de tabac, composé de contrebande et de contrefaçon. En lieu et place, la réponse de l’État reste immuable et dominée par une politique de la hausse des taxes, sans comprendre que l’augmentation ininterrompue du prix du tabac n’a qu’un effet résiduel sur la consommation en alimentant toujours le cercle vicieux du marché parallèle.

Cette situation fragilise profondément une profession ancrée dans les territoires : les 22 800 buralistes de France. Commerçants de proximité, acteurs du lien social, ils ont entrepris une transformation profonde de leur métier : diversification, modernisation, nouvelles missions de service public. Mais comment poursuivre cet effort quand la concurrence déloyale des trafics sape le modèle économique légal, au détriment de la santé publique, des finances de l’État et de la sécurité de nos quartiers ? Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Fiscalité tabac et trafics : « Aucune stratégie durable n’a été mise en place »  
18 Nov 2025 | Associations, International
 

À l’occasion de la 11ème Conférence des Parties (COP11) à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (17–22 novembre, Genève), le Comité national contre le Tabagisme (CNCT) réaffirme son ambition et ses priorités : protéger les politiques de santé publique de l’ingérence de l’industrie du tabac (article 5.3), soutenir des mesures prospectives ambitieuses (article 2.1), faire avancer la responsabilité juridique de l’industrie (article 19) et défendre l’adoption de mesures environnementales décisives, en particulier l’interdiction mondiale des filtres de cigarette (article 18).

C’est ainsi que débute le communiqué du CNCT publié à l’occasion de la COP 11 (voir 17 novembre et 15 octobre).

Alors que les négociations s’ouvrent dans un contexte de pressions sans précédent, le CNCT appelle l’Union européenne à parler d’une seule et même voix et à assumer son rôle historique de leader mondial en matière de lutte antitabac.

// L’Union européenne doit porter une voix forte à Genève

L’Union européenne arrivera à Genève avec une position commune, adoptée au terme de négociations particulièrement complexes, et doit désormais porter cette position avec clarté et ambition lors des discussions de la COP11.

Cette session s’ouvre alors que plusieurs décisions majeures sont à l’ordre du jour : les mesures prospectives prévues par l’article 2.1, la réduction de la dépendance nicotinique et la protection des politiques publiques contre les intérêts commerciaux de l’industrie du tabac (articles 5.2(b) et 5.3), la responsabilité juridique de l’industrie (article 19), ainsi que les enjeux environnementaux liés aux produits du tabac et de la nicotine (article 18).

Les ajustements successifs réalisés au sein du Conseil pour parvenir à un accord témoignent de discussions difficiles, où certaines délégations ont exprimé de fortes réserves quant au niveau d’ambition initial, entraînant notamment la reformulation ou la suppression de références explicites à des mesures structurantes. Dans ce contexte, il est essentiel que l’UE défende avec fermeté la position désormais adoptée, afin d’éviter qu’elle ne soit fragilisée ou diluée au cours des débats.

Le CNCT se félicite néanmoins de la constance de plusieurs États membres — parmi lesquels la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne — qui ont joué un rôle déterminant dans l’obtention d’une position commune ambitieuse. Le CNCT appelle l’ensemble des États membres à maintenir cette cohésion et à assumer pleinement le rôle de leader que l’Europe a historiquement tenu au sein de la CCLAT. Lire la suite »

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5 Nov 2025 | Associations
 

affiche ne tuez pas la vape contre l'article 23 du projet de loi finance 2025

Une centaine de personnes ont manifesté, à Bordeaux, ce 4 novembre, pour contester l’article 23 du Projet de Loi de Finances 2026 (voir le 16 octobre) qui prévoit un texte sur les produits de vapotage et l’interdiction de la vente en ligne. Des restrictions qui signeraient, selon eux, la mort de la profession (voir le 30 octobre).
Nous reprenons l’article que leur a consacré Sud-Ouest.

« Si ça passe, on est tous au chômage. » Guillaume Thomas, président du Vaporium et ses neuf boutiques, ne mâche pas ses mots. Avec toute son équipe, il est venu manifester place de la Bourse à Bordeaux, ce mardi 4 novembre, aux côtés d’une centaine de professionnels du secteur et utilisateurs de vapes.

En ligne de mire : l’article 23 du Projet de Loi de Finances, et ces trois points de réglementation : l’interdiction de la vente en ligne, la taxation des liquides et l’assimilation des magasins à des bureaux de tabac.

« La taxe, c’est vraiment le moins grave. Les prix vont augmenter, les gens achèteront peut-être moins, mais on pourra s’en sortir. Mais l’interdiction de la vente sur Internet va tuer tous les sites fiables et sécurisés, et donc des emplois. »

Quant à être considéré comme buraliste, c’est pour lui hors de question : « Ça nous limiterait à un seul fournisseur qui demande une caution hors de prix. »

5 Nov 2025 | Associations
 

La Confédération des Commerçants de France (CDF) dénonce avec la plus grande fermeté la mise en vente, sur le site Shein, de poupées à l’apparence enfantine à caractère sexuel. Ce scandale dépasse l’entendement et franchit un seuil moral et juridique inacceptable. La CDF demande la fermeture immédiate de Shein en France.

C’est ainsi que débute un communiqué de la Confédération des Commerçants de France (voir le 8 avril 2020) que nous reprenons.


Un scandale révélateur d’un modèle irresponsable

Cet épisode ne relève pas d’une « erreur isolée » : il est le symbole d’un système défaillant, qui s’affranchit sciemment de toutes les règles de sécurité, d’éthique et de loyauté commerciale. Depuis plusieurs années, les contrôles menés par la DGCCRF et les Douanes françaises ont mis en lumière de graves manquements répétés :

  • Produits non conformes et dangereux : jouets sans marquage CE, textiles contenant des substances interdites, taux record de non-conformité à la réglementation européenne.
  • Pratiques commerciales trompeuses : faux rabais permanents, prix fictifs, absence de transparence sur l’origine des produits.
  • Fraudes douanières et fiscales : sous-évaluation systématique des colis pour contourner la TVA et les droits d’importation.
  • Atteintes à la dignité humaine : exploitation de la misère sociale dans les chaînes de production, et désormais, vente de produits relevant de la pédopornographie.

Shein a déjà été sanctionné à plusieurs reprises par les autorités françaises et européennes pour non-conformité, manquements à la transparence et pratiques trompeuses. Ce nouvel épisode révèle que l’entreprise n’a tiré aucune leçon de ces sanctions.


Un cas emblématique d’un modèle en dérive

Le scandale Shein révèle le vrai visage du commerce ultra-low cost : un modèle économique basé sur la vitesse, l’opacité et l’absence de responsabilité. Et Shein n’est pas seul. Temu, AliExpress, Vova et d’autres plateformes reproduisent les mêmes dérives : inondation du marché européen de produits illégaux, non conformes ou dangereux, sous couvert de prix cassés et d’une logistique éclatée pour échapper aux contrôles.

« Quand une plateforme franchit le seuil de l’horreur, il ne s’agit plus de régulation économique mais de dignité humaine. Jusqu’à quel point faudra-t-il aller pour que les autorités ferment Shein ? » s’indigne Pierre Bosche, président de la Confédération des Commerçants de France.


La CDF exige des mesures immédiates

La CDF appelle le Gouvernement français et la Commission européenne à agir sans délai :

  • Fermeture immédiate du site SHEIN en France, le temps d’un audit complet et indépendant.
  • Blocage temporaire de toute plateforme récidiviste jusqu’à mise en conformité totale de leurs produits et procédures.
  • Création d’un mécanisme européen de suspension administrative pour les sites diffusant des produits dangereux ou contraires à la dignité humaine.
  • Renforcement des contrôles douaniers et de la responsabilité juridique des marketplaces étrangères.

Pour un commerce éthique et loyal

Le commerce français, attaché à la sécurité, à la transparence et à la confiance des consommateurs, ne peut accepter que des plateformes digitales étrangères violent impunément les règles élémentaires de sécurité et de morale publique.

La CDF demande un sursaut politique et moral : fermer SHEIN et engager une riposte coordonnée contre l’ensemble des plateformes hors-la-loi.

 Commentaires fermés sur Observatoire du commerce : jusqu’à quel niveau faudra-t-il aller pour que les autorités ferment Shein ? (CDF)  
31 Oct 2025 | Associations
 

Selon un rapport de l’organisme d’investigation Profundo, commandé par l’Alliance contre le tabac (ACT) et rendu public par France Inter, les grandes banques françaises continuent d’investir dans l’industrie du tabac.

Malgré l’arrêt des crédits accordés aux cigarettiers depuis 2025, près de 2,8 milliards de dollars d’actifs sont désormais détenus par le Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale et le groupe BPCE.

Cela représente une augmentation de 280 % par rapport à novembre 2023, malgré l’adoption, en 2018, d’une charte internationale, le Tobacco-Free Finance Pledge, visant à mettre fin à tout soutien à ce secteur (voir 28 septembre 2018).

De larges montants investis dans le tabac en dépit d’accords internationaux

Entre novembre 2023 et mai 2025, près de 2,8 milliards de dollars (environ 2,38 milliards d’euros) auraient été investis par le Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale et le groupe BPCE en actions et en obligations dans des groupes tels que Philip Morris International, British American Tobacco, Imperial Brands ou Japan Tobacco Inc.

Le rapport souligne une progression marquée des participations : le Crédit Agricole détiendrait plus d’un milliard de dollars (852 millions d’euros) d’actifs liés au tabac, en hausse de 587 % depuis novembre 2023 ; BNP Paribas aurait multiplié ses prises de participation par six en un an et demi, pour atteindre 597 millions de dollars (508 millions d’euros) ; la Société Générale posséderait 437 millions de dollars (372 millions d’euros) d’actions, contre un niveau quasi nul fin 2023 ; le groupe BPCE détiendrait environ 430 millions de dollars (366 millions d’euros), soit une hausse de 41 % en un an et demi.

Selon l’ACT, ces évolutions traduisent une augmentation volontaire des placements dans le secteur, alors que les banques avaient pris des engagements publics de désengagement.

En effet, les banques concernées ont toutes signé une charte internationale visant à mettre fin au financement de l’industrie du tabac, lancée le 26 septembre 2018 par l’ONG australienne Tobacco Free Portfolios et soutenue par les Nations Unies. Certaines avaient même adopté des politiques internes plus restrictives. Par exemple, dans un document publié en avril 2025, la Société Générale affirmait vouloir exclure les producteurs de tabac de son univers d’investissement.

L’Alliance contre le tabac demande d’agir fermement contre ces investissements

Les banques concernées contestent ces accusations et expliquent que les investissements signalés correspondent en partie à des transactions réalisées pour le compte de leurs clients, sur des produits financiers diversifiés et complexes, incluant encore des entreprises du tabac. Lire la suite »

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30 Oct 2025 | Associations
 

affiche ne tuez pas la vape contre l'article 23 du projet de loi finance 2025

Contre la taxation des produits de la vape et l’interdiction des sites de vente en ligne de produits de vapotage, actuellement en cours de discussion parlementaire (voir les 23 septembre et 23 octobre), la FIVAPE (Fédération interprofessionnelle de la vape) organise une série de manifestations en province.

Sept villes ont été sélectionnées :

  • Bordeaux – mardi 4 novembre ;
  • Vannes, Lille, Cherbourg, Orléans, Aix-en-Provence et Strasbourg – mercredi 5 novembre.

Les rendez-vous sont prévus en fin de matinée, dans un lieu central de chacune de ces villes.

Il s’agit, à notre connaissance, de la première mobilisation nationale de cette ampleur organisée par les acteurs du vapotage sous l’impulsion de la FIVAPE.

23 Oct 2025 | Associations
 

Dans son projet de loi de finances, le gouvernement envisage de taxer les flacons de vapotage, mais aussi d’interdire la vente à distance aux particuliers, qui représente un quart des ventes dans la filière (voir le 16 octobre).

C’est une mesure qui fait craindre le pire aux professionnels de la vape. Nous reprenons l’article du Figaro.

Les sites de vente de liquide pour cigarettes électroniques comme Le Petit Vapoteur, qui est l’un des principaux en Europe, craignent de mettre la clé sous la porte si la mesure d’interdiction de vente en ligne prévue par le gouvernement français est adoptée dans le budget 2026. « S’il décide de nous priver de 70 % de nos ventes, c’est la cessation de notre activité et 600 emplois pourraient disparaître », redoute Morgan Laisné du site Le Petit Vapoteur, basé en Normandie et qui a réalisé en France 95 % des 154 millions d’euros de son chiffre d’affaires en 2024.

Le projet de budget du gouvernement prévoit une taxe de 30 à 50 centimes par flacon de 10 millilitres (mL), vendu généralement entre 5 et 7 euros. Cette taxe hérisse les professionnels, mais beaucoup moins que les mesures qui l’accompagnent.

Car dans son projet de budget, le gouvernement envisage également de soumettre les boutiques de vapotage à l’obtention d’un agrément similaire à celui des buralistes, interdisant par exemple la proximité avec des écoles.

Surtout, la vente à distance aux particuliers, à l’origine d’un bon quart des ventes dans la filière selon les professionnels, sera entièrement interdite. « On avait vu venir la taxe », déjà envisagée par l’ex-Premier ministre François Bayrou, mais « ces autres mesures, ça a été un choc », rapporte à l’AFP Morgan Laisné.

Pour Le Petit Vapoteur, même ses 111 magasins physiques ouverts en France, où ont lieu un tiers des ventes de la société, sont menacés, car ils sont « très dépendants de l’activité en ligne », selon Morgan Laisné.

Tout comme la ligne de production de liquides de vapotage installée à Cherbourg par l’entreprise, « qui sera surdimensionnée sans la vente en ligne ».

La Fivape, fédération du secteur, estime auprès de l’AFP que 3 000 emplois dans la vente en ligne « disparaîtraient instantanément ». Elle a lancé une pétition auprès des usagers, qui a déjà récolté 120 000 signataires – dont l’unicité n’est vérifiée que par le biais de leur adresse e-mail. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Vapotage : « Des mesures de santé publique qui convergent avec les règles applicables au tabac » (Bercy / Le Figaro)  ,