Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Déc 2025 | L'Info
 

Après avoir interrogé 35 000 Français partout sur le territoire, Santé publique France publie une large photographie de l’état de santé de la population pour mieux guider les politiques publiques.

C’est ainsi que débute un article de Soline Roy pour Le Figaro dont nous reprenons des extraits.

// « C’est un thermomètre, qui depuis trente ans mesure l’état de santé de la population française », lance le Dr Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France, pour introduire la présentation du dernier millésime de la gigantesque enquête menée tous les deux ans par Santé publique France. Avec 35 000 Français âgés de 18-79 ans, vivant dans toutes les régions de France, hors Mayotte, et interrogés sur une vingtaine de sujets, « la photographie n’a jamais été aussi précise », vante Yann Le Strat, directeur scientifique de l’agence de santé publique. Très riche d’enseignements, et avec 17 synthèses régionales en sus du rapport complet, le Baromètre 2024 contient quelques bonnes nouvelles… Mais aussi des signes inquiétants sur lesquels les responsables de la santé publique devront savoir s’appuyer pour définir leurs politiques et programmes de prévention.

// Du côté des bonnes nouvelles, on peut citer les comportements face au tabac : 17 % des Français fument quotidiennement (soit 8 points de moins qu’en 2021) et 7 % occasionnellement, soit « 4 millions de fumeurs en moins en dix ans, se réjouit Caroline Semaille (…) ». Plus de la moitié des fumeurs ont envie d’arrêter et 17 % ont fait une tentative d’au moins une semaine dans les 12 derniers mois. Lire la suite »

19 Nov 2025 | Vapotage
 

Dans sa communication sur « Le Mois sans tabac », la mairie de Paris prend position en faveur de la vape.
Extraits des réponses à un questionnaire vrai / faux : vrai, la vape peut aider à arrêter de fumer.

« La vape contient beaucoup moins de substances toxiques que la fumée de tabac, car il n’y a pas de combustion. »

« Les preuves scientifiques montrent qu’elle peut aider certains fumeurs à arrêter. »

« Mais elle n’est pas sans risque (nicotine, irritants, dépendance) et ne doit pas être utilisée par les non-fumeurs. »

17 Oct 2025 | Institutions
 

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur (voir le 16 octobre).
C’est ainsi que débute un article de Newsweed que nous reprenons.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Une « harmonisation fiscale » selon Bercy

Le Gouvernement présente cette réforme comme une simple harmonisation fiscale. L’article en question modifie le Code des impositions sur les biens et services (CIBS) afin d’y inclure les produits « susceptibles d’être fumés, même sans tabac ni nicotine ».

Concrètement, cela signifie que les fleurs et dérivés de CBD à fumer (pré-rolls, mix, extraits combustibles) seraient désormais soumis à une taxe spécifique, comparable à celle appliquée aux cigarettes ou au tabac à rouler.

Selon les documents budgétaires, cette mesure vise à « garantir la neutralité fiscale entre les différents produits à fumer » et à « assurer une meilleure traçabilité douanière ». Le ministère de l’Économie et des Finances, via la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI), serait chargé de contrôler cette nouvelle catégorie de produits.

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Un taux de taxation encore flou

Le texte fixe le montant de la future accise sur le CBD fumable à 25,7 %, en plus d’une assiette fixe de 18 euros par kilo. Cette perspective inquiète fortement les acteurs du secteur, qui craignent de voir disparaître la compétitivité du CBD face au marché noir ou aux commerçants étrangers.

Au-delà de la fiscalité, cette mesure entraînerait un changement de statut administratif du CBD fumable. En intégrant ces produits au régime des accises, le Gouvernement les assimilerait de fait à des produits du tabac, avec toutes les obligations qui en découlent :

  • entreposage sous douane ;
  • banderoles fiscales ;
  • autorisations de distribution ;
  • et contrôle des circuits de vente.

Vente en ligne et vente au détail : un marché sous contrôle des buralistes

C’est sans doute la conséquence la plus lourde de cette réforme : la vente de CBD à fumer serait désormais réservée aux buralistes et à d’éventuels commerçants agréés par les Douanes. Les boutiques spécialisées dans le CBD, qui constituent aujourd’hui l’essentiel du réseau de distribution, ne pourraient plus vendre de fleurs ou dérivés destinés à la combustion.

Autrement dit, seuls les débits de tabac conserveraient le droit de commercialiser ces produits, sous réserve de conformité aux normes douanières. Les magasins indépendants devraient se limiter aux huiles, infusions, gélules ou cosmétiques, non concernés par cette fiscalité.

Pour la vente en ligne, la situation serait encore plus stricte. Comme pour le tabac, la vente à distance de produits soumis à accise est interdite en France. Si les fleurs CBD intègrent ce régime, toute vente sur Internet – y compris via des sites français agréés – deviendrait illégale.
Les plateformes e-commerce, aujourd’hui au cœur du marché, seraient donc exclues du segment du CBD à fumer.

Ces restrictions représenteraient un coup d’arrêt brutal pour de nombreux entrepreneurs qui ont investi dans la distribution numérique ou physique depuis 2020.

Certains syndicats professionnels, comme l’Union des professionnels du CBD (UPCBD), demandent d’ailleurs un régime transitoire ou un statut spécifique, afin d’éviter une « captation du marché » par le seul réseau des buralistes.

Une mesure contestée dans la filière

Du côté des professionnels, la réaction est unanime : le texte favorise le monopole du tabac au détriment d’un secteur émergent qui a su créer de l’emploi et structurer une offre légale. Les producteurs français, qui ont investi dans des variétés à faible teneur en THC et dans la traçabilité, redoutent d’être privés de leurs débouchés directs et de devoir passer par des intermédiaires agréés.

Plusieurs juristes soulignent aussi une contradiction avec le droit européen : le CBD, reconnu comme non stupéfiant par la Cour de justice de l’Union européenne, ne devrait pas être assimilé à un produit du tabac, surtout en l’absence de nicotine. Une telle classification pourrait donc être contestée juridiquement, voire jugée disproportionnée au regard des objectifs de santé publique.

En attendant les décrets d’application, la mesure crée une incertitude majeure pour la filière du chanvre bien-être. Si elle était adoptée en l’état, le marché du CBD fumable serait quasiment nationalisé, concentré entre les mains des buralistes, tandis que les acteurs historiques du secteur devraient se réinventer ou se tourner vers l’export.

Ce projet de taxation du CBD comme le tabac pose donc une question plus large : la France veut-elle encadrer le CBD ou l’étouffer ?

7 Oct 2025 | Profession
 

Une enquête multi-marchés menée auprès de 450 experts en politiques publiques montre qu’ils continuent de considérer la nicotine comme la principale cause des maladies liées au tabagisme, malgré les preuves de plus en plus nombreuses qui démontrent le contraire.
Menée en 2024 et 2025 sur 15 marchés différents, cette étude met également en évidence les disparités régionales dans la perception des risques liés à la nicotine en raison des barrières réglementaires et du manque de conseils médicaux.
Ces données sont publiées avant le début du Forum mondial sur le tabac et la nicotine (GTNF) de cette année à Bruxelles, où Kingsley Wheaton, directeur général de BAT (British American Tobacco), doit prendre la parole.

Nous reprenons l’essentiel du communiqué de BAT.


BAT annonce qu’une nouvelle enquête multi-marchés menée auprès d’experts politiques dans 15 territoires différents révèle que les perceptions erronées des risques sanitaires liés à la nicotine persistent, malgré le consensus scientifique croissant selon lequel la nicotine n’est pas une cause principale des maladies liées au tabagisme et la disponibilité accrue de substituts sans fumée aux cigarettes conventionnelles.


Cette enquête, commandée par British American Tobacco (BAT) et publiée avant le début du GTNF de cette année à Bruxelles cette semaine, révèle que sept experts politiques sur dix continuent de croire à tort que la nicotine est la principale cause des maladies liées au tabagisme.

En outre, l’étude, qui a interrogé trois groupes – les consommateurs de nicotine, les experts politiques et les professionnels de santé – en 2024 et 2025, a également révélé que si la moitié des professionnels de santé discutaient chaque semaine avec leurs patients des alternatives sans fumée aux cigarettes, seuls 21 % d’entre eux se sentaient suffisamment informés pour les recommander.


Kingsley Wheaton, directeur général de BAT, déclare :

« Cette enquête montre que si le changement est possible, il n’est pas acquis. Nous constatons des signes encourageants de progrès, en particulier là où nous avons lancé de nouveaux produits innovants et investi dans une communication claire et fondée sur des données scientifiques. Mais les données nous indiquent également que nous devons aller plus loin et plus vite, et fournir aux décideurs les dernières données scientifiques sur les produits sans fumée. Nous restons déterminés à travailler avec les autorités de santé publique, les régulateurs et les scientifiques afin de garantir que les consommateurs reçoivent des informations exactes. »


Réalisée par un tiers (Kantar) pour le compte de BAT, cette étude a montré que la perception des produits sans fumée, en particulier des produits à vapoter, s’était améliorée chez les consommateurs de nicotine.

Il en ressort que la perception erronée de la nicotine est la plus élevée chez les experts politiques, 70 % d’entre eux attribuant encore à tort les maladies liées au tabagisme principalement à la nicotine.

30 Juil 2025 | Pression normative
 

Alors que le Gouvernement vient d’interdire de fumer dans les lieux publics extérieurs fréquentés par des enfants, il envisage dans le même temps de proscrire les sachets de nicotine, pourtant sans fumée ni nuisance pour l’entourage.
Une contradiction qui interroge la cohérence de la politique de santé publique en matière de lutte contre le tabagisme.

C’est ainsi que débute un article du magazine Consommation & Société (spécialisé dans l’analyse des enjeux sociaux et sociétaux de la grande consommation) que nous reprenons.

Des produits sans fumée, mais dans le viseur

Contrairement à la cigarette traditionnelle, les sachets de nicotine, ou « pouches », ne produisent ni fumée, ni odeur, ni substances toxiques pour l’environnement immédiat. Ils ne brûlent pas, ne dégagent pas de goudron ou de monoxyde de carbone, et ne présentent donc aucun risque de tabagisme passif.
Conçus comme une alternative à moindre risque pour les fumeurs, ils sont déjà interdits aux mineurs. Lire la suite »

26 Juil 2025 | Pression normative
 

E-cigarette / TabacConséquence du récent décret interdisant de fumer dans tous les parcs (ainsi que sur les plages / voir 28 et 29 juin), on ne fume plus du tout sur les golfs.

Il en existait où l’on pouvait effectivement et discrètement fumer, même s’il est légitime de considérer que nous sommes par essence dans un équipement sportif.

Mais avec cette interdiction de fumer dans tous les parcs, les greens, les bunkers, les practices, les putting greens et même les terrasses des restaurants de club-house sont devenus des zones non-fumeurs. Pour de bon.

Reste à rappeler un point important : cette interdiction ne s’applique absolument pas à la cigarette électronique.
À moins … que le règlement intérieur ne spécifie cette interdiction. Ce qui n’est pas trop le cas pour le moment.

25 Juil 2025 | Observatoire
 

APHPLe nombre de passages aux urgences à l’hôpital, à cause de la consommation de cocaïne, a plus que triplé entre 2012 et 2023, selon les dernières informations données par Santé publique France (SpF), ce 24 juillet.

En 2024, 5 067 passages aux urgences ont été liés à l’usage de la cocaïne, entraînant 1 619 hospitalisations.
Outre la Guyane, ce sont les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie qui s’avèrent les plus touchées.

Ces passages aux urgences sont « fréquemment associés à des diagnostics de consommation d’autres substances », en premier lieu l’alcool (présent dans 29 % des cas).

Les dernières statistiques de SpF font également état d’un taux de 10 % d’adultes ayant déjà consommé de la cocaïne, dont 3 % au cours des douze derniers mois.

France, terre de toutes les addictions…

8 Juil 2025 | International
 

Encore de mauvaises nouvelles venant de Cuba.

Les coupures de courant à répétition concernant l’île ces derniers mois ont des conséquences non seulement sur la fabrication de cigares, mais aussi sur les cultures de tabac — notamment dans la province, mythique pour tout aficionado, de Pinar del Río.

Les conséquences de ces coupures d’électricité, entravant sérieusement toute activité, y compris dans les zones agricoles, se traduiraient par des perspectives de production moindres. Les hypothèses de baisse de récolte des feuilles de tabac oscillent entre –20 % et –40 %. D’autres parlent même d’une chute de production de moitié.

Même si les autorités cubaines multiplient les dénégations.
Toutes les catégories de tabac sont concernées : des cigares faits main aux cigarillos faits machine.

(Voir aussi 29 octobre 2024)

2 Juil 2025 | Pression normative
 

Si les pouvoirs publics assument depuis des années une action contre la cigarette, avec des résultats effectifs, ils reculent encore lorsqu’il s’agit des boissons alcoolisées, malgré le consensus scientifique sur leur dangerosité.
C’est ainsi que débute une analyse parue dans Le Monde (édition du 2 juillet) signée Nathalie Brafman. Nous la reprenons.

Augmentations régulières du prix du paquet, lieux sans tabac, introduction du paquet neutre et avertissement de nocivité, interdiction des arômes et additifs, remboursement des substituts nicotiniques, mois sans tabac… les dispositions de lutte contre le tabagisme se sont succédé depuis l’entrée en vigueur de la loi Veil, en 1976, et, quinze ans plus tard, de la loi Evin (1991). Lire la suite »

27 Juin 2025 | Institutions
 

Dans le contexte fortement dégradé que l’on sait, l’Assurance Maladie vient de présenter son rapport Charges et Produits pour 2026. Déficit prévu pour 2025 : 16 milliards d’euros ; prévision 2030 : 41 milliards d’euros.
Et 247 pages de rapport.

À cette occasion, l’Assurance Maladie fait 60 propositions qui seront soumises au Conseil national de l’Assurance Maladie le 3 juillet prochain.

Évidemment, la politique de lutte contre le tabagisme est en bonne place parmi ces propositions :

  • « Il s’agit de faire de la prévention un véritable levier de transformation pour ralentir la progression des maladies chroniques. » Ce qui suppose notamment « une révision de la fiscalité des produits nocifs pour la santé ».
  • « L’Assurance Maladie propose que la trajectoire d’augmentation des prix du tabac soit poursuivie à minima sur le rythme de la précédente décennie. Cette poursuite de la hausse des prix devrait être associée à une réintroduction de la limitation des achats transfrontaliers de tabac pour éviter tout contournement. »
  • « L’Assurance Maladie propose l’amplification des contrôles de type clients mystère chez les buralistes afin de vérifier que l’interdiction de vente aux mineurs est bien respectée. »


Pourquoi ne pas proposer des clients-mystères chez les vendeurs à la sauvette ?