
Dans son projet de loi de finances, le gouvernement envisage de taxer les flacons de vapotage, mais aussi d’interdire la vente à distance aux particuliers, qui représente un quart des ventes dans la filière (voir le 16 octobre).
C’est une mesure qui fait craindre le pire aux professionnels de la vape. Nous reprenons l’article du Figaro.
Les sites de vente de liquide pour cigarettes électroniques comme Le Petit Vapoteur, qui est l’un des principaux en Europe, craignent de mettre la clé sous la porte si la mesure d’interdiction de vente en ligne prévue par le gouvernement français est adoptée dans le budget 2026. « S’il décide de nous priver de 70 % de nos ventes, c’est la cessation de notre activité et 600 emplois pourraient disparaître », redoute Morgan Laisné du site Le Petit Vapoteur, basé en Normandie et qui a réalisé en France 95 % des 154 millions d’euros de son chiffre d’affaires en 2024.
Le projet de budget du gouvernement prévoit une taxe de 30 à 50 centimes par flacon de 10 millilitres (mL), vendu généralement entre 5 et 7 euros. Cette taxe hérisse les professionnels, mais beaucoup moins que les mesures qui l’accompagnent.
Car dans son projet de budget, le gouvernement envisage également de soumettre les boutiques de vapotage à l’obtention d’un agrément similaire à celui des buralistes, interdisant par exemple la proximité avec des écoles.
Surtout, la vente à distance aux particuliers, à l’origine d’un bon quart des ventes dans la filière selon les professionnels, sera entièrement interdite. « On avait vu venir la taxe », déjà envisagée par l’ex-Premier ministre François Bayrou, mais « ces autres mesures, ça a été un choc », rapporte à l’AFP Morgan Laisné.
Pour Le Petit Vapoteur, même ses 111 magasins physiques ouverts en France, où ont lieu un tiers des ventes de la société, sont menacés, car ils sont « très dépendants de l’activité en ligne », selon Morgan Laisné.
Tout comme la ligne de production de liquides de vapotage installée à Cherbourg par l’entreprise, « qui sera surdimensionnée sans la vente en ligne ».
La Fivape, fédération du secteur, estime auprès de l’AFP que 3 000 emplois dans la vente en ligne « disparaîtraient instantanément ». Elle a lancé une pétition auprès des usagers, qui a déjà récolté 120 000 signataires – dont l’unicité n’est vérifiée que par le biais de leur adresse e-mail. Lire la suite »